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	<title>Ecotidien &#187; emploi</title>
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	<description>Le Blog qui vous dit tout sur la consommation !</description>
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		<title>Auto-entrepreneur, mode d&#8217;emploi&#160;?</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Oct 2010 09:41:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[autoentrepreneur]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
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		<description><![CDATA[Le statut d’auto-entrepreneur a permis de simplifier les formalités pour la création d’entreprise. Mais simplifié ne veux pas dire simple. Quand on n’a pas l’habitude de naviguer dans les méandres de l’administration, on peut rapidement s’y perdre. Les 10 choses à faire ou ne pas faire quand on se lance dans l’aventure. Par Virginie Gonçalves.

L’Union [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le statut d’auto-entrepreneur a permis de simplifier les formalités pour la création d’entreprise. Mais simplifié ne veux pas dire simple. Quand on n’a pas l’habitude de naviguer dans les méandres de l’administration, on peut rapidement s’y perdre. Les 10 choses à faire ou ne pas faire quand on se lance dans l’aventure. Par Virginie Gonçalves.<br />
<span id="more-3370"></span></p>
<p>L’Union des Auto-Entrepreneurs est une association qui délivre des informations gratuitement sur ce nouveau statut dans le but de casser l’isolement de nombre d’auto-entrepreneurs. Elle organise aussi chaque année des forums dans toute la France où des pros répondent à toutes nos interrogations. Monique Sentey, responsable de ces rencontres, nous éclaire sur les pièges à éviter et sur la marche à suivre quand on a décidé de se mettre à son compte.</p>
<p><strong>Bien définir son projet</strong></p>
<p>Avant de créer son statut, il faut avoir bien réfléchi à quelle prestation on veut fournir, ce qu’on veut vendre et à qui. Car l’auto-entreprenariat a été imaginé pour des projets qui ne nécessitent pas un lourd investissement. Certaines activités (avec grosses sommes d’argent en jeu ou salariés) ne rentrent ainsi pas dans le cadre.</p>
Remarque: Il y a un sondage inclus dans cet article, veuillez visiter le site pour participer à ce sondage.
<p><strong>S’inscrire sur le site officiel</strong></p>
<p>Avant de créer son statut, on s’assure qu’on est bien sur le portail officiel. Certains sites proposent ainsi une inscription payante. Or toutes les formalités sont gratuites. Faites donc très attention.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Bien décrire sa future activité</strong></p>
<p>Si on ne veut pas se voir refuser l’inscription, il faut être précis dans sa déclaration d’activité. Pour qu’on nous attribue un code APE, il faut en effet que l’administration sache ce que l’on va faire.</p>
<p><strong>Filtrer son courrier</strong></p>
<p>Une fois devenu auto-entrepreneur, on va recevoir de nombreux courriers soi-disant officiels. Certains demandent par exemple de payer pour déclarer son entreprise. Là encore, on fait très attention. N’envoyez pas de chèque même si la lettre vous indique que c’est impératif. La seule chose à payer lorsqu’on est auto-entrepreneur, ce sont les cotisations sociales après avoir déclaré son chiffre d’affaire.</p>
<p><strong>Ne pas déclarer ce qui n’a pas encore été payé</strong></p>
<p>Quand on déclare son chiffre d’affaire, on ne déclare que ce qui a été encaissé.</p>
<p><strong>Veiller à ne pas dépasser le chiffre d’affaire autorisé</strong></p>
<p>Attention, ce chiffre d’affaire autorisé à l’année est proratisé. Si on s’inscrit en juillet, on n’aura le droit qu’à la moitié du plafond autorisé et si on s’inscrit en décembre à 1/12è.</p>
<p><strong>Bien rédiger sa facture</strong></p>
<p>La facture doit obligatoirement mentionner le numéro de Siret, le numéro de facture, l’adresse et l’article qui fait référence au fait que l’auto-entrepreneur n’est pas assujetti à la TVA. Pour être sûr de ne pas se tromper, on prend exemple sur les facturiers disponibles sur les sites officiels.</p>
<p><strong>Se lancer dans l’année</strong></p>
<p>Avoir au moins fait une facture au bout d’un an sinon on sera rayé du statut. Si on ne l’a pas fait, on peut tenir au courant l’administration pour éviter la radiation.</p>
<p><strong>Choisir la déclaration trimestrielle</strong></p>
<p>Déclarez votre chiffre d’affaire tous les trois mois, c’est plus simple. On remplit le papier envoyé par l’administration puis on le renvoie avec un chèque. On peut également déclarer en ligne. Attention, si vous exercez deux types d’activités (commerce et prestation de service), c’est un peu plus complexe puisqu’il y a deux taux applicables différents. Mieux vaut alors tenir un livre de comptes.</p>
<p><strong>Se faire conseiller par un pro</strong></p>
<p>Si notre chiffre d’affaire augmente et que l’on se questionne sur un changement de statut, on va voir un pro avant d’exploser le plafond de revenu autorisé. Il vaut mieux être accompagné d’un expert-comptable si on veut transformer son activité pour savoir si elle est vraiment pérenne.</p>
<p>Alors prêt à vous lancer et à créer votre petite entreprise ?</p>
<p><strong>Virginie Gonçalves</strong></p>
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		<title>Le CV gagnant</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2010/05/le-cv-gagnant/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 05:22:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>

