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	<title>Ecotidien &#187; Pouvoir d&#8217;achat</title>
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	<description>Le Blog qui vous dit tout sur la consommation !</description>
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		<title>Ecotidien, c&#8217;était bien</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Apr 2011 15:40:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>

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		<description><![CDATA[Au bout de trois saisons passionnantes, Ecotidien ferme ses portes. Retour sur trois ans d&#8217;informations et de débat sur le pouvoir d&#8217;achat.

Chers Ecotidiens,
Depuis trois ans, nous parlons ensemble de pouvoir d&#8217;achat. En trois  ans, notre équipe de rédactrices et de rédacteurs a su fédérer une  communauté impliquée. Ainsi, chaque mois, vous avez été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au bout de trois saisons passionnantes, Ecotidien ferme ses portes. Retour sur trois ans d&#8217;informations et de débat sur le pouvoir d&#8217;achat.</p>
<p><span id="more-4037"></span></p>
<p>Chers Ecotidiens,</p>
<p>Depuis trois ans, nous parlons ensemble de pouvoir d&#8217;achat. En trois  ans, notre équipe de rédactrices et de rédacteurs a su fédérer une  communauté impliquée. Ainsi, chaque mois, vous avez été plus de 600 000 à  vous connecter sur Ecotidien pour lire et débattre qualité de vie,  accès à la culture et aux loisirs, accès aux soins, environnement&#8230;</p>
<p>Nous avons déniché des phénomènes comme les mariages sponsorisés, les  voitures-publicitaires, le couch-surfing, nous avons mis en exergue des  tendances comme la guerre des bobos, la crise chez les NAPPY ou les  centres de soins gratuits, nous avons testé des sandwichs à 1 euro, des  coiffeurs low-cost, des voitures écolo, des tables gastronomiques, nous  avons interviewé des sociologues, des économistes, des spécialistes du  commerce équitable, nous avons lancé des débats sur la cantine gratuite;  des RMistes, des mères entrepreneuses ou des enseignants vous ont  ouvert leurs relevés de comptes&#8230; Nous vous avons écrit depuis  Barcelone, New-York, la Bretagne ou la Corse et, plus récemment, depuis  la Tunisie.</p>
<p>Plus que jamais, le pouvoir d&#8217;achat est un thème qui vous est cher.  En cette période de pré-campagne présidentielle, elle arrive même en  tête de vos préoccupations, d&#8217;après les sondages d&#8217;opinion. Le succès  d&#8217;Ecotidien, nous vous le devons. Nos débats ne vous ont jamais laissé  indifférents, que vous exprimiez vos intérêts, vos révoltes, vos  étonnements, vos colères, vos coups de coeurs, vos envies ou vos  avis. Nous espérons vous voir épouser ces thématiques et fleurir de  multiples initiatives citoyennes telles qu&#8217;Ecotidien autour du pouvoir  d&#8217;achat et de la qualité de vie. Quoi qu&#8217;il en soit, nous avons eu à  coeur de partager à travers nos discussions les valeurs de la communauté  Ecotidien.</p>
<p>Pour notre part, comme dirait le philosophe, nous allons &#8220;partir un  jour sans retour.&#8221; D&#8217;autres combats nous attendent, vous découvrirez  très bientôt les nouveaux projets de notre équipe, de Yahoo! et de notre  partenaire, E.Leclerc qui a soutenu Ecotidien depuis le début.</p>
<p>En attendant, nous vous avons préparé un eBook &#8220;Le meilleur  d&#8217;Ecotidien&#8221;, avec 39 de vos articles préférés. Vous pouvez le  télécharger gratuitement, le partager, le lire en ligne ou l&#8217;imprimer.  Ainsi, Ecotidien vous accompagnera une dernière fois dans le bus, le  métro, le train ou dans votre lit.</p>
<p>Merci pour votre présence, particulièrement à vous qui avez fait  vivre cette communauté, et à bientôt sur le wild wild web&#8230; ou  ailleurs.</p>
<p><a href="http://ads.yimg.com/ev/fr/any/ECOTIDIEN/ecotidienebook.pdf"><img title="button" src="http://www.ecotidien.fr/wp-content/uploads/2011/04/button.png" alt="button" width="371" height="140" /></a></p>
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		<title>Au secours, mon banquier ne veut pas me laisser partir</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 10:21:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[banquier]]></category>
		<category><![CDATA[chaker nouri]]></category>
		<category><![CDATA[droit finance]]></category>
		<category><![CDATA[quitter banque]]></category>

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		<description><![CDATA[En théorie, vous pouvez fermer votre compte bancaire quand bon vous semble. Mais en pratique, votre banquier n&#8217;a pas très envie de se laisser abandonner&#8230; Par Chaker Nouri.

Votre décision est prise : vous voulez changer de banque . Mais votre conseiller actuel souhaite vous retenir à tout prix, et pour cause: vous lui rapportez trop. Attendez-vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En théorie, vous pouvez fermer votre compte bancaire quand bon vous semble. Mais en pratique, votre banquier n&#8217;a pas très envie de se laisser abandonner&#8230; Par Chaker Nouri.</p>
<p><span id="more-3934"></span></p>
<p>Votre décision est prise : vous voulez changer de banque . Mais votre conseiller actuel souhaite vous retenir à tout prix, et pour cause: vous lui rapportez trop. Attendez-vous donc à une séparation difficile..</p>
<p>Retraité, étudiant, fonctionnaire ou salarié dans le privé, chef d&#8217;entreprise, domiciliation de salaire, revenu mensuel supérieur à 1500 euros, épargne pour chacun des membres de la famille ( livret A, assurance-vie, plan épargne logement&#8230;) adepte des crédits, projet immobilier en cours, succession en attente, consommateur de services bancaires&#8230; Si vous entrez dans l&#8217;un de ces cas de figure, vous êtes sans le vouloir la cible préférée des banquiers !</p>
<p>« <em>Dans un contexte de concurrence exacerbée, il est difficile d&#8217;attirer des nouveaux clients. Par conséquent, l&#8217;objectif est de préserver notre fond de commerce », </em>raconte Yves Fouquier, conseiller privé au sein d&#8217;une banque parisienne. Pour ce faire, la solution est toute trouvée : « <em>On doit multiplier les ventes avec notre client et faire du business avec ses proches » </em>affirme le conseiller bancaire. Résultat : lorsque la « <em>poule aux œufs d&#8217;or » </em>décide d&#8217;aller voir ailleurs&#8230;Les banquiers utilisent des moyens pas très « <em>catholiques ».</em></p>
<p>Les clients des banques se plaignent souvent de ne pouvoir changer facilement de banque : Lenteur de la procédure, cherté des frais de transfert, opacité sur la procédure à suivre&#8230;Face à cette situation, les associations des consommateurs ont décidé de signaler ce phénomène au pouvoir public. Conséquence : En 2009, les banques ont adhéré à un nouveau dispositif pour faciliter la mobilité bancaire.</p>
<p>Les établissements financiers s&#8217;engagent à faire le nécessaire sous 5 jours pour aviser créanciers et débiteurs du changement de compte de leur client. La nouvelle banque se charge de toutes les opérations administratives : virements, prélèvements, transfert&#8230;Quant à l&#8217;ancienne banque elle s&#8217;engage à fermer le compte sous dix jours ouvrés&#8230; Mais deux ans après, force est de constater que certaines agences bancaires ne sont pas au courant de ce nouveau dispositif.</p>
<p>« <em>J&#8217;ai attendu prés de trois mois pour que mon plan épargne logement soit transféré dans ma nouvelle banque. Et pourtant cette dernière m&#8217;avait assurée que le délai n&#8217; excéderait pas un mois. Une promesse qui est restée un voeux pieux», </em>constate Oscar Touhami, retraité du secteur pétrolier.</p>
