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	<title>Ecotidien</title>
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	<description>Le Blog qui vous dit tout sur la consommation !</description>
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		<title>Le thon rouge, touché coulé&#160;?</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 11:03:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
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		<description><![CDATA[Après l’éléphant ou le gorille c’est peut-être au tour du thon rouge de rejoindre la liste des espèces protégées. Ce serait donc la fin annoncée de sa pêche industrielle et de son exportation, notamment vers l’Asie&#8230; Ahlam interroge deux experts du secteur.

Avec 1 000 emplois concernés et 20 % de la pêche déclarée, la France [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après l’éléphant ou le gorille c’est peut-être au tour du thon rouge de rejoindre la liste des espèces protégées. Ce serait donc la fin annoncée de sa pêche industrielle et de son exportation, notamment vers l’Asie&#8230; Ahlam interroge deux experts du secteur.</p>
<p><span id="more-1927"></span><br />
Avec 1 000 emplois concernés et 20 % de la pêche déclarée, la France est le principal pays pêcheur de thon rouge, juste devant l’Espagne et l’Italie.</p>
<p>L’Inscription de cette pêche à l&#8217;annexe 1 de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d&#8217;extinction), est une proposition qui ravit les ONG, les premières à avoir alerté les autorités et l’opinion publique.</p>
<p>En revanche sur les bords de la Méditerranée et à Sète en particulier, les patrons pêcheurs ne décolèrent pas. Leurs bateaux, pour la plupart flambant neufs, risquent de rester amarrés ou de partir à la casse.</p>
<p>Là où le débat se complique, c’est que tous les scientifiques ne parlent pas d’une même voix. Alors que certains tirent la sonnette d’alarme en invoquant 60% de diminution du stock de thon rouge, d’autres pensent que le pire est déjà dernière nous. C’est le cas d’<strong>Alain Fonteneau, chercheur à l’IRD, Institut de Recherches pour le Développement</strong>. Selon lui, le thon se reproduirait suffisamment pour continuer à être pêché et consommé.</p>
<p>Ces positions contradictoires de scientifiques offrent aux pêcheurs de nouveaux arguments pour se faire entendre. <strong>Bertrand Wendling, directeur de la Coopérative de Méditerranée</strong> compte bien les utiliser lors de la prochaine réunion de la CITES en mars prochain à Doha au Qatar.</p>
<p><strong>Ecotidien: Le thon rouge est il une espèce menacée d’extinction ?</strong></p>
<p>AF : Le thon rouge est une espèce qui vit longtemps, entre 30 et 40 ans. Tous les 10 ou 15 ans on observe une soudaine forte natalité. En 2005, c’est ce qui s’est produit. Cette natalité a coïncidé avec la mise en place de restriction de pêche. Du coup on se retrouve avec une population en âge de se reproduire. Pour sa sauvegarde, il suffirait d’appliquer scrupuleusement les recommandations 2009 de l’ICCAT( la commission responsable de la conservation du stock de thon rouge) : à savoir un total admissible de capture (TAC) fixé pour l&#8217;Union européenne à 12.406 tonnes avec des thons supérieurs à 30KG.</p>
<p>BW : Nous avons en notre possession des données scientifiques qui affirment que la situation du thon rouge n’est pas une situation d’extinction, contrairement aux dires des ONG. L’IFREMER a également rendu son évaluation du stock de thon rouge et il en ressort que la situation est en effet préoccupante. De nouvelles mesures de gestion et de restriction doivent être prises afin d’obtenir un rétablissement du stock d’ici  2013. L’ICCAT a suivi intégralement cette analyse  et a formulé en novembre 2009 des quotas de pêches plus restrictifs, moins 40% pour la saison 2010. Des efforts que nous sommes prêts à faire puisque les scientifiques nous confirment que le stock est en bonne voie.</p>
<p><strong>Ecotidien: Alors pourquoi inscrire le thon rouge à la liste des espèces menacées?</strong></p>
<p>AF : Cette proposition me parait excessive et totalement incohérente. Cette décision était tout à fait justifiée il y a deux ans, elle ne l’est plus car des mesures drastiques ont été prises et fonctionnent. D’un point vue purement scientifique, on ne peut pas dire que le thon rouge est une espèce menacée, c’est de la « surprotection ». Il n’est pas le panda des mers. L’ICCAT a mis beaucoup d’années avant de réagir et de formuler des restrictions. Depuis 2008, elle fait de grandes avancées. Aujourd’hui, il semble que la machine s’est emballée et qu’on ne puisse plus l’arrêter.</p>
<p>BW : Nous payons les échecs de Copenhague. C’est une mesure purement politique et non environnementale. Le gouvernement laisse un délai de 18 mois avant l&#8217;application de cette interdiction de commerce international. Si cette période est respectée, nous allons l’employer à fournir des données scientifiques qui prouvent bien que le thon n’est pas menacé. Nous travaillons avec un comité de scientifiques indépendants. Nous pourrons aussi nous baser sur les derniers survols aériens réalisés par l’IFREMER courant 2009 qui montrent une progression du stock de thon rouge en méditerranée. Nous espérons qu’aucune décision hâtive ne sera prise en mars prochain par la CITES à Doha (Qatar). Ainsi toutes les nouvelles données sur l’évolution du stock seront formulées et une décision sereine pourra être prise en novembre 2010 à Paris lors de la prochaine réunion de l’ICCAT.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Ecotidien: Y a-t-il une trop forte capacité de pèche? </strong></p>
<p>BW :  A l’échelle mondiale, trop de bateaux ? Oui peut-être, mais pas à Sète.<br />
Nous sommes une trentaine de thoniers-senneurs français en Méditerranée. La France c’est 1/6eme de la pêche mondiale et en Europe nous sommes le premier pays pêcheur. Nous respectons les quotas, on ne peut pas nous accuser de surexploitation de la ressource. En revanche juste à côté de nous des quotas confortables  sont accordés à des pays extracommunautaires comme la Croatie ou la Turquie qui renouvellent leur flotte de bateaux et qui ont l&#8217;autorisation de pêcher des thons à partir de 6 kilos au lieu de 30 kilos en Europe.</p>
<p>AF : Il faut réduire la flottille! Il y a trois fois trop de bateaux en méditerranée, les pays doivent s’engager à les casser. Seuls 10% des bateaux existants suffiraient pour atteindre le quota de 12 000 t /an. Il y a en effet une surcapacité de pêche.</p>
<p><strong>Ecotidien: Quelles seraient les conséquences pour la pêche française ?</strong></p>
<p>BW :  Nous aurions toujours la possibilité de pêcher le thon rouge avec les quotas imposés par l’ICCAT. La nouveauté, c’est que nous ne pourrons plus l’exporter. Notre pêche devra alimenter uniquement le marché français. C’est tout de même la mort de notre activité car 80% de notre production va à l’export, dont la grande majorité au Japon. On a une trentaine de senneurs et des centaines de bateaux côtiers qui pêchent à la palangre ou à la canne. Ce sont environ 500 marins et 1300 emplois indirects qui sont menacés sans compter la flottille en atlantique.</p>
<p>AF : Pour le scientifique, c’est une mesure excessive, mais qui ne fera pas de mal, au contraire. Pour le pêcheur, c’est un drame économique. De leur point de vue c’est normal qu’ils trouvent cela injustifié puisqu’il n’y a pas de menaces de conservation à court terme.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Ecotidien: En France, consomme-t-on du thon rouge ? </strong></p>
<p>BW : Très peu. Le marché national n’est pas intéressé par notre production de thons de plus de 30KG. Au Japon nous les vendons bien. Les poissons de grande taille sont très gras et appréciés pour les sushis et sashimis haut de gamme. Les français sont plutôt amateurs de petits poissons. Aucun développement de marché n’est envisageable d’autant plus qu’il y a une grande pression sur le consommateur. Une pression telle que c’est toute la filière du thon qui paye les frais. Les gens font un amalgame et se retrouvent à baisser leur consommation de thon en général. C’est totalement fou ! Comparons avec les champignons, si demain il y avait  un souci avec les girolles, cela reviendrait à dire que tous les champignons sont interdits de consommation. Il y a autant d’espèces de thons, que de variétés de champignons.<br />
On est dans la paranoïa.</p>
<p>AF :  Non, quasiment pas. Mais pour le consommateur il peut y avoir confusion. On trouve effectivement du thon à chair rouge sur les étals mais ce sont des poissons tropicaux.  Il existe plusieurs espèces de thons à chair rouge tels que l&#8217;albacore, l’obèse ou le patudo.</p>
<p><strong>Alham Noussair</strong></p>
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		<title>Fin de la trêve hivernale: « Dans 15 jours, je suis SDF »</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 10:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlene Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[immobilier]]></category>

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		<description><![CDATA[Les locataires &#8220;mauvais payeurs&#8221; n&#8217;ont plus que 2 semaines pour se retourner. Le 15 mars, la trêve hivernale prendra fin et ils pourront à nouveau être expulsés.

