Pour les étudiants qui cherchent un job d’été, rien ne sert de courir, il faut partir à point. A point, c’est-à-dire dès maintenant ! Plus de 61% des étudiants interrogés par le support Keljob.com se déclaraient même prêts à travailler pendant toute la durée des vacances. Une bonne nouvelle pour les recruteurs, puisque plus de 100 000 postes sont à pourvoir en tout, que ce soit via le Pôle Emploi, pour vendre des beignets sur la plage ou tenir la caisse d’un fast-food.

Outre la rémunération, un job d’été apporte souvent une première expérience appréciable. C’est une façon pour les étudiants de découvrir et de tester un secteur d’activité, et parfois même de s’intégrer et d’y faire une carrière « 75% de nos cadres sont issus de la mobilité interne. Je suis moi-même rentré comme étudiant ! » explique Stéphane Launay, responsable de l’Espace recrutement Hypermarchés Carrefour. Les métiers de la distribution ont la réputation d’être prenants, mais ils sont aussi accessibles sans diplôme et avec une formation rapide ; et attirent 20% de la totalité des candidatures étudiantes « C’est un métier souple et facile » assure-t-il.

Mais la première motivation des étudiants reste financière. Sur les 2 200 000 étudiants recensés en France, 100 000 vivent en dessous du seuil de pauvreté d’après l’Observatoire de la vie étudiante. Les trois mois d’été sont le moment de faire des économies pour l’année scolaire ou universitaire à venir. Pour une période courte et des contrats souvent non qualifiés, la marge de négociation salariale des étudiants est restreinte « C’est le salaire minimum plus les primes de précarité en fin de contrat. On ne négocie pas ! » affirme Jessica Ayache, chargée de recrutement dans une grande agence d’intérim. Chez Carrefour, les salaires sont définis par une grille. Mais en contrat étudiant, que vous ayez un BEPC ou un Master, vous serez payé au même tarif « Une assistante de caisse touchera 1390 Euros brut pour 35 heures. Si la période estivale s’est bien passée et que les opportunités se présentent, les étudiants qui le souhaitent peuvent rester à temps partiel à l’année pour financer leurs études. Ainsi ils bénéficient, comme tous les autres salariés, d’un 13è mois et d’un demi-mois de salaire supplémentaire en juin » explique Stéphane Launay. « Toutes les heures supplémentaires sont payées » assure-t-il.

Nul besoin d’avoir un CV de trois pages pour décrocher un job d’été, d’après Jessica Ayache. « Pour un mois ou deux, on ne cherche pas forcément des compétences particulières. On cherche plutôt un profil : des personnes motivées, qui ont besoin de travailler, qui sont véhiculées ou habitent dans une zone desservie par les transports de préférence, et qui ne vont pas nous lâcher en cours de contrat. Je préfère une jeune de 18 ans en bac pro mais qui sera ponctuelle et aura envie de bien faire qu’un jeune étudiant de polytechnique qui trainera la jambe parce que, de toute façon, ses parents lui donneront de l’argent… »

Stéphane Launay conseille aux aspirants candidats de se manifester au plus vite : « Plus on postule tôt, plus on a de chances. Mais les étudiants peuvent aussi postuler tout au long de l’été, on peut avoir besoin de renfort et appeler les derniers candidats sur le moment » Il est plus facile de trouver un job d’été en étant coopté ou en se servant des relations de ses parents, comme plus de 30% des étudiants. Mais si vous ne comptez que sur vous-même, tout n’est pas perdu !

Que vous habitiez à La Courneuve ou à Montceau-les-Mines, vous pourrez rencontrer des entreprises près de chez vous grâce au Train pour l’emploi et l’égalité des chances. Du 17 au 31 mars, il entreprend un tour de France du recrutement : le 17 à paris, le 19 à Caen, le 24 à Montpellier, le 30 à Strasbourg… 15 000 emplois seront à pourvoir chez AXA, La Poste, Carrefour, NRJ, la SNCF, l’Armée de Terre, Orange. « Les candidats peuvent aussi postuler sur notre site Internet dédié à l’emploi. 100% des postulants recevront une réponse ! » promet Stéphane Launay.

Marlène Schiappa