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		<description><![CDATA[Recruteurs et candidats rivalisent d'originalité pour ce qui est de leur communication. Et vous ? Comment créer le buzz autour de votre CV ? la vidéo est elle indispensable ? Conseils d'un recruteur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Recruteurs et candidats rivalisent d&#8217;originalité pour ce qui est de leur communication. Quelques annonces d&#8217;emplois ont crée le buzz: &#8220;Best job of the world&#8221;, &#8220;job de vos reves&#8221;, &#8220;les creamers&#8221;&#8230; Et vous ? Comment créer le buzz autour de votre CV ? La vidéo est elle indispensable ? Conseils d&#8217;un recruteur.</p>
<p><span id="more-2531"></span></p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="512" height="322" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="AllowScriptAccess" value="always" /><param name="bgcolor" value="#000000" /><param name="flashVars" value="id=19696284&amp;vid=7466356&amp;lang=fr-fr&amp;intl=fr&amp;thumbUrl=http%3A//l.yimg.com/a/p/i/bcst/videosearch/14320/106025520.jpeg&amp;embed=1&amp;autoplay=1" /><param name="src" value="http://d.yimg.com/static.video.yahoo.com/yep/YV_YEP.swf?ver=2.2.46" /><param name="flashvars" value="id=19696284&amp;vid=7466356&amp;lang=fr-fr&amp;intl=fr&amp;thumbUrl=http%3A//l.yimg.com/a/p/i/bcst/videosearch/14320/106025520.jpeg&amp;embed=1&amp;autoplay=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="512" height="322" src="http://d.yimg.com/static.video.yahoo.com/yep/YV_YEP.swf?ver=2.2.46" flashvars="id=19696284&amp;vid=7466356&amp;lang=fr-fr&amp;intl=fr&amp;thumbUrl=http%3A//l.yimg.com/a/p/i/bcst/videosearch/14320/106025520.jpeg&amp;embed=1&amp;autoplay=1" bgcolor="#000000" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
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<div><a href="http://fr.video.yahoo.com/watch/7466356/19696284">Le CV gagnant</a> sur <a href="http://fr.video.yahoo.com">Yahoo! Vidéo</a></div>
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		<title>Six mois dans la France d&#8217;en bas</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2010/04/six-mois-dans-la-france-den-bas/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 12:12:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[précarité]]></category>

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		<description><![CDATA[La France d&#8217;en bas, les prolétaires, les « milieux populaires »&#8230; Quel que soit le terme employé, les mots cachent une réalité peu palpable pour ceux qui n&#8217;en font pas partie. Cette réalité, des journalistes ont voulu s&#8217;y frotter pour mieux comprendre la vie de ceux qu&#8217;ils ne connaissent qu&#8217;à travers les statistiques.
Une des trois meilleures ventes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La France d&#8217;en bas, les prolétaires, les « milieux populaires »&#8230; Quel que soit le terme employé, les mots cachent une réalité peu palpable pour ceux qui n&#8217;en font pas partie. Cette réalité, des journalistes ont voulu s&#8217;y frotter pour mieux comprendre la vie de ceux qu&#8217;ils ne connaissent qu&#8217;à travers les statistiques.<span id="more-2099"></span></p>
<p>Une des trois meilleures ventes du moment, c&#8217;est bien sûr <em>Le Quai de Ouistreham</em> de Florence Aubenas, que vous êtes plusieurs dizaines de milliers à avoir lu. C&#8217;est à Caen que Florence Aubenas a choisi de s&#8217;immerger : une petite ville, où elle n&#8217;a pas d&#8217;attache, personne pour la dépanner et « même pas de voiture », le sésame indispensable pour décrocher un emploi dans les régions où les transports en commun sont inexistants. Pas de voiture, pas de travail. Mais pas de travail, pas d&#8217;argent pour une voiture. Florence Aubenas se fait donc prêter, pour pouvoir postuler aux alentours, un « tracteur », voiture de troisième main peu engageante qui, personnifiée, devient presque le second rôle de son récit. Chambre de bonne meublée, voiture en mauvais état, CV inexistant (dans le scénario qu&#8217;elle a imaginé, elle est une ancienne femme au foyer sortant d&#8217;une rupture), teinte en blonde, voilà Florence Aubenas parée pour sa nouvelle vie.</p>
<p>Et dès le premier jour, elle va faire face à une réalité difficile à appréhender, car même quand on a déjà été au chômage ou dans une situation financière difficile, ce que vivent les personnes croisées par Florence Aubenas est inimaginable. C’est encore plus difficile à imaginer pour une journaliste parisienne comme elle. Et il n&#8217;y a nullement de parisianisme dans cette phrase, simplement le constat que la région parisienne est le premier bassin d&#8217;emploi de France et qu&#8217;il y est donc, <em>a priori</em>, moins difficile de trouver un emploi.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que, d&#8217;agence d&#8217;intérim en Pôle emploi, de rendez-vous dans un cabinet de placement en journée d&#8217;entretiens collectifs, elle se heurte jour après jour à un mur de refus. Trop vieille, pas assez expérimentée, pas assez mobile, pas assez diplômée, pas assez motivée : les réponses tombent, arbitraires, maladroites, blessantes (« ne revenez plus ! » lui dira une chargée de recrutement), jusqu&#8217;à cette proposition de nettoyer quelques heures par jour un paquebot sur le quai de Ouistreham : proposition que tout le monde lui conseillera de refuser, du fait de sa dureté physique et psychologique.</p>
Remarque: Il y a un sondage inclus dans cet article, veuillez visiter le site pour participer à ce sondage.