C&#8217;est une épée de Damoclès pour 500 000 ménages en situation d&#8217;impayé. Au delà, la fondation Abbé Pierre parlait l’an dernier d&#8217;1 million 800 000 personnes rencontrant des difficultés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les locataires &#8220;mauvais payeurs&#8221; n&#8217;ont plus que 2 semaines pour se retourner. Le 15 mars, la trêve hivernale prendra fin et ils pourront à nouveau être expulsés.</p>
<p><span id="more-1922"></span></p>
<p>C&#8217;est une épée de Damoclès pour 500 000 ménages en situation d&#8217;impayé. Au delà, la fondation Abbé Pierre parlait l’an dernier d&#8217;1 million 800 000 personnes rencontrant des difficultés à payer leur loyer chaque mois.</p>
<p>Jean-Michel et Agnès, couple de quinquagénaires, sont dans ce cas. Elle est contrôleuse des impôts et lui est employé de mairie en banlieue parisienne. Jean-Michel touche 1600 € net par mois et Agnès, 1900 €. Leur loyer de 1100 € pour un grand deux-pièces dans un quartier populaire de Paris serait abordable s&#8217;ils n&#8217;avaient pas plusieurs crédits en cours de remboursement: &#8220;350 pour un prêt à la consommation, 200 pour un prêt contracté il y a deux ans pour partir en vacances, et 250 pour un crédit revolving pris au moment de l&#8217;emménagement..&#8221; calcule Agnès. Pour faire face à leurs créanciers, ils n&#8217;ont pas payé un loyer, puis un deuxième, puis un troisième&#8230; &#8220;Nous sommes aujourd&#8217;hui à 5 loyers d&#8217;arriéré&#8221; confie Jean-Michel, un peu gêné. Il sait que dans trois semaines, c&#8217;est la porte.</p>
<p>Exceptionnellement, leur propriétaire, une dame de 75 ans, a accepté de répondre à quelques questions. Elle ne culpabilise pas de mettre le couple à la porte, arguant qu’elle-même a des frais: avec l&#8217;argent du loyer, elle finance les études de son petit-fils. &#8220;Je comprends la détresse de ces personnes, mais je ne peux pas les loger gracieusement. Je ne suis pas une agence immobilière et encore moins un bailleur social&#8230;&#8221;</p>
<p>En 2009, Christine Boutin avait proposé qu&#8217;il n&#8217;y ait plus d&#8217;expulsion sans relogement. Un vœux pieu qui n&#8217;a jamais été suivi d&#8217;effet. &#8220;Nous allons faire traîner l&#8217;expulsion&#8230;&#8221; projette Agnès, qui connaît un peu les procédures pour avoir été déjà deux fois sous le coup d’une expulsion. &#8220;Il faut déjà des mises en demeures, et ensuite un jugement&#8230; ça va nous amener en avril ou en mai. On avisera à ce moment là.&#8221; Au pire, elle imagine prendre un crédit revolving pour payer les loyers de retard qui se sont accumulés.</p>
<p>Sarah, locataire également, est dans une situation plus inconfortable. Etudiante à Nantes, ses parents ne participent pas du tout à ses frais. Elle a travaillé plusieurs mois dans une agence d&#8217;intérim, mais les missions se font de plus en pus rares. Elle a du en refuser certaines en périodes d&#8217;examens, et depuis, l&#8217;agence rechigne à lui en confier de nouvelles. &#8220;Mon petit studio de 13 mètres 2 coute 300 € par mois, j&#8217;ai trois mois de retard que je n&#8217;arrive pas à combler. J&#8217;ai déjà reçu mon arrêté d&#8217;expulsion mais la procédure a été stoppée en novembre. Avec la fin de la trêve hivernale, je sais que je suis dehors le 15 mars; J&#8217;irai chez une amie dans un premier temps&#8230; mais après… dans 15 jours, je suis officiellement SDF.&#8221;</p>
<p>Après, elle ne sait pas où aller. Au mois de mars, non seulement la trêve hivernale prend fin, mais les associations d’aide à l’hébergement sont pour la plupart fermées, comme les foyers d’accueil pour SDF qui sont paradoxalement moins mobilisés qu’en hiver. Dans un marché de l’immobilier de plus en plus tendu, il est difficile de trouver un logement en urgence si on ne peut pas présenter de quittances de loyer à jour. Pour ceux qui sont en grande difficulté et sur le point de se retrouver sans toit, quelques alternatives existent : l’association Droit au Logement recommande de faire des demandes d’hébergement d’urgence ou de contester les expulsions abusives.</p>
<p>Si le locataire et le propriétaire sont de bonne foi et souhaitent trouver une solution, il est possible de mettre en place un dossier de surendettement auprès de la Banque de France, qui trouvera une solution de remboursement échelonné. Enfin, depuis 2009, le numéro azur 0810 001 505 a été mis en place par la fondation Abbé Pierre : il apporte soutien et conseils aux personnes en situation de crise du logement. Ironie ou signe que la situation se banalise, un site de rencontres a même développé une rubrique « locataires expulsés » pour leur permettre de se mettre en couple et de se soutenir dans cette épreuve !</p>
<p><strong>Marlène Schiappa</strong></p>
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		<title>Chacun cherche son personal shopper</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 05:53:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Iris Hartl</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[shopping]]></category>

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		<description><![CDATA[Jouer à Pretty Woman avec une personne qui applaudit ou fait la moue à chaque fois que vous sortez de la cabine d&#8217;essayage, c&#8217;est possible grâce à la mode du &#8220;personal shopper&#8221;&#8230; Iris vous dit ce que vous pouvez en attendre, et à quel prix.
Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu parler du phénomène du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jouer à Pretty Woman avec une personne qui applaudit ou fait la moue à chaque fois que vous sortez de la cabine d&#8217;essayage, c&#8217;est possible grâce à la mode du &#8220;personal shopper&#8221;&#8230; Iris vous dit ce que vous pouvez en attendre, et à quel prix.</p>
<p><span id="more-1915"></span>Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu parler du phénomène du personal shopper dans les médias. Il s’agit d’une personne qui vous aide à vous relooker ou qui fait votre shopping à votre place. Dans ces reportages, le personal shopping a été présenté soit comme un service réservé aux fortunés, soit un service gratuit, mais pas très personnel, disponible dans les grands magasins. Mais il y a des personal shoppers qui proposent un service très personnalisé et toutefois accessible à tout le monde. Iris en a dénichés quelques-uns pour vous.</p>
<p>Depuis qu’elle est toute petite, Valérie Gonzalez adore la mode. Ses copines la chargeaient toujours de leur trouver de beaux vêtements, mais à l’époque elle ne savait pas encore qu’elle allait en faire son métier un jour. A 16 ans, elle commence à travailler dans une boutique à Strasbourg, et cinq ans plus tard elle s’installe dans la capitale où elle travaillera avec plusieurs designers, soit en tant que directrice de boutique soit en showroom.</p>
<p>Le déclic pour devenir personal shopper, elle l’a eu il y a 8 mois. L’idée est née de sa grande passion pour le shopping, pas pour elle-même, mais pour les autres. Au début, Valérie Gonzales ne savait même pas que c’était une vraie profession. « Quand je me suis lancée, je me disais juste que ça pourrait marcher. Ce n’est qu’après coup que j’ai appris que le concept du personal shopping existait déjà aux Etats-Unis », affirme-t-elle.</p>
<p>Sur son site Internet, elle propose différents formules comme le &#8220;shopping personnalisé&#8221;, des conseils en style ou le &#8220;shopping cadeau&#8221;. Chaque service coûte 60 euros de l’heure. « Mes clients ont en moyenne 45 ans et plus. Ce sont souvent des hommes qui n’aiment pas faire les magasins ou qui n’ont pas le temps. J’aime bien travailler avec eux, parce qu’ils sont tellement perdus que c’est presque mignon », s’amuse-t-elle.</p>
<p>Dominique Granger, 43 ans, est l’un de ces hommes qui ont fait appel à Valérie Gonzalez. Pour ce gérant d’entreprise la période des fêtes à été particulièrement chargée de travail. Il ne restait donc pas beaucoup de temps pour aller acheter des cadeaux de Noël. Puis un soir, il a entendu parler du phénomène du personal shopping à la télé et a tout de suite entamé une recherche sur Internet. C’est comme ça qu’il est tombé sur le site de Valérie Gonzalez.</p>
<p>« Je l’ai appelée, je lui ai expliqué ma situation et ensemble, nous avons développé des idées. Et après, elle a acheté une quinzaine de cadeaux pour moi », raconte-t-il en ajoutant : « Je sais que c’est une grande responsabilité qu’on confie à quelqu’un qu’on ne connaît même pas, mais j’ai vu qu’elle avait de l’expérience. Alors, je lui ai fait confiance, et je sais déjà que ce ne sont pas les derniers cadeaux qu’elle a achetés pour moi. »</p>
<p>La personal shopper Lilye a, quant à elle, souvent affaire à des clients plus extravagants. En deux années de carrière, elle en a eu des demandes particulières : organiser des shows privés, réserver des boutiques, dénicher une bonne cave à cigares ou trouver un parfum sur mesure. Quoi qu’il arrive, Lilye a dû s’adapter à la situation. « Une fois, j’ai dû trouver des habits pour le chien d’une dame qui a l’habitude d’habiller son animal de la même façon qu’elle », dit-elle en souriant.</p>
<p>Graphiste de formation, Lilye a longtemps travaillé dans une boutique multimarque avant de se convertir au personal shopping. Elle a ressenti que les clients avaient « besoin d’être chouchoutés ». C’est ça ce qui l’a motivée à se lancer. « Quand j’ai commencé, je conseillais surtout des gens aisés. C’était notamment des touristes américains pour lesquels ce genre de service était déjà quelque chose de très normal. Pour eux, c’est comme d’aller chez le boulanger, alors que les Français se demandent encore à quoi ça sert », explique-t-elle.</p>
<p>Mais les choses ont un peu évolué depuis. De plus en plus de Français font appel à elle, et pas seulement les nantis. « Chez les hommes, c’est parfois après une promotion qu’ils ont besoin d’un conseil pour trouver le style vestimentaire adapté à leur nouvelle position. Ça peut aussi être quelqu’un  en quête d’identité après avoir perdu son travail ou bien une femme qui cherche à se redéfinir suite à une rupture amoureuse », précise Lilye. Elle propose ainsi des services très souples en fonction du besoin et du budget de ses clients. Il y a par exemple la formule &#8220;analyse garde robe&#8221; à domicile pour 60 euros, ou deux heures de &#8220;diagnostique look&#8221; à 50 euros. Sinon Lilye vous fait un devis selon vos attentes.</p>
<p>Valérie Gonzalez et Lilye assurent toutes les deux que pour trouver son style, il n’est pas nécessaire d’avoir un gros portefeuille. Tout est une simple question de gout. « Même avec un petit budget on peut avoir un bon look, affirme Lilye. Maintenant on mixe un max de tout. Cher ou pas cher, il faut juste savoir combiner les choses. » Les deux sont par ailleurs convaincues que le service de personal shopping va encore se développer, parce que les gens veulent acheter de façon moins impulsifs et surtout trouver des choses adaptées et de qualité.</p>
<p>C’est aussi l’opinion de Marion Picard qui s’est lancée dans le personal shopping pour bébés il y a quelques mois. Ancienne employée dans un service de recrutement, elle a toujours voulu créer sa propre entreprise. Après avoir vécu deux grossesses, elle s’est dit qu’il fallait aider les futurs parents débordés ou perdus à acheter les choses indispensables pour l’arrivée du bébé, tout en évitant les achats inutiles. Et la voici devenue personal shopper pour bébés !</p>
<p>Quant à ses prestations, Marion explique que son idée initiale était de dépanner des parents qui ont besoin d’un coup de main. « Donc, j’ai essayé de faire des prix qui sont quasiment accessibles à tous », dit-elle. Parmi ses formules on trouve la &#8220;shopping list&#8221; à 59 euros ou le &#8220;shopping tour&#8221; à 39 euros de l’heure. Selon Clémence, une jeune maman qui exerce le métier d’écrivain public et attend son deuxième enfant, le service de Marion vaut tout à fait le coup : « On a tellement tendance à acheter trop de trucs, soit en double soit de mauvaise qualité, qu’au final, je dirais que ça ne revient pas trop cher, argumente-t-elle. Mais c’est vrai qu’il faut l’avoir pratiqué pour comprendre les erreurs qu’on peut faire au début, parce que les vendeurs te poussent à acheter plein de choses qu’on n’utilise pas dans la pratique. »</p>
<p>Si vous êtes, vous aussi, grand amateur d’achats inutiles avec une armoire pleine à craquer, mais sans jamais savoir quoi mettre, le service du personal shopping peut être la bonne solution. Car contrairement à votre chéri(e) ou une bonne copine, un personal shopper examinera votre style avec un œil d’expert et pourra vous inciter à faire preuve d’audace.</p>
<p><strong>Iris Hartl</strong></p>
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		<title>Nounou, vraiment bien payée?</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 05:47:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadia Moulai</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>

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		<description><![CDATA[Elles ont la réputation de gagner des salaires très confortables en restant chez elles. Mais la réalité est beaucoup plus compliquée&#8230; Combien gagne une nounou ? Nadia épluche les comptes de l&#8217;une d&#8217;elles.
