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D’après une étude d’Ipsos réalisée pour le compte du Secours populaire, dans le cas où le revenu du foyer n’excède pas 3000 euros, un enfant sur trois n’est pas parti en vacances. Le constat s’aggrave lorsque la famille dispose de moins de 2000 euros ; la proportion passe alors à un enfant sur deux. Les plus touchés sont également ceux issus de familles monoparentales (40 %) ou nombreuses (44 %).
Quels sont les sentiments des parents et des enfants ? Les jeunes privés de séjour se sentent exclus. Les vacances constituent un modèle social et le fait de ne pas partir représente pour eux une injustice. Père et mère éprouvent la même frustration. Dans 43 % des cas, le sentiment de privation domine. Les adultes organisent donc des sorties pour les occuper (71 %) ou invitent les copains (54 %)… Mais s’en aller en vacances reste, pour la famille, un moment de détente et de partage loin des tracas du quotidien.
Les associations, comme par exemple le Secours populaire, se préoccupent de plus en plus de ce problème. C’est la situation économique et sociale de la famille qui empêche un enfant de partir. Les coûts d’un voyage sont de plus en plus élevés, alors que paradoxalement le budget vacances baisse de 6 % par rapport à l’année précédente (1822 euros en 2009, source Ipsos/Europ Assistance). Le Secours populaire œuvre pour le droit aux vacances des jeunes. Le 19 août aura lieu la « Journée des oubliés des vacances », appelée aussi « Soleils d’Europe ». Destinée à près de 40 000 enfants, elle se déroulera sur le Champ-de-Mars, à Paris. Ces enfants auront au moins une belle aventure à raconter aux camarades de classe à la rentrée.
Des dispositifs d’aide au départ en vacances (ADV) existent déjà. Le système de remboursement VACAF, des tarifs réduits SNCF, les comités d’entreprise… Patricia, une maman élevant seule sa fille et son fils, raconte : « J’ai pu bénéficier d’un remboursement VACAF et partir avec mes enfants dans un centre familial de vacances. Grâce à cela, nous avons pu partir une semaine pour leur plus grand bonheur ; ils ne connaissaient pas encore les joies du camping. »
Quelle est la position du gouvernement sur ce sujet ? Selon une proposition de loi du Sénat, « des dispositifs d’aide au départ en vacances existent mais sont insuffisants et dispersés entre différents acteurs », « c’est à l’État de s’engager et de rendre effectif le droit aux vacances pour tous par la création d’une aide au départ en vacances pour les enfants et adolescents ». Or l’administration française supprime l’essentiel des aides dans le secteur du tourisme à vocation sociale. Entre 2001 et 2005, le budget des caisses d’allocations familiales consacré au soutien au départ a baissé de 20 % et, dans l’ensemble, il a diminué de moitié en vingt ans. On constate d’un autre côté que les résidences du tourisme (secteur commercial) bénéficient d’une augmentation de la défiscalisation.
Mélanie Fevre
Pour aller plus loin






















Les parents attendent Tous les aides sociales : en France on vit sur le dos des travailleurs !
pendant que certains vont pleurer pour avoir les aides aux vacances, les aides pour la rentrée scolaires… et j’en passe, d’autres retroussent leurs manches et vont BOSSER !!
La France est une société D’ASSISTES ! je bosse depuis très longtemps, je ne suis pas parti en vacances depuis très longtemps, mais je m’occupe de mes enfants, ils sont bien élevés, et ils ont une belle maison pour y vivre.
Les vacances représentent un luxe et non une nécessité ! Seul le repos est mérité après un année de travail : le repos ce peut être de LIRE, visiter les MUSEES, apprendre à faire la cuisine … arrêtons de crééer de nouveaux besoins pour nos enfants ! j’ai remarqué que ceux qui “profitaient” des aides sociales ont souvent des portables, des écrans plats etc…
J’ ai passé toute ma jeunesse sans vacances et je suis encore en vie !
