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	<title>Ecotidien &#187; Pouvoir d&#8217;achat</title>
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	<description>Le Blog qui vous dit tout sur la consommation !</description>
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		<title>La crise a-t-elle eu un impact sur la consommation&#160;?</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Feb 2011 07:20:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré la crise, la consommation des ménageas augmente. Juliette se demande pourquoi et mène l&#8217;enquête pour Ecotidien. Par Juliette Speranza
 Si le pouvoir d&#8217;achat français a tenu le cap en 2009, le climat de crise est encore bien présent, notamment à cause d&#8217;un taux élevé de chômage. Plus que de freiner la consommation des ménages  (qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la crise, la consommation des ménageas augmente. Juliette se demande pourquoi et mène l&#8217;enquête pour Ecotidien. Par Juliette Speranza</p>
<p><span id="more-1899"></span> Si le pouvoir d&#8217;achat français a tenu le cap en 2009, le climat de crise est encore bien présent, notamment à cause d&#8217;un taux élevé de chômage. Plus que de freiner la consommation des ménages  (qui a augmenté de 1% en 2009 après un recul de 0,6% en 2008), la crise aurait eu pour effet de modifier, sur plusieurs plans, les habitudes des consommateurs.</p>
<p>La crise économique aurait eu un véritable impact sur la consommation : selon une enquête Cetelem de décembre 2009, 64 % des Européens et 73% des Français déclarent que la crise a changé leurs habitudes de manière « durable ». En effet la conjoncture économique aura  eu pour avantage d&#8217;enseigner aux européens une consommation plus profitable. Ils privilégieraient les produits bio et d&#8217;occasion, contrôleraient plus leur dépenses inutiles plus et épargneraient davantage.</p>
<p>L&#8217;épargne voit en effet son succès croître sur le vieux continent : 34% des Européens souhaitent augmenter leur épargne au cours des douze prochains mois, alors qu&#8217;ils n&#8217;étaient que 22 % un an plus tôt. Le taux d&#8217;épargne a d&#8217;ailleurs nettement augmenté au cours de l&#8217;année écoulée : il est passé de 14,9% au troisième trimestre 2008 à 17% un an plus tard.</p>
<p>Si les Français ont modifié leur consommation ces deux dernières années, c&#8217;est aussi au profit d&#8217;un mode de vie plus sain. En 2008, on constatait une forte baisse des consommations d&#8217;alcool et de tabac ainsi que du budget café et restaurant. En revanche, les Français consacreraient une plus grande part de leurs dépenses à la santé. Le succès grandissant des produits bio, lié à l&#8217;offre croissante du marché du vert, concerne de plus en plus de ménage. Plus accessible, il se démocratise.</p>
<p>De fait, 37% des ménages déclarent consommer du bio régulièrement. Une croissance de 12 à 13% de la consommation de produits bio, qui dénote une plus grande sensibilité à la qualité et à l&#8217;origine des produits. Pour la même raison, le hard discount a baissé de 2% en 2009, alors qu&#8217;il avait augmenté en 2008.</p>
<p>La crise économique a aussi révélé au consommateur l&#8217;intérêt de l&#8217;achat d&#8217;occasion: 47% des ménages européens considèrent utile l&#8217;achat d&#8217;occasion.  60% d&#8217;entre eux lui font appel pour les produits culturels (livres, films, musique et jeux vidéos), 43% pour les vêtements et 33% pour les  jouets.</p>
<p>Au niveau vestimentaire, il y a également une modification de la consommation en France. Si les Français  dépensent moins en vêtement (environ -4% ) en 2009, les magasins sont désertés au profit des ventes privées, sites discount ou soldes sur Internet. On constate en effet une baisse de fréquentation de l&#8217;ordre de 5%. Les soldes d&#8217;hiver 2010 en ont d&#8217;ailleurs fait les frais : leur bilan médiocre (-2 à 5%), dû à la crise et à la neige, a tout à envier à l&#8217;engouement suscité par les soldes du net (+19%).</p>
<p>Séduits par des prix attractifs et le confort de la toile, les consommateurs n&#8217;hésitent pas longtemps : <em>« C&#8217;est clair : aller faire les soldes en ville, c&#8217;est subir la cohue, la queue, les gens irrités, c&#8217;est visiter 40 magasins en une journée pour trouver une robe et deux tops, c&#8217;est chercher dans le désordre du magasin des choses potables, de préférence s&#8217;il reste des tailles autres que le 36 ou le 46&#8230; »,</em> déplore Anaïs, étudiante parisienne.</p>
<p><em>« Je préfère faire les soldes de chez moi, l&#8217;offre est beaucoup plus importante : c&#8217;est classé par produit et taille et on peut fouiner des dizaines de boutiques les unes après les autres. Surtout au niveau économique, je préfère privilégier  le bon rapport qualité/prix que l&#8217;on trouve sur Internet »,</em> ajoute la jeune femme.</p>
<p>Si le e-commerce est en nette hausse (+26% en 2009), surtout pour les achats culturels et vestimentaires, c&#8217;est en effet avant tout grâce à ses tarifs imbattables.<br />
Enfin, les dépenses éphémères, telles que les jeux, connaissent eux aussi une dépression depuis 2 ans.  Les familles françaises, devant la montée du chômage, auraient tendance à mettre de côté les sorties d&#8217;argent telles que les jeux de hasards. L&#8217;union des Casinos de France annonce une baisse importante de fréquentation de ses établissements. Seuls les casinos fréquentés par les plus aisés, tels que ceux de la Côte d&#8217;azur, tireraient leur épingle du jeu.</p>
<p>En somme, on peut dire que le portefeuille des consommateurs est géré d&#8217;une manière plus « responsable » depuis le début de la crise. Et vous, dépensez-vous moins? Différemment ? Avez-vous de nouvelles priorités ?</p>
<p><strong>Juliette Speranza</strong></p>
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		<title>Ces &#8220;problèmes de riches&#8221;</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2011/02/ces-problemes-de-riches/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Feb 2011 07:23:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[alice buckler]]></category>
		<category><![CDATA[ecotidien]]></category>
		<category><![CDATA[problèmes de riches]]></category>

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		<description><![CDATA[André Gide a écrit: &#8220;Il n&#8217;y a pas de problème, il n&#8217;y a que des solutions.&#8221; Pourtant, il arrive à certains d&#8217;avoir des problèmes quasi insolubles, d&#8217;après eux&#8230; Nous avons écouté des personnes se définissant elles-mêmes comme riches nous raconter leurs problèmes spécifiques. Et parfois étonnants.