Nul besoin d’avoir fait de longues études pour bien gagner sa vie. Claudine, 56 ans, gagne autour de 2400 euros net par mois, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elles ont la réputation de gagner des salaires très confortables en restant chez elles. Mais la réalité est beaucoup plus compliquée&#8230; Combien gagne une nounou ? Nadia épluche les comptes de l&#8217;une d&#8217;elles.<br />
<span id="more-1893"></span>Nul besoin d’avoir fait de longues études pour bien gagner sa vie. Claudine, 56 ans, gagne autour de 2400 euros net par mois, autant voire plus que le salaire d’un enseignant. Claudine est assistante maternelle agréée. Chaque jour, trois enfants dont un bébé, viennent animer son domicile situé en proche banlieue parisienne. Payée entre 800 et 850 euros pour chaque petit, Claudine en a la responsabilité de 9h30 à 18h30, cinq jour par semaine. «Quand les enfants sont malades, cela peut baisser à 700 euros.» Une nuance sur laquelle elle insiste. Comme si elle devait presque s’excuser de bien gagner sa vie&#8230; Pourtant, avoir la charge même temporaire d’enfants est un travail à part entière. D’ailleurs, une fois les bambins récupérés par les parents, Claudine doit anticiper tous leurs besoins. Draps, jouets, matelas, biberons, l’ensemble des frais engrangés par son activité sont à sa charge. Et les montants varient d’un mois à l’autre, de 0 euros à 50 euros voire plus. «J’ai acheté des jouets récemment soldés à 50%. Pour les biberons, souvent je les achète par lots. C’est moins cher»¸ précise t-elle.</p>
<p>Autre poste budgétaire, les frais d’entretien quotidien type électricité, eau, nourriture. «Nous nous mettons d’accord avec les parents au moment de signer le contrat. Je reçois 6 euros par jour et par enfant. Chez d’autres nounous, ils peuvent monter à  12 euros…» 6 euros, donc, pour la dédommager de l&#8217;électricité et de l&#8217;eau courante qu&#8217;elle va utiliser dans la journée pour un enfant.<br />
Si elle peut garder ces trois enfants, c’est que son appartement le lui permet. Car en matière d’accueil, les conditions d’obtention de l’agrément sont drastiques. Certificat médical, copie du livret de famille, casier judiciaire ainsi que celui des occupants du domicile, évaluation du logement. Rien  n’est laissé au hasard. La sécurité des enfants, avant tout. Claudine, mère de deux garçons et d’une fille, remplissait bien les conditions.</p>
<p>«J’avais des jumeaux et une fille mais aujourd’hui, ils sont installés.» Alors, elle s’est dit que c’était le moment pour elle de demander un agrément auprès du conseil général de son département. Une fois, les conditions d’hébergement des enfants et son dossier validés, un agrément lui a été délivré. «Mon mari est moi disposons d’un F4 avec une superficie de 95 m2 ce qui me permet d’accueillir trois enfants.» Du coup, ils sont reçus dans des conditions optimales, une chance pour les parents. «J’ai transformé une chambre en salle de jeux et l’après-midi, je peux facilement les faire dormir chacun dans une chambre.» Une crèche à domicile, en somme.</p>
<p>Si Claudine et son mari ont la chance d’occuper un tel espace, c’est qu’ils sont logés en HLM. Pour 420 euros pas mois de loyer,  le couple peut profiter d’un appartement à quelques encablures du métro. Son époux, à la retraite, touche 1500 euros par mois. Le couple s’en sort plutôt bien mais ne cède pas vraiment aux folies. Propriétaire d’une voiture achetée comptant, Claudine avoue en limiter l’usage. « On s’en sert pour les vacances.» Et d’ajouter, «je refuse d’emmener les enfants…par prudence.» Côté carburant, le portefeuille ne souffre pas. «Je fais un plein pour 50 euros et  cela nous tient plus d’un mois.»  Son mari, plutôt stratège veille à revendre son véhicule assez régulièrement, histoire de «ne pas trop perdre d’argent.»</p>
<p>Comme 96% des Français*, Claudine a un téléphone mobile. «L’abonnement ne me coûte pas cher, 25 euros par mois.» Le couple a aussi des loisirs mais là aussi, la mesure et les astuces priment. «Samedi, je vais voir une comédie musicale avec mon mari.» 60 euros la place. Un  plaisir nouveau pour elle.  «Avant, je ne sortais pas beaucoup. Mon temps allait surtout à mes enfants…»  Pour autant, le couple n’a pas prévu de budget mensuel. C’est un peu en fonction des possibilités. «Il y a des mois où l’on ne fait rien. La prochaine sortie se sera en avril pour voir le Roi Lyon.» Pourquoi aussi loin? Pour l’instant, la place est à 100 euros. Côté vacances, le couple a prévu un séjour à la neige. Un voyage programmé depuis l’été. «On a mis des sous de côté depuis plusieurs mois.»  Coût de la semaine à la montagne? 600 euros avec transports. Je ne skie pas, ce sera des ballades. Pas de forfaits ou d’équipement  à payer, donc. L’été, les économies aussi sont de mise. «On descend dans le sud voir la famille et mon frère nous prête sa caravane. On s’en sort pour environ 800 euros pour quatre semaines.» Difficile de faire mieux.</p>
<p>Une nécessité pour Claudine qui gagne pourtant correctement sa vie. D’autant qu’elle prépare sa retraite. Les nounous font une déclaration fiscale spécifique. «Nous avons un dégrèvement sur nos revenus. En gros, ma retraite sera calculée sur une moitié de salaire.» Résultat, elle est contrainte d’épargner une somme plutôt élevée. «Je mets environ 800 euros de côté…les bons mois avant d’ajouter, on n’est bien payé mais il y a une contrepartie…»</p>
<p>*Source : Autorités de régulation des Télécoms</p>
<p><strong>Nadia Moulaï</strong></p>
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		<title>Skier quand on est handicapé: c&#8217;est possible&#160;!</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 05:44:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juliette Speranza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture / Loisirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Non, les sports d&#8217;hiver de sont pas réservés aux personnes valides. Juliette a découvert la lugicap, qui permet de faire de la luge; et les systèmes de ski destinés aux personnes en fauteuil. Enquête.

Alors que l&#8217;accessibilité des locaux neufs aux personnes handicapées fait débat, et que l&#8217;État et l&#8217;Agefiph viennent de signer une convention pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Non, les sports d&#8217;hiver de sont pas réservés aux personnes valides. Juliette a découvert la lugicap, qui permet de faire de la luge; et les systèmes de ski destinés aux personnes en fauteuil. Enquête.</p>
<p><span id="more-1896"></span><br />
Alors que l&#8217;accessibilité des locaux neufs aux personnes handicapées fait débat, et que l&#8217;État et l&#8217;Agefiph viennent de signer une convention pour l&#8217;insertion et le maintien dans l&#8217;emploi des personnes handicapées, de nouveaux aménagements pour les personnes à mobilité réduite  voient le jour. Frédéric Martin, dessinateur-concepteur dans une société de tôlerie, est tétraplégique depuis l&#8217;âge de 17 ans. Il a inventé la « Lugicap », appareil permettant de déplacer une personne en fauteuil sur la neige.</p>
<p>C&#8217;est au cours d&#8217;une journée au ski, offerte par des amis, que Frédéric Martin expérimente les difficultés que rencontrent les personnes en fauteuil roulant sur les surfaces enneigées. En effet, arrivés à la station, ses amis ont du porter son fauteuil, qui ne pouvait en aucun cas rouler. Si le ski de descente propose déjà des alternatives pour les personnes à mobilité réduite, l&#8217;accessibilité en station de ski laisse à désirer. Aller au restaurant, au cinéma, se balader, autant d&#8217;activités pour lesquelles la neige constitue un obstacle « c&#8217;est vraiment l&#8217;accessibilité qui posait problème », souligne Arnaud Martin, le frère de Frédéric.</p>
<p>Ce défaut d&#8217;accessibilité éveille en Frédéric une âme d&#8217;inventeur insoupçonnée. Il imagine alors le concept de la « Lugicap ». Système permettant de fixer deux skis sous un fauteuil roulant, la « Lugicap » offre la possibilité à toutes les personnes, adultes comme enfants, se déplaçant en fauteuil mécanique, de se déplacer en milieu enneigé. L&#8217;appareil a pour avantage de ne nécessiter aucun  transfert, la personne restant dans son fauteuil pendant et après la brève installation. Une tierce personne manœuvre ensuite l&#8217;appareil.</p>
<p>Dessinée par les soins de son inventeur, la Lugicap sera conçue par l&#8217;entreprise de tôlerie fine de précision qui l&#8217;emploie, « Plimétal ». En 2006, l&#8217;invention est récompensée au concours  des inventeurs « Lépine ».</p>
<p>Au cours de leurs essais, l&#8217;idée vient aux deux frères et à un de leurs amis de traverser le massif transjurassien en autonomie totale. Ce projet constitue un véritable défi pour le trio: le « raid lugicap », soit 80 kilomètres à travers la montagne, six nuits de campement par -15° avec un handicapé, constituerait pour beaucoup d&#8217;autres une folie.</p>
<p>En 2006, Frédéric Martin, son frère Arnaud et leur ami Frank partent de Lamoura avec une pulka de ravitaillement (avec le matériel) que tirera un des équipiers valides, et la Lugicap que poussera (ou tirera) l&#8217;autre équipier. Du camping « sauvage » par grand froid, des journées qui commencent à 6h30, 3 à 4 heures de préparation matinale, et l&#8217;eau de la neige à faire bouillir le soir&#8230; Le raid a constitué pour le trio une épreuve physique et mentale d&#8217;exception. Mais à l&#8217;arrivée à Mouthe sept jours plus tard, les trois acolytes ont pris conscience de l&#8217;exploit qu&#8217;ils avaient réalisé.</p>
<p>Pour Frédéric Martin, il s&#8217;agissait d&#8217;un véritable « défi à l&#8217;immobilité ». En effet, si le raid a permis de médiatiser et de tester son invention, il a aussi contribué à changer la vision du handicap des personnes valides et&#8230;des handicapés eux-mêmes. Cette expérience a prouvé que l&#8217;on peut vivre  pleinement malgré le handicap, surtout avec d&#8217;aussi astucieuses inventions que celle de Frédéric Martin.</p>
<p>En Octobre 2009, le jeune homme crée la « Lugiglace », un concept similaire à la Lugicap, permettant de se déplacer en fauteuil sur la glace. Une patinoire des plus modernes, « Valigloo » à Valencienne, s&#8217;est déjà équipée en Lugiglace, et la commercialisation en cours a suscité l&#8217;enthousiasme de plusieurs patinoires bourguignonnes</p>
<p><strong>Juliette Speranza</strong></p>
<p>http://raid.lugicap.over-blog.com/article-27745256-6.html#comment48730690</p>
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		<title>Anti-Saint-Valentin: amoureux vs. radins</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 05:41:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Iris Hartl</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[cadeaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Iris s’intéresse à ces célibataires et à ces couples qui boycottent la Saint Valentin : philosophie de la décroissance ou radinerie mal assumée ?