<p>Et pourtant, la procédure a été scrupuleusement suivie par ce client mécontent : « <em>J&#8217;ai ouvert un compte bancaire dans ma nouvelle banque. Et ensuite j&#8217;ai transmis par l&#8217;intermédiaire de ma nouvelle agence les pièces nécessaires pour que mon PEL soit géré par elle », </em>explique ce retraité. Le code monétaire stipule que le client doit adresser quatre pièces à son ancien établissement : un nouveau relevé d&#8217;identité bancaire, l&#8217;attestation des droits à prêts, le contrat initial, et une lettre du titulaire demandant le transfert. « <em>J&#8217;ai harcelé mon ancienne banque pendant des semaines sans résultat », </em>se souvient Monsieur Touhami.</p>
<p>« <em>C&#8217;est la politique de l&#8217;autruche. On fait silence radio pour que le client au final abandonne son transfert », </em>révele<em> </em>Faouzi Gaouzi conseiller en gestion de patrimoine. Plus surprenant encore : certaines agences bancaires ne connaissent pas le dispoitif « mobilité bancaire ». « <em>Notre objectif est de vendre des produits et de fidéliser nos clients&#8230;mon boss ne me demande pas si j&#8217;ai facilité le départ d&#8217;un client..bien au contraire. Tout les coups sont permis pour le retenir », </em>affirme un banquier qui souhaite garder l&#8217;anonymat.</p>
<p>Selon les statisques officiels moins de 10% des clients des banques ont changé d&#8217;agence en 2010&#8230;. On comprend désormais pourquoi !</p>
<p><strong>Chaker Nouri</strong></p>
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<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0cm; margin-left: 0px; padding: 0px;" align="justify">
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		<title>Envoyer des SMS gratuits, c&#8217;est possible</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2011/03/envoyer-des-sms-gratuits-cest-possible/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 17:03:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[abonnement social]]></category>
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		<description><![CDATA[Les Français ont adopté le concept du &#8220;short message system&#8221;&#8230; quitte à la payer très cher. Mais savez-vous qu&#8217;il existe des moyens de ne plus payer vos textos ? Par Mélanie Fèvre.
Finies, les lettres d’amour parfumées ou les petits mots laissés sur le tableau de la cuisine: place aux textos. Le nombre de SMS envoyés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les Français ont adopté le concept du &#8220;short message system&#8221;&#8230; quitte à la payer très cher. Mais savez-vous qu&#8217;il existe des moyens de ne plus payer vos textos ? Par Mélanie Fèvre.<br />
<span id="more-3982"></span>Finies, les lettres d’amour parfumées ou les petits mots laissés sur le tableau de la cuisine: place aux textos. Le nombre de SMS envoyés dans le monde pour l’année 2010 s’élève à 6,100 milliards soit près de 200 000 sms à la seconde selon l’Union internationale des télécommunications. En France, ce n’est pas moins de 31,1 milliards de ces petits messages écrits qui ont été expédiés en 2010, soit une moyenne de 167 textos par utilisateur (selon l’ARCEP).</p>
<p>Ce succès vient notamment de l’amélioration des forfaits téléphoniques qui proposent des SMS illimités sans coût supplémentaire. L’addiction des français pour le short  message service attire également les sites internet qui offrent aux internautes des « SMS gratuits ».</p>
<p><strong>SMS gratuits dans votre forfait mobile </strong></p>
<p>Les opérateurs téléphoniques ont démocratisé l’envoi des sms. Lorsque l’on souscrit un forfait, on retrouve la plupart du temps dans la formule, les sms illimités.  Concurrencé par l’e-mail, les fournisseurs de téléphonie mobile propose d’envoyer autant de mini messages que le client le souhaite. Grâce à cette offre, le nombre d’abonnements mobiles continue de progresser tandis que les cartes prépayées pionnières dans l’offre de textos illimitées, connait un déclin considérable. Finalement, les opérateurs ne perdent pas d’argent avec cette formule mais en gagne par le nombre croissant de clients souscrivant à un abonnement avec sms illimités.</p>
<p><strong>Des SMS gratuits mais sous quelles conditions ? </strong></p>
<p>Beaucoup de sites sur le web proposant aux internautes d’envoyer des sms gratuits via leur ordinateur sont nés. Allant de l’envoi d’un texto par jour jusqu&#8217;à un nombre illimité en France et/ou  à l’international. On peut se demander ce que « gratuit » veut dire pour ces sites. En effet, il est difficile d’imaginer qu’ils veulent juste aider ou faire plaisir sans rien avoir en contrepartie&#8230; Alors, quel business model ?</p>
<p>Pour les plus généreux, la possibilité d’envoyer des SMS est entièrement financé par la publicité. L’internaute ne paie rien, seuls les annonceurs financent le site par la publicité. Ces sites internet gagnent également de l’argent lorsque l’utilisateur de sms gratuits télécharge par la même occasion une sonnerie, un logo et des jeux pour téléphone portable.</p>
<p>Il y a ensuite les sites qui proposent d’envoyer gratuitement un texto en procédant auparavant à une simple inscription « Depuis que j’ai utilisé l’envoi de SMS gratuits sur un site, je reçois au moins 2 fois par semaine de la pub sur mon mobile » s’indigne Laurent. K . En lisant les Conditions générales d’utilisations, il est indiqué que l’adresse mail utilisée lors de la création du compte et le numéro GSM sont susceptibles d’être loués à des annonceurs. Des annonceurs qui ciblent les consommateurs selon les données enregistrées sur la fiche client !</p>
<p>D’autres sites internet offrent la capacité d’envoyer des textos gratuits à condition d’appeler un numéro surtaxé , environ 1,35 € TTC/ appel+ 0,34 cts d’euro/ min, pour créditer le compte de ces mini messages. Sur ce type de site web, le client s’enregistre et sa fiche client est utilisée pour des études sur le comportement des utilisateurs, sur les données démographiques … C’est pourquoi il est bien important de lire les conditions générales d’utilisation avant de donner votre accord.</p>
<p>Une autre façon d’expédier des SMS gratuits ? Créer un groupe sur un site de réseau social. Tous les « amis » enregistrés dans un même groupe disposent de sms gratuits à s’envoyer entre eux  lors de leur connexion au site. On peut également s’inscrire dans une communauté de jeux en ligne en échange de quelques mini-messages.<br />
<strong><br />
Le téléphone portable pour tous </strong></p>
<p>Le téléphone portable est devenu un outil indispensable surtout lorsqu’on recherche un emploi. Le Ministre de l’Economie numérique Eric Besson souhaite mettre en place un forfait mobile social qui sera réservé aux allocataires des minimas sociaux. Lors d’une conférence, Eric Besson précise que le forfait pourrait s’élever à 10 € par mois pour 30 à 40 min de communication et la même quantité en sms, or ce forfait existe déjà. En effet, les opérateurs de téléphonie mobile proposent des forfaits pour les bénéficiaires du RSA.  Orange propose déjà 40 min de communications et 40 sms par mois pour 10€ par mois et ceci sans engagement.</p>
<p>Les mesures annoncées par Eric Besson paraissent insuffisantes et certains n’hésitent pas à lancer leur propre formule sur les abonnements sociaux. C’est le cas d’ECO40, créée par Zero forfait et BernardTapie.com qui propose 40 min de communications et 40 sms par mois pour 7,90 €/mois. Cette formule est accessible à tous jusqu’au 31 mars et sans engagement de durée.</p>
<p>Et vous, à quel point êtes-vous addict du SMS ? Combien ça vous coûte ?</p>
<p><strong>Mélanie Fèvre</strong></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Cantines scolaires gratuites: pour ou contre&#160;?</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2011/03/cantines-scolaires-gratuites-pour-ou-contre/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Mar 2011 13:32:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
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		<category><![CDATA[cantines]]></category>
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		<description><![CDATA[La cantine gratuite, c&#8217;est dans l&#8217;absolu une idée approuvée par les parents économes. Mais cette mesure égalitariste ne serait-elle pas créatrice d&#8217;inégalités, au contraire ? Par Alice Buckler.