1/ &#8220;L&#8217;herbe des terrains de golf n&#8217;est pas assez verte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>André Gide a écrit: &#8220;Il n&#8217;y a pas de problème, il n&#8217;y a que des solutions.&#8221; Pourtant, il arrive à certains d&#8217;avoir des problèmes quasi insolubles, d&#8217;après eux&#8230; Nous avons écouté des personnes se définissant elles-mêmes comme riches nous raconter leurs problèmes spécifiques. Et parfois étonnants.</p>
<p><span id="more-3956"></span></p>
<p>1/ &#8220;<em>L&#8217;herbe des terrains de golf n&#8217;est pas assez verte en France&#8221;</em>. Daniel a bientôt 50 ans, il vit à Dreux et il a une passion dans la vie: le golf. Cette passion est aussi une cause de souffrance: il doit passer ses week-ends à Londres, où d&#8217;après lui, les terrains de golf sont en meilleur état, à cause du ou grâce au climat.</p>
<p>2/ &#8220;La femme de ménage est nulle&#8221;. Véronique est mère de famille et chef de service dans une clinique privée. Elle vit dans le Sud de la France. &#8220;<em>J&#8217;ai de nombreuses et lourdes responsabilités, pas le temps de m&#8217;occuper du ménage par exemple. Alors je fais appel à des agences, mais leurs intervenantes sont toutes plus nulles les unes que les autres; à 30 euros de l&#8217;heure, on pourrait s&#8217;attendre à ce que le travail soit bien fait. Ce n&#8217;est pas sorcier de laver par terre une cuisine et de ranger un peu les chambres des enfants, tout de même !&#8221;</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>3/ &#8220;<em>Mon compte d&#8217;épargne est plafonné&#8221;</em>. Pour Anne-Sophie, 44 ans, de Neuilly-sur-Seine, le problème vient se son compte bancaire. En cause ? Non pas un découvert ou des agios, mais les plafonds. &#8220;<em>J&#8217;ai un PEL, un CEL, un compte d&#8217;épargne, et tous sont plafonnés, je ne sais plus quoi faire de mes économies&#8230; La banque me dit d&#8217;acheter un bien immobilier, mais je n&#8217;ai pas envie, je n&#8217;en ai pas besoin. Je vais encore ouvrir un autre compte mais franchement, c&#8217;est pénible&#8230;&#8221;</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>4/ &#8220;<em>J&#8217;ai peur que les gens m&#8217;aiment pour mon argent&#8221;</em>. Amaury, 17 ans, organise régulièrement des fêtes chez ses parents. &#8220;On a un triplex avenue de la Grande Armée, tout le monde se réunit là-bas, pour les 16 ans de ma soeur on avait fait venir des statuts de glace&#8230; mais du coup j&#8217;ai un peu peur que mes amis ne traînent avec moi que parce que je paye toujours&#8221;. Le jeune homme s&#8217;interroge, allant même jusqu&#8217;à souhaiter &#8220;<em>Être moins riche plus tard, pour être sûr que mes amis sont avec moi pour moi et pas pour l&#8217;argent.&#8221;</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>5/ &#8220;<em> Ma voiture consomme beaucoup&#8221;</em>. Jean-Pierre a reçu un bien joli cadeau à Noël: une Aston Martin. Mais loin de se réjouir, il s&#8217;inquiète: <em>&#8220;On va me la voler, c&#8217;est certain. Je paye des sommes folles en assurance et en parking privé devant le bureau, et je ne vous raconte pas la consommation&#8230; Non, c&#8217;est vraiment un problème de posséder une telle voiture.&#8221;</em> C&#8217;est certain, prendre le métro consomme moins d&#8217;essence.</p>
<p>6/ &#8221; <em>Je ne sais pas où voyager&#8221;</em> Jeff, 26 ans, a déjà vécu aux Etats-Unis (New-York et Dallas) a fait des stages en Inde et au Japon, et du tourisme en Amérique-du-Sud, Afrique, Australie, Russie, Chine, trois tours d&#8217;Europe&#8230; &#8220;<em>C&#8217;est bien simple je ne sais plus où aller. Pour cet été, j&#8217;ai un budget de 5000 euros environ pour 15 jours. Mais toutes les destinations, je les ai déjà faites&#8230;&#8221;</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>7/<em> &#8220;Je ne peux pas copiner avec mes employés&#8221;</em> Fiona quant à elle évoque la solitude du dirigeant &#8211; ou dans son cas, de la dirigeante. DGA d&#8217;une agence de communication, elle déplore: &#8220;<em>Ils vont tous déjeuner ensemble, se racontent leurs week-ends, moi je suis obligée de rester en retrait, de garder une distance pour rester crédible. C&#8217;est un problème pour moi&#8230; De plus comme nous avons des revenus différents, nous avons des modes de vie différents. Un jour j&#8217;ai proposé qu&#8217;on aille déjeuner à la Closerie des Lilas, ils ont levé les yeux au ciel en disant qu&#8217;ils allaient chez Hippopotamus et n&#8217;avaient pas les moyens d&#8217;un déjeuner de luxe.&#8221;</em></p>
<p><strong>Et vous, avez-vous des &#8220;problèmes de riches&#8221; ?<br />
</strong></p>
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		<title>Quel pouvoir d&#8217;achat pour les Tunisiens&#160;? (par notre envoyé spécial)</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2011/01/quel-pouvoir-dachat-pour-les-tunisiens-par-notre-envoye-special/</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 14:23:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Tunisie: comment la population parvient-elle à gagner sa vie et à gérer son budget en cette période de révolution ? Ecotidien a voulu en savoir plus. Notre envoyé spécial en Tunisie, Chaker Nouri, est allé à la rencontre des Tunisiens.
Un taux de croissance qui avoisine les 5%, une classe moyenne en bonne santé, un système [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Tunisie: comment la population parvient-elle à gagner sa vie et à gérer son budget en cette période de révolution ? Ecotidien a voulu en savoir plus. Notre envoyé spécial en Tunisie, Chaker Nouri, est allé à la rencontre des Tunisiens.</p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-3939"></span>Un taux de croissance qui avoisine les 5%, une classe moyenne en bonne santé, un système scolaire parmi les meilleurs du monde, une liberté de la femme jalousée par nombre de pays, des investisseurs étrangers qui injectent des milliards d’euros chaque année…</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Tunisie des cartes postales, Tunisie de la réalité</strong></p>
<p style="text-align: left;">La Tunisie est en apparence une région économiquement stable. En apparence seulement. Derrière la jolie carte postale que vous présentent les agences de voyages, il y a une image moins glamour.</p>
<p>Même si la grande manifestation du 14 janvier, fatale à l’ancien Président de République Ben Ali,  a surtout scandé des slogans pour plus de démocratie et  de liberté, la genèse de ce mécontentement a pour origine la détresse sociale. « <em>Rappelez-vous ce Bou Azizi qui s’est immolé. Un jeune diplômé sans travail qui pour subvenir au besoin de sa famille, vendait des fruits et légumes au marché… Et des bou Aziz, il y a en des milliers en Tunisie. La chute du régime ne les avait pas fait disparaitre. Bien au contraire, aujourd’hui ils parlent… »</em> raconte Farid Chaouki, avocat au barreau de Tunis. Une situation qui risque de s’aggraver «  <em>Depuis de Ben Ali, le tourisme est en mode pause,</em> poursuit le juriste, <em>hors c’est le poumon du pays ».</em></p>
<p><strong>150 euros par mois pour travailler dans le tourisme</strong></p>
<p><em> </em>Première secteur économique de la Tunisie, le tourisme fait vivre  des milliers de familles : chauffeur de taxi, personnels des hôtels, des agences de voyages, des zones balnéaires…<em> </em>« <em>Je tourne au rond depuis des jours et des jours, les clients européens ont disparu. Même si la vie reprend, je galère en ce moment, mais bon je touche quand même salaire», </em>explique Mahmoud animateur dans un hôtel de Gammarth.</p>
<p>Sa rémunération ? Elle avoisine les 300 dinars (150 euros) : «  <em>Je dois m’estimer heureux car le salaire minimum en Tunisie ne dépasse guère les 250 dinars ( 125 euros ). </em>Mais impossible de faire des folies ou de louer un appartement affirme ce trentenaire père de trois enfants. «  <em>Je loge avec mes parents dans un deux pièces. Seul mon père touche une retraite de 90 dinars (45 euros)», </em>tient-il à préciser.</p>
<p><strong>&#8221; Je suis marchand ambulant comme le défunt Bou Aziz &#8220;</strong></p>