<p>Plus que son  expérience personnelle, ce sont les personnes (presque les personnages) croisés tout au long de ses mois d&#8217;immersion qui frappent le lecteur : une jeune fille qui emprunte quotidiennement 2 ou 3 euros pour pouvoir manger, un monsieur dont le rêve est de devenir pizzaïolo et qui séduit les dames avec son « œil Cotorep », lui garantissant un emploi permanent, et qui prépare des nouilles-rillettes pour les dîners romantiques, les jours de fête&#8230;</p>
<p>En 2007, la journaliste Elsa Fayner avait déjà expérimenté le concept. Partie à Lille, elle s&#8217;était donné quelques mois pour trouver du travail et, au passage, se plonger dans la vie quotidienne des chômeurs. Son livre <em>Et pourtant je me suis levée tôt</em> se présentait comme une immersion chez les travailleurs précaires. On y apprenait notamment que non, il ne suffit pas de mettre son réveil à 7 heures et de se rendre à l&#8217;ANPE (pas encore renommé pompeusement Pôle emploi) pour gagner sa vie.</p>
<p>Mais la précarisation n&#8217;est pas seulement un mal français: un livre sur le même thème a été publié récemment en Allemagne, écrit par un journaliste qui a choisi d&#8217;étudier les employés en centre d&#8217;appels, qu&#8217;il qualifie « nouveaux travailleurs à la chaîne ». Mieux vaut exercer n&#8217;importe quel emploi en CDI ou en CDD longue durée que de se retrouver face à ces bribes de vie, assurent ces journalistes : c&#8217;est d&#8217;ailleurs au moment où on lui propose un CDI que Florence Aubenas met fin à son enquête.</p>
<p>France 2 a également choisi de consacrer son <em>Envoyé spécial</em> du jeudi aux travailleurs précaires : et ce magazine d&#8217;information fait le même constat que Florence Aubenas. La « France d&#8217;en bas » n&#8217;est plus une France unie, soudée dans la lutte, défendue par les syndicats. La France d&#8217;en bas en 2010 est formée par des intérimaires, des travailleurs en contrats précaires, ni vraiment chômeurs ni vraiment employés au vu de la durée des contrats (1 jour pour certains). Dans ce contexte, impossible de nouer des liens durables avec les collègues. « Les ouvriers sont des privilégiés avec leurs revendications salariales et leur médiatisation ! » tonne l&#8217;une des femmes de ménage intérimaire du quai de Ouistreham qui s&#8217;estime lésée au profit de ces « nantis ». Dès lors, le lecteur comprend qu&#8217;il n&#8217;existe plus de solidarité entre les travailleurs, plus de lutte groupée pour des avancées sociales, économiques,  mais une simple lutte quotidienne pour la survie individuelle, au jour le jour.</p>
<p>Mais au-delà des aspects économiques et sociaux, Florence Aubenas souligne un mal inqualifiable : plus encore que la solitude, la transparence. Elle raconte l’anecdote d&#8217;un couple adultérin se retrouvant un soir dans le bureau qu&#8217;elle nettoie, en sa présence. L&#8217;homme a cette phrase : « On est seuls&#8230; » La femme de ménage n&#8217;existe pas, elle n&#8217;est même pas une personne dans la tête des employés de bureau qui se considèrent « seuls » en sa présence. Elle n&#8217;est plus un être humain, elle est un fantôme. Elle vit sa vie en sursis, attendant d&#8217;un CDI&#8230; qui n&#8217;arrivera peut-être jamais.</p>
<p>Marlène Schiappa</p>
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		<title>Vidéos, BD, blogs: votre CV est-il périmé&#160;?</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2010/02/videos-bd-blogs-votre-cv-est-il-perime/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 08:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis quelques mois, les responsables de recrutement reçoivent des CV vidéos, des CV-BD, des CV-blogs, des mails, des chansons, des campagnes de communication&#8230; le traditionnel CV accompagné de sa lettre de motivation est-il obsolète ?