Faites-vous partie des personnes qui ressentent une certaine appréhension en voyant la date du 14 février approcher ? Le jour J jusqu’auquel tout le monde doit absolument être casé, amoureux ou au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Iris s’intéresse à ces célibataires et à ces couples qui boycottent la Saint Valentin : philosophie de la décroissance ou radinerie mal assumée ?</p>
<p><span id="more-1882"></span>Faites-vous partie des personnes qui ressentent une certaine appréhension en voyant la date du 14 février approcher ? Le jour J jusqu’auquel tout le monde doit absolument être casé, amoureux ou au moins avoir un rendez-vous. Sinon, c’est la loose. Car on n’a pas envie d’avouer qu’on n’a pas reçu ni de déclaration d’amour ni de cadeau, qu’on a embrassé personne et qu’on n’a rien fait de spécial. Préparez-vous donc à cette fameuse journée de la Saint-Valentin pendant laquelle vous devez être plein d’amour, de passion et surtout en humeur joyeuse.<br />
Si vous n’y arrivez vraiment pas, il vous reste trois options pour éviter l’embarras : inventer une belle histoire romantique, jouer le jeu contre votre gré ou bien vous la jouer cool en manifestant votre profonde méprise à l’égard de ce genre de fêtes commerciales. Alors que les deux premières possibilités vous demandent beaucoup d’imagination et ne sont pas très honnêtes, la troisième est facile et correspond peut-être même à ce que vous pensez au fond de votre cœur.</p>
<p>Beaucoup d’entre nous doivent en effet détester la Saint-Valentin, mais n’osent pas l’admettre. Soit pour ne pas vexer son partenaire, soit par crainte d’apparaître comme un être insensible, aigri et malheureux. Mais cela nous l’oblige-t-il de faire semblant ? Aujourd’hui les Anti- Saint-Valentin disent « non » et dénoncent le caractère contraignant de cette fête. Selon eux, son seul but consiste à faire marcher le commerce. Pour ce faire, chacun doit se transformer en romantique sur commande le 14 février qu’il le veuille ou non.</p>
<p>La Belge Anaïs Valente fait partie du club des Anti-Saint-Valentin et a contribué à un livre du même nom. Dans celui-ci, l’autonommée célibattante explique la raison pour laquelle les commerçants exposent tous les ans des petits cœurs dans leur vitrines. « Pourquoi ?  Simplement pour avertir les passants, les lecteurs, les clients, au cas où, par un hasard sidérant, ils l’auraient oublié, que le 14 février approche…  Qu’il va falloir fêter ça, à grands coups de parfums, de roses, de bijoux et de déclarations enflammées, ironise-t-elle. Faut bien faire marcher le commerce. Le français lambda ayant dilapidé son épargne en cadeaux sous le sapin, il est de bon ton de lui rappeler qu’il devra faire pleurer sa carte bancaire pour la Saint-Valentin. »</p>
<p>A la question pourquoi elle avait une si grande aversion contre la Saint-Valentin, Anaïs affirme ne pas être contre la fête de l‘amour en soi, mais elle trouve juste qu’on en fait trop.  « On en fait un tel foin, c’est devenu un tel commerce que ça devient insupportable, d’autant plus quand on est célibataire », dit-elle. Un souvenir du 14 février l’a notamment énervée : « Une fois on avait décidé d’aller dîner entre collègues, on était quatre femmes, et directement la serveuse pensait qu’on était en couple ! Apparemment, on n’a pas le droit d’aller au restaurant au moment de la Saint-Valentin sans être en couple. C’est vraiment soulant. »</p>
<p>Pas du tout soulant et plutôt rentable est la Saint-Valentin aux yeux de Karin Warin, créatrice du site Pense-a-elle.com. Elle propose à ses internautes hommes en mal d&#8217;idées un générateur de cadeaux, ainsi que des wishlists à remplir par les femmes afin de trouver le cadeau idéal pour l’occasion. Sa gamme va des coffrets soin aux jeux coquins jusqu’aux cadeaux premier rendez-vous. L’entrepreneuse avoue que « oui, c’est une fête commerciale, en ajoutant « mais en même temps ça permet le recentrage sur le couple. C’est l’occasion pour se dire : allez, ça fait longtemps qu’on n’a pas passé des moments romantiques ensemble, c’est la soirée des amoureux, on fait quelque chose. C’est quand même sympa. Et puis, ce n’est pas obligé d’acheter quelque chose qui coûte cher, ça peut aller d&#8217;un beau bijou à un carnet, un sac, un livre de recettes pour invités&#8230; »</p>
<p>Voilà, à vous de jouer maintenant. Célibataires, ne vous mettez surtout pas la pression. Et vous, les  non-célibataires, soit vous assumez votre Anti-Saint-Valentin-attitude au risque d’avoir des problèmes de couple, soit vous faites comme tous les ans et vous achetez un joli truc en forme de cœur pour ne pas briser celui de votre partenaire. Après tout, même si Marlène, 27 ans, rappelle que &#8220;les diamants sont les meilleurs amis des femmes&#8221;, on trouvera toujours quelqu&#8217;un pour dire que c’est le geste qui compte.<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Iris Hartl</strong></p>
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		<title>Faut-il vraiment arrêter de manger du thon&#160;?</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2010/02/faut-il-vraiment-arreter-de-manger-du-thon/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 10:57:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Iris Hartl</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>

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		<description><![CDATA[Apprécié dans le monde entier, le thon rouge est aujourd’hui menacé de disparaître. En attendant les mesures politiques, certains restaurateurs et consommateurs ont d’ores et déjà changé leurs habitudes pour sauver le poisson.    Et vous ?