<p><strong><img class="alignnone size-medium wp-image-3943" title="tunisie2" src="http://www.ecotidien.fr/wp-content/uploads/2011/01/tunisie2-268x193.jpg" alt="tunisie2" width="268" height="193" /></strong></p>
<p>200 dinars (100 euros) pour les dépenses alimentaires, 90 dinars (45 euros) pour l’électricité et le gaz, il ne lui reste presque rien à la fin du mois. «  <em>Pour arrondir les fins mois je suis marchand ambulant comme le défunt Bou Aziz », </em>confie-t-il.</p>
<p>Longtemps la Tunisie s’est vantée de posséder  un taux de diplômés parmi les plus importants d’Afrique. Des têtes pleines, certes&#8230; mais sans travail : «  <em>Ma famille s’est saignée pour que je fasse des longues études. Malgré mon diplôme de finance, je suis sans emploi… en attendant j’occupe un poste de gardien pour une banque pour un modique salaire de 350 dinars ( 175 euros) , a défaut de travailler dans ses locaux en tant que financier »,</em> raconte Heidi, la vingtaine finissante.</p>
<p><strong>&#8221; Aucune initiative n&#8217;était possible. Aujourd&#8217;hui j&#8217;espère trouver un travail &#8220;</strong></p>
<p>Un jeune financier plein d’espoir depuis le soulèvement : «  <em>La famille du Président ont accaparé tous les marchés publics et rackettés les investisseurs privés. Derrière la vitrine libérale, l’économie est en fait contrôlée par un clan. Aucune initiative n’était possible.  Je pense que cela va changer maintenant. J’espère trouver un travail assez rapidement ». </em></p>
<p><em> </em>En attendant, il doit patienter et se serrer la ceinture «  <em>Mon père est malade sans pension, ma mère est morte. Je vis avec mes trois sœurs diplômés comme moi mais sans travail. Je suis le pilier de la famille. Si je meurs par exemple, ma famille se retrouvera en grande difficulté », </em>prévient Heidi.  Mais le tableau n’était pas tout noir. Une autre classe peut se targuer de vivre correctement… à crédit.</p>
<p><strong>Les vannes du crédit conso ouvertes par Ben Ali </strong></p>
<p>L’ancien régime s’est appuyé sur la classe moyenne. Pour cela, il a ouvert les vannes de la consommation. Tout ou presque s’achète à crédit : maison, voiture, mobilier, nourriture…Et en Tunisie plus qu’ailleurs, c’est un jeu d’enfant d’obtenir un financement : «  <em>L’endettement maximum est de 40%. Mais le message véhiculé par le pouvoir est le suivant : facilité le crédit. Du coup, les gens  se retrouvent à rembourser des crédits au-delà de leur rémunération », </em>constate Haikel, un cadre dans une banque tunisienne.</p>
<p>«  <em>Je suis propriétaire de ma maison, je possède une voiture, j ai une télévision plasma, des meubles à la mode, un iphone dernier cri…mais pour quel sacrifice. Je gagne 650 dinars (325 euros) et je rembourse 400 dinars ( 200 euros ) de mensualités par mois. Je suis au bord du suicide », </em>affirme Gabsi, un cadre dans une société privée.  Une tentation de tout instant pour ce quadra : « <em>Les publicités à la télévision, les vendeurs qui vous harcèlent à l’entrée des magasins…Et puis il y a aussi un réflexe psychologique. On se dit que posséder tout cela c’est aussi se dire que nous sommes heureux car nous avons des biens ».</em></p>
<p><em></em></p>
<p>Résultat, une  deuxième bombe à retardement risque d’exploser dans très peu de temps : le surendettement de la classe moyenne… pilier de l’encien régime.</p>
<p><em><strong>Texte et photos Chaker Nouri, envoyé spécial en Tunisie</strong></em></p>
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		<title>Ma vie sous interdit bancaire…</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jan 2011 09:36:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Mignard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[banque]]></category>
		<category><![CDATA[dettes]]></category>

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		<description><![CDATA[Interdit bancaire ! Si tout le monde veut l’éviter, les accidents de la vie peuvent vous y précipiter. Au fait, comment vit-on avec un interdit bancaire? Ecotidien vous en dit plus…
« Je suis resté interdit bancaire pendant 3 mois en 2008», confie Damien, 45 ans. Et à l’entendre, on ne l’y reprendra plus. « C’était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Interdit bancaire ! Si tout le monde veut l’éviter, les accidents de la vie peuvent vous y précipiter. Au fait, comment vit-on avec un interdit bancaire? Ecotidien vous en dit plus…<span id="more-3884"></span></p>
<p><em>« Je suis resté interdit bancaire pendant 3 mois en 2008»,</em> confie Damien, 45 ans. Et à l’entendre, on ne l’y reprendra plus.<em> « C’était la galère ! »,</em> souffle-t-il. Pas de carte de paiement, pas de chéquier… C’est un peu le principe.</p>
<p>Pour rappel, on parle d’interdit bancaire lorsqu’un chèque sans provision a été émis. Résultat, la banque refuse d’avancer la somme. L’ensemble de vos comptes, toutes banques confondues, passe sous le coup de cette sanction. C&#8217;est le cas de Jérémy, 31 ans. Après plusieurs chèques sans provision, il a été &#8220;interdit bancaire&#8221;.</p>
<p><strong>Que se passe-t-il concrètement ?<br />
</strong><br />
Deux options s’offrent à vous.</p>
<p>Premier scénario, vous payez la somme, c’est-à-dire la valeur du chèque. Dans ce cas-là, vous avez 2 mois pour passer à votre banque, verser le montant en question. A vous d’informer le bénéficiaire du chèque qu’il peut maintenant l’encaisser. L’interdit bancaire sera alors levé immédiatement.</p>
<p>Deuxième scénario, vous ne payez pas la somme. L’interdit bancaire court alors pour une période pouvant aller jusqu’à 5 ans. Vous êtes alors enregistré au Fichier central des chèques (FCC), géré par la Banque de France. C&#8217;est le cas de Jérémy, qui n&#8217;a pas eu la possibilité de régler immédiatement la somme due.</p>
<p>A noter : libre à vous de régulariser votre situation même avant la fin des 5 années. En plus de la somme à régler, vous aurez à acquitter un timbre-amende (22 euros par tranche de 150 euros non-réglés).</p>
<p><strong>Comment vivre avec un interdit bancaire ?<br />
</strong><br />
On fait une croix sur les cartes de paiement, le chéquier et aussi les crédits, qu’ils soient immobiliers ou à la consommation. &#8220;<em>Un simple achat de voiture, ou même une location de voiture en leasing c&#8217;est impossible&#8221;</em> confie Jérémy. Mais contrairement à ce que l’on pense, les personnes sous interdit bancaire ne sont pas condamnées à la simple carte de retrait…</p>
<p>Depuis quelques années, les banques ont lancé des cartes de crédit type « électron ». Souvent appelée carte anti-dépassement, elles permettent de mieux contrôler ses dépenses surtout si l’on traîne un interdit bancaire. <em>« Avec ce moyen de paiement, vous pouvez faire des retraits ou des achats en France ou à l’étranger »,</em> précise Kevin, chargé de clientèle dans une banque parisienne.</p>
<p>La contrepartie ? Vous disposez d’une possibilité de retrait maximal variant entre 200 euros et 300 euros selon les banques et d’une semaine à l’autre (7 jours glissants). Idem pour les paiements. Jérémy a une carte de ce type: &#8220;<em>Sur les bateaux, elle est refusée&#8230; dans les taxis aussi, souvent&#8230; la carte Electron, c&#8217;est marquer sur votre front que vous êtes mauvais payeur.&#8221;</em></p>
<p>Autre caractéristique, à chaque paiement, votre compte est systématiquement « interrogé ». Le but étant de savoir s’il y a bien provision ou non. Si vous êtes interdit bancaire et tenté par cette carte, renseignez-vous auprès de votre banquier. Mais attention, rares sont ceux qui vous la proposeront d’emblée…</p>
<p><em>&#8221; Les banques sont assez réfractaires à l’idée de munir les interdits bancaires de cette carte,</em> lâche Kevin, presque à demi-mots. <em>Dans ma carrière, j’ai souvent entendu les interdits bancaires, vous ne perdez pas de temps avec eux ! &#8220;</em></p>
