Au cours de son histoire, la Terre est passée par des épisodes douloureux : l’inversion des pôles magnétiques, des bombardements de météorites, sans parler des éruptions de super-volcans qui ont provoqué l’extinction de 95% de la vie sur la planète…

“Qui peut réellement penser que son état va empirer parce que vous laissez couler l’eau en vous lavant les dents ?” demande Pierrick, 34 ans, chargé d’études, qui considère que le mot d’ordre semble donc être : ” Polluer moins pour polluer plus longtemps “… Dans le livre , l’écologiste Hugo Verlomme dévoile des chiffres étonnants sur la pollution, expliquant que les sources que nous, humains, considérons comme polluantes, ne le seraient en réalité pas.

Paradoxe moderne, alors que nous trions nos déchets, et devons même nous acquitter de taxes spécialement dédiées au sujet, nous enfermons ces déchets triés ou recyclables dans… des sacs poubelles plastiques. La vente de sacs-poubelles non-biodégradables va très bien, merci pour elle ! Dans le monde de l’écologie bon teint, tous les plastiques ne sont pas égaux, surtout quand ils rapportent. Avec une progression des ventes de 7,5% en 2009, les entreprises de sacs-poubelles engrangent les bénéfices (376 millions de bénéfices pour la société française Sphère, en 2009 (1)). “Alors non, je ne vais pas remplir mes poubelles de cartons recyclés. Je consomme des produits dans de tous petits emballages individuels ou plastiques et je m’en fiche.” affirme fièrement Pierrick.

L’égoïsme vert

Et pendant que ces sociétés font des bénéfices, c’est à vous que l’on va demander de faire un effort. Une « écologie » pour le moins sélective…” s’insurge encore Pierrick.

Idem pour la disparition des espèces. Tout le monde regrette la disparition de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un animal en peluche mais l’éradication d’une espèce de moustiques ? Cela sauverait plus d’un million de vies de la malaria. Le directeur de l’ONG Africa Fighting Malaria souligne d’ailleurs qu’« on ne peut pas stopper une maladie transmise par les moustiques sans recourir à davantage d’insecticides ».

Peu importe, le monde semble s’orienter dans la joie vers une taxation de l’air que vous respirez (le CO2 est produit par la respiration, ne l’oublions pas). Certains, comme Yann Artus-Bertrand, lorsqu’ils prennent de belles photos de la terre vue du ciel ne le font pas d’un deltaplane mais d’un bel avion ou d’un hélicoptère : des moyens de transport qui émettent en moyenne 19 fois plus de gaz à effet de serre que le train ! Quel serait alors le bilan carbone des livres “La Terre vue du Ciel ?”

Mais voilà, ” La Terre vue du TGV ” a un côté moins vendeur. Pendant que Yann polluera tranquillement, on vous demandera de payer une taxe supplémentaire sur la voiture qui vous permet d’aller travailler. Les dauphins n’en sauront rien, comme 95% des espèces qui ont disparu de la planète sans laisser de traces au cours des derniers millénaires.

Pourtant, une chose est sûre: en ne cherchant pas de nouvelles solutions pour limiter l’impact de la pollution, notre environnement et notre planète ne risquent pas de se porter mieux ! Continuez tout de même à respirer…

Alexandre Peignot

1) Source : L’UsineNouvelle.com