Plus de six millions d’élèves (un élève sur deux dans le primaire, et deux collégiens ou lycéens sur trois) y mange chaque jour. Gérée par les municipalités, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La cantine gratuite, c&#8217;est dans l&#8217;absolu une idée approuvée par les parents économes. Mais cette mesure égalitariste ne serait-elle pas créatrice d&#8217;inégalités, au contraire ? Par Alice Buckler.</p>
<p><span id="more-4001"></span></p>
<p>Plus de six millions d’élèves (un élève sur deux dans le primaire, et deux collégiens ou lycéens sur trois) y mange chaque jour. Gérée par les municipalités, la cantine scolaire gratuite est-elle envisageable ?</p>
<p>Depuis juin 1881, l’école est gratuite. Mais qu’en est-il de la cantine ? A priori, hors du temps scolaire, la cantine est un service à facturer au même titre que les loisirs, les courses ou le loyer. Elle est payante car elle engendre des frais, salaires des cuisiniers ou des commis, des &#8220;dames de service&#8221;, matériel, repas&#8230; Pourtant certaines mairies qui ont tenté la cantine gratuite, comme Drancy et le Bourget  (mairies UDF) ouvrent le débat : alors, pour ou contre la gratuité de la cantine scolaire ?</p>
<ul>
<li><strong>Gratuit, mais pour qui ?</strong></li>
</ul>
<p>Les différences de moyens sont encore plus flagrantes à l’école : tenues vestimentaires, matériel, sorties, et surtout cantine ou pas. En effet, près d&#8217;un ménage sur huit vit avec moins de 950 euros par mois, et 30 % des foyers monoparentaux vivent sous le seuil de pauvreté (Source Le Point, sep.2010).</p>
<p>Selon Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, il y a une contraction entre l’école obligatoire et la cantine facultative : « Il y a trop d’enfants qui ne vont pas à la cantine car ils n’en ont pas les moyens, et ne mangent pas ou mal quand ils rentrent chez eux », explique-t-il. Car certains parents dans le besoin optent pour des repas maison à moins de 1 ou 2 euros, pas forcément toujours équilibrés.</p>
<p>Dans sa commune (64.500 habitants), où le revenu moyen est de 1.300 euros, 73% des familles payaient le tarif maximum de 3,22 euros, seules 7 familles bénéficiant d’un repas à 50 cents d’euros. Il souhaite donc avec cette mesure offrir « un puissant coup de pouce au budget des familles » : C’est 130 euros par mois d’économie pour une famille de deux enfants…</p>
<p>Pour Alda Péreira, maire PS de Noisy-le-sec, c’est une fausse bonne idée : « Ce sont les familles les plus aisées qui en ont bénéficié ! ». En effet, la cantine est facturée selon un barème: en gommant son tarif, on gomme la participation proportionnelle des ménages.</p>
<p>Pour Stéphanie, maman de deux enfants, membre de nombreuses associations et à la tête du site <a href="http://www.milleetunefeuilles.fr/">www.milleetunefeuilles.fr</a>, la solution serait une « gratuité à la carte ». Pour elle, la cantine doit être gratuite pour les parents qui n&#8217;ont pas les moyens, en raison de l’équilibre alimentaire : « malheureusement pour certains enfants c&#8217;est le seul repas chaud et équilibré qu&#8217;ils auront (voir le seul repas de la journée). Je pense que dans ce cas-là, la cantine devrait être gratuite ».</p>
<p>Camille, 29 ans, deux enfants, assistante de promotion, est plus pragmatique : « Je trouve ça très juste que ce soit calculé en fonction des ressources des parents ». En effet, le fameux quotient familial de la CAF (qui varie selon les revenus des parents) sert de base pour calculer le prix de la crèche, ou de la cantine.</p>
<ul>
<li><strong>Gratuit, mais pour quelle qualité ?</strong></li>
</ul>
<p>Mais si la gratuité parait dans l’idéal régler le problème du financement, elle pose la question de la qualité : Stéphanie confie que les cantines sont déjà surchargées… « Je n’ose pas imaginer si elles étaient gratuites ! ». Les mairies de Drancy et du Bourget (UDF devenus Nouveau Centre), qui ont dû s’adapter, en recrutant une vingtaine de surveillants par exemple, il n’est pas question de revenir sur la gratuité.</p>
<p>Pour Camille, le fait de payer garantie un minimum de qualité. « Dans la cantine de mon fils, ils ont certains plat &#8220;maison&#8221;, des produits &#8220;bio&#8221;, des fruits et légumes frais, … ». Elle préfère donc une cantine payante mais de qualité à une cantine low cost au service minimum. Mais elle émet tout de même une réserve : « A 4,30 € le repas, je trouve ça excessif pour la quantité qu&#8217;un enfant de cet âge mange ! ». En effet, une mini assiette de purée, une tranche de jambon, un fromage et une compote, cela ne revient pas très cher &#8211; même quand on ajoute les frais de personnel.</p>
<p>Alors passer à la gratuité, oui, mais en conservant des repas élaborés par des diététiciens, avec des produits frais, et un accueil de qualité.</p>
<ul>
<li><strong>Gratuit, mais à quel prix ?</strong></li>
</ul>
<p>Seules les rares communes ayant expérimenté le dispositif peuvent se rendre compte du manque à gagner : Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), par exemple, a annoncé un déficit budgétaire, pour 2008, de 2,5 millions d&#8217;euros, imputés en grande partie à la gratuité de la restauration scolaire, décidée par l&#8217;ancienne équipe MoDem-UMP. L&#8217;équipe de la nouvelle maire (PS) a donc décidé de ne pas poursuivre cette mesure…</p>
<p>En effet, dans cette ville de 38 600 habitants, la gratuité de la demi-pension a entraîné 300 000 € de recettes en moins pour la commune et 800 000 € de dépenses en plus (remise aux normes des cuisines, repas et salaire pour le personnel supplémentaire), (Source : Le Parisien, mars 2008).</p>
<p>Concernant Drancy et Le Bourget, la gratuité représentait en 2008 une perte de recettes d’1,1 million d’euros par an, compensée pour moitié par les économies liées notamment à la mise en commun des moyens et pour l’autre moitié par la dotation de l’Etat versée à la communauté d’agglomérations. Martine, ATSEM, 45 ans, trois enfants, exprime sa réserve sur la démarche : « Bien sûr, c’est une bonne mesure pour les parents qui n’ont pas d’argent. Mais il y a déjà les locaux à rénover, il faut plus de postes d’enseignants, plus de matériels, … L’argent mis dans la cantine fera défaut ailleurs. »</p>
<ul>
<li><strong>Alors, on fait quoi ?</strong></li>
</ul>
<p>Carole, 30 ans enseignante et mère d’élève dans une association de parents, s’est penchée sur la question : « Il faudrait un système de bons, comme les tickets restaurants pour les adultes. Par exemple, la CAF pourrait distribuer des bons de cantine aux parents les plus nécessiteux. Ou faire comme la coopérative scolaire, c’est à dire un don en début d’année, où chaque parent choisi le montant qu’il donne… ». Cela inciterait des parents à profiter du système ? Pas forcément. Une déléguée de parents d&#8217;élèves d&#8217;une ville aisée du 92 nous rapporte que la coopérative se chiffre chaque année en milliers d&#8217;euros, alors qu&#8217;elle est basée sur un volontariat de dons facultatifs.</p>