<p>Sachez aussi que l’ouverture d’un compte est régie par la loi. On parle du « droit au compte ». Il s’agit d’une procédure à lancer auprès de la Banque de France. Si vous renoncez à une carte de paiement ou un compte en banque, il vous reste toujours la Banque Postale. Pour payer vos factures par exemple. Très peu de personnes le savent mais la plupart des grandes entreprises disposent d’un compte postal. Très pratique pour payer les factures par mandats cash si vous aussi vous êtes à la Banque Postale.</p>
<p>Vivre sous interdit bancaire, c&#8217;est aussi ne plus pouvoir faire de chèque. La cantine des enfants, la coopérative de l&#8217;école, le loyer, les impôts&#8230; tout doit donc être payé en cash ! Seule alternative: le chèque de banque, payant lui aussi.</p>
<p>Mais si on vit avec un interdit bancaire, reste que le mieux est encore de régulariser cette situation au plus vite. &#8220;<em> C&#8217;est mon objectif pour 2011&#8230;&#8221; </em>confirme Jérémy. Nous lui souhaitons d&#8217;y arriver.</p>
<p><strong>Nadia Henni</strong></p>
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		<title>Les conseils d’une maîtresse pour une rentrée moins chère</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 06:09:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée scolaire]]></category>

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		<description><![CDATA[La rentrée scolaire est une période difficile pour le budget : entre les habits, les livres, les cahiers et tout le reste, on a bien du mal à voir le bout du tunnel ! Alice, maîtresse d&#8217;école, nous conseille.Certes, une allocation (l&#8217;ARS ou allocation de rentrée scolaire), allant de 280,76 euros (pour un enfant de 6 à 10 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La rentrée scolaire est une période difficile pour le budget : entre les habits, les livres, les cahiers et tout le reste, on a bien du mal à voir le bout du tunnel ! Alice, maîtresse d&#8217;école, nous conseille.<span id="more-3301"></span>Certes, une allocation (l&#8217;ARS ou allocation de rentrée scolaire), allant de 280,76 euros (pour un enfant de 6 à 10 ans) à 306,51 euros pour un enfant de 15 à 18 ans, est versée à certaines familles, mais en cette période de vaches maigres, un peu d’économies seraient bienvenues. Voici les quelques recommandations d’une professeure des écoles afin que la rentrée ne vous coûte pas un bras :</p>
<p><strong>Attendez la rentrée !</strong></p>
<p>Pour rappel, les enseignants sont payés par le ministère de l’Éducation nationale mais les locaux et l’équipement appartiennent à la mairie. Chaque année, celle-ci débloque un budget pour les écoles, leur permettant d’acheter matériel de sport, livres, jeux&#8230; et fournitures scolaires !  Certains enseignants commandent cahiers, protège-cahiers, stylos avec le budget attribué à leur classe. D’autres privilégient les équipements sportifs ou la bibliothèque. Il paraît plus judicieux d’attendre la rentrée pour savoir quels seront exactement les fournitures demandées et les fournitures superflues&#8230;</p>
<p><strong>Négociez avec votre enfant !</strong></p>
<p>Le marketing peut être fier de lui : chaque enfant veut ses fournitures avec son héros fétiche dessus ! Difficile de résister aux caprices dans les rayons. Les prix peuvent tripler, alors que la qualité ne change pas.  Un conseil, négociez avec votre enfant : il choisit la trousse et le cartable, vous choisissez le reste. Jusqu’en primaire, l’agenda est inutile, voire perturbant. Il sera le cadeau d’entrée dans le monde des grands, avec le stylo-plume, pour la sixième. S’il trouve vraiment trop ringard d’avoir un classeur uni, il peut le personnaliser en mettant des autocollants (si ça ne perturbe pas son travail, bien sûr…).</p>
<p><strong>Ne vous laissez pas tenter par les produits bas de gamme !</strong></p>
<p>Pour les fournitures, faites comme pour les courses alimentaires : n&#8217;allez ni au plus cher, ni au moins cher. En choisissant le produit bas de gamme, vous réalisez une économie à court terme. Mais les colles ne collent pas, les taille-crayons ne taillent pas et les feutres souligneurs ne soulignent pas… Ça commence mal !</p>
<p><strong>Misez sur la durée !</strong></p>
<p>Certaines fournitures ne sont pas « consommables » et doivent durer au moins une année scolaire : le taille-crayon, le compas, l&#8217;agrafeuse, la règle… En ce qui concerne celle-ci, choisissez-la transparente avec une poignée au milieu, sinon adieu les bonnes notes en géométrie… Pensez simplement à les stocker fin juin pour mieux les dégainer début septembre !</p>
<p><strong>Repérez les lots !</strong></p>
<p>Souvent, les enseignes proposent des lots : deux achetés/un offert, le deuxième à moitié prix, etc. Vous pouvez jeter un œil sur les nombreux  catalogues de pub avant de vous précipiter dans le premier supermarché. Les colles, cartouches et copies seront à renouveler tout au long de l’année, vous pouvez donc en acheter sans compter ! Et si vous n’avez qu’un enfant, pas de souci : emmenez avec vous le petit cousin ou la copine !</p>
<p><strong>Laissez passer les petits papiers ! </strong></p>
<p>Vous venez de voir dans la poubelle de votre fille des copies doubles avec une petite rature dessus, et ça vous rend folle… Vous avez bien raison ! Il faut leur apprendre à trier le papier. Récupérez les feuilles à moitié écrites, les mauvais jets d’imprimantes, les copies raturées, pour en faire des brouillons. Un mot à écrire, une opération à poser ? On ne prend plus dans le beau paquet de feuilles perforées mais dans la corbeille des brouillons&#8230;</p>
<p><strong>Alice Buckler</strong></p>
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		<title>Un enfant sur trois ne part pas en vacances</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 07:46:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Melanie Fevre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[vacances]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque année, trois millions d’enfants français ne partent pas en vacances. Ecotidien fait le point sur cette anomalie.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année, trois millions d’enfants français ne partent pas en vacances. Ecotidien fait le point sur cette anomalie.<br />
<span id="more-2963"></span></p>
<p>D’après une étude d&#8217;Ipsos réalisée pour le compte du Secours populaire, dans le cas où le revenu du foyer n’excède pas 3000 euros, un enfant sur trois n’est pas parti en vacances. Le constat s’aggrave lorsque la famille dispose de moins de 2000 euros ; la proportion passe alors à un enfant sur deux. Les plus touchés sont également ceux issus de familles monoparentales (40 %) ou nombreuses (44 %).</p>
<p>Quels sont les sentiments des parents et des enfants ? Les jeunes privés de séjour se sentent exclus. Les vacances constituent un modèle social et le fait de ne pas partir représente pour eux une injustice. Père et mère  éprouvent la même frustration. Dans 43 % des cas, le sentiment de privation domine. Les adultes organisent donc des sorties pour les occuper (71 %) ou  invitent les copains (54 %)… Mais s’en aller en vacances reste, pour la famille, un moment de détente et de partage loin des tracas du quotidien.</p>
<p>Les associations, comme par exemple le Secours populaire, se préoccupent de plus en plus de ce problème. C’est la situation économique et sociale de la famille qui empêche un enfant de partir. Les coûts d’un voyage sont de plus en plus élevés, alors que paradoxalement le budget vacances baisse de 6 % par rapport à l’année précédente (1822 euros en 2009, source Ipsos/Europ Assistance). Le Secours populaire œuvre pour le droit aux vacances des jeunes. Le 19 août aura lieu la « Journée des oubliés des vacances », appelée aussi « Soleils d’Europe ». Destinée à près de 40 000 enfants, elle se déroulera sur le Champ-de-Mars, à Paris. Ces enfants auront au moins une belle aventure à raconter aux camarades de classe à la rentrée.</p>
<p>Des dispositifs d’aide au départ en vacances (ADV) existent déjà. Le système de remboursement VACAF, des tarifs réduits SNCF, les comités d’entreprise… Patricia, une maman élevant seule sa fille et son fils, raconte : « J’ai pu bénéficier d’un remboursement VACAF et partir avec mes enfants dans un centre familial de vacances. Grâce à cela, nous avons pu partir une semaine pour leur plus grand bonheur ; ils ne connaissaient pas encore les joies du camping. »</p>
