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	<title>Ecotidien &#187; troc</title>
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	<description>Le Blog qui vous dit tout sur la consommation !</description>
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		<title>Le SEL au secours du pouvoir d&#8217;achat</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 08:01:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadia Moulai</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[troc]]></category>

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 Un lit à donner ou un déménagement à organiser ? Passez donc par le Système d’échange local (SEL) ! Crée dans les années 80 au Canada, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous le SEL ? Avec le Système d’Echange Local,  on achète et on vend sans argent&#8230; Nadia nous explique, en détails,  comment donner pour recevoir. Mode d&#8217;emploi.<br />
<span id="more-1344"></span> Un lit à donner ou un déménagement à organiser ? Passez donc par le Système d’échange local (SEL) ! Crée dans les années 80 au Canada, le réseau fait ses premiers émules en France en 1994.  Depuis, il a conquis de nombreux Français séduit par ce mode de consommation où l’argent n’est pas une préoccupation.</p>
<p>Et si l’argent n’était plus nécessaire à la consommation?  Pour les adeptes du Système d’échange local (SEL), c’est une évidence. Le principe est plutôt simple : les adhérents du SEL &#8211; il y en a 300 en France- procèdent à des échanges de services. Pour un euro par mois, ils accèdent au groupe Yahoo propre à leur département ou arrondissement où chaque jour une dizaine d’annonces transite. Nadia, une assistante maternelle à la retraite, est adhérente d’un SEL depuis  14 ans. « Si j’ai besoin d’une aide informatique, je fais appel au SEL. On a un chéquier avec un numéro. Celui qui rend ce service indique sur son chèque qu’il m’a aidé pour 60 grains de sel. Je signe et à la fin de l’année, on fait les comptes.» Une condition quand même. « Ne pas être débiteur ! précise t-elle.<br />
L’originalité repose sur l’absence de monnaie réelle. Ici, point d’euros.  « Mais plutôt des grains de sel, des piafs ou même des minutes. » souligne Nadia. Et à l’écouter, parler d’argent serait presque tabou. « On n’a pas forcément besoin de parler d’euros.  On évite même le sujet. Même si avec la crise, certains dérapent. » lâche t- elle. Car détrompez vous, les adhérents du SEL ne sont pas dans une logique purement économique. « On s’est lancé dans ce procédé d’abord pour se faire plaisir. C’est un mode de consommation plus sain mais attention ce n’est pas du troc !» tonne t- elle. En clair, un séliste pose votre carrelage, vous créditez son compte avec la monnaie de votre SEL.</p>
<p><strong>Un point clé dans le réseau, restaurer le lien social tout en consommant.</strong></p>
<p>Rachid, coordinateur social en Gironde, insiste beaucoup sur cet aspect. « Avec le SEL, on n’est plus dans un magasin où tu prend tout et n’importe quoi. Quand je vais réparer les fenêtres chez un papy, on est dans une rencontre, on se rend service…cela t’enrichit » explique ce séliste, tombé dans la marmite en 1996. Depuis, passer par le SEL pour lui est devenu une habitude presque un réflexe. Il faut dire que Rachid est plutôt curieux et surtout impliqué dans le réseau associatif. Et pour ce militant de gauche, le SEL est « un système monétaire sans risque. Je ne fais pas faillite. Si je pars un jour en ayant  un débit de 500 grains de sel, je n’aurais ruiné personne. C’est une monnaie fictive »  lance t-il, la voix pleine de conviction.</p>
<p>D’autant qu’avec la crise actuelle, les sélistes se remettent à évoquer l’argent habituellement, sujet proscrit des discussions. Comme Chantal, 71 ans, séliste parisienne depuis 2000. « Le SEL est un bon moyen de faire des économies dans le contexte actuel. » Avant d’ajouter, « j’ai hébergé un séliste il y a quelques temps. En contrepartie il a peint une pièce dans ma maison du Sud de la France». Quoi de plus concret comme économie ! Pour autant, le SEL reste un réseau d’initiés, loin de la consommation de masse. Si à Paris, il  compte 1000 membres, en province, le réseau reste concentré autour de quelques adhérents. «  A Montargis, nous sommes une dizaine.» confirme Nadia.</p>
<p>Pourquoi  le SEL reste si peu connu  alors que tout y est « gratuit » ? Parmi les raisons évoquées, la nécessaire connaissance du milieu associatif. Le SEL repose sur une vision solidaire de la consommation et bien souvent les sélistes sont très impliqués dans des actions citoyennes. «J’ai un réseau important, j’ai beaucoup voyagé et j’avais entendu parler du SEL. Une fois à la retraite, j’ai adhéré car je recherchais une aide en informatique» confie Chantal. Autre explication, la méfiance. Il faut bien le rappeler, un séliste est avant tout un inconnu. Alors pour se prémunir d’éventuels arnaqueurs, « les adhérents au SEL transmettent leurs coordonnées, numéro de police. Ainsi, les adhérents peuvent s’informer, ils ne vont pas à l’aveuglette » affirme Nadia.</p>
<p>Après tout, ça ne viendrait pas à l’esprit des 60 millions de Français, de dispenser gratuitement des cours de guitare, de proposer du jardinage ou même d’accueillir un inconnu chez soi ! A l’instar de la route des SEL d’ailleurs qui propose un hébergement en France et dans le monde entier. Enfin, adhérer au SEL c’est accepter de consommer mais aussi…de donner en échange. « On n’est plus dans la consommation unilatérale. C’est avant tout des échanges.» Plus besoin d’argent certes. Ici, il faut du temps et c’est encore une autre histoire&#8230;</p>
<p><strong>Le SEL en chiffre :</strong><br />
Le SEL en France, c’est 350 groupes répartis dans près de 80 départements.<br />
