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Seul un auto-entrepreneur sur deux déclare un chiffre d’affaires mensuel : 775 euros en moyenne. Un montant tellement faible que beaucoup de ces nouveaux patrons sont dans l’obligation d’avoir une deuxième activité : « Après que mes droits Assedic se sont épuisés, j’ai créé une activité commerciale au mois de juin 2009. Elle est spécialisée dans la livraison de colis à destination des entreprises. J’ai bénéficié d’un microcrédit de 3000 euros et tout naturellement j’ai choisi le statut d’auto-entrepreneur : gratuit et facile à créer. Mais malheureusement mon chiffre d’affaires n’excède pas 400 euros par mois. Du coup, je fais de l’intérim pour arrondir mes fins de mois », raconte Daniel Gueguen, trente-trois ans. Des résultats fragiles qui plombent les caisses de la Sécurité sociale selon les indépendants. « Depuis l’avènement de ce statut, nous subissons une concurrence déloyale. Et plus grave encore, comme ces auto-entrepreneurs cotisent très peu, c’est notre caisse qui en prend un coup », note Fayçal Kabli, plombier sous le statut de la SARL. Mais ce sont surtout les premiers concernés qui sont pénalisés par cette situation : « Je cotise très peu dans ma caisse, car je fais très peu de résultat. Par conséquent, si demain j’arrête mon activité, je n’aurai pas suffisamment cotisé pour me protéger », se plaint Robert Duval, quarante-cinq ans, auto-entrepreneur spécialisé dans la décoration d’intérieur. L’auto-entreprise, un statut précaire ? Certains n’hésitent pas à le penser.
« Tout le monde ne peut pas devenir patron, il ne suffit pas de cliquer sur son ordinateur pour s’autoproclamer chef d’entreprise. Il faut maîtriser le management et la gestion d’entreprise, établir une étude de marché, savoir négocier avec les fournisseurs… Or on constate que la plupart de ces nouveaux patrons sont novices, et c’est l’échec à coup sûr », analyse Marc Serraur, juriste en droit des affaires. Une paupérisation qui touche une population déjà exclue. Plus de la moitié des personnes qui optent pour ce statut vivent dans une situation déjà difficile : rmistes, chômeurs, jeunes sans emploi… Malgré le bilan plutôt mitigé de l’auto-entreprise, il n’en reste pas moins qu’une certaine catégorie de patrons approuve des deux mains ce nouveau statut : les employés.
« J’ai enfin pu décrocher un poste », lance avec fierté Romain, vingt-six ans, maçon. Une fois n’est pas coutume, c’est lui-même qui a établi son contrat de travail. « Lorsque je me suis présenté au siège social de la boîte pour signer mon contrat de travail, on m’a gentiment expliqué que ce n’était pas la peine de venir ici. Il suffisait que j’aille sur le site des auto-entrepreneurs pour que je puisse collaborer avec eux. Mais j’ai vite compris la manœuvre de mon employeur », dit ce professionnel du bâtiment. « Grâce à ce contrat de travail hybride, je peux stopper unilatéralement le contrat de mon collaborateur, je ne paie ni charges, ni cotisations, ni indemnités de licenciement. Je peux à ma guise changer les termes de son activité sans préavis… Que du bonheur », se réjouit David, jeune patron dans le textile.
Créé au départ pour relancer la création d’entreprise et combattre le chômage, le statut d’auto-entrepreneur est aujourd’hui utilisé par les employeurs en remplacement d’un contrat de travail normal. Hervé Novelli, secrétaire d’État au PME, le papa de l’auto-entreprise, ne doit pas voir d’un bon œil le changement de nature de son bébé… D’un statut d’entreprise régi par le droit des sociétés, il est en passe de devenir un contrat de travail régi par le droit du travail.
Chaker Nouri
Pour aller plus loin























bonne chance Frédérique.
1- il n’est pas fait pour relancer l’économie mais pour assouplir certaines pratiques. un des buts était de pousser les vendeurs virtuels sur e-bay à déclarer leur activité pour que la sécurité sociale touche des cotisations. dans le même ordre d’idées, il s’agissait d’encadrer tout un tas de “consultants” qui faisaient du conseil en plus de leur job salarié. bref, le but n’était pas que les bénéficiaires de ce statut arrêtent toutes leurs autres activités mais puissent avoir un complément de revenus. dire qu’ils ne gagnent que 400 euros mensuels en moyenne n’a donc aucun intérêt vu la réalité de ce que sont les autoentrepreneurs.
2- les cotisations, certes restent un point noir. mais la situation décrite “si demain j’arrête mon activité, je n’aurai pas suffisamment cotisé pour me protéger” n’a rien à voir avec la réalité. comme autoentrepreneur, on cotise pour la maladie et la vieillesse. pas pour le chômage, à l’exemple de ce qui existe pour les chefs d’entreprise. alors se protéger de quoi ? du chômage ? c’est niet d’entrée de jeu. de la maladie ? ça marche en tout état de cause, quel que soit la durée de cotisation comme pour n’importe quel cotisant. la retraite ? par définition, il faudra atteindre l’âge légal pour en profiter. je ne vois donc pas de quoi votre interviewé veut se protéger sans être couvert pour cause de cotisations insuffisantes…
3- troisième point noir de l’article, vous dites “Tout le monde ne peut pas devenir patron, il ne suffit pas de cliquer sur son ordinateur pour s’autoproclamer chef d’entreprise. Il faut maîtriser le management et la gestion d’entreprise, établir une étude de marché, savoir négocier avec les fournisseurs… ” tout cela est nul et non avenu. l’autoentrepreneur n’est pas un patron, il est juste responsable de lui-même : management : il ne peut avoir de salariés, il va manager qui ? gestion d’entreprise ? tenir un cahier avec recettes et dépenses et reporter les recettes une fois par trimestre à l’Urssaf est-il au dessus des moyens d’un Français moyen ? quant à l’étude de marché ou à la négociation, le statut visant spécialement des gens qui ont déjà des affaires en cours (voir mon point 1), il suffit souvent de continuer des relations déjà entreprises avant l’obtention de ce statut.