<p>Quelle est la position du gouvernement sur ce sujet ? Selon une proposition de loi du Sénat, « des dispositifs d’aide au départ en vacances existent mais sont  insuffisants et dispersés entre différents acteurs », « c’est à l’État de s’engager et de rendre effectif le droit aux vacances pour tous par la création d’une aide au départ en vacances pour les enfants et adolescents ». Or l’administration française   supprime l’essentiel des aides dans le secteur du tourisme à vocation sociale. Entre 2001 et 2005, le budget des caisses d&#8217;allocations familiales consacré au soutien au départ a baissé de 20 % et, dans l’ensemble, il a diminué de moitié en vingt ans. On constate d’un autre côté que  les résidences du tourisme (secteur commercial) bénéficient d’une augmentation de la défiscalisation.</p>
<p><strong>Mélanie Fevre</strong></p>
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		<title>Les vices cachés de la colocation</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 06:04:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Logement]]></category>
		<category><![CDATA[colocation]]></category>
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		<description><![CDATA[Avant d&#8217;apporter votre matelas chez votre colocataire, êtes-vous certain d&#8217;avoir tout vérifié ? Ecotidien vous met en garde. Check list des vices cachés de la colocation&#8230;
Ah ! « Friends » ! et la troisième saison, plus romantique que la précédente… Enthousiasmés par la série mettant en scène des colocataires, puis par sa « série sœur » How I met your mother, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avant d&#8217;apporter votre matelas chez votre colocataire, êtes-vous certain d&#8217;avoir tout vérifié ? Ecotidien vous met en garde. Check list des vices cachés de la colocation&#8230;</p>
<p><span id="more-2989"></span>Ah ! « Friends » ! et la troisième saison, plus romantique que la précédente… Enthousiasmés par la série mettant en scène des colocataires, puis par sa « série sœur » How I met your mother, nombreux sont les Français à avoir opté pour cette méthode, déjà en vogue depuis 30 ans aux USA, permettant de diviser le loyer par deux – ou trois.</p>
<p>Mais première déconvenue : ce n’est pas le drôle et attachant Chandler qui arrive ni la fofolle Phoebe ! Vous, vous avez hérité d’un alcoolique qui ronfle, qui laisse ses poils de barbe dans le lavabo, qui rentre à trois heures du matin en se cognant partout et vous réveille avec une compagne&#8230; ou alors, il écoute du heavy metal en oubliant de mettre son casque. Pas besoin d’en dire plus pour expliquer les complications avec les voisins et le propriétaire, ni les interminables palabres pour avoir sa part de loyer (« Demain, je te paye, promis »)</p>
<p><strong>Premier vice caché: attention au bail !</strong></p>
<p>Tous les noms des colocataires doivent figurer sur le bail ! Si vous n’y êtes pas, légalement, vous pouvez vous faire mettre dehors sans préavis. En sus, aucune allocation logement ne pourra vous être versée et officiellement, vous habiterez « chez… » Hugo Lemaître, agent d’assurance, nous met en garde : « Si vous y êtes mais pas votre colocataire, vous serez seul responsable en cas de sinistre ! » Indispensable donc, le bail aux plusieurs noms.</p>
<p>Coût : jusqu’à 10 000 euros en cas d’inondation ou d’incendie, et/ou la recherche d’un nouvel apart.</p>
<p><strong>Deuxième vice caché : avec qui colouer ?</strong></p>
<p>Alex, Marseillais de 28 ans, est à sa septième expérience de colocation. « Mon conseil : ne jamais faire de colocs mixtes. Jamais ! » Installé avec son meilleur ami et une jeune étudiante sur laquelle ils ont craqué tous les deux, il a perdu la même année son ami et son apart. « Et j’ai redoublé mon année de fac » ajoute-t-il, un brin dépité.</p>
<p>Coût : 2000 euros : le prix d’un déménagement.</p>
<p><strong>Troisième vice caché : mon frigo est ton frigo…</strong></p>
<p>Être colocataire, ce n’est pas seulement partager le loyer : c’est partager ce qu’il y a dans l’appartement. Ainsi Anaïs, jeune mère célibataire, partageait un très grand appartement avec deux autres familles monoparentales. « Chacune avait son étagère, mais c’est dur de dire non aux enfants. Quand ma fille voulait un Kinder de Safia, ma colocataire, je ne lui disais pas non… c’était souvent source de conflit. » Impératif : se répartir les étagères des placards, des frigos, et faire une sorte de règlement intérieur ou de charte du bien-vivre.</p>
<p>Coût : un caddie de courses</p>
<p>Alors avant de vous lancer, vérifiez bien tous ces points ! Votre futur colocataire a-t-il ou elle les mêmes horaires de vie que vous ? Sinon, êtes-vous d&#8217;accord sur le tolérance au bruit ? Qui a le droit d&#8217;avoir des invités, quand ? Qui fait le ménage ? Qui paye les courses, a-t-on le droit de se servir dans le frigo ? Y a-t-il un tour de salle de bain ? Et de cuisine ? Avez-vous prévu un préavis de départ ? Si toutes ces questions sont pénibles à aborder sur le moment, à terme, elles vous éviteront bien des problèmes.</p>
<p><strong>Et vous, quels conseils donneriez-vous à de futurs colocs’ ?</strong></p>
<p><strong>Alice Buckler</strong></p>
<p><em>Photo: DR Friends</em></p>
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		<title>Une garde robe&#8230; pour deux&#160;!</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2010/05/une-garde-robe-pour-deux/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 May 2010 05:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juliette Speranza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[mode]]></category>

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		<description><![CDATA[« Tu me prêtes ton pull ? » C'est une phrase que vous, mesdames, à moins que vous ne tailliez du 54 et votre conjoint du XS, vous avez toutes au moins une fois demandé à celui-ci. Ces caprices d'amoureux, certains couples en ont fait un mode de vie. Pour eux, le shopping peut enfin se faire à deux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Tu me prêtes ton pull ? » C&#8217;est une phrase que vous, mesdames, à moins que vous ne tailliez du 54 et votre conjoint du XS, vous avez toutes au moins une fois demandé à celui-ci. Ces caprices d&#8217;amoureux, certains couples en ont fait un mode de vie. Pour eux, le shopping peut enfin se faire à deux.<br />
<span id="more-2596"></span></p>
<p>C&#8217;est la nouvelle tendance des amoureux. Ces dernières années, de plus en plus de femmes s’étaient mises à flâner négligemment dans les rayons « homme » et à y dénicher toutes sortes de nouveautés qui leur conféraient un look original et glamour. Désormais, ce sont les couples qui s&#8217;adonnent avec joie au plaisir du shopping à deux et de la garde-robe partagée ! Et comme on trouve des chemises roses pour homme et que la mode est au jean boyfriend de Kate Moss, il n&#8217;est pas difficile de dénicher des vêtements à partager !</p>
<p>En l&#8217;occurrence, il ne s&#8217;agit pas de prêt des mini-jupes ou des talons-aiguilles&#8230; mais de vêtements qui peuvent être portés aussi bien par un homme que par une femme. Certains jeans, pulls ou même chemises peuvent en effet être portés indifféremment par les deux sexes, créant des looks différents. Dimitri, jeune homme filiforme, adore partager ses vêtements avec sa fiancée, Justine : <em>« Justine adore porter les vêtements après moi, parce qu&#8217;il reste de mon parfum. Par contre, pour moi c&#8217;est plus compliqué… Sentir le dernier Cacharel, c&#8217;est un peu plus gênant ! »</em></p>
<p>Leur motivation ? Le romantisme, le partage… mais aussi un côté ludique. <em>« On a à la fois l&#8217;impression d&#8217;être smart et d&#8217;être déguisés. Pour nous, c&#8217;est vraiment devenu un jeu qui pimente notre quotidien. Le pire, c&#8217;est que ça ne se voit pas ! Nos amis peinent à nous croire quand on leur montre les fringues que l&#8217;on partage ! »</em></p>