En 50 ans, la population de thon rouge a diminué de 75 %, dont 61 % au cours des dix [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Apprécié dans le monde entier, le thon rouge est aujourd’hui menacé de disparaître. En attendant les mesures politiques, certains restaurateurs et consommateurs ont d’ores et déjà changé leurs habitudes pour sauver le poisson.    Et vous ?<br />
<span id="more-1901"></span>En 50 ans, la population de thon rouge a diminué de 75 %, dont 61 % au cours des dix dernières années. Selon l’organisation WWF, les individus en âge de se reproduire auront complètement disparu dans les trois ans à venir si l’on ne réagit pas immédiatement. Les autorités politiques sont conscientes de la menace, mais elles rechignent pour l’heure à édicter des mesures drastiques indispensables pour espérer inverser la tendance.<br />
La France, premier pays pêcheur en Europe avec 20 % des captures déclarées, a beaucoup tergiversé ces derniers mois quant à la politique à adopter. Une politique environnementale difficilement conciliable avec les revendications des pêcheurs, qui refusent de faire les frais de l’instauration de nouveaux quotas de pêche.</p>
<p>Quelques progrès doivent toutefois être soulignés : le 3 février, la France s’est prononcée en faveur de l’interdiction de la pêche du thon rouge, sous réserve du respect d’un délai de mise en œuvre de 18 mois. Concrètement, cela signifie que rien ne sera fait avant la fin de 2011. Par ailleurs, la Commission Environnement du Parlement Européen a voté à plus de 90% des voix l’inscription du thon rouge sur l’Annexe I de la convention onusienne CITES qui regroupe les espèces menacées d&#8217;extinction et dont le commerce international est interdit. Cette position devrait être défendue le 13 mars prochain, à l’occasion de la prochaine réunion du CITES au Qatar. Parmi les autres espèces menacées, le thon rouge sera un sujet de première priorité.</p>
<p>Entre-temps les citoyens se mobilisent de leur coté pour contribuer à sa préservation. Morgan Chauffour et David Bousilka, propriétaires des restaurants japonais Sushi Bâ, ont ainsi pris le risque de ne plus proposer du thon rouge à leurs clients. « On l’a fait par conviction, affirme Chauffour. Mon associé et moi, nous sommes provençaux, ce qui fait qu’on avait déjà la fibre un peu écologique. Depuis 2007, on avait conscience du problème et on a commencé à réfléchir sur ce qu’on pouvait faire. A un moment donné il fallait prendre l’initiative. C’est pour ça que depuis le 1 janvier, on ne vend plus de thon rouge du tout.  Alors qu’avant, on achetait une tonne de thon par mois. »</p>
<p>Cette quantité correspondait à 25% de leur chiffre d’affaires. L’enjeu était donc de taille. Ils craignaient devoir payer le prix de leur conviction, mais en élargissant leur gamme de produits chauds, ils ont jusqu’à présent pu garder leur chiffre d’affaire stable. Ils reçoivent en outre de nombreux mails de soutien. « Pour l’instant, nous n’avons eu que des retours positifs. On a même gagné de nouveaux clients grâce à cette initiative. En définitive, je pense que nous avons fait le bon choix », résume le restaurateur.</p>
<p>Mélanie, 23 ans, étudiante et grande fan de sushi au thon, trouve ce genre d’actions « exagéré ». Selon elle, ce n’est pas aux consommateurs de prendre l’initiative, mais aux politiques. « Franchement, qu’est-ce que ça change si je ne mange plus de thon rouge ? Ca ne sert à rien de culpabiliser à chaque fois qu’on mange du thon. C’est aux responsables politiques de revenir sur les quotas de pêche. Mais au lieu de ça, on met la pression sur les consommateurs. C’est du n’importe quoi ! », s’agace-t-elle.</p>
<p>Thierry, 26 ans et avocat, ne partage pas du tout cet avis. « Moi, je pense que chacun doit faire un peu attention de son coté, au risque de voir l’espèce totalement disparaitre. Et si on montre aux politiques que c’est un sujet important pour nous, ça va peut-être les inciter à prendre les mesures qu’il faut » espère-t-il.<br />
La décision de la CITES fin mars sera sans doute cruciale. Mais même si le négoce de thon rouge est prohibé, il faut prendre en compte la possibilité d’un effet pervers : la pêche illégale. C’est là que la mobilisation des citoyens pourra en effet aider à changer la donne.</p>
<p><strong>Iris Hartl</strong></p>
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		<title>Le samedi, c&#8217;est laverie</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Feb 2010 13:51:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlene Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>

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		<description><![CDATA[4% des ménages français n’ont pas de lave-linge. Comment s’organise la vie autour de la contrainte « samedi = laverie » ? Est-ce vraiment plus économique ? Qu&#8217;est-ce qui les empêche de s&#8217;équiper ? Ecotidien vous dit tout.
Sylvain a 36 ans et il est développeur informatique. Ce jeune père divorcé gère un budget pour le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>4% des ménages français n’ont pas de lave-linge. Comment s’organise la vie autour de la contrainte « samedi = laverie » ? Est-ce vraiment plus économique ? Qu&#8217;est-ce qui les empêche de s&#8217;équiper ? Ecotidien vous dit tout.</p>
<p><span id="more-1890"></span>Sylvain a 36 ans et il est développeur informatique. Ce jeune père divorcé gère un budget pour le moins serré: sur 2000 € net de salaire, il consacre environ 400 € à l&#8217;éducation de ses deux filles (frais de cantine, baskets, habillements, matériel scolaire, sorties&#8230;) Il loue un 3 pièces en périphérie de Lyon pour 1000 € par mois charges comprises, et rembourse 200 € de crédit contracté au moment de son emménagement. Une fois payés les frais de transport, les repas, les factures, l&#8217;assurance&#8230; il ne lui reste plus rien. &#8221; J&#8217;ai naturellement laissé l&#8217;électroménager à mon ex-femme, parce qu&#8217;elle devait avoir la garde des enfants. Finalement, j&#8217;ai obtenu une garde partagée pour ma plus grande joie. J&#8217;ai du parer au plus pressé et acheter un micro-ondes, des plaques de cuisson, un frigo&#8230; que je n&#8217;ai même pas fini de payer. Alors le lave-linge, c&#8217;est un luxe.&#8221;</p>
<p>Chaque samedi, Sylvain se rend donc à la laverie. Son rituel, des dizaines de milliers de personnes le connaissent: 4% des ménages français ne disposeraient pas d&#8217;un lave-linge à domicile. Sylvain remplit un sac de voyage avec le linge sale et emmène son propre paquet de lessive: &#8220;Sur place, dans la laverie que je fréquente, la dose de lessive est à 3 € par machine, et elle est en poudre bas de gamme. J&#8217;emmène mes doses de lessive, le paquet me coute 2 € et dure au moins 15 machines !&#8221; se réjouit le jeune papa, qui a appris sur le tard à gérer son linge. &#8220;Avec deux filles de 5 et 7 ans, je ne peux pas me permettre d&#8217;être négligé. Elles ont besoin de draps, de vêtements propres&#8230;&#8221; souligne-t-il. Depuis 1961 et l&#8217;ouverture du premier &#8220;lavomatique&#8221; en Normandie, le nombre de laveries n&#8217;a cessé de croître.</p>
<p>Anissa est une de ces habituées de la laverie: 20 ans, étudiante à l&#8217;Université de Nanterre, elle est entièrement indépendante. « Je travaille à mi-temps en plus de mes études de droit, je tiens à tout payer moi-même. J&#8217;ai ma fierté, je n&#8217;irai pas demander d&#8217;argent à mes parents ». De missions d&#8217;intérim aux soirées de baby-sitting, d&#8217;inventaires en magasins aux remplacements dans la restauration, elle touche entre 400 et 700 € par mois. Plus une petite allocation logement. Loin d&#8217;être suffisant pour vivre confortablement une fois le loyer de sa chambre de bonne (600 €) payé !</p>
<p>Pour réduire les frais de laverie, Anissa lave l&#8217;essentiel de ses vêtements à la main, dans son évier. &#8220;Je vais au lavomatic une fois tous les quinze jours en moyenne. Le samedi soir en général, car le samedi après-midi je travaille.&#8221; Même là-bas, pas de folie: Le tour de sèche-linge à 5 €, qu&#8217;il faut parfois renouveler, c&#8217;est inenvisageable: &#8220;J&#8217;étends le linge chez moi au retour; mais ce n&#8217;est pas génial parce que du coup je fais le trajet avec un sac rempli de linge mouillé.&#8221; Pour une machine classique, il faut donc compter un budget de presque 10 €, avec des variations du simple au double selon les régions. A ce tarif-là, et même en incluant les frais d&#8217;eau et d&#8217;électricité, un lave-linge serait rentabilisé en quelques mois.</p>