<p>Sortir la cantine d’une logique capitaliste de rendement permettrait par exemple de faire travailler des associations de réinsertion, des producteurs locaux, ou créer un système de parrainage entre la ferme et l’école, chaque classe prenant en charge un élevage. Carole poursuit : « L’école est trop souvent rabaissée aux grèves d’enseignants, aux fermetures de postes ou aux rythmes scolaires ! Il y a tellement de choses à réorganiser, la cantine fait partie intégrante de l’école, elle aussi aurait droit à ses états généraux… ».</p>
<p>Et vous, qu’en pensez-vous ? Etes-vous pour ou contre la gratuité de la cantine ?</p>
<p><strong>Alice Buckler</strong></p>
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		<title>La crise a-t-elle eu un impact sur la consommation&#160;?</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Feb 2011 07:20:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[consommation]]></category>
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		<description><![CDATA[Malgré la crise, la consommation des ménageas augmente. Juliette se demande pourquoi et mène l&#8217;enquête pour Ecotidien. Par Juliette Speranza
 Si le pouvoir d&#8217;achat français a tenu le cap en 2009, le climat de crise est encore bien présent, notamment à cause d&#8217;un taux élevé de chômage. Plus que de freiner la consommation des ménages  (qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la crise, la consommation des ménageas augmente. Juliette se demande pourquoi et mène l&#8217;enquête pour Ecotidien. Par Juliette Speranza</p>
<p><span id="more-1899"></span> Si le pouvoir d&#8217;achat français a tenu le cap en 2009, le climat de crise est encore bien présent, notamment à cause d&#8217;un taux élevé de chômage. Plus que de freiner la consommation des ménages  (qui a augmenté de 1% en 2009 après un recul de 0,6% en 2008), la crise aurait eu pour effet de modifier, sur plusieurs plans, les habitudes des consommateurs.</p>
<p>La crise économique aurait eu un véritable impact sur la consommation : selon une enquête Cetelem de décembre 2009, 64 % des Européens et 73% des Français déclarent que la crise a changé leurs habitudes de manière « durable ». En effet la conjoncture économique aura  eu pour avantage d&#8217;enseigner aux européens une consommation plus profitable. Ils privilégieraient les produits bio et d&#8217;occasion, contrôleraient plus leur dépenses inutiles plus et épargneraient davantage.</p>
<p>L&#8217;épargne voit en effet son succès croître sur le vieux continent : 34% des Européens souhaitent augmenter leur épargne au cours des douze prochains mois, alors qu&#8217;ils n&#8217;étaient que 22 % un an plus tôt. Le taux d&#8217;épargne a d&#8217;ailleurs nettement augmenté au cours de l&#8217;année écoulée : il est passé de 14,9% au troisième trimestre 2008 à 17% un an plus tard.</p>
<p>Si les Français ont modifié leur consommation ces deux dernières années, c&#8217;est aussi au profit d&#8217;un mode de vie plus sain. En 2008, on constatait une forte baisse des consommations d&#8217;alcool et de tabac ainsi que du budget café et restaurant. En revanche, les Français consacreraient une plus grande part de leurs dépenses à la santé. Le succès grandissant des produits bio, lié à l&#8217;offre croissante du marché du vert, concerne de plus en plus de ménage. Plus accessible, il se démocratise.</p>
<p>De fait, 37% des ménages déclarent consommer du bio régulièrement. Une croissance de 12 à 13% de la consommation de produits bio, qui dénote une plus grande sensibilité à la qualité et à l&#8217;origine des produits. Pour la même raison, le hard discount a baissé de 2% en 2009, alors qu&#8217;il avait augmenté en 2008.</p>
<p>La crise économique a aussi révélé au consommateur l&#8217;intérêt de l&#8217;achat d&#8217;occasion: 47% des ménages européens considèrent utile l&#8217;achat d&#8217;occasion.  60% d&#8217;entre eux lui font appel pour les produits culturels (livres, films, musique et jeux vidéos), 43% pour les vêtements et 33% pour les  jouets.</p>
<p>Au niveau vestimentaire, il y a également une modification de la consommation en France. Si les Français  dépensent moins en vêtement (environ -4% ) en 2009, les magasins sont désertés au profit des ventes privées, sites discount ou soldes sur Internet. On constate en effet une baisse de fréquentation de l&#8217;ordre de 5%. Les soldes d&#8217;hiver 2010 en ont d&#8217;ailleurs fait les frais : leur bilan médiocre (-2 à 5%), dû à la crise et à la neige, a tout à envier à l&#8217;engouement suscité par les soldes du net (+19%).</p>
<p>Séduits par des prix attractifs et le confort de la toile, les consommateurs n&#8217;hésitent pas longtemps : <em>« C&#8217;est clair : aller faire les soldes en ville, c&#8217;est subir la cohue, la queue, les gens irrités, c&#8217;est visiter 40 magasins en une journée pour trouver une robe et deux tops, c&#8217;est chercher dans le désordre du magasin des choses potables, de préférence s&#8217;il reste des tailles autres que le 36 ou le 46&#8230; »,</em> déplore Anaïs, étudiante parisienne.</p>
<p><em>« Je préfère faire les soldes de chez moi, l&#8217;offre est beaucoup plus importante : c&#8217;est classé par produit et taille et on peut fouiner des dizaines de boutiques les unes après les autres. Surtout au niveau économique, je préfère privilégier  le bon rapport qualité/prix que l&#8217;on trouve sur Internet »,</em> ajoute la jeune femme.</p>
<p>Si le e-commerce est en nette hausse (+26% en 2009), surtout pour les achats culturels et vestimentaires, c&#8217;est en effet avant tout grâce à ses tarifs imbattables.<br />
Enfin, les dépenses éphémères, telles que les jeux, connaissent eux aussi une dépression depuis 2 ans.  Les familles françaises, devant la montée du chômage, auraient tendance à mettre de côté les sorties d&#8217;argent telles que les jeux de hasards. L&#8217;union des Casinos de France annonce une baisse importante de fréquentation de ses établissements. Seuls les casinos fréquentés par les plus aisés, tels que ceux de la Côte d&#8217;azur, tireraient leur épingle du jeu.</p>
<p>En somme, on peut dire que le portefeuille des consommateurs est géré d&#8217;une manière plus « responsable » depuis le début de la crise. Et vous, dépensez-vous moins? Différemment ? Avez-vous de nouvelles priorités ?</p>
<p><strong>Juliette Speranza</strong></p>
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		<title>Ces &#8220;problèmes de riches&#8221;</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2011/02/ces-problemes-de-riches/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Feb 2011 07:23:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[alice buckler]]></category>
		<category><![CDATA[ecotidien]]></category>
		<category><![CDATA[problèmes de riches]]></category>

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		<description><![CDATA[André Gide a écrit: &#8220;Il n&#8217;y a pas de problème, il n&#8217;y a que des solutions.&#8221; Pourtant, il arrive à certains d&#8217;avoir des problèmes quasi insolubles, d&#8217;après eux&#8230; Nous avons écouté des personnes se définissant elles-mêmes comme riches nous raconter leurs problèmes spécifiques. Et parfois étonnants.

