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Si vous l’ignoriez, sachez que quelques pressings utilisent des alternatives au perchloroéthylène, se targuant d’être, quant à eux, des établissements « écolos ». Est-ce vraiment le cas ? Leurs techniques sont-elles vraiment efficaces ?
Le perchloroéthylène, c’est un nom qui, à l’instar du bisphénol A ou de l’aluminium chlorohydrate, fait partie de l’environnement sonore de chacun de nous sans que, pour autant, nous sachions exactement de quoi il s’agit. Pourtant, ce produit, dont les professionnels de la santé et de l’écologie se méfient depuis les années 70, s’est révélé extrêmement nocif pour l’environnement, pour les milieux aquatiques et pour l’homme. Il serait en effet probablement cancérigène, selon L’INRS (Institut national de recherche et de sécurité).
« Et pendant ce temps, vous dites-vous, des pressings utilisant la substance en question voient impunément le jour… » Mais pas partout. Aux États-Unis et au Danemark, par exemple, son utilisation est strictement interdite. En revanche, les 5000 entreprises françaises de nettoyage à sec continuent à émettre dans l’air chaque année 8200 tonnes de perchloroéthylène. Utilisé par 90 % des pressings, il a été pointé du doigt dès 2007 par Nathalie Kosciusko-Morizet, à l’époque secrétaire d’État à l’Écologie. Fin 2009, le Plan national santé environnement se donne pour objectif de réduire de 30 % les émissions de particules fines dans l’air et de diminuer les émissions, dans l’air et dans l’eau, de six substances toxiques, dont le perchloroéthylène, d’ici 2013.
Quelle est alors l’alternative au perchloroéthylène? À vrai dire, il en existe plusieurs :
Tout d’abord, on peut utiliser comme détergent le CO2, non toxique. Le système de nettoyage au CO2 liquide a été développé en 1994 par l’Agence pour l’environnement.
Le « wet cleaning », technique de nettoyage utilisant de l’eau et des solvants dans des machines à laver informatisées, ne nécessite pas de nettoyage à sec. La technique, qui existe depuis les années 30, est adjointe à l’utilisation de détergents biodégradables. Plus coûteux car il nécessite de la main d’œuvre, il peut néanmoins se révéler créateur d’emplois, comme à Chicago, où la ville a ouvert un wet cleaning permettant aux mères célibataires et autres précaires de trouver un emploi. Il garantirait d’autre part une protection optimale des fibres délicates.
Enfin, l’alternative la plus connue, c’est le siloxane, solvant nouvelle génération. Son inventeur, Green Earth, et ses partenaires envisagent de séduire toute l’industrie du nettoyage à sec avec ce nouveau concept. Le siloxane est un composé de silicone, donc un dérivé de la pétrochimie. Il s’agit d’une solution de silicone D5, dans laquelle sont baignés et nettoyés les textiles, et qui est renforcée par des lessives biodégradables, qui assurent la finition du nettoyage.
Composant chimique que vous pouvez retrouver dans certains produits cosmétiques (shampooings, déodorants, etc.), le silicone D5 (décaméthylpentasiloxane) est en fait de la silice liquéfiée (du sable), qui se présenterait, selon la société Sequoia, sous la forme « d’un liquide doux, incolore et inodore ». Aussi efficace que le perchloroéthylène, il est sans odeur et sans vapeurs toxiques. Cependant, la technologie n’a pas encore obtenu le label vert.
En France, quelques rares pressings « écolos », utilisant la technique Green Earth, ont ouvert. C’est le cas du pressing Kennedy, dans le XVIe, qui fut l’un des premiers, en 2007, à ouvrir. « Écoutez, confie une cliente, le prix est absolument le même, mon linge est aussi (voire plus) propre, et je ne fais courir aucun risque à ma famille et à moi-même. Alors pourquoi m’en priver ? »
Juliette Speranza
Pour aller plus loin






















le perchlo est très toxique surtout s’il est mal utilisé, ce qui est la cas dans la plupart des pressings, surtout les low cost.
Si le pressing a plusieurs bacs de décantation, que la ventilation est bien faite, que l’air est purifié avant d’être renvoyé dans l’environnement, que les machines sont derrière des façades en verre pour ne pas intoxiquer le personnel et les clients, que les coussins et draps ne sont pas lavés avec ce procédé et que le pressing va au delà des normes règlementaires, déjà on limite la pollution.
Après, en regardant les forums de discussion à ce sujet, il existe plusieurs techniques et chacun pensent avoir LA bonne. Qui a raison ?
pas facile
En tout cas ce qui est sûr, c’est qu’une fois encore le low cost, la recherche du consommateur du prix le plus bas, a des impacts négatifs sur l’environnement et les employés (mais aussi les clients).
A nous client de bien choisir notre pressing et de lui poser des questions. Beaucoup d’entre eux d’ailleurs devraient bientôt fermer car la règlementation va devenir plus sévère.
Bonjour à tous,
Cette fois c’est la coupe qui est pleine!!!
Rien à voir avec la personne qui écrit le sujet mais du sujet lui même
Vous nous cassez les Nouilles avec votre écologie!!!