Nicolas Catard est un des premiers à avoir opté pour une vidéo. Sa chanson &#8220;Je suis un excellent chef de projet&#8221;, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques mois, les responsables de recrutement reçoivent des CV vidéos, des CV-BD, des CV-blogs, des mails, des chansons, des campagnes de communication&#8230; le traditionnel CV accompagné de sa lettre de motivation est-il obsolète ?</p>
<p><span id="more-1885"></span>Nicolas Catard est un des premiers à avoir opté pour une vidéo. Sa chanson &#8220;Je suis un excellent chef de projet&#8221;, écrite, composée, mixée et tournée à la maison en deux jours, a créé un véritable buzz. Internet (la vidéo a été vue 100 000 fois sur un espace de vidéos partagées) mais aussi radio, télés, presse écrite, en France et à l&#8217;étranger. &#8221; Aujourd&#8217;hui pour trouver du boulot, il faut le crier plus fort que les autres ! &#8221; affirme Nicolas Catard. Après une première période de chômage, il s&#8217;aperçoit qu&#8217;arrêter de travailler c&#8217;est &#8220;entrer dans un monde parallèle&#8221;. Hors de question, pour lui, de revivre ça. &#8220;Le but est de faire parler de soi, de sortir de la masse de chercheurs d&#8217;emploi. Les gens envoient des CV qui se ressemblent, et les recruteurs ne passent jamais plus de 15 secondes à regarder.&#8221; constate-t-il.</p>
<p>Pourtant, pour Corinne Dillenseger, rédactrice en chef de Maviepro, un site spécialisé consacré à l&#8217;emploi des femmes, le CV n&#8217;est pas complètement obsolète &#8220;Je pense que les grosses sociétés sont encore très traditionnelles dans leur manière de recruter. Chez elles, le CV et la lettre de motivation ont encore de beaux jours devant eux.&#8221; Effectivement, envoyer une chanson à votre gloire pour postuler dans une banque peut apparaître comme un peu maladroit. En revanche, faire un CV-tableur classique pour postuler dans la communication sera tout aussi incongru, comme le confirme Corinne Dillenseger: &#8220;Les petites structures branchées Internet sont sans doute plus sensibles à des candidatures proches de leur positionnement et de leur marché. Un bon CV vidéo par exemple peut faire la différence.&#8221; &#8220;Il faut se vendre !&#8221; rappelle Nicolas Catard. &#8221; Le CV vidéo est un excellent moyen de se vendre, c&#8217;est très visuel, positif, et si on le rend divertissant, c&#8217;est déjà 3 minutes que le recruteur n&#8217;aura pas eu l&#8217;impression d&#8217;avoir perdues&#8221;</p>
<p>Mais le genre est plutôt difficile à manier ! Corinne Dillenseger voit passer des dizaines de CV vidéos, dans le cadre de son activité professionnelle: &#8220;J’aime l’originalité mesurée et maitrisée dans une candidature. Si le CV s’accompagne d’un blog ou d’une vidéo ou d’un buzz, cela peut être un plus, dans la mesure où il y a une vraie cohérence par rapport au poste visé. Dans le cas inverse, cela peut desservir le candidat.&#8221; En effet, tout le monde se souvient du CV vidéo tourné par un futur jeune cadre dynamique aux dents blanches devant la Grande Arche de La défense, où il affirmait avoir envoyé son premier mail en 1995 et être expert en tout. &#8220;Le second degré, ou à défaut le recul par rapport à sa propre image, est nécessaire&#8221; explique le directeur des ressources humaines d&#8217;un grand groupe de communication. Mais sans en faire trop ! La vidéo clamant &#8220;Isabelle communique, nique, nique tout simplement&#8221; a par exemple reçu un accueil mitigé sur le web.</p>
<p>Tout récemment, c&#8217;est la jeune Florence Porcel qui a rafraîchi le genre en réalisant carrément un court métrage à la &#8220;Amélie Poulain&#8221;, ringardisant du même coup les autres CV vidéos. Nicolas Catard, qui a trouvé un job en 10 jours grâce à son CV vidéo, conseille aux prochains candidats d&#8217;innover: pour lui, l&#8217;effet de surprise n&#8217;est plus au rendez-vous, il leur faut être beaucoup plus créatif. Créer un blog spécialisé au positionnement original par exemple. Mais sur Twitter, les observateurs affirment que le CV vidéo est lui aussi déjà dépassé depuis que Charles Boidin, graphiste de 20 ans, a mis au point son&#8230; CV-blog-BD ! Du fil à retorde pour les quelques millions de demandeurs d&#8217;emploi de France.</p>
<p><strong>Marlène Schiappa</strong></p>
<p>Crédit photo: Stivostin / Nicolas Catard<strong><br />
</strong></p>
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		<title>Travailler le dimanche : un facteur de relance économique&#160;?</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2009/11/travailler-le-dimanche-un-facteur-de-relance-economique/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 16:10:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juliette Speranza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>

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		<description><![CDATA[Au nom de la relance économique, les dimanches seront consacrés au travail pour les parents, à la garderie pour les enfants, et au shopping pour tous les autres. Cette législation est-elle une progression économique ou un recul social ?