Je me suis faite les mêmes réflexions que vousà propos des biens que possèdent les gens qui pleurent pour partir en vacances aux frais de ceux qui travaillent ! Mon fils travaille dur et ne se paye pas de vacances parce qu’il n’ a pas les moyens de partir , il paie trop d’ impôts sur le revenu étant célibataire ! Et où vont ses impôts ??? Pour payer des vacances aux enfants de ceux qui ne font rien ! C’ est absolument scandaleux!
Je n’ ai jamais envoyé mes enfants en colonies de vacances, ils ont grandi auprès de leur mère et s’en porte très bien !
Qu’ on arrête de nous apitoyer avec des choses qui ne font pas
Selon moi cela signifie modifier un peu le quotidien, le cadre de vie si on le peut, afin de s’ouvrir l’esprit et les yeux, et se changer les idées. Pour moi, cela signifiait étant jeune et ado de passer des journée entière dans mon lit avec des bouquins, que c’était bien! Étant d’une famille très nombreuse (3 étant considérée comme nombreuse aujourd’hui, on en est bien loin), pas de vacances d’hiver mais des vacances d’été à la maison puis en bord de mer dans la maison de mes grands-parents.
On est donc bien loin du concept de vacances de notre société consommatrice à outrance!!
Je suis d’accord pour dire que le seul moyen pour les familles défavorisées d’avoir des vacances, ne doit pas être de compter sur les aides sociales et je crois que dans notre pays, on favorise aujourd’hui l’assistanat: quel discours tient on à ces enfants et quelle vision ont-ils de notre société? Certains ont des parents qui travaillent, qui cherchent des solutions pour procurer des petits plaisirs à leurs enfant et leur donner le gout de s’investir pour obtenir coute que coute ce que l’on souhaite, et ces petits plaisirs et sorties constituent alors les vacances. D’autres ont des parents qui ne comptent que sur l’aide de la société pour s’en sortir…
On ne parle pas du tout ici non plus de associations qui existent et qui permettent à certains enfants de profiter de vacances au sein d’une famille d’accueil, cela leur permet de sortir de leur quotidien et à la famille qui reçoit l’enfant de développer l’ouverture et le goût de l’entraide et de relativiser aussi, et prendre conscience de la chance que l’on a.
Pour reprendre une expression : même en habitant une “citée HLM du 93″ (ou d’ailleurs), il y a moyen de changer son quotidien en faisant des balades dans les parcs et forêts de la banlieue parisienne, de profiter de certaines remises / offres spéciales sur des musées, animations… la ville de Paris fait des concerts gratuits sur le place de l’hotel de ville… il y a moyen de faire des choses, même quand on a peu d’argent…
Maintenant, on veut tout et immédiatement : la tv écran plat avec les abonnements qui vont bien, le tél portable (iphone 4 bien sûr), les vêtements à la mode, et partir en vacances sur la cote d’azur !
Le “bon vieux temps” n’est pas aussi rose que cela, mais à l’époque, les gens avaient conscience qu’avec le temps, on construisait sa vie et son foyer et lorsque les couples s’installaient, ce n’était pas tout meublé avec cuisine équipée, tv… ils faisaient de la récup à droite et à gauche et commençaient comme ça ; puis, avec le temps ils s’équipaient. On disait souvent que les hommes faisaient leur 1er voyage dans un autre coin de la France pour leur service militaire.
Pour le cas des femmes seules, c’est effectivement différent, mais il y a des centres aérés, des associations… je ne dis pas que tout est facile, chaque cas est différent, mais arrêtons de s’alarmer et s’appitoyer sur les gens qui ne partent pas en vacances ! Quand j’entends parler du “droit aux vacances”, cela me hérisse ! Il y a d’autres priorités comme “le droit au logement” !
Et puis que l’on arrête de parler de droit et que l’on parle de devoirs…
La problématique tient tout de même à la déréglée société de consommation où quand certains ont trop,d’autres manquent du nécessaire …
Je le vois chaque année avec mes cinq neveux pourris gâtés mais chut (ce sont des miséreux qui partent tous les ans en vacances et qui se lamentent de ne pouvoir disposer de tout ce dont ils désirent).
Il me semble qu’il y a d’abord un grave défaut d’éducation {les enfans ne savent plus ce qu’est l’ennui,les parens ignorent la discipline} dû au conformisme social [du panurgisme français] .