1/ &#8220;L&#8217;herbe des terrains de golf n&#8217;est pas assez verte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>André Gide a écrit: &#8220;Il n&#8217;y a pas de problème, il n&#8217;y a que des solutions.&#8221; Pourtant, il arrive à certains d&#8217;avoir des problèmes quasi insolubles, d&#8217;après eux&#8230; Nous avons écouté des personnes se définissant elles-mêmes comme riches nous raconter leurs problèmes spécifiques. Et parfois étonnants.</p>
<p><span id="more-3956"></span></p>
<p>1/ &#8220;<em>L&#8217;herbe des terrains de golf n&#8217;est pas assez verte en France&#8221;</em>. Daniel a bientôt 50 ans, il vit à Dreux et il a une passion dans la vie: le golf. Cette passion est aussi une cause de souffrance: il doit passer ses week-ends à Londres, où d&#8217;après lui, les terrains de golf sont en meilleur état, à cause du ou grâce au climat.</p>
<p>2/ &#8220;La femme de ménage est nulle&#8221;. Véronique est mère de famille et chef de service dans une clinique privée. Elle vit dans le Sud de la France. &#8220;<em>J&#8217;ai de nombreuses et lourdes responsabilités, pas le temps de m&#8217;occuper du ménage par exemple. Alors je fais appel à des agences, mais leurs intervenantes sont toutes plus nulles les unes que les autres; à 30 euros de l&#8217;heure, on pourrait s&#8217;attendre à ce que le travail soit bien fait. Ce n&#8217;est pas sorcier de laver par terre une cuisine et de ranger un peu les chambres des enfants, tout de même !&#8221;</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>3/ &#8220;<em>Mon compte d&#8217;épargne est plafonné&#8221;</em>. Pour Anne-Sophie, 44 ans, de Neuilly-sur-Seine, le problème vient se son compte bancaire. En cause ? Non pas un découvert ou des agios, mais les plafonds. &#8220;<em>J&#8217;ai un PEL, un CEL, un compte d&#8217;épargne, et tous sont plafonnés, je ne sais plus quoi faire de mes économies&#8230; La banque me dit d&#8217;acheter un bien immobilier, mais je n&#8217;ai pas envie, je n&#8217;en ai pas besoin. Je vais encore ouvrir un autre compte mais franchement, c&#8217;est pénible&#8230;&#8221;</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>4/ &#8220;<em>J&#8217;ai peur que les gens m&#8217;aiment pour mon argent&#8221;</em>. Amaury, 17 ans, organise régulièrement des fêtes chez ses parents. &#8220;On a un triplex avenue de la Grande Armée, tout le monde se réunit là-bas, pour les 16 ans de ma soeur on avait fait venir des statuts de glace&#8230; mais du coup j&#8217;ai un peu peur que mes amis ne traînent avec moi que parce que je paye toujours&#8221;. Le jeune homme s&#8217;interroge, allant même jusqu&#8217;à souhaiter &#8220;<em>Être moins riche plus tard, pour être sûr que mes amis sont avec moi pour moi et pas pour l&#8217;argent.&#8221;</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>5/ &#8220;<em> Ma voiture consomme beaucoup&#8221;</em>. Jean-Pierre a reçu un bien joli cadeau à Noël: une Aston Martin. Mais loin de se réjouir, il s&#8217;inquiète: <em>&#8220;On va me la voler, c&#8217;est certain. Je paye des sommes folles en assurance et en parking privé devant le bureau, et je ne vous raconte pas la consommation&#8230; Non, c&#8217;est vraiment un problème de posséder une telle voiture.&#8221;</em> C&#8217;est certain, prendre le métro consomme moins d&#8217;essence.</p>
<p>6/ &#8221; <em>Je ne sais pas où voyager&#8221;</em> Jeff, 26 ans, a déjà vécu aux Etats-Unis (New-York et Dallas) a fait des stages en Inde et au Japon, et du tourisme en Amérique-du-Sud, Afrique, Australie, Russie, Chine, trois tours d&#8217;Europe&#8230; &#8220;<em>C&#8217;est bien simple je ne sais plus où aller. Pour cet été, j&#8217;ai un budget de 5000 euros environ pour 15 jours. Mais toutes les destinations, je les ai déjà faites&#8230;&#8221;</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>7/<em> &#8220;Je ne peux pas copiner avec mes employés&#8221;</em> Fiona quant à elle évoque la solitude du dirigeant &#8211; ou dans son cas, de la dirigeante. DGA d&#8217;une agence de communication, elle déplore: &#8220;<em>Ils vont tous déjeuner ensemble, se racontent leurs week-ends, moi je suis obligée de rester en retrait, de garder une distance pour rester crédible. C&#8217;est un problème pour moi&#8230; De plus comme nous avons des revenus différents, nous avons des modes de vie différents. Un jour j&#8217;ai proposé qu&#8217;on aille déjeuner à la Closerie des Lilas, ils ont levé les yeux au ciel en disant qu&#8217;ils allaient chez Hippopotamus et n&#8217;avaient pas les moyens d&#8217;un déjeuner de luxe.&#8221;</em></p>
<p><strong>Et vous, avez-vous des &#8220;problèmes de riches&#8221; ?<br />
</strong></p>
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		<title>Réparer ou racheter&#160;?</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2011/02/reparer-ou-racheter/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Feb 2011 09:01:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Mignard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[achat]]></category>
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		<category><![CDATA[réparation]]></category>

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		<description><![CDATA[On a tous déjà eu droit au coup de la panne. Mais quand notre télé, notre ordi ou notre frigo nous lâche, cela coûte-t-il plus cher de le faire réparer ou d’en acheter un neuf ?