Le travail du dimanche constitue une controverse problématique : d’un côté, le gouvernement et les employés qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au nom de la relance économique, les dimanches seront consacrés au travail pour les parents, à la garderie pour les enfants, et au shopping pour tous les autres. Cette législation est-elle une progression économique ou un recul social ?<br />
<span id="more-1534"></span><br />
Le travail du dimanche constitue une controverse problématique : d’un côté, le gouvernement et les employés qui travaillent déjà le dimanche, et qui tiennent à leurs 300 euros mensuels supplémentaires. De l’autre, les syndicats, des hommes politiques, et une partie de l’opinion publique pour qui le travail du dimanche constitue une régression et une atteinte au droit du travail, les avis sont très partagés. Les français sont ils prêts à s’adapter à une telle révolution sociale ? Quelles sont les répercussions de la nouvelle loi sur leur consommation?</p>
<p>Trois mois après le vote d’un nouveau texte de loi sur le travail dominical, les français se déclarent plutôt hostiles au travail du dimanche : 55% d’entre eux, selon un sondage effectué par Obéa-Infraforce pour France Info, sont contre le travail dominical (ce qui est moins le cas des habitués du travail du dimanche : aides-soignants, boulangers, policiers ou encore cuisiniers). Ce sont majoritairement les 72% de salariés non-concernés par le travail du dimanche qui résistent (65% de ceux-ci ne se déclarent pas prêts à travailler le dimanche. Ainsi, la nouvelle loi entérinée de justesse (165 contre 159 voix au Sénat) le 15 Juillet, a suscité la polémique même au sein de l’UMP.</p>
<p>Le débat est en premier lieu culturel. Autoriser le travail le dimanche, même si ce n’est que dans les PUCE (périmètre d’usage de consommation exceptionnelle) et dans les zones touristiques, pourrait élargir à toutes les zones commerciales le phénomène, et ainsi à menacer le commerce de proximité, et éradiquer la tradition française du repos dominical, jour que l’on consacre à  la famille, au profit du capitalisme et de la consommation à outrance. « Nous sommes dans un monde moderne », explique Vincent, manager pour une enseigne de bricolage ouverte le dimanche « il faut que les français acceptent que certains choisissent, pour des raisons financières, mais aussi parce que le repos dominical est dépassé, de travailler le dimanche».</p>
<p>Le jeune homme insiste sur le fait que ses employés, quant à eux, sont totalement pour le travail du dimanche, qui leur permet d’être payés un double salaire. Pour des enseignes comme celle de Vincent, il semble urgent de légiférer une situation qui dure depuis plusieurs décennies, et dont les protagonistes se satisfont pleinement. Etudiants, mères de famille ou encore célibataires se déclarent souvent soulagés par les salaires du dimanche. Cependant, pourrait-on répondre, c’est peut être la question des salaires en général qui est à revoir. Les employés qui défendent leur travail dominical insistent aussi sur le fait que ces horaires sont établis sur la base du volontariat.</p>
<p>Mais quant à cette notion de volontariat, il est fort probable que des employés, comme c’est déjà le cas, subissent des pressions pour travailler le dimanche. Si le texte est censé protéger les employés du bon vouloir de leurs supérieurs, dans la pratique, la revendication peut s’avérer, comme le craignent les syndicats, plus complexe : « Le dimanche est le seul jour où je peux profiter de ma famille au complet, et, après avoir essayé une fois de refuser de travailler un dimanche, je préfère me taire et faire ce qu’on me demande, car j’ai trop peur qu’on ne me renouvelle pas mon CDD », déplore Sanaa, jeune mère de famille. Pour les détracteurs du travail dominical, le volontariat est totalement factice, de par la subordination salariale, mais aussi sociale de l’employé à l’employeur.</p>
<p>L’économie constitue un des arguments majeurs en faveur du travail dominical. L’ouverture des commerces tout au long du week-end permettrait de consommer plus, et donc de relancer l’économie, surtout dans la région parisienne où, faute de temps, la majorité des achats sont effectués le week end.<br />
<strong><br />
La consommation a-t-elle pour autant augmenté ? </strong></p>