C’est comme pour le Bio même combat pour moi
Tant que les prix seront tous aussi exorbitants,
Votre Bio et écologie vous pourrez vous agitez dans tous les sens, seul une minorité y adhérera;
Les masses quand à elles, n’auront jamais les moyens et bientôt les classes moyennes qu’ont saignent regulièrement.
Alors le droit de manger “”Propre”" de vivre “”Propre”" n’est pas un combat achevé avant des années…
Je vois d’ici ceux qui vont me répondre il faut bien commencer un jour: Certe il faut bien commencer, mais si l’on veut faire adhérer la population que l’on propose des prix corrects.
Bonne journée
ce produit ne ferait-il pas plutôt partie de notre environnement olfactif?
Très bon article ceci dit: un pressing qui se trague d’être écolo vient d’ouvrir dans mon quartier. Je ne sais pas si l’étiquette écolo est véridique, mais le prix est quasiment le même qu’ailleurs. A voir?
C’est pour ça que je n’achète jamais de vêtements à nettoyer à sec. Ces méthodes de nettoyage me dégoutent.
Beaucoup de gens ont peur de nettoyer leurs tissus fragiles à la machine mais en programme doux, avec un rinçage supplémentaire, ça passe tout à fait.
Par exemple, je nettoie mes manteaux en laine à la machine, mes pulls, mes vêtements en soie, mes vestes.
Ils ne souffrent pas et n’ont jamais rétréci.
En plus, je mets toujours le minimum de lessive et des balles de lavage. Quand les vêtements sortent de la machine, ils ne sentent rien et n’ont pas la raideur des vêtements mal rincés.
Il faut arrêter de diaboliser le nettoyage à l’eau.
Sans tenir compte de sa fabrication (puisque c’est un polymère synthétique), je me souviens du temps de ma scolarité qu’on m’avait dit “le silicone, ne jamais le manipuler sans gant, c’est cancérigène”.
D’ailleurs il est intéressant de lire la page FAQ de green earth:
gecleaning.com/consumer/ConsumerFAQs.htm
Qui après avoir indiqué que son produit n’était pas cancérigène indique en dessous que des signes pré cancéreux étaient apparu sur certains rats de laboratoire!!
Hors actuellement, si on suit la mode, la quantité de silicone présente dans notre environnement quotidien est de plus en plus important (produits de beauté et récipient alimentaires entre autre), le risque devient donc élevé.
Pour ma part, je refuse systématiquement tout objet en silicone et de toute façon, je n’utilise presque jamais le nettoyage à sec (une fois par an grand maximum).
Interessant tout ca…
Pour ce qui du silicone, je ne peux pas contredire Nakanou, car j’ai fait ma these sur les produits derives du petrole, et je pense vraiment que tout produit issue de cette industrie est cancerigene, a plus ou moins long terme…Et ce qui m’inquete le plus, cest qu’aujourdui, 85% des bebes, sont des leur prmieres heures ou jours confronte
au silicone des tetines de biberons… hmmm
A bientot,
bonjour Nicolas
votre réponse est intéressante, pouvez vous nous en dire un peu plus?
Merci
Ben non, moi, ces mots ne font pas du tout partie de mon environnement sonore ! Pourtant je vis une vie normale, sur une planète qu’on appelle la Terre…
Bonjour Corinne
ce sont des produits (surtout le bishénol A) dont les médias parlent sans cesse. Si vous n’en avez pas encore entendu parler, ça ne saurait tarder!
à bientôt!
Nous savons aujourd’hui deja qu’une importante partie des produits issus de la petrochimie sont hautement cancerigenes, par exemple, les solvants, pesticides, peintures, gaz issus de la combustion du petrole, etc…
D’autres produits on ete decouverts plus recement comme dangereux, particulierement, lorsque impliques dans l’industrie agroalimentaire, c’est le cas des PE, PA, PVC… Le danger provient de la migration de certains de leur composant aux aliments, le cas le plus connus etant les bouteilles d’eau, mais aussi tous les plastiques d’emballages (sac embalant le jambon en tranches, tube de dentifrice, bouteille de shampoing….
Aujourd’hui, nous sommes proteges par des normes tres strictes sur les taux de transfert acceptables, qui sont encore plus strictes lorsqu’il s’agit des biberons ou tetine pour bebes. Cependant, ces normes ne s’appliquent seulement aux molecules connues, donc celles dont on peut tester la presence.
Le probleme est que nos recherches sont encore a leur debut dans ce domaine, ce qui signifie, que plus l’on recherche plus l’on trouve… et donc que les dangers sont deja la, mais inconnus.
C’est pourquoi, pour moi, un produit petrochimique sans dangers n’existe pas, et que je recommande a tout le monde de limiter le plus possible, le contact avec ses produits, specialement pour les enfants, Utiliser des tetines en caoutchou si votre enfant nme presente pas d’allergies, des biberons en verres durant le premiers mois (jusqu’au risque de casse par l’enfant), eliminer autant que possible, les tupperwares au profit du pyrex….etc.
Bien a vous
Ps:Desole pour les accents, jutilise un clavier qwerty.
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