Electroménager, vidéo, informatique… La plupart des appareils que nous utilisons quotidiennement ne sont garantis qu’un an. Alors que faire quand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On a tous déjà eu droit au coup de la panne. Mais quand notre télé, notre ordi ou notre frigo nous lâche, cela coûte-t-il plus cher de le faire réparer ou d’en acheter un neuf ?<span id="more-3861"></span></p>
<p>Electroménager, vidéo, informatique… La plupart des appareils que nous utilisons quotidiennement ne sont garantis qu’un an. Alors que faire quand ils rendent l’âme après la date limite de protection ? Faut-il payer une réparation, parfois coûteuse, ou ne vaut-il pas mieux racheter une nouvelle machine ?</p>
<p><strong>Quand notre iPod ne connaît plus la musique</strong></p>
<p>Chez <a href="www.apple.com" target="_blank">Apple</a>, les prix pour une réparation varient selon le type d’appareil : entre 90 et 130 € pour un Nano, 140 € en moyenne pour un classique et jusqu’à 260 € pour un iPod Touch. A comparer avec les prix du neuf.</p>
<p>Les derniers Nano sont vendus à partir de 169 € et les Classic, 259 €. Si notre ancien mp3 a déjà un certain âge, il paraît donc sensé d’opter pour un nouvel appareil avec plus de fonctionnalités. On peut toutefois faire réparer son iPod sur certains sites pour beaucoup moins cher. Sur <a href="http://www.franceipodreparation.com">www.franceipodreparation.com</a>, il nous en coûtera 49, 69 ou 89 € pour remplacer l’écran, la batterie ou la molette. C’est tout de suite plus intéressant.</p>
<p><strong>Quand notre frigo a pris un coup de froid</strong></p>
<p>Chez Darty, on peut faire réparer son électroménager même s’il n’a pas été acheté chez l’enseigne. Il nous en coûtera alors 36 € pour le déplacement à domicile puis 32€/h pour le petit électroménager et 46 € pour le gros. Tout dépend donc du type de panne.</p>
<p>Si on hésite, on demande un devis puis on fait ses comptes sachant qu’on peut s’offrir un frigo ou un lave-linge pour 250/350 €. Quant au petit électroménager, on n’y réfléchit pas longtemps puisque micro-ondes et aspirateurs coûtent en moyenne 60 €.</p>
<p><strong>Quand notre télé affiche un écran noir</strong></p>
<p>Chez Darty toujours, la réparation du matériel vidéo vous coûtera 46 €/h, plus le déplacement. Si on a une vieille télé à tube cathodique, c’est l’occasion de passer au plasma ou au LCD. S’ils sont plus chers qu’une réparation, notre télé vit de toute façon ses derniers jours, on en profite donc pour sauter le pas, les prix pour les écrans plats étant de plus en plus raisonnables.</p>
<p><strong>Quand notre ordinateur plante</strong></p>
<p>Franck, responsable réseaux parlant couramment le langage informatique, nous explique qu’il y a différentes situations.</p>
<p><em>« Si c’est notre portable qui plante, il faut le changer car il est difficile d’intervenir dessus. Si on a un ordinateur de bureau, cela dépend. Le problème peut venir d’une seule pièce : carte mémoire, unité centrale, écran… Il suffira alors de la changer. Pas besoin de remplacer toute la machine. Pour la réparation, le service chez <a href="www.surcouf.com">Surcouf</a> est plutôt bien</em><em>. Ils font d’abord un diagnostic pour 19 € puis on paie selon la durée de l’intervention ou la prestation. Mais il ne faut pas oublier que l’informatique est régie par la loi de Moore qui veut qu’au bout de 18 mois, notre appareil soit obsolète. Pour le même prix, on peut alors en racheter un avec une capacité double. »</em></p>
<p>Et si un ordi coûte de 500 à 900 €, il y a souvent des promos qui permettent de faire de véritables bonnes affaires.</p>
<p>Tout dépend donc de la situation. Il faut alors se poser les bonnes questions (quel âge a mon appareil ?). Il reste également une troisième solution qui rencontre de plus en plus de succès : réparer soi-même.</p>
<p>Et vous ? seriez-vous prêt à mettre les mains dans le cambouis si cela vous permettait d’économiser sur vos frais de dépannage ?</p>
<p><strong>Virginie Gonçalves</strong></p>
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		<title>Acheter ses cosmétiques moins chers</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2011/02/acheter-ses-cosmetiques-moins-chers/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Feb 2011 07:20:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Mignard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[achat]]></category>
		<category><![CDATA[beauté]]></category>
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		<description><![CDATA[Prendre soin de soi, cela coûte cher. Certaines d’entre nous se tournent donc vers des produits à prix réduits. Mais acheter ses cosmétiques ou ses parfums moins chers, est-ce une bonne idée ou un faux bon plan ?
Solderies, sites de ventes aux enchères sur internet, magasins d’usine, sites de déstockage, brocantes, marchés, vente entre copines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Prendre soin de soi, cela coûte cher. Certaines d’entre nous se tournent donc vers des produits à prix réduits. Mais acheter ses cosmétiques ou ses parfums moins chers, est-ce une bonne idée ou un faux bon plan ?<span id="more-3866"></span></p>
<p>Solderies, sites de ventes aux enchères sur internet, magasins d’usine, sites de déstockage, brocantes, marchés, vente entre copines et même vente à la sauvette : il y a de nombreux endroits où l’on peut acheter des cosmétiques à moindre coût. Certains vendent des marques à petit prix que l’on ne trouve pas ailleurs, d’autres des fins de série de grandes marques ou des dégriffés. Mais ces produits valent-ils la même chose que ceux payés plein pot ? Notre bonne affaire en est-elle vraiment une ?</p>
<p><strong>Attention à la contrefaçon</strong></p>
<p>Sur les <strong>marchés aux puces</strong> ou sur des stands de <strong>vente à la sauvette</strong>, on peut trouver des cosmétiques de grandes marques à des prix dérisoires. Méfiance tout de même. Ici, impossible de connaître l’origine du produit.</p>
<p>D’où vient-il ? A-t-il été conservé dans de bonnes conditions ? Quel âge a-t-il ? La date de péremption n’est-elle pas dépassée ? Est-il vraiment authentique ? C’est en effet souvent le royaume de la contrefaçon. Mieux vaut donc s’abstenir.</p>
<p>Sur <strong>eBay</strong> ou tout autre site d’enchère, on peut également tomber sur des contrefaçons. On vérifie donc la note du vendeur avant de se lancer.</p>
<p><strong>Les bons plans des beauty addicts</strong></p>
<p>Pour être sûre de savoir ce qu’on achète, on se tourne plutôt vers les spots testés et approuvés par les accros de la beauté. Kriss, 29 ans, a trois temples pour acheter ses cosmétiques moins chers :</p>
<p><em>« <strong>Les magasins de déstockages</strong> du style StokOmani. Ce sont des fins de stock, des rachats d’invendus&#8230; </em><em><strong>Saga Cosmétiques</strong> : c’est le même style de magasin mais ciblé sur le maquillage et les cosmétiques exclusivement. </em><em><strong>Les solderies</strong> : pour les marques discount à proprement parler, Miss Europe et Modelite par exemple. </em><em>La seule chose sur laquelle je ne transige pas, c’est le &#8220;acheté scellé&#8221; pour le maquillage. Je ne farfouille pas dans les bacs de produits que tout le monde peut ouvrir. »</em></p>