<p>Mais pour Anissa, un autre problème se pose: la place. &#8220;Même si j&#8217;avais là tout de suite 200 € devant moi, je n&#8217;aurais pas la place !&#8221; En effet, le canapé-lit, la cabine de douche et la kitchenette empêchent déjà de circuler dans son 11 m2. Avec le sourire, Anissa lance: &#8220;Et encore, heureusement que les toilettes sont sur le palier !&#8221; Sylvain, lui, commence à se renseigner: il est lassé des trop fréquentes pannes de machines et des week-ends perdus. &#8220;La machine premier prix est à 179 €, mais je devrais y ajouter un sèche linge à 150 € environ.&#8221;</p>
<p>Pourtant, pour acquérir un lave-linge, vous n&#8217;êtes pas obligé de passer par les circuits traditionnels: sur les sites de vente aux enchères, vous trouvez de bonnes affaires à partir de 70 €, à condition d&#8217;avoir la garantie et la facture du lave-linge, et de négocier une livraison &#8211; ce qui n&#8217;est pas gagné. Les magasins de deuxième main du type solderies, Emmaüs, Cash Converters, proposent eux aussi des lave-linge d&#8217;occasion. Même conditions que sur le web: rester très vigilant sur la provenance et la qualité, au risque de vous retrouver avec une machine défectueuse. Si on refuse de vous donner une garantie, refusez d&#8217;acheter. Jusqu&#8217;à l&#8217;an dernier, les salariés dont l&#8217;employeur adhérait à la SERAP pouvaient acheter de l&#8217;électroménager à -30% en moyenne. Mais les magasins ont fermé un à un, et l&#8217;entreprise est à ce jour en liquidation judiciaire. Il ne reste que quelques CE pour pallier ce manque en proposant à leurs salariés d&#8217;acheter directement des bons d&#8217;achats moins chers: posez la question à vos délégués du personnel. Non salarié, le système des achats groupés peut être votre salut : si vous tapez « achats groupés » sur un moteur de recherches, il ne vous restera plus qu’à choisir votre région ou votre club.</p>
<p>Mais la volonté d&#8217;avoir son propre lave-linge serait &#8220;une mode européenne&#8221; d&#8217;après certains observateurs. Aux Etats-Unis, bien des citadins se contentent du système « laverie ». « Presque un art de vivre » d’après un couple de New-Yorkais. La majorité des immeubles de grandes villes en sont équipés au sous-sol et c&#8217;est un même lieu de convivialité. En France, on en est loin. « La laverie bonne ambiance avec une bande de potes, c&#8217;est vraiment un mythe ! » confirme Sylvain qui n’a jamais fait de rencontre sur place. « Les gens sont pressés, certains ne restent même pas pendant que le linge se lave; on se dit à peine bonjour&#8230; » Mais pour Sylvain, bobio dans l&#8217;âme, le gros bémol reste le manque de considération écologique: « Impossibilité de choisir un programme court sur les machines 6kg, ou d’opter pour une lessive verte. » Les machines souvent anciennes ne se soucient pas non plus du niveau de consommation. Il promet qu’au moment de l’achat, il sera très vigilant sur ces points. Anissa, elle, n’en est pas encore là : « Franchement, quand je pourrais choisir ma propre machine à laver… c’est que ça ira bien pour moi » conclut-elle, rêveuse.</p>
<p><strong>Marlène Schiappa</strong></p>
<p><a href="http://www.retaworks.com/random_walk/random_images/France/Paris/DailyLife/Laverie/laverie.jpg">Crédit photo</a></p>
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		<title>Vidéos, BD, blogs: votre CV est-il périmé&#160;?</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 08:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlene Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis quelques mois, les responsables de recrutement reçoivent des CV vidéos, des CV-BD, des CV-blogs, des mails, des chansons, des campagnes de communication&#8230; le traditionnel CV accompagné de sa lettre de motivation est-il obsolète ?
Nicolas Catard est un des premiers à avoir opté pour une vidéo. Sa chanson &#8220;Je suis un excellent chef de projet&#8221;, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques mois, les responsables de recrutement reçoivent des CV vidéos, des CV-BD, des CV-blogs, des mails, des chansons, des campagnes de communication&#8230; le traditionnel CV accompagné de sa lettre de motivation est-il obsolète ?</p>
<p><span id="more-1885"></span>Nicolas Catard est un des premiers à avoir opté pour une vidéo. Sa chanson &#8220;Je suis un excellent chef de projet&#8221;, écrite, composée, mixée et tournée à la maison en deux jours, a créé un véritable buzz. Internet (la vidéo a été vue 100 000 fois sur un espace de vidéos partagées) mais aussi radio, télés, presse écrite, en France et à l&#8217;étranger. &#8221; Aujourd&#8217;hui pour trouver du boulot, il faut le crier plus fort que les autres ! &#8221; affirme Nicolas Catard. Après une première période de chômage, il s&#8217;aperçoit qu&#8217;arrêter de travailler c&#8217;est &#8220;entrer dans un monde parallèle&#8221;. Hors de question, pour lui, de revivre ça. &#8220;Le but est de faire parler de soi, de sortir de la masse de chercheurs d&#8217;emploi. Les gens envoient des CV qui se ressemblent, et les recruteurs ne passent jamais plus de 15 secondes à regarder.&#8221; constate-t-il.</p>
<p>Pourtant, pour Corinne Dillenseger, rédactrice en chef de Maviepro, un site spécialisé consacré à l&#8217;emploi des femmes, le CV n&#8217;est pas complètement obsolète &#8220;Je pense que les grosses sociétés sont encore très traditionnelles dans leur manière de recruter. Chez elles, le CV et la lettre de motivation ont encore de beaux jours devant eux.&#8221; Effectivement, envoyer une chanson à votre gloire pour postuler dans une banque peut apparaître comme un peu maladroit. En revanche, faire un CV-tableur classique pour postuler dans la communication sera tout aussi incongru, comme le confirme Corinne Dillenseger: &#8220;Les petites structures branchées Internet sont sans doute plus sensibles à des candidatures proches de leur positionnement et de leur marché. Un bon CV vidéo par exemple peut faire la différence.&#8221; &#8220;Il faut se vendre !&#8221; rappelle Nicolas Catard. &#8221; Le CV vidéo est un excellent moyen de se vendre, c&#8217;est très visuel, positif, et si on le rend divertissant, c&#8217;est déjà 3 minutes que le recruteur n&#8217;aura pas eu l&#8217;impression d&#8217;avoir perdues&#8221;</p>
<p>Mais le genre est plutôt difficile à manier ! Corinne Dillenseger voit passer des dizaines de CV vidéos, dans le cadre de son activité professionnelle: &#8220;J’aime l’originalité mesurée et maitrisée dans une candidature. Si le CV s’accompagne d’un blog ou d’une vidéo ou d’un buzz, cela peut être un plus, dans la mesure où il y a une vraie cohérence par rapport au poste visé. Dans le cas inverse, cela peut desservir le candidat.&#8221; En effet, tout le monde se souvient du CV vidéo tourné par un futur jeune cadre dynamique aux dents blanches devant la Grande Arche de La défense, où il affirmait avoir envoyé son premier mail en 1995 et être expert en tout. &#8220;Le second degré, ou à défaut le recul par rapport à sa propre image, est nécessaire&#8221; explique le directeur des ressources humaines d&#8217;un grand groupe de communication. Mais sans en faire trop ! La vidéo clamant &#8220;Isabelle communique, nique, nique tout simplement&#8221; a par exemple reçu un accueil mitigé sur le web.</p>
<p>Tout récemment, c&#8217;est la jeune Florence Porcel qui a rafraîchi le genre en réalisant carrément un court métrage à la &#8220;Amélie Poulain&#8221;, ringardisant du même coup les autres CV vidéos. Nicolas Catard, qui a trouvé un job en 10 jours grâce à son CV vidéo, conseille aux prochains candidats d&#8217;innover: pour lui, l&#8217;effet de surprise n&#8217;est plus au rendez-vous, il leur faut être beaucoup plus créatif. Créer un blog spécialisé au positionnement original par exemple. Mais sur Twitter, les observateurs affirment que le CV vidéo est lui aussi déjà dépassé depuis que Charles Boidin, graphiste de 20 ans, a mis au point son&#8230; CV-blog-BD ! Du fil à retorde pour les quelques millions de demandeurs d&#8217;emploi de France.</p>
<p><strong>Marlène Schiappa</strong></p>
<p>Crédit photo: Stivostin / Nicolas Catard<strong><br />
</strong></p>
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		<title>Arrêtez de faire le ménage&#160;!</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 06:29:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadia Moulai</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous en avez assez d’astiquer, récurer et repasser ? Et si vous employiez quelqu’un pour le faire à votre place ? Nadia vous dit comment embaucher une femme de ménage sans y laisser l’intégralité de votre PEL.