<p>Les français, peut-être en hommage à François Mitterrand, font encore une fois preuve de contradiction : s’ils sont légèrement majoritaires à être défavorables au travail du dimanche, ils sont 52% à être favorables à l’ouverture des magasins le même jour. Néanmoins, plus de 56% de la population ne fréquente pas plus les magasins le dimanche depuis Juillet dernier. La consommation des ménages n’a quant à elle pas augmenté: malgré un rebond de +2,3% en septembre, la consommation des ménages accuse d’une légère baisse (-0,2%) sur l’ensemble  troisième trimestre*, un phénomène dont témoigne également la profusion de soldes et de promotions que proposent les enseignes généralistes ou de prêt-à-porter. Il semblerait, ou peut-être est-ce le temps de changer nos habitudes, que les dépenses soient davantage réparties mais pas accrues par cette nouvelle législation : « Je profite de l’ouverture des magasins le dimanche, mais je ne dépense pas plus au final», témoigne une internaute. En général, le chiffre d’affaire des grandes enseignes n’a pas connu de progression notoire. De toute évidence, si l’on s’en tient aux chiffres, la consommation n’a pour l’instant pas été augmentée, ni l’économie « reboostée » par la législation du travail dominical. Reste à voir si, avec le temps, les français modifieront leurs habitudes sans oublier que l’ouverture des magasins le dimanche était déjà répandue avant ce 15 Juillet.</p>
<p>Et vous, consommez vous plus depuis cet assouplissement ? Etes vous plutôt adeptes du  shopping dominical ou le boycottez vous ?<br />
<strong>Juliette Speranza</strong></p>
<p>*Chiffres INSEE</p>
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		<title>Le vendredi, je travaille de mon lit&#160;!</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 06:29:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[65% des grandes entreprises autorisent leurs salariés à télé-travailler. En quoi est-ce bon pour leur pouvoir d&#8217;achat ? Marlène est allée leur demander.
En Europe, on estime à 17 millions le nombre de personnes travaillant de chez elles, dont environ un tiers de salariés. Au Danemark, 42% des cadres (source: INSEE) supérieurs travaillent de leur appartement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>65% des grandes entreprises autorisent leurs salariés à télé-travailler. En quoi est-ce bon pour leur pouvoir d&#8217;achat ? Marlène est allée leur demander.</p>
<p><span id="more-781"></span>En Europe, on estime à 17 millions le nombre de personnes travaillant de chez elles, dont environ un tiers de salariés. Au Danemark, 42% des cadres (source: INSEE) supérieurs travaillent de leur appartement ! A cause de ou grâce à (selon votre opinion) Frédéric Lefebvre, en France, le ‘’télétravail ‘’est assimilé au travail des personnes en arrêt maladie. Or, depuis déjà une dizaine d’années, il se met en place dans des entreprises françaises. Le principe est simple : la part de vos missions qui ne requiert pas votre présence physique, vous la faites de chez vous, et votre salaire est maintenu !</p>
<p>Répandu dans les métiers du web, le télétravail a fait l&#8217;objet d&#8217;une loi proposée par la secrétaire d’Etat à l’économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet et promulguée le 9 juin dernier. Tout récemment, France Télécom a même annoncé la signature d’un accord avec les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC) : sous condition de présence dans les locaux 2 jours par semaine, les salariés qui le demandent pourront boucler leurs dossiers de chez eux. Pour les employeurs, le télétravail permet d’économiser sur le matériel, mais aussi d’éviter les problèmes liés à l’absentéisme.  « <em>Vous vous êtes cassé la jambe ? Rien ne vous empêche de travailler sur votre ordinateur, sans vous déplacer</em> » affirme Amelle, patronne d’une PME de services aux entreprises et adepte du télétravail. « <em>En outre, terminées les facture de téléphone personnelles, les photocopies abusives et les impressions de photos de vacances aux frais du patron ! </em>» ironise-t-elle. Le télétravail serait économique pour l’entreprise. Et pour les salariés ?</p>