<p>Marine, 20 ans, est également devenue une pro dans la recherche de petits prix : <em>« Pour les vernis, je fais les <strong>brocantes</strong>. Mais je n’aime pas trop acheter du make-up qui a déjà été utilisé par quelqu’un que je ne connais pas. Je ne sais pas si elle a pratiqué les gestes de base comme désinfecter le tout avant de vendre. Je ne prends donc que ce qui est emballé. Pour les parfums, une des tantes de mon petit ami travaille dans une usine qui fabrique des grands jus. Je ne sais pas si elle les paye mais, en tout cas, à nous, elle nous les offre. Par contre, ce sont des <strong>fonds de cuve</strong> alors soit le parfum sent très très fort, soit il ne sent quasiment rien. Ca dépend de la note. »</em></p>
<p><strong>Soyez corporate</strong></p>
<p>Comme Sandrine, 31 ans, si notre entreprise possède un <em><strong>CE</strong></em>, on vérifie s’il propose des cosmétiques à moindre prix. <em>« J’ai découvert que mon CE vendait des parfums environ 20 % moins chers que dans le commerce, j’en ai donc profité. Je me suis offert une eau de parfum de 100 ml de</em> <em>Chanel</em> N°5<em> à 75,61 € au lieu de 107 € et l’eau de parfum</em> J’adore<em> 100 ml de Dior à 78,76 au lieu de 113,90 €. Et pour mon homme, j’ai pris une eau de toilette de 125 ml</em> Le Mâle <em>de Jean Paul Gaultier à 49,26 € au lieu de 70 €. »</em></p>
<p>Pour éviter tout beauty faux pas, on retient donc quelques règles : toujours acheter des produits sous emballages, se méfier des possibles contrefaçons, connaître si possible l’origine du produit, acheter à une personne ou un organisme de confiance ou testé et approuvé par des tiers. Si on suit ces grandes lignes, on peut faire de vraies bonnes affaires.</p>
<p>Et vous ? quels sont vos bons plans pour faire des économies sur votre budget beauté ?</p>
<p><strong>Virginie Gonçalves</strong></p>
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		<title>Quel pouvoir d&#8217;achat pour les Tunisiens&#160;? (par notre envoyé spécial)</title>
		<link>http://www.ecotidien.fr/2011/01/quel-pouvoir-dachat-pour-les-tunisiens-par-notre-envoye-special/</link>
		<comments>http://www.ecotidien.fr/2011/01/quel-pouvoir-dachat-pour-les-tunisiens-par-notre-envoye-special/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 14:23:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marlène Schiappa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ecotidien.fr/?p=3939</guid>
		<description><![CDATA[Tunisie: comment la population parvient-elle à gagner sa vie et à gérer son budget en cette période de révolution ? Ecotidien a voulu en savoir plus. Notre envoyé spécial en Tunisie, Chaker Nouri, est allé à la rencontre des Tunisiens.
Un taux de croissance qui avoisine les 5%, une classe moyenne en bonne santé, un système [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Tunisie: comment la population parvient-elle à gagner sa vie et à gérer son budget en cette période de révolution ? Ecotidien a voulu en savoir plus. Notre envoyé spécial en Tunisie, Chaker Nouri, est allé à la rencontre des Tunisiens.</p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-3939"></span>Un taux de croissance qui avoisine les 5%, une classe moyenne en bonne santé, un système scolaire parmi les meilleurs du monde, une liberté de la femme jalousée par nombre de pays, des investisseurs étrangers qui injectent des milliards d’euros chaque année…</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Tunisie des cartes postales, Tunisie de la réalité</strong></p>
<p style="text-align: left;">La Tunisie est en apparence une région économiquement stable. En apparence seulement. Derrière la jolie carte postale que vous présentent les agences de voyages, il y a une image moins glamour.</p>
<p>Même si la grande manifestation du 14 janvier, fatale à l’ancien Président de République Ben Ali,  a surtout scandé des slogans pour plus de démocratie et  de liberté, la genèse de ce mécontentement a pour origine la détresse sociale. « <em>Rappelez-vous ce Bou Azizi qui s’est immolé. Un jeune diplômé sans travail qui pour subvenir au besoin de sa famille, vendait des fruits et légumes au marché… Et des bou Aziz, il y a en des milliers en Tunisie. La chute du régime ne les avait pas fait disparaitre. Bien au contraire, aujourd’hui ils parlent… »</em> raconte Farid Chaouki, avocat au barreau de Tunis. Une situation qui risque de s’aggraver «  <em>Depuis de Ben Ali, le tourisme est en mode pause,</em> poursuit le juriste, <em>hors c’est le poumon du pays ».</em></p>
<p><strong>150 euros par mois pour travailler dans le tourisme</strong></p>
<p><em> </em>Première secteur économique de la Tunisie, le tourisme fait vivre  des milliers de familles : chauffeur de taxi, personnels des hôtels, des agences de voyages, des zones balnéaires…<em> </em>« <em>Je tourne au rond depuis des jours et des jours, les clients européens ont disparu. Même si la vie reprend, je galère en ce moment, mais bon je touche quand même salaire», </em>explique Mahmoud animateur dans un hôtel de Gammarth.</p>
<p>Sa rémunération ? Elle avoisine les 300 dinars (150 euros) : «  <em>Je dois m’estimer heureux car le salaire minimum en Tunisie ne dépasse guère les 250 dinars ( 125 euros ). </em>Mais impossible de faire des folies ou de louer un appartement affirme ce trentenaire père de trois enfants. «  <em>Je loge avec mes parents dans un deux pièces. Seul mon père touche une retraite de 90 dinars (45 euros)», </em>tient-il à préciser.</p>
<p><strong>&#8221; Je suis marchand ambulant comme le défunt Bou Aziz &#8220;</strong></p>
<p><strong><img class="alignnone size-medium wp-image-3943" title="tunisie2" src="http://www.ecotidien.fr/wp-content/uploads/2011/01/tunisie2-268x193.jpg" alt="tunisie2" width="268" height="193" /></strong></p>
<p>200 dinars (100 euros) pour les dépenses alimentaires, 90 dinars (45 euros) pour l’électricité et le gaz, il ne lui reste presque rien à la fin du mois. «  <em>Pour arrondir les fins mois je suis marchand ambulant comme le défunt Bou Aziz », </em>confie-t-il.</p>
<p>Longtemps la Tunisie s’est vantée de posséder  un taux de diplômés parmi les plus importants d’Afrique. Des têtes pleines, certes&#8230; mais sans travail : «  <em>Ma famille s’est saignée pour que je fasse des longues études. Malgré mon diplôme de finance, je suis sans emploi… en attendant j’occupe un poste de gardien pour une banque pour un modique salaire de 350 dinars ( 175 euros) , a défaut de travailler dans ses locaux en tant que financier »,</em> raconte Heidi, la vingtaine finissante.</p>
<p><strong>&#8221; Aucune initiative n&#8217;était possible. Aujourd&#8217;hui j&#8217;espère trouver un travail &#8220;</strong></p>