A l’échelle européenne, on en trouve un peu partout Italie, Allemagne, Espagne, Suisse…</p>
<p><strong>Concrètement, comment adhérer au SEL ?</strong><br />
Inscription en ligne sur : www.selidaire.org. Pour obtenir les coordonnées du SEL de votre département, envoyez un mail à : secretariat@selidaire.org<br />
Comptez 1 euro par mois pour l’adhésion.</p>
<p><strong>Comment accédez aux groupes Yahoo?</strong><br />
En adhérant au SEL, vous êtes automatiquement rattaché au groupe Yahoo qui en dépend. Une condition quand même : avoir une adresse Yahoo.</p>
<p><strong>Quels moyens pour être sûr de la fiabilité des autres membres?</strong><br />
Au moment de l’inscription, vous devrez transmettre coordonnées complètes et votre numéro de police. Pour se prémunir d’éventuels abus, le SEL a mis en place une charte de bonne conduite.</p>
<p><strong>Combien d&#8217;offres en ligne transitent sur le groupe?</strong><br />
Parmi les échanges les plus importants, du matériel informatique, du mobilier neuf et même une voiture d’occasion !</p>
<p><strong>Nadia Moulaï</strong></p>
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		<title>Echange F2 en banlieue contre villa à Ibiza: 1 an après&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 08:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[troc]]></category>
		<category><![CDATA[vacances]]></category>

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Martine Heinzer, la responsable des pays francophones de Trocmaison, filiale de Homeexchange, nous indiquait en juin 2008 que la formule avait séduit près [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En juin 2008, Ecotidien vous présentait une nouvelle manière de partir en vacances : l’échange de maisons. Un an après, le concept s’est-il démocratisé, et si oui, est-il victime de son succès ?<br />
<span id="more-649"></span>Martine Heinzer, la responsable des pays francophones de Trocmaison, filiale de Homeexchange, nous indiquait en juin 2008 que la formule avait séduit près de 20 000 membres. Un an après, ce sont 27 000 inscrits qui échangent leurs chaumières via ce site, soit en moyenne 580 nouveaux adeptes chaque mois dans plus de 110 pays.</p>
<p>Plus généralement, l’offre s’est multipliée : on comptait à peine 5 sites francophones consacrés à l’échange de maisons et d’appartements l’an dernier, ils sont aujourd’hui plus de 30 à être présents sur le web. Homelink, le pionnier, affirme être sur le créneau de l’échange de maisons depuis… les années 50, et diffuse notamment un catalogue papier pour les personnes qui n’ont pas accès à internet. Parmi les sites en gestation, certains promettent même des services annexes pour se démarquer, comme visites en vidéo ou guides de voyage en ligne. D’autres ajoutent une notion éthique, comme Globehomelidays qui reversera 1 € de chaque adhésion à SOS Village d’enfants, association parrainée par Anny Duperey, en partant du principe que « ceux qui échangent un toit, et donc en ont un, peuvent aider ceux qui n’en ont pas. »</p>
<p>Outre l’aspect pratique et économique, c’est aussi cette quête de sens qui pousse les vacanciers à échanger plutôt qu’à louer. L’an dernier, les personnes interrogées par Ecotidien plaçaient le caractère bon marché en tête de leurs motivations, suivi par l’aspect convivial (trouver à son arrivée un réfrigérateur rempli, un courrier de l’occupant habituel avec ses bonnes adresses, ou retrouver ses plantes arrosées à son retour chez soi, par exemple). Cette année, c’est le côté durable qui prime : ne laisser aucune maison tourner « à vide » en l’absence de son occupant, « éviter les barres d’hôtels et les clubs » et « se fondre dans l’habitat local » sont des motifs encore plus valables aux yeux des « échangeurs » dont le nombre est exponentiel. Sur 1sthomeexchange, un site canadien, on trouve plus de 17 000 candidats à l’échange, et sur Echangersamaison.com, plusieurs milliers  d’offres, souvent en France, sont disponibles.</p>
<p>Autre signe de succès, il existe même maintenant des « comparateurs de sites d’échange de maisons » qui notent la qualité, l’offre et le prix. L’an dernier, échanger sa maison se faisait presque gratuitement, les frais d’inscription aux sites étant ou inexistants, ou très bas. Cette année, succès oblige, ils ont grimpé en flèche : entre 45€ et 120€ l’inscription pour une année, permettant de diffuser des annonces et d’y répondre. Un coût élevé qui risque d’exclure les anciens aficionados de l’échange…</p>
<p>Dans ces conditions, Sylvain, qui avait été séduit l’an dernier, n’est pas sûr de remettre ça : « J’avais troqué mon 3 pièces en Bretagne contre une petite maison en Tunisie, parce que c’était presque gratuit. Cette année, je vois qu’il faut payer une centaine d’Euros juste pour avoir accès aux annonces, ce qui est le prix d’une location de maison classique, dans la région de Tunisie où je vais ! »</p>
<p>Etrangement, maintenant que les sites de « troc de maisons » connaissent un franc succès et ont fait connaître le principe au grand public, les personnes intéressées par le concept tentent de les contourner. Ainsi, en septembre, Lydia ira passer une semaine à Amsterdam chez une ancienne collègue, pendant que celle-ci occupera son appartement à Vincennes, sans aucun passage par un site d&#8217;échange. Et ceux qui n’ont pas d’anciens collègues éparpillés aux quatre coins du monde s’organisent autrement : sur les forums consacrés aux voyages ou sur Facebook, de nombreuses personnes déposent des demandes de type « échange F2 en banlieue contre villa à Ibiza ». Le troc est alors 100% gratuit, certes, mais aussi 100% sans garantie !</p>
<p><strong>Marlène Schiappa</strong></p>
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