Ce sont deux jeunes parents comme les autres. Enfin, presque. Un jour, Samir et Aurélie ont pris leurs progénitures sous le bras et on quitté la capitale. Ce qui les a fait fuir ? Pas le métro, pas la foule mais… Les ondes. Sont elles vraiment dangereuses ? Le gouvernement met il tout en œuvre pour nous préserver d’éventuels dommages physiques ?

Militants d’une association qui dénonce les méfaits des ondes électromagnétiques, Samir et Aurélie ont quitté Paris à la naissance de leur deuxième enfant. « Nous cherchions une zone blanche, mais ça n’existe presque plus en France ! » déplore Aurélie. Une zone blanche, c’est une zone sans rayonnement. Il y en a évidemment très peu: 98% du territoire de métropole est simultanément couvert par les trois opérateurs principaux (c’est alors une zone noire). Seuls 0,18 % de la population qui ont la “chance” (du point de vue d’Aurélie), de vivre dans une zone blanche, le plus souvent à la montagne.

Installés dans un petit village le plus loin possible de toute antenne relai, Samir et Aurélie continuent de militer à distance et s’offusquent si l’on en vient à mettre en doute le sérieux de leurs craintes: « En Belgique, un scientifique a exposé des rats deux heures par jour pendant l’équivalent d’une vie humaine à des ondes électromagnétiques dont l’intensité était « aux normes internationales». Le résultat? Doublement de la mortalité. Nous ne sommes pas des plaisantins, il est grand temps de réagir. »

Ce que les associations dénoncent, ce sont toutes les ondes électromagnétiques, qui émanent par exemple de nos téléphones portables « Tout le monde, y compris 75% des des 12-17 ans possède un téléphone portable, et pourtant l’exposition à leurs ondes est plus que dangereuse! D’autant plus que personne ne prend la peine d’éteindre son téléphone quand il ne s’en sert pas. » Il y a le portable, mais il y a aussi le wifi, dont l’utilisation semble à Aurélie plus qu’aberrante: « Tous les gens que je connais s’obstinent à utiliser le wifi lorsque leur ordinateur est en permanence au bureau.”

Avec plus de 82% d’utilisateurs de portables et près de 50 000 antennes-relais sur le territoire national, il y a de quoi alimenter les craintes. D’autant plus que les associations qui préconisent un  maximum de 0,6 volts par mètre voient rouge devant les 58 volts par mètre autorisés en France….
Les conseils qu’Aurélie et Samir peuvent nous donner? « Tout d’abord, commence la jeune femme ayez conscience qu’un micro onde n’est pas inoffensif. Privilégiez les SMS, éteignez votre wifi et tenez vous le plus éloigné possible des appareils néfastes. Ne dormez jamais à moins d’un mètre de votre téléphone,  attendez que votre correspondant ait décroché pour mettre le téléphone à votre oreille et ne le rangez pas dans une poche. » Enfin, il existe des sites pour mesurer gratuitement votre taux d’exposition. Il suffit, pour amorcer la démarche, d’un courrier à votre opérateur.

Juliette Speranza