<p>Un jeune financier plein d’espoir depuis le soulèvement : «  <em>La famille du Président ont accaparé tous les marchés publics et rackettés les investisseurs privés. Derrière la vitrine libérale, l’économie est en fait contrôlée par un clan. Aucune initiative n’était possible.  Je pense que cela va changer maintenant. J’espère trouver un travail assez rapidement ». </em></p>
<p><em> </em>En attendant, il doit patienter et se serrer la ceinture «  <em>Mon père est malade sans pension, ma mère est morte. Je vis avec mes trois sœurs diplômés comme moi mais sans travail. Je suis le pilier de la famille. Si je meurs par exemple, ma famille se retrouvera en grande difficulté », </em>prévient Heidi.  Mais le tableau n’était pas tout noir. Une autre classe peut se targuer de vivre correctement… à crédit.</p>
<p><strong>Les vannes du crédit conso ouvertes par Ben Ali </strong></p>
<p>L’ancien régime s’est appuyé sur la classe moyenne. Pour cela, il a ouvert les vannes de la consommation. Tout ou presque s’achète à crédit : maison, voiture, mobilier, nourriture…Et en Tunisie plus qu’ailleurs, c’est un jeu d’enfant d’obtenir un financement : «  <em>L’endettement maximum est de 40%. Mais le message véhiculé par le pouvoir est le suivant : facilité le crédit. Du coup, les gens  se retrouvent à rembourser des crédits au-delà de leur rémunération », </em>constate Haikel, un cadre dans une banque tunisienne.</p>
<p>«  <em>Je suis propriétaire de ma maison, je possède une voiture, j ai une télévision plasma, des meubles à la mode, un iphone dernier cri…mais pour quel sacrifice. Je gagne 650 dinars (325 euros) et je rembourse 400 dinars ( 200 euros ) de mensualités par mois. Je suis au bord du suicide », </em>affirme Gabsi, un cadre dans une société privée.  Une tentation de tout instant pour ce quadra : « <em>Les publicités à la télévision, les vendeurs qui vous harcèlent à l’entrée des magasins…Et puis il y a aussi un réflexe psychologique. On se dit que posséder tout cela c’est aussi se dire que nous sommes heureux car nous avons des biens ».</em></p>
<p><em></em></p>
<p>Résultat, une  deuxième bombe à retardement risque d’exploser dans très peu de temps : le surendettement de la classe moyenne… pilier de l’encien régime.</p>
<p><em><strong>Texte et photos Chaker Nouri, envoyé spécial en Tunisie</strong></em></p>
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		<title>Je suis pauvre&#8230; et je paie l’ISF&#160;!</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Jan 2011 08:59:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Mignard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une situation ubuesque dans laquelle se retrouvent du jour au lendemain des contribuables ayant touché un héritage. Témoignage, par Chaker Nouri
C’est le grand débat du moment : faut-il ou non supprimer l’impôt des riches. Le gouvernement hésite ! Et pour cause. Les recettes de l’impôt sur la fortune devrait rapporter cette année 360 millions d’euros [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une situation ubuesque dans laquelle se retrouvent du jour au lendemain des contribuables ayant touché un héritage. Témoignage, par Chaker Nouri<span id="more-3924"></span></p>
<p>C’est le grand débat du moment : faut-il ou non supprimer l’impôt des riches. Le gouvernement hésite ! Et pour cause. Les recettes de l’impôt sur la fortune devrait rapporter cette année 360 millions d’euros de plus que prévu qu’en 2010. Une manne financière provenant tout droit des gros patrimoines de l’hexagone, mais pas seulement&#8230;</p>
<p>Ils sont retraités, ouvriers, employés, agriculteurs et leur revenu annuel ne dépasse guère les 20 000 euros annuels. Habitués des magasins hard discount, leur compte courant est souvent à découvert. Comme moyen de paiement, ils optent pour une carte bancaire grand public. Ils ne fréquentent pas les soirées mondaines ou la place Vendôme, n’organisent pas de rallye pour leurs têtes blondes&#8230; et pourtant ils font partie du club très fermé des assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune.</p>
<p><em>« A mon grand regret, on imagine que les contribuables assujettis à l’ISF roulent sur l’or »,</em> lance René, un ancien ouvrier du BTP. <em>« Je perçois 1 400 euros par mois seulement et je vis seul. Je suis propriétaire d’un appartement à Saint-Denis et je n’ai pas terminé de rembourser mon crédit. J’ai certes hérité de mes parents une maison dans le Sud de la France estimé à 3 millions d’euros, mais je ne suis pas seul sur le bien ; mon frère en possède la moitié. »</em> Un copropriétaire encombrant car réfractaire à la vente du bijou de famille.</p>
<p>Résultat : René doit s’acquitter de l’ISF. Avec un appartement dionysien en pleine propriété évalué à 300 000 euros* et une résidence secondaire en indivision estimé à 1,5 million d&#8217;euros, le retraité dépasse largement le montant minimum fixé par l’administration fiscale : <em>« Lorsqu’un patrimoine excède la somme de 790 000 euros, le contribuable est soumis à l’ISF »,</em> affirme Jean-Luc Marchal, avocat fiscaliste.</p>
<p>Mais en 2011, les choses  vont changer&#8230; Le barème de l’ISF s’appliquera au patrimoine supérieur à 800 000 euros. Une modification sans conséquence pour René : il devra toujours débourser la somme&#8230; de 5 805 euros. Seule solution pour réduire cette ardoise fiscale : Profiter des niches fiscales. Encore faut-il posséder l’argent nécessaire.</p>
<p><em>« Il existe sur le marché financier et immobilier des solutions de défiscalisation pour réduire son ISF. Le contribuable investit par exemple sur un fond d’investissement PME. Il peut dès lors déduire jusqu’à 50 % du montant versé. Seul petit bémol, les officines financières exigent un ticket d’entrée élevé. Un frein pour ceux qui n’ont pas d’épargne liquide »,</em> analyse l’avocat fiscaliste.</p>
<p>Une difficulté rencontrée par des dizaines de petits contribuables. Du jour au lendemain ils se retrouvent avec un patrimoine immobilier lors d’un héritage. Tout comme René, ces nouveaux riches vivent dans une situation financière délicate : revenu faible, très peu d’épargne liquide&#8230; mais un actif immobilier de plus en plus important soutenu entre autres par un prix du mètre carré qui ne cesse d’augmenter depuis plus de dix ans.</p>
<p><em>« Le conseil est de rééquilibrer son patrimoine. Céder une partie de ses biens et réinvestir sur des placements défiscalisés, faire des donations à ses ayants-droits, effectuer un démembrement de propriété&#8230; Pour réduire son impôt sur la fortune »,</em> conseille Jean-Louis Comain, conseiller en gestion de patrimoine. En attendant la décision du gouvernement sur la suppression ou non de l’impôt de solidarité sur la fortune, des contribuables sont dans un situation paradoxale : pauvre et riche à la fois&#8230;</p>
<p><strong>Chaker Nouri</strong></p>
<p>* La loi prévoit une décote de 30% sur la résidence principale.</p>
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