<p>Autre motivation de taille : l&#8217;originalité. Difficile, quand on vit dans la capitale de la mode, de se démarquer de toutes ces créatures affublées des dernières trouvailles des stylistes : <em>« Pour Justine, ce qui compte surtout, c&#8217;est qu&#8217;aucune de ses collègues ne porte les mêmes fringues. On achète beaucoup plus au rayon homme qu&#8217;au rayon femme. »</em> Cependant, ils partagent quelques gilets et pulls féminins.</p>
<p>Il y a, bien sûr, un indéniable avantage financier : <em>« On partage plusieurs chapeaux, pantalons, pulls, de très nombreuses chemises, des T-shirts. Pour les chaussures, c&#8217;est impossible : elle fait du 37, moi du 43&#8230; Dommage. En tout cas, on réalise de vraies économies. D&#8217;ailleurs, si on regarde notre armoire, le compartiment « nous » est plus rempli que nos deux compartiments réunis ! »</em> Fatalement, le porte-monnaie crie moins famine après les boulimies de shopping.</p>
<p>Ces accros du shopping constituent désormais un vrai réseau, et des sites leurs sont dédiés. Sur Une armoire pour deux, une jeune blogueuse fait part de ses trouvailles aux passionnés du <em>« bi-shopping »</em> et partage les idées looks de son couple avec ses lecteurs.</p>
<p>Les détracteurs de cette nouvelle lubie s&#8217;empresseront de la juger ridicule, et d&#8217;imaginer des femmes habillées comme des sacs ou des hommes trop féminins. Détrompez-vous ! Clara, étudiante en stylisme, apprécie la tendance : <em>« C&#8217;est justement cette pointe d&#8217;androgynie qui va sublimer le look et lui donner une touche de glamour. »</em></p>
<p>Eh oui, ne nous leurrons pas : le désir d&#8217;être à la pointe de la mode est une des préoccupations majeures de la jeunesse française. Alors, pourquoi ne pas le satisfaire en gardant un peu d&#8217;argent pour les nourritures spirituelles ?</p>
<p><strong>Juliette Speranza</strong></p>
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		<title>Mon pouvoir d&#8217;achat va-t-il partir en Grèce&#160;?</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 05:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>

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		<description><![CDATA[La France s’est engagée auprès de l’Union européenne à tenir une politique de rigueur : quel impact sur notre quotidien ? La France peut-elle rejoindre la Grèce sur le banc des pays en faillite ? Concrètement, l’aide à la Grèce va-t-elle nous coûter de l’argent et, si oui, combien ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La France s’est engagée auprès de l’Union européenne à tenir une politique de rigueur : quel impact sur notre quotidien ? La France peut-elle rejoindre la Grèce sur le banc des pays en faillite ? Concrètement, l’aide à la Grèce va-t-elle nous coûter de l’argent et, si oui, combien ?</p>
<p><span id="more-2575"></span></p>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 14px; width: 1px; height: 1px;">La crise grecque n’est pas seulement économique, elle est aussi sociale. Toutes les couches de la société sont touchées et c’est dans une ambiance révolutionnaire que les discussions pour relever la situation économique du pays ont lieu. Le 5 mai dernier, trois personnes trouvaient la mort dans l’attaque d’une banque au cocktail Molotov, et le 20 mai, des milliers de manifestants venaient montrer leur désapprobation du plan d’austérité devant le Parlement.</div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 14px; width: 1px; height: 1px;">Les autres pays mettent donc la main à la poche. Le fonds de stabilisation de l’Union européenne s’élève à 440 milliards, auxquels il faut ajouter 60 milliards prêtés par l’UE, dont 110 millions sont garantis par la France. C’est un groupe chinois qui pourrait racheter les chemins de fer grecs, et le Premier ministre grec en appelle aux pays arabes : « Investissez chez nous ! » les supplie-t-il. « Et c’est à nous de payer ! » commente Mathieu Cochin, chef d’entreprise français qui passe tous les étés en Grèce chez sa belle-famille. « Tout cet argent confié à la Grèce, c’est de l’argent qui n’ira pas à nos écoles, à notre sécurité sociale déjà mal en point, à nos petites entreprises qui auraient bien besoin d’aide, tout ça parce que les Grecs sont mauvais gestionnaires », rouspète-t-il, en appelant au protectionnisme. « Le pouvoir d’achat des Français n’est pas assez bien portant pour faire la charité », s’insurge-t-il avec véhémence.</div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 14px; width: 1px; height: 1px;">N’oublions pas que les Grecs, premières victimes de cette situation, payent le prix fort. En effet, après les diminutions de salaires des fonctionnaires, la Grèce s’apprête à suivre les recommandations de Dominique Strauss-Kahn. Le président du FMI l’affirme : « Il faut tailler dans les salaires du privé ! C’est le seul moyen de retrouver de la compétitivité », d’après l’agence Novopress. Et en France ? La crise va-t-elle s’arrêter à la frontière, comme le nuage de Tchernobyl ?</div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 14px; width: 1px; height: 1px;">« Comme la Grèce, la France est vulnérable aux attaques des spéculateurs car, face à la crise financière, le gouvernement a choisi de devenir le garant des banques privées ayant souscrit des titres pourris, et il a donc transféré la dette privée à l&#8217;État, c&#8217;est-à-dire aux contribuables », analyse Raquel Garrido, secrétaire nationale du Parti de gauche, ancienne responsable de Force ouvrière et spécialiste de la politique internationale.</div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 14px; width: 1px; height: 1px;">« L&#8217;erreur est de profiter de la crise grecque pour faire accepter un plan de rigueur en France – à commencer par la réforme des retraites – au lieu de faire une politique de relance qui commanderait  d&#8217;injecter de l&#8217;argent frais dans l&#8217;économie plutôt que d&#8217;en couper les vannes. Ce faisant, le scénario grec se profile en France… », présage-t-elle. Mathieu Cochin, quant à lui, ne croit pas à une contagion. « En Grèce, les syndicats sont plus influents qu’en France, puisque la quasi-moitié des salariés sont syndiqués, contre à peine 7 % chez nous. Les appels à la grève sont peu suivis ici. Les Français se serreraient la ceinture et se tairaient, c’est tout. »</div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 14px; width: 1px; height: 1px;">Alors, une baisse de salaire serait-elle envisageable en France pour financer le plan de rigueur ? Si Rama Yade ou Christine Lagarde s’étaient déclarées prêtes à « baisser leurs salaires pour l’exemple », l’Élysée en a décidé autrement, arguant qu’une baisse des salaires ministériels entraînerait une baisse des salaires des hauts fonctionnaires, puis des fonctionnaires et enfin des agents de la fonction publique. Par ricochet, les salaires du secteur privé pourraient eux aussi être baissés, estime le président dans un communiqué.</div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 14px; width: 1px; height: 1px;">Avec un PIB en déficit de 12 % au jour où nous écrivons, la Grèce a même annoncé qu’elle était contrainte de diminuer ses dépenses militaires. Certains experts y voient déjà le signe d’une guerre prochaine, rappelant, comme Jean-Claude Trichet, président de la BCE, que « la dernière fois qu’une situation économique a été aussi mauvaise, ça s’est terminé par la Seconde Guerre mondiale ». Dans son édito du 17 mai dernier dans Le Monde, Paul Seabright, de l’école d’économie de Toulouse, affirmait : « Ce n’est pas la Grèce qu’on a sauvée. Ce sont les banques. »</div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 14px; width: 1px; height: 1px;">Marlène Schiappa</div>
<p>La crise grecque n’est pas seulement économique, elle est aussi sociale. Toutes les couches de la société sont touchées et c’est dans une ambiance révolutionnaire que les discussions pour relever la situation économique du pays ont lieu. Le 5 mai dernier, trois personnes trouvaient la mort dans l’attaque d’une banque au cocktail Molotov, et le 20 mai, des milliers de manifestants venaient montrer leur désapprobation du plan d’austérité devant le Parlement.</p>