Avec le boom du secteur des services à la personne, 300000 postes créés en 3 ans (Source: Agence nationale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous en avez assez d’astiquer, récurer et repasser ? Et si vous employiez quelqu’un pour le faire à votre place ? Nadia vous dit comment embaucher une femme de ménage sans y laisser l’intégralité de votre PEL.<br />
<span id="more-1880"></span>Avec le boom du secteur des services à la personne, 300000 postes créés en 3 ans (Source: Agence nationale des services  à la personne), les organismes dédiés aux services ménagers se multiplient. Pour le plus grand bonheur de celles (et ceux) qui rêvent d’une femme de ménage à domicile ! Ecotidien vous dit tout…</p>
<p>Entre son boulot et ses trois enfants, Florence, 35 ans, n’a plus vraiment le temps de vaquer aux tâches ménagères. Du coup, entre le tas de poussière et le linge qui s’accumule, elle envisage sérieusement d’employer une femme de ménage. Une voire deux heures par semaine. Chargée de communication, elle touche un salaire plutôt correct, aux alentours de 1700 euros net. Son compagnon, lui, tourne autour de 2500 euros. Mais entre le loyer et les frais mensuels incompressibles, elle ne souhaite pas dépenser tout son salaire dans ce service. «C’est vrai qu’une aide ménagère me serait d’une grande aide. «En même temps, je ne veux pas y consacrer tout mon argent…», lance t-elle, le ton sceptique. Et ça tombe bien, Florence dispose de chèques Chèque Emploi Service Universel (CESU). Mis en place en 2006, ils sont censés faciliter l’accès aux services à la personne. La somme touchée par l’employé est calculée en fonction des revenus de son foyer. Qu’ils soient déclaratifs ou préfinancés par votre entreprise, les CESU c’est un peu les tickets resto des services à la personne. Libre à vous de les utiliser pour le ménage, la garde d’enfants…Alors, ce petit coup de pouce de 250 euro, Florence en fera bon usage. «C’est vrai que l’octroi des CESU me pousse à engager quelqu’un pour entretenir la maison. Je suis vraiment dépassée ! , confie t-elle.<br />
Les CESU, ce n’est pas un crédit illimité. Florence le sait bien. Elle a déjà commencé à se renseigner autour d’elle pour trouver sa fée du logis. Au meilleur prix. «Certaines de mes amies ont une femme de ménage.» Bouche à oreille ou web,  aujourd’hui, trouver une femme de ménage, c’est plutôt un jeu d’enfant. «J’ai regardé un peu sur Internet, il y a pas mal d’offres intéressantes. Maintenant, il va falloir trouver le meilleur compromis entre un prix accessible et un entretien de qualité.»</p>
<p>Avec la loi de 2006 destinée à promouvoir les services à la personne, le secteur a vu apparaître quantité d’enseignes proposant aide à l’entretien et au repassage, autre bête noire des maniaques du ménage. Selon l’Agence nationale des services à la personne, pas moins de 20000 organismes agrées « services à la personne» ont vu le jour depuis 2005.</p>
<p>Et dans le secteur, il y en a pour tous les goûts et les prix, surtout. C’est vrai que beaucoup de CSP+ ne se posent pas trop de questions quand il s’agit d’employer une femme de ménage. Franck Perraud a fondé Houservices, une société de services à la personne à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). « Le client type est plutôt cadre CSP+ soucieux de se décharger du ménage et du repassage, célibataire, en famille ou en couple.» Côté sous, il faut compter 21 euros avant réductions d’impôts pour des prestations régulières, 24 euros lorsque c’est occasionnel. Neuilly sur Seine, Levallois, Courbevoie, Asnières ou Paris 17e, le cœur de cible est certes privilégié. Pour cette raison, Franck Perraud est aux petits soins avec ses clientes. L&#8217;une d&#8217;elles se réjouit: audit de satisfaction réalisé par ses soins, suivi du contact personnalisé avec le client par téléphone et par mail, intervenantes expérimentées, elle se dit prête à payer un peu plus pour avoir un tel service. Et avec des options telles que le ménage fait la veille de votre retour d’un voyage, tout est fait pour satisfaire cette clientèle exigeante, dont les demandes se rapprochent plus de la conciergerie personnelle. Un concept qui amène Franck Perraud à être invité au prochain salon des Entrepreneurs, cette semaine à Paris, pour intervenir dans le cadre d’une conférence sur les services à la personne. Pour autant, on assiste depuis 2006 à une démocratisation de ce type de prestation.</p>
<p>La toile, notamment, a vu apparaître une course aux services à  la personne, offrant des tarifs accessibles. Le discount du ménage en somme. Eric Charpentier l’a bien compris. Ce Toulousain de 35 ans a créé «dWého», un site de services à la personne. A 17 Euros l’heure de ménage avant réduction d’impôts, il avoue volontiers «vouloir rendre accessible le service ménage.» A l’écouter, employer une femme de ménage ne serait plus un luxe réservé à quelques « happy few ». « A raison de deux heures de ménage par semaine, on dépense maximum 60 euros par mois après déduction d’impôts, soit un budget téléphonie ou internet», explique t-il.  Suffisant pour voir briller sols et sanitaires ? Il nous assure que oui… à vous de vérifier. Surprenant, le profil type de son client est «plutôt un jeune, internaute et petit consommateur » dont quelques étudiants. Lui qui revendique un tarif compétitif a installé un comparateur de prix sur son site, où il se positionne comme moins cher que ses concurrents, quitte à s’attirer leurs foudres… mais aussi la réticence de quelques personnes qui se demandent, avec un tarif aussi bas, s’il reste vraiment de quoi vivre à la femme de ménage.</p>
<p>NB  CESU, le Chèque emploi service universel est en vigueur depuis le 1er janvier 2006 dans le cadre de la politique conduite pour favoriser les services à la personne (plan de développement des services à la personne &#8211; loi n° 2005-841 du 26/07/2005)</p>
<p><strong>Nadia Moulaï</strong></p>
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