<p>Driss affirme économiser plus de 550 € par mois depuis qu’il travaille de sa salle à manger. Chargé d’études marketing, il a adopté ce mode de fonctionnement voilà près d’un an et en est pleinement satisfait. Il fait, pour Ecotidien, la liste précise des postes de dépense diminués : « <em>Pour les transports, on passe de 150 € pour l’essence et le parking à 0 €. Pour les repas, je dépensais 90 € de cantine plus une trentaine pour les repas en brasseries avec des collègues. Maintenant, je mange les restes de la veille ou je me fais une assiette de pâtes, ça me revient à moins d’ 1€ par jour. J’ai aussi économisé sur les frais de garde ! </em>» Jeune père divorcé, Driss vit avec ses enfants du jeudi soir au samedi soir. Entre la sortie d’école et le retour du bureau, il devait s’adjoindre les services d’une nourrice. « <em>En gérant mon emploi du temps moi-même, je vais chercher mes enfants à 17 heures et je rattrape les 2 heures de travail le soir ou la nuit, après leur coucher. 300 € de garde en moins à payer chaque mois !</em> » En revanche, charge à lui de s’équiper, et son ordinateur lui a fait la mauvaise surprise de rendre l’âme la semaine dernière : «<em> J’ai investi 1400 € pour en acheter un nouveau, et 39 € dans une webcam pour les réunions en visioconférence, mais si on lisse sur l’année, je suis gagnant !</em> »</p>
<p>Mais tous les salariés ne montrent pas autant d’optimisme. Véronique, 41 ans, déléguée du personnel, est clairement réticente et n’a pas peur d’assimiler la pratique à de l’esclavage. « <em>Je suis chef de pub, autrement dit commerciale. Je peux très bien passer des appels de chez moi, remplir des dossiers et envoyer des mails. Mais ça signifie que je devrais travailler le soir, le week-end, pendant les vacances. Je n’ai pas envie de ça ! Je veux laisser les problèmes du travail au travail, et pas devoir dire à mes amis venus dîner chez moi : je vous laisse, mon patron me sonne ! </em>» En outre, pour Véronique, c’est clair et net : le télétravail nuit à son pouvoir d’achat. Il inciterait aux heures supplémentaires gratuites, ce qui ferait baisser son taux horaire. « <em>Et je ne parle même pas de la facture d’électricité la journée, si vous travaillez de chez vous avec téléphone, ordinateur, et j’imagine un peu de musique pour égayer cette ambiance ! </em>»</p>
<p>Véronique va même plus loin en accusant le télétravail d’être un principe ‘’anti-salariés’’ : « <em>Sans rencontre physique, difficile de s’organiser autour d’un syndicat ou de représentants du personnel, c&#8217;est-à-dire les défenseurs du pouvoir d’achat des salariés</em> ». Pourtant, elle-même avoue avoir eu recours au télétravail dans des circonstances bien précises. Il y a 5 ans, elle était au chômage et pour arrondir ses fins de mois… et faisait du télésecrétariat !  « <em>Je n’avais pas vraiment le choix. Je touchais 750 € net par mois et grâce au télésecrétariat fait le week-end et le soir de chez moi, j’ai pu gagner jusqu’à 450 € en plus. </em>» Elle se souvient : «  <em>Travailler jusqu’à 3 heures du matin avec un conjoint qui fait la gueule parce qu’il voudrait dormir, ce n’est pas la panacée ! </em>» Ce qui est aussi le lot de nombreux travailleurs indépendants et non-salariés.</p>
<p>La décision d’utiliser le télétravail revient aux DRH et aux dirigeants, mais ceux-ci sont de plus en plus nombreux à s’essayer à la méthode, en raison également des économies d’énergie qu’elle engendre : Amelle, la patronne de PME, l’affirme : «<em> Moins de voitures, moins de transports, moins de pollution. Et pas de cantine ou de salle de pause à climatiser ou à chauffer! </em>» Grâce aux tchats et aux conversations en ligne comme MSN, Facebook*, Twitter**, et au développement des smartphones où vous pouvez recevoir vos mails en temps réel, la communication avec l’entreprise se poursuit en permanence. Sur Second Life, certains construisent même des îles dédiées à leurs réunions. D’après l’INSEE, 65% des entreprises de plus de 250 salariés, et 15% des entreprises de 10 à 19 salariés ont recours au télétravail en 2009. Pourtant, aujourd&#8217;hui encore, demander pendant un entretien d’embauche si on peut travailler de son lit le vendredi a tendance à faire sourire l’employeur…<br />
<strong>Marlène Schiappa</strong></p>
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		<title>Les entrepreneurs ont rendez-vous avec la crise</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 15:09:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les entrepreneurs ont rendez-vous avec la crise, mais la crise n’est pas là et les entrepreneurs l’attendent.

