Cet article vous a plu ?
Partager cet article :
Et aussi
Des filles en bikini rouge aux animaux prolixes ou encore aux photos d’antan, il y en a pour tous les goûts. Qu’elles soient vulgaires, drôles ou poétiques, on les reçoit toujours avec plaisir (enfin, presque). Pourquoi ? Sans doute parce que l’envoi d’une carte postale relève d’une certaine démarche : il faut la choisir, la timbrer, puis la poster. Rien d’extraordinaire, me direz-vous, mais ce geste fera toujours davantage plaisir qu’un simple SMS ou qu’une carte électronique.
Les incunables de la carte postale apparaissent dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Cartes commerciales en papier glacé, elles sont appelées « cartes porcelaine » et sont autorisées à partir de 1856 par l’administration postale. La « véritable » carte postale voit le jour en 1870. Une vingtaine d’années plus tard, elle arbore une illustration photographique. Dès lors, elle connaîtra un succès croissant, et son apogée dans les années 50, où elle se vend à plus de 600 millions d’exemplaires par an.
Les cartes postales virtuelles, phénomène en pleine expansion, sont-elles à même de détrôner notre bonne vieille carte en papier ? Tout d’abord, elles ne sont que des simulacres de carte postale : une carte postale est, selon Albert Thinlot (1914-1992), cartophile reconnu, « un imprimé sur un support semi-rigide, destiné à un usage postal, pour une correspondance brève à découvert ».
D’autre part, il semblerait que la carte postale, témoin d’un patrimoine et d’une culture, ait encore de beaux jours devant elle : il s’en vend en moyenne 350 millions chaque année, et elle reste le support favori de 60 % des Français à l’occasion des fêtes de fin d’année. Ils y restent en effet très attachés, cartophiles ou touristes qui, à l’instar de Brigitte, la trouvent plus conviviale : « Un SMS, un e-mail, c’est froid, c’est vide, ça me déprime. Je suis à Marseille, j’ai envie d’envoyer à ma famille le soleil d’ici et leur montrer que je pense vraiment à eux. » Selon l’UPCP (Union professionnelle de la carte postale), la moitié des rédacteurs de cartes postales a plus de 40 ans, et 75 % sont des femmes ! Alors, messieurs, à vos plumes !
Juliette Speranza
Pour aller plus loin






















Noël dernier, j’ai du envoyé une vingtaine de carte postale! Et en ais reçu une dixaine…
Avec mon petit ami, nous nous anvoyons une carte postale presque tous les jours lorsque nous sommes en vacances sans l’autre! Il nous arrive de faire des petits jeux avec un morceau de phrase tous les jours! C’est vraiment cool de faire ça, car ça donne vraiment l’ambiance dans laquel l’autre est et ça donne de formidable souvenir!!
C’est aussi moins encombrant et moins moche (enfin c’est mon goût) qu’un bibelot “souvenir” je trouve…
Et pareil cote envoi… C’est sympa de partager ces photos sur Facebook et de regarder si on a recu des gentils commentaires, c’est quand même plus sympa d’envoyer un petit mot aux gens qui comptent, et pourquoi ne pas prendre quelques minutes pour le faire quand on pense a eux, et simplement leur dire
Donc non, rien ne peut remplacer la carte postale de voyages… Pour les autres occasions, je laisse la paroles aux plus carteurs d’entre nous
Les cartes postales, c’est hein.
J’écris donc systématiquement des CP en vacances ou lors d’excursions loin de chez moi (week-ends prolongés ou non). Egalement pendant les fêtes de fin d’année où je “met le paquet”.
L’avantage de la Carte Postale, c’est qu’elle est…postale !
Je m’explique: le cachet et la date imprimés sur le verso donne une trace et une preuve (avec sa propre signature) de son passage à tel endroit et à telle heure. L’administration ne triche pas.
Vous pouvez sortir une CP et dire “J’y étais !”.
Voilà pourquoi il m’arrive souvent de m’envoyer des CP à moi-même.
Quand j’étais gamin c’était surtout pour la collection. Maintenant c’est la preuve “par La Poste” que j’insère dans mes albums photos.
Une annecdote: j’ai effectué un périple en Ethiopie peu après la fin de la guerre civile, en 1994.
J’étais en poste à Djibouti (le pays d’à côté) avec d’autres jeunes en Service Militaire.
Une super opportunité d’êtres parmis les premiers à découvrir un pays qui était fermé depuis 1974.
Mais ma carte “personnelle” m’est revenue sans la présence du cachet sur le timbre… Horreur ! Que faire ?
D’autres jeunes partaient juste après mon retour. J’ai eu l’dée toute simple de confier cette carte à l’un d’entre-eux pour qu’il la poste une seconde fois. Et cette fois, c’était la bonne !
Une carte qui a maintenant plus de valeur à mes yeux que les autres.