<p>Les autres pays mettent donc la main à la poche. Le fonds de stabilisation de l’Union européenne s’élève à 440 milliards, auxquels il faut ajouter 60 milliards prêtés par l’UE, dont 110 millions sont garantis par la France. C’est un groupe chinois qui pourrait racheter les chemins de fer grecs, et le Premier ministre grec en appelle aux pays arabes : <em>« Investissez chez nous ! »</em> les supplie-t-il. « Et c’est à nous de payer ! » commente Mathieu Cochin, chef d’entreprise français qui passe tous les étés en Grèce chez sa belle-famille. <em>« Tout cet argent confié à la Grèce, c’est de l’argent qui n’ira pas à nos écoles, à notre sécurité sociale déjà mal en point, à nos petites entreprises qui auraient bien besoin d’aide, tout ça parce que les Grecs sont mauvais gestionnaires »</em>, rouspète-t-il, en appelant au protectionnisme. <em>« Le pouvoir d’achat des Français n’est pas assez bien portant pour faire la charité »</em>, s’insurge-t-il avec véhémence.</p>
<p>N’oublions pas que les Grecs, premières victimes de cette situation, payent le prix fort. En effet, après les diminutions de salaires des fonctionnaires, la Grèce s’apprête à suivre les recommandations de Dominique Strauss-Kahn. Le président du FMI l’affirme : <em>« Il faut tailler dans les salaires du privé ! C’est le seul moyen de retrouver de la compétitivité </em>», d’après l’agence Novopress. Et en France ? La crise va-t-elle s’arrêter à la frontière, comme le nuage de Tchernobyl ?</p>
<p><em>« Comme la Grèce, la France est vulnérable aux attaques des spéculateurs car, face à la crise financière, le gouvernement a choisi de devenir le garant des banques privées ayant souscrit des titres pourris, et il a donc transféré la dette privée à l&#8217;État, c&#8217;est-à-dire aux contribuables »</em>, analyse Raquel Garrido, secrétaire nationale du Parti de gauche, ancienne responsable de Force ouvrière et spécialiste de la politique internationale.</p>
<p><em>« L&#8217;erreur est de profiter de la crise grecque pour faire accepter un plan de rigueur en France – à commencer par la réforme des retraites – au lieu de faire une politique de relance qui commanderait  d&#8217;injecter de l&#8217;argent frais dans l&#8217;économie plutôt que d&#8217;en couper les vannes. Ce faisant, le scénario grec se profile en France… »</em>, présage-t-elle. Mathieu Cochin, quant à lui, ne croit pas à une contagion. <em>« En Grèce, les syndicats sont plus influents qu’en France, puisque la quasi-moitié des salariés sont syndiqués, contre à peine 7 % chez nous. Les appels à la grève sont peu suivis ici. Les Français se serreraient la ceinture et se tairaient, c’est tout. </em>»</p>
<p>Alors, une baisse de salaire serait-elle envisageable en France pour financer le plan de rigueur ? Si Rama Yade ou Christine Lagarde s’étaient déclarées prêtes à <em>« baisser leurs salaires pour l’exemple </em>», l’Élysée en a décidé autrement, arguant qu’une baisse des salaires ministériels entraînerait une baisse des salaires des hauts fonctionnaires, puis des fonctionnaires et enfin des agents de la fonction publique. Par ricochet, les salaires du secteur privé pourraient eux aussi être baissés, estime le président dans un communiqué.</p>
<p>Avec un PIB en déficit de 12 % au jour où nous écrivons, la Grèce a même annoncé qu’elle était contrainte de diminuer ses dépenses militaires. Certains experts y voient déjà le signe d’une guerre prochaine, rappelant, comme Jean-Claude Trichet, président de la BCE, que <em>« la dernière fois qu’une situation économique a été aussi mauvaise, ça s’est terminé par la Seconde Guerre mondiale »</em>. Dans son édito du 17 mai dernier dans Le Monde, Paul Seabright, de l’école d’économie de Toulouse, affirmait : <em>« Ce n’est pas la Grèce qu’on a sauvée. Ce sont les banques. »</em></p>
<p><strong>Marlène Schiappa</strong></p>
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		<title>Le prix d&#8217;un déménagement en solo</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 04:58:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[déménagement]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui n'a jamais déménagé avec un diable (petit caddie roulant) et une paire de copains ne sait pas que faire appel à des déménageurs peut être un luxe. Ecotidien sort sa calculette et sa machine à bons plans… À vos cartons !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qui n&#8217;a jamais déménagé avec un diable (petit caddie roulant) et une paire de copains ne sait pas que faire appel à des déménageurs peut être un luxe. Ecotidien sort sa calculette et sa machine à bons plans… À vos cartons !</p>
<p><span id="more-2548"></span></p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden;">Déménager soi-même ne signifie pas déménager gratuitement. Un minimum d&#8217;investissement est nécessaire. « Pour mon premier appart’, je n&#8217;avais aucun budget. J&#8217;ai déménagé en bus de Paris 13e à Paris 11e, avec mes affaires dans des sacs de sport », se souvient Géraldine, qui depuis ne déménage pas sans faire appel à une société de professionnels. Aujourd&#8217;hui mère de famille et Bordelaise, elle organise son déménagement, prévu pour juin, presque les mains dans les poches. « J&#8217;ai choisi une formule tout compris. Les déménageurs viennent remplir les cartons, emballer les meubles et les objets, les transportent, montent les meubles sur place dans le nouvel appartement et vident les cartons. On doit juste superviser ! », se réjouit-elle.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden;">Si sur le papier cela semble agréable, en réalité, apportons quelques nuances : d&#8217;une part, tous les déménageurs ne proposent pas cette formule, pour des questions d&#8217;assurance notamment. Mohamed Alaoui, déménageur depuis plus de 15 ans, le note : « Si le déménageur emballe, c&#8217;est de sa responsabilité. Un vase en cristal mal emballé et nous devons régler la note ! » Pour éviter cette situation, des déménageurs malins (ou radins ?) ajoutent des petites notes en bas de contrat. « Ils vous demandent de dégager leur responsabilité. En cas de casse, impossible de récupérer votre dédommagement&#8230; Et là, bonjour pour faire marcher l&#8217;assurance ! » déplore Mohamed Alaoui. Surtout, ce mode de déménagement est plutôt coûteux : pour une famille de quatre personnes vivant dans un appartement de 75 m2 meublé normalement (sans piano ni armoire normande), on comptera 3500 euros en moyenne. Une somme pas si exorbitante si l’on prend en compte les salaires des déménageurs travaillant sur place : d&#8217;après le site http://www.aideaudemenagement.com/, le salaire moyen d&#8217;un déménageur serait de 15 euros bruts de l&#8217;heure, hors pourboires éventuels. Si vous décidez de rémunérer des gens sans les déclarer – ce qui est illégal et dangereux, mais ça vous le savez –, ne descendez pas en dessous de ce tarif.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden;">Et déménager seul ? Un carton classique coûte de 1 euro (chez Déménager seul) (http://www.demenagerseul.com/promotionsencours/index.aspx#mat) à 2,30 euros l&#8217;unité (chez Une pièce en plus). http://www.unepieceenplus.com/ Les cartons « livres », plus petits, sont en général moins chers, et les cartons de grande taille peuvent coûter jusqu&#8217;à 5 euros l&#8217;unité. En sus, il faudra ajouter le gros scotch, le papier bulle, les boîtes à archives&#8230; « Le panier moyen d&#8217;une famille qui déménage est de 90 euros hors cartons », note le vendeur d&#8217;une de ces enseignes. Pour les petits budgets, une astuce bien connue des « serial déménageurs » : aller demander aux boutiques, tôt le matin, de récupérer leurs cartons vides. Les magasins de vêtements, notamment, ont souvent des cartons de toutes tailles en très bon état (éviter à l&#8217;inverse les primeurs ou les poissonniers, pour des raisons évidentes). Il suffit de bien les scotcher de toutes parts pour pouvoir les utiliser sans souci.