Autrement dit,tout se rapporte à la définition et comme d’habitude,tout est laissé dans le vague ;
Changer de rythme une fois ou deux par an, pour avoir des “congés” est effectivement salutaire pour la santé des enfants (et des autres !). A ne pas confondre avec “deux semaines de vacances au bord de la mer”, qui n’est un dû pour personne !
A chacun ses possibilités en fonctions de ses moyens, arrêtons d’attendre toujours plus d’aide et d’assistance pour offrir le luxe et le confort a tout le monde. Le confort, ça s’achète, et l’argent, ça se mérite, ça ne tombe pas du ciel !
Mes parents et mes beaux-parents ne sont pas non plus partis en vacances dans leur jeunesse, et ils sont pour autant très équilibrés et heureux… J’ai eu la chance de partir assez régulièrement, mais la plupart du temps, c’était pour passer quelques semaines à la campagne chez les grands parents. Depuis que je travaille, je pars assez peu, et je ne m’en porte pas plus mal. Arrêtons de créer des besoin et de donner une nouvelle occasion au peuple de se lamenter de ne pas tout avoir.
Je rejoins les propos de beaucoup d’ internautes qui sont intervenus sur cette article : tout le monde ne peut pas partir en vacs chaque année. Et alors ?
Il suffit de lire l’introduction à l’article pour ne pas avoir envie de lire le reste :
“Chaque année, trois millions d’enfants français ne partent pas en vacances. Ecotidien fait le point sur cette anomalie. ”
En quoi c’est une anomalie ? L’auteur de cet article sait au moins que veut dire ce terme ?
Dans le langage courant cela veut dire ANORMAL.
Depuis quand c’est ANORMAL de ne pas partir en vacances ?
C’est effectivement triste de ne pas partir en vacances : enfant, comme adulte au passage. Mais maintenant, ce n’est pas un drame non plus.
Ce qu’on peut objectivement estimé comme anormal en matière de partir en vacances, c’est de ne jamais partir en vacances 3 voir plus d’années. Oui, la cela peut devenir épuisant. Mais une année, qu’est ce que c’est ?
Je vais m’empresser de noter cet article fallacieux aux revendications faussement sociales mais véritablement ridicules.
Alors que pour les commentaires des intervenants, on a le choix entre un avis positif et un avis négatif.
Tant pis, ce tissue d’âneries gardera un semblant de crédibilité si on ne lit pas les commentaires intelligents derrières …
et on n a pas besoin d’etre riche pour voyager.. pensez que quand on veut on peut , même a velo ou a pied…
de que j’ai mémoire , je suis toujours partie en vacances , soit chez mes grand parents a la campagne ou avec mes parents , et sans aucun luxe on dormait dans la voiture ou sous une tente et on mangeait des sandwiches.. on a parcouru comme ça pas mal du monde .. au moins presque tout le continent américain .. des états unis à la patagonie ..
maintenant avec mon mari et enfants on fait pareil .. on ne dort jamais en hotels ..on ne va jamais aux restaurants mais on voyage .
Dans mon pays natal, j’ai eu la chance de pouvoir partir en voyage environ tous les 4 ans (ce qui est peu par rapport à ce que peuvent connaitre les Européens, mais énorme pour un pays moyennement développé). Et pourtant, je garde un excellent souvenir de mes périodes de vacances passées avec mes parents à la maison: sorties en famille, visites au musée…
Je vous signale aussi que dans certains pays, dont le mien, les jeunes sont en partie privés de leurs vacances parce qu’ils prennent des cours particuliers. Pourtant ils ne se plaignent pas d’être exlus ou laissés-pour-compte. Ne pas “partir” en vacances, ce n’est pas un drame.
Quel son les menages qui gagenent deux et 3000€? dans les banlieux? c’est plus tot le RMI non!
En tout cas c’est basé sur des statistiques bidon de l’INSE.
Envoyer les gosses en vacances, c’est inciter à consommer un peu plus, meme le pauvre est un marché!
il faut siphoner les maigres aides sociales qu’il touche.
