Vendre sur un site d’enchères en ligne : ils sont nombreux à l’avoir fait pour tester leurs produits. Car commencer par vendre ses produits sur un tel site est un bon moyen de tester l’attractivité de sa marchandise. En France, eBay estime le nombre de vendeurs professionnels à 80 000. Beaucoup de particuliers, avec l’idée d’ouvrir une boutique, ont débuté sur eBay afin de vérifier si le marché est porteur ou non.

Sophie. E créatrice de Pop’Fraise raconte : « J’ai testé des produits pendant plusieurs mois en petite quantité. » EBay suit l’évolution des transactions et signale qu’au-delà de 2 000 € de revenus mensuels, le détaillant doit se déclarer comme professionnel. Est-ce si facile de s’enrichir via eBay ? Comme souvent dans la vie, il y a des gagnants et des perdants.

Comment procéder pour passer de novice à spécialiste ? Les inscrits dont le montant des ventes est supérieur à 2 000 € pendant 3 mois consécutifs doivent opter pour un statut professionnel. Les obligations pour ces détaillants sont les mêmes que s’ils possédaient une boutique : Inscription au registre des commerces et détail tout ce qui se rapporte à l’activité de commerçant.

Stéphanie. F a commencé à vendre ses affaires d’occasion sur eBay en tant que particulier et possède aujourd’hui sa boutique en ligne Little-cavern.com. « La revente sur eBay est vraiment rentable ! Je suis donc passée d’amatrice à professionnelle, en vendant des vêtements déstockés, après avoir immatriculé mon entreprise à la chambre du commerce. »

Une fois ces démarches terminées, une simple inscription sur eBay est à effectuer. Le vendeur peut également décider d’ouvrir une boutique eBay : il en coûte alors entre 20 € à 120 € par mois, plus les frais d’insertion des produits. La plupart des « marchands-amateurs » sont inscrits comme auto-entrepreneurs lorsqu’ils débutent leur activité et ne peuvent réaliser, dans ce cas, un chiffre d’affaires annuel supérieur à  80 000 ou 32 000 € (selon l’activité).

L’ objectif : être un « Power seller ». Au début, la dénomination de son activité est « vendeur profil 0 ». Le vendeur évolue et gagne des étoiles grâce aux bonnes critiques des acheteurs. Il peut prétendre à devenir « power seller » (donc professionnel)  lorsqu’il réalise un excellent chiffre d’affaires ou vend un grand nombre d’objets par mois. Le commerçant devient alors un véritable pilier de la communauté d’eBay et profite d’une mise en avant sur le site.

Présent dans 39 pays, eBay compte plus de 11 millions d’inscrits en France et se place largement premier dans le classement de site de vente en ligne (source, FEVAD). De quoi optimiser la visibilité d’une société, d’après Yohan Ruso, directeur général d’eBay France : « EBay est une passerelle vers le monde pour nos vendeurs professionnels : 91% des vendeurs professionnels présents sur eBay France, ont des clients au-delà des frontières françaises. »

De nombreuses micro-boutiques ont connu le succès grâce aux nombreux visiteurs sur ces sites de e-commerce.  1,3 million de personnes gagnent leur vie grâce à eBay (étude d’ ACNielson) autant dire qu’il est tout à fait possible de tirer profit des sites de ventes aux enchères.

Sophie. E de Pop’Fraise confirme : « Mon activité sur eBay me permet de me verser un salaire au moins égal au SMIC tous les mois. » A chacun ensuite de faire perdurer le succès de son commerce : « Ma boutique en ligne doit ouvrir prochainement et j’espère augmenter mon salaire avec l’ouverture du site. » 5 500 nouveaux professionnels ont démarré leur activité sur eBay en France, au premier trimestre 2010, générant un chiffre d’affaires de plus de 38 millions d’euros.

EBay  offre encore de belles perspectives d’avenir. Environ un tiers des professionnels interrogés ont tiré 80% à 100% de leurs revenus sur eBay et la moitié  au-delà de 60 % de leurs revenus, le restant provenant de leur magasin physique (source, IAL, indicateur des affaires en ligne). Le business est loin de s’essouffler.

Les commerçants ont même d’autres combines pour gagner de l’argent tout en dépensant moins comme le « Drop shipping ». Cette méthode consiste tout simplement à ne plus avoir de stock chez soi. Le vendeur joint directement son grossiste lorsqu’il reçoit une commande et lui demande d’envoyer l’article chez son client. Plus de perte sur le stock non écoulé et plus de frais d’envoi, si bien sûr le contrat entre les deux parties a bien été négocié.

Mélanie Fevre