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden;">Reste une question : comment transporter ces dits cartons du logement A au logement B ? La sagesse populaire veut qu&#8217;on puisse solliciter gratuitement quelques amis. Là encore, prudence. « Il faut déjà avoir des amis à solliciter un dimanche matin. Entre ceux qui ont des enfants et ne peuvent pas se déplacer et ceux qui n&#8217;en ont pas mais se remettent de leur cuite de la veille, il n&#8217;en reste que deux ou trois. Pour peu qu&#8217;un des deux se décommande à la dernière minute, vous vous retrouvez avec une seule personne&#8230; », se souvient Géraldine, amère. Une fois que vous avez trouvé de l&#8217;aide, vous pouvez louer un camion ou une camionnette. Les conditions ? Avoir plus de vingt-cinq ans et le permis depuis au moins trois ans. Il faudra aussi laisser une caution sur place, par empreinte de carte bancaire : attention, si vous avez une carte de type Electron, la caution ne passera que si vous avez effectivement la somme sur votre compte. Certains loueurs réclament en plus un chèque de banque comme garantie : n&#8217;hésitez pas à les appeler avant de vous y rendre afin d&#8217;apporter tous les documents nécessaires. Comment choisir votre véhicule ? « Pour un studio, un véhicule de 10 m3 suffit. Pour une famille entière, on peut partir sur une base de 20 à 30 m3 selon le type de mobilier », conseille Mohamed Alaoui. Les tarifs sont variables et dépendent de la distance à parcourir. Un Lille – Marseille sera évidemment plus coûteux qu&#8217;un changement de quartier dans Rennes. Ajoutez le prix des péages et celui de l&#8217;essence (des sites comme Mappy permettent de faire une évaluation du coût) et vous aurez votre prix total !</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden;">Bon à savoir : vous pouvez recevoir de l’aide financière de différentes sources pour vous aider à payer votre déménagement. Plusieurs comités d’entreprise prévoient à cette occasion des chèques déménagement, et quelques employeurs ont prévu des primes de déménagement. En outre, la CAF verse plus de 900 euros aux familles de trois enfants et plus bénéficiant d’une allocation pour leur nouveau logement. Renseignez-vous auprès de votre caisse. Et n’oubliez pas : pour ne pas se briser le dos, on ne se penche pas sur les cartons, on plie les genoux ! Bon déménagement…</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden;">Marlène Schiappa</div>
<p>Déménager soi-même ne signifie pas déménager gratuitement. Un minimum d&#8217;investissement est nécessaire. <em>« Pour mon premier appart’, je n&#8217;avais aucun budget. J&#8217;ai déménagé en bus de Paris 13e à Paris 11e, avec mes affaires dans des sacs de sport »</em>, se souvient Géraldine, qui depuis ne déménage pas sans faire appel à une société de professionnels. Aujourd&#8217;hui mère de famille et Bordelaise, elle organise son déménagement, prévu pour juin, presque les mains dans les poches. <em>« J&#8217;ai choisi une formule tout compris. Les déménageurs viennent remplir les cartons, emballer les meubles et les objets, les transportent, montent les meubles sur place dans le nouvel appartement et vident les cartons. On doit juste superviser ! </em>», se réjouit-elle.</p>
<p>Si sur le papier cela semble agréable, en réalité, apportons quelques nuances : d&#8217;une part, tous les déménageurs ne proposent pas cette formule, pour des questions d&#8217;assurance notamment. Mohamed Alaoui, déménageur depuis plus de 15 ans, le note : <em>« Si le déménageur emballe, c&#8217;est de sa responsabilité. Un vase en cristal mal emballé et nous devons régler la note ! »</em> Pour éviter cette situation, des déménageurs malins (ou radins ?) ajoutent des petites notes en bas de contrat. <em>« Ils vous demandent de dégager leur responsabilité. En cas de casse, impossible de récupérer votre dédommagement&#8230; Et là, bonjour pour faire marcher l&#8217;assurance ! »</em> déplore Mohamed Alaoui. Surtout, ce mode de déménagement est plutôt coûteux : pour une famille de quatre personnes vivant dans un appartement de 75 m2 meublé normalement (sans piano ni armoire normande), on comptera 3500 euros en moyenne. Une somme pas si exorbitante si l’on prend en compte les salaires des déménageurs travaillant sur place : d&#8217;après le site<strong> </strong><a href="http://www.aideaudemenagement.com/" target="_blank"><strong>aideaudemenagement.com</strong></a>, le salaire moyen d&#8217;un déménageur serait de 15 euros bruts de l&#8217;heure, hors pourboires éventuels. Si vous décidez de rémunérer des gens sans les déclarer – ce qui est illégal et dangereux, mais ça vous le savez –, ne descendez pas en dessous de ce tarif.Remarque: Il y a un sondage inclus dans cet article, veuillez visiter le site pour participer à ce sondage.</p>
<p>Et déménager seul ? Un carton classique coûte de 1 euro (chez <a href="http://www.demenagerseul.com/promotionsencours/index.aspx#mat" target="_blank"><strong>Déménager seul</strong></a>) à 2,30 euros l&#8217;unité (chez <a href="http://www.unepieceenplus.com/" target="_blank"><strong>Une pièce en plus</strong></a>).  Les cartons « livres », plus petits, sont en général moins chers, et les cartons de grande taille peuvent coûter jusqu&#8217;à 5 euros l&#8217;unité. En sus, il faudra ajouter le gros scotch, le papier bulle, les boîtes à archives&#8230; <em>« Le panier moyen d&#8217;une famille qui déménage est de 90 euros hors cartons »</em>, note le vendeur d&#8217;une de ces enseignes. Pour les petits budgets, une astuce bien connue des <em>« serial déménageurs » </em>: aller demander aux boutiques, tôt le matin, de récupérer leurs cartons vides. Les magasins de vêtements, notamment, ont souvent des cartons de toutes tailles en très bon état (éviter à l&#8217;inverse les primeurs ou les poissonniers, pour des raisons évidentes). Il suffit de bien les scotcher de toutes parts pour pouvoir les utiliser sans souci.</p>
<p>Reste une question : comment transporter ces dits cartons du logement A au logement B ? La sagesse populaire veut qu&#8217;on puisse solliciter gratuitement quelques amis. Là encore, prudence. <em>« Il faut déjà avoir des amis à solliciter un dimanche matin. Entre ceux qui ont des enfants et ne peuvent pas se déplacer et ceux qui n&#8217;en ont pas mais se remettent de leur cuite de la veille, il n&#8217;en reste que deux ou trois. Pour peu qu&#8217;un des deux se décommande à la dernière minute, vous vous retrouvez avec une seule personne&#8230; »</em>, se souvient Géraldine, amère. Une fois que vous avez trouvé de l&#8217;aide, vous pouvez louer un camion ou une camionnette. Les conditions ? Avoir plus de vingt-cinq ans et le permis depuis au moins trois ans. Il faudra aussi laisser une caution sur place, par empreinte de carte bancaire : attention, si vous avez une carte de type Electron, la caution ne passera que si vous avez effectivement la somme sur votre compte. Certains loueurs réclament en plus un chèque de banque comme garantie : n&#8217;hésitez pas à les appeler avant de vous y rendre afin d&#8217;apporter tous les documents nécessaires. Comment choisir votre véhicule ? <em>« Pour un studio, un véhicule de 10 m3 suffit. Pour une famille entière, on peut partir sur une base de 20 à 30 m3 selon le type de mobilier »</em>, conseille Mohamed Alaoui. Les tarifs sont variables et dépendent de la distance à parcourir. Un Lille – Marseille sera évidemment plus coûteux qu&#8217;un changement de quartier dans Rennes. Ajoutez le prix des péages et celui de l&#8217;essence (des sites comme Mappy permettent de faire une évaluation du coût) et vous aurez votre prix total !</p>
<p>Bon à savoir : vous pouvez recevoir de l’aide financière de différentes sources pour vous aider à payer votre déménagement. Plusieurs comités d’entreprise prévoient à cette occasion des chèques déménagement, et quelques employeurs ont prévu des primes de déménagement. En outre, la CAF verse plus de 900 euros aux familles de trois enfants et plus bénéficiant d’une allocation pour leur nouveau logement. Renseignez-vous auprès de votre caisse. Et n’oubliez pas : pour ne pas se briser le dos, on ne se penche pas sur les cartons, on plie les genoux ! Bon déménagement…</p>
<p><strong>Marlène Schiappa</strong></p>
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