Inversement, il ne s’agit pas non plus de considérer que partir ailleurs est totalement vain et inutile; tout dépend de ce qu’on fait de ce voyage.
Mais entre temps on a changé de vie : mer, campagne, ville, soleil du sud….à quoi bon s’entasser sur le bitume des autoroutes ??? Bon, ok papa travaillait, mais qu’est ce qu’on est bien chez soi !!!!
Autrefois mes vacnaces c’était chez papy et mamie : que de bons souvenirs.
Mais il est aussi vrai que ma fille a subi les gentilles moqueries de ses “copines” : ho ma pauvre, t’es pas partie ??? Tu ne t’ennnuie pas trop ???
De vexée au départ elle se fiche maintenant du regard des autres. Leproblème n’est pas de partir, mais de casser un peu ses habitudes, de prendre le temps de lire, de traîner au lit, faire du sport, redécouvrir sa ville, etc….
Mais notre société en a fait une obligation, si tu pars pas c’est que tu n’as pas PU partir.
A aucun moment on se dit que c’est un choix.
qu’est-ce ? c’est ne pas travailler pendant un certain temps afin de pouvoir faire des choses que l’on n’a pas le temps de faire quand on travaille. et ces choses, on les paie avec l’argent que l’on a réussit à mettre de côté. c’est quoi ces choses ?
- aller à la piscine
- faire une ballade à vélo autour de la ramée par exemple
- faire une sortie ciné
- chercher à connaître sa ville et son histoire
- lire
- enseigner son enfant : cuisine, faire le lit, nettoyer sa chambre (lui apprendre), …
- regarder des photos et apprendre l’histoire de la famille
- si on a la chance d’apprendre un instrument de musique, jouer plus
bref, avec un peu minimum de volonté, il y a moyen de passer de bonnes journées sans voyager.
eh oui, pendant le temps scolaire, on n’a pas toujours le temps de faire tout cela.
pendant les vacances, c’est aussi prendre le temps d’aller se promener avec les enfants (au jardin des plantes, ou autres parcs, avec un picnic, …) et cela permet de consacrer plus de temps avec les enfants. et bien sûr, le picnic, il a été préparé avec les enfants (au lieu des les câler devant la tété).
ma fille va toujours au même endroit en vacances : chez sa tante et chez son père, car les petites vacances avec moi. mais quand elle est avec son père, elle reste chez lui, et ne voyagent pas, et il en est de même avec ma soeur. les occupations ? piscine, ballade, aller voir les amis, …
bref, les choses simples de la vie.
pas besoin d’aller à maurice ou à la réunion ou ailleurs pour dire je suis partie en vacances.
ce n’est pas une anomalie de ne pas pouvoir partir à l’étranger. par contre c’est une anomalie de compter sur les aides sociales pour pouvoir aller à la mer alors que toulouse plage est une bonne idée à condition que les parents se donnent la peine d’y aller avec leurs enfants. c’est sûr, nous n’avons pas deux mois de vacances. dans ce cas, on peut peut-être compter sur la famille, ou sur les centres de loisirs, mais uniquement sur le temps de travail des parents. et ces parents doivent s’organiser pour essayer de prendre une partie des 5 semaines de l’année pendant l’été, et à ce moment-là, faire des choses avec les enfants au lieu de les laisser au centre de loisirs.
quand ma fille avait 6 ans, je l’ai aidée à s’organiser le matin : se lever, se laver, s’habiller, se préparer le petit-déjeuner, manger, laver la vaisselle, et faire des petites choses. rapidement, elle a su organiser sa matinée jusque 13h30, heure à laquelle elle devait partir pour aller à l’arrêt du bus qui l’amenait à la ramée jusque 18h.
pourquoi , parce que je travaillais.
mais quand je ne travaillais pas, je passais ma journée avec elle : piscine, promenade, et toujours sans changer de ville car je n’en avais pas les moyens. elle ne partait pas à la ramée.
et franchement, elle n’était pas malheureuse. alors il faut arrêter cette escalade de la pleurnicherie.
les vacances, ce peut être l’occasion justement de découvrir sa ville et ses coins et ses musées et tout le reste.