On dénombre plus de 3 millions d’entrepreneurs en France, et leur nombre grossit en permanence puisqu’1 français sur 2 rêve de monter sa propre entreprise : sur le seul mois de février, les créations ont augmenté de 29%. &#8230;
Pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les entrepreneurs ont rendez-vous avec la crise, mais la crise n’est pas là et les entrepreneurs l’attendent.<br />
<span id="more-7"></span></p>
<p>On dénombre plus de 3 millions d’entrepreneurs en France, et leur nombre grossit en permanence puisqu’1 français sur 2 rêve de monter sa propre entreprise : sur le seul mois de février, les créations ont augmenté de 29%. &#8230;</p>
<p>Pour l’économiste Schumpeter, &#8220;L’entrepreneur est un homme dont les horizons économiques sont vastes et dont l’énergie est suffisante pour bousculer la propension à la routine et réaliser des innovations&#8221;. Alors, des PME aux micro-entreprises, comment les entrepreneurs appréhendent-ils l’horizon économique actuel ? Leur énergie est-elle suffisante pour bousculer la crise ? Ecotidien est allé à la rencontre de quatre d’entre eux.</p>
<p>Pas de baisse du chiffre d’affaires prévue pour 2009 : Au pire il se maintient, au mieux il est en croissance ! Pour les entrepreneurs, si la crise se fait sentir, c’est avant tout à cause des banques : le sentiment qu’elles ont abandonné la partie est très fort. Hélène Frebourg crée une entreprise de relations publiques, spécialiste de la gastronomie, en Aquitaine. Elle raconte : « Je viens d’avoir un beau plantage d’un client, qui a cédé à la pression de son banquier ! Je suis très triste de voir la mauvaise humeur générale. » Céline Fénie, francilienne à la tête de Maman Shopping, un site de vente de puériculture innovante, et fondatrice du réseau d’entrepreneuses Mompreneurs, déplore aussi leur frilosité, alors que : « les entreprises ont besoin du soutien des banques pour traverser la crise ! » Toutefois, son activité est peu touchée : « Mon CA est exponentiel : les familles continuent d’avoir des enfants, et elles rognent peu sur le budget qui leur est consacré. »</p>
<p>Eric Charpentier, lui, a monté une SAS en Midi-Pyrénées, en mars 2007 : dWEHO est une agence de femmes de ménage 100%  web. Il a été obligé de se tourner vers un organisme alternatif : « Les banques restent très prudentes même sur des dossiers peu complexes. Nous avons eu la chance de bénéficier du soutien d&#8217;Oséo qui nous a permis de conforter et de consolider notre modèle exclusif. » Ce qui ne l’empêche pas d’afficher une croissance mensuelle à 2 chiffres. Yacine Djaziri, entrepreneur social, fondateur de la SARL Azro, « dans le secteur du bâtiment, avec la particularité de faire de l’insertion de jeunes en difficultés » est plus mesuré : « On ne sent pas encore les effets de la crise, mais dans notre secteur, le contre coup viendra sans doute plus tard (les projets de constructions sont prévus en amont) avec une sortie de crise sans doute plus tardive pour les mêmes raisons »</p>
<p>Hélène Frébourg a « essayé le labyrinthe des soi-disant aides aux chômeurs-créateurs, pour finalement rien. J’ai aussi étudié le statut d’auto-entrepreneur, qui ne correspond pas à ma problématique : encore un beau pétard mouillé, ce truc ! » Pour elle, l’idée est d’abord de créer son propre emploi via sa société. Mais en 2009, aucun licenciement n’est prévu chez les autres entrepreneurs. Au contraire : On recrute !  chez dWEHO, Eric Charpentier est en recherche d’une centaine de femmes de ménage, d’employés de service clients et d’un/e assistant/e RH.  De même, Azro, l’entreprise de Yacine Djaziri, recrute en permanence. Même chose également chez Maman Shopping, où Céline Fénie explique que « le renforcement de l’équipe était prévu, tout est maintenu. » Quant à savoir si la tentation d’un emploi salarié, plus stable, les a effleurés, leur réponse est unanime et sans appel : « Jamais ! » pour Eric Charpentier « Absolument pas » pour Céline Fénie, « Sans façon » pour Yacine Djaziri et un grand « Non » pour Hélène Frébourg.</p>
<p>Pour sortir de la crise, les entrepreneurs préconisent trois choses : la « positive attitude », le travail, et une intervention de l’Etat. Hélène Frébourg résume sa philosophie en un mot : « Ultréia ! C’est le cri des pèlerins de Compostelle : lève toi et marche. » La volonté est également de mise chez Yacine Djaziri, qui recommande de « Bosser et encore bosser ! Sinon, soulager les PME des charges sociales pour facilité l’embauche. » Eric Charpentier renchérit : «Je ne vais pas être très original dans ma réponse mais la prime pour les PME qui recrutent est une bonne chose. L&#8217;emploi d&#8217;aujourd&#8217;hui est la richesse de demain ! » Déjà en 1942, dans Capitalisme, socialisme et démocratie, Schumpeter disait que « L’entrepreneur est celui qui nage contre le courant… »</p>
<p><strong>Marlène Schiappa</strong></p>
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