Quelles conséquences pour la santé ?

Pour toutes les personnes qui regrettent de ne pas avoir assez de temps libre, les horaires décalés sont une aubaine : on peut aller à la banque le matin quand on travaille l’après-midi, et aller à la salle de gym l’après-midi quand on est de matin ! Seulement, le rythme n’est pas toujours facile à tenir.

Selon le site www.atousante.fr, le travail en horaires décalés conduit à une désynchronisation, des perturbations hormonales endocriniennes et métaboliques. Tout se passe comme si les personnes en horaires décalés étaient dans une phase de compromis entre les impératifs de leur activité nocturne et le maintien, au moins durant le week-end, d’une activité sociale et familiale diurne.

Vie professionnelle, vie familiale…

Guillaume, 30 ans, agent de production dans l’industrie, s’en est vite rendu compte : « J’ai fait les 3×8h quand j’étais célibataire, j’adorais : si je prenais à midi, je me réveillais à 11h, et rentrais vers 21h, je faisais une sortie avec des copains. Maintenant que je suis père de famille, je suis debout à 7h, peu importent mes horaires… Difficile quand on est rentré à 2 heures du matin du travail… »

Colette, sexagénaire, a su parfaitement concilier sa vie de maman avec sa vie d’aide-soignante de nuit : elle rentrait du travail à 7h, préparait ses filles, les emmenait à l’école puis allait se coucher !

Si la compensation sociale et familiale est donc variable selon les situations, l’avantage économique est indéniable, grâce à la prime de nuit ou au panier-repas : à 1,40€ de l’heure en intérim, elle peut aller jusqu’à 25% du salaire brut. Il faut se renseigner auprès du service du personnel car le tarif varie selon les conventions collectives.

Compensations financières

Outre la prime de nuit, les avantages financiers sont parfois indirects. « Quand on travaille de nuit, on est en week-end le vendredi matin à 4h. A moi les billets de train pas cher et les petites escapades! », s’exclame Mélanie, 28 ans, dans le textile. En effet, de nombreuses entreprises fonctionnent par nuit de 10 heures, et alternent 4 jours de travail pour 3 jours de repos.

« L’ambiance n’est pas comme dans une boîte classique, explique Yann, 10 ans de travail en horaires décalés. On est une petite équipe, le patron est souvent absent, on mange ensemble. En plus, on passe beaucoup moins de temps en transport en évitant les heures de pointe. On se sent un peu à part ! » Dans le bons sens du terme ou le mauvais…

Accepter les horaires décalés peut donc être une preuve d’implication dans votre travail, voir un argument de bonne volonté pour une recherche d’emploi. Avec un peu d’organisation, vous devriez vous retrouver gagnant, pour votre vie sociale et pour votre compte bancaire même si chacun s’accorde à le dire : à ne pas faire toute sa vie !

Alice Buckler