4- le seul aspect intéressant de l’article est le détournement que certaines entreprises en ont fait en exigeant que leurs collaborateurs adhèrent à ce statut pour les “embaucher”. à mon avis, le lien de subordination existant dans ce cas fera très facilement requalifier le contrat en CDD devant les premiers prud’hommes venus.
“Seul un auto-entrepreneur sur deux déclare un chiffre d’affaires mensuel : 775 euros en moyenne. Un montant tellement faible que beaucoup de ces nouveaux patrons sont dans l’obligation d’avoir une deuxième activité” c’est normal le statut d’autoentrepreneur a été créé pour permettre aux gens d’avoir une activité complémentaire légale plutôt que de travailler au noir.
“Créé au départ pour relancer la création d’entreprise et combattre le chômage, le statut d’auto-entrepreneur ” complètement faux, ce statut a été créé comme il est dit plus haut pour permettre à certaines personnes d’avoir une activité complémentaire, pas pour remplacer les statuts normaux des entreprises.
il ne viendrait à l’idée de personne de se présenter pour faire les 24 heures du Mans en espérant gagner avec une voiture normale, et bien il ne faut pas croire qu’on peut monter une véritable entreprise pérenne avec ce statut, il ne s’agit que d’un statut complémentaire pour exercer une seconde activité
Encore un article à la mode TF1 ! on croirait entendre L.Ferrari !
Evidement qu’il faut faire un business plan , prendre des assurances etc.
Sur les 440000 AE , il y a un max de boulets, comme chez les ouvriers qui se mettent à leur compte, du reste, qui tapent dans la bute , et ne font pas leur compta car ça les emmerde !
C’est un statut interressant pour celui qui ne se sent pas de créer une entreprise et cela permet de voir venir sans payer de charges sans CA .
Pour les entreprises qui embauche avec un statue AE
Je parie qu’au prudhomme elle cerat qualifie de cdi qui peut être tre lourd en conséquence pour l’entreprise (jusqu’a 2 ans de salaires)
Mais moi comptable salarie qui faite des bilans a des entreprise, chez moi je peu passe du black au déclare ou créé se micro entreprise pour tâté le marche et plus tar ouvrir mon cabine et comme ouvrir une entreprise c toujours administratif parlent complique c’est pour sa que ce statut a été créé
Donc comme on est une nation de râleurs et que pour une fois on à un régime simplifie arrêt et travail
“Quant aux artisans qui parlent de concurence déloyales, ce sont des gens qui ne connaissent pas le mode de fonctionnement de L’AE correctement et qui passent leur temps à jalouser au lieu d’essayer de comprendre. Avant de pleurnicher, sachez messieurs les jaloux que L’AE paie ses charges sur son CA TTC”
il y avait deja la micro entreprise pour ceux qui font de l achat/vente.
pour la presta de service, en general , les investissements sont faibles (et si ils sont importants la question de l AE ne se pose pas , passer directement a la case SARL)
la ou il y a concurence c est donc sur :
- les services
- petit CA
- B2B ou B2C
effectivement, les artisants sont bel et bien désavantagé dans certains cas :
rappellons qu en SARL on doit:
- tenir une comptabilité sérieuse et détaillé (on peut l estimer a environ 5% de CA disons les frais d expert comptable)
- publier des changement et bilans au greffe, qq centaines d euros par an en +
- payer 43% de charges sur les salaires que l on se verse + l IS sur les benefices
je ne suis pas artisant, mais dans le multimedia, et je peux vous dire qu’on doit facturer 350 €/jour pour pouvoir payer les salaires de 1500 € net aux 3 employés et etre a l equilibre des comtpes a la fin de l année, alors que des ex employés de ma boite ou de concurents se mettent en AE et s en sortent (a court terme certes) en touchant chomdu + facturation a 200 ou 150 € / jour !
Nous constatons que ce statut fait au moins parlé de lui.
Il a ce mérite que je nomme “le coup de pied dans la fourmillière”, c’est à dire qu’il permet de mettre à jour les “dysfonctionnements de vieillissement des autres statuts”.
Ce n’est donc pas “une concurrence déloyale”, mais un vecteur de repositionnement des acteurs économiques (clients – proposeurs de services) dans nos systèmes “heureusement” non figés pour 100 ans.
Evidemment, les dynosaures sont lourds (regarder l’éducation nationale), mais maintenant que nous sommes de ” simples citoyens du monde”, il faut faire évoluer nos schémas de fonctionnement (si nous ne voulons pas laissé un quart monde à nos petits enfants).
Et par ailleurs, merci aux intervenants de soigner orthographe et grammaire (car pour cela reste à inventer le language universel des signes)
Bien cordialement.
http://www.rue89.com/bridier/2009/02/24/les-auto-entrepreneurs-concurrence-deloyale-pour-les-artisans
Je suis heureux de voir que mon article fait débat. Force est de constater que le statut d’autoentrepreneur ne laisse pas indifférent. Je note que les avis sont partagés, et il y a une part de vérité dans chacun des commentaires. Pour ma part, dans mon article je relate des faits . Cette réalité est connue de tous, et je ne fais aucune révélation.
Merci de votre fidélité.
Chaker
je suis auto-entrepreneur car j’était mère au foyer et pas besoin de travailler dans un emploi à temps complet. seulement j’ai la passion des textiles et des laines et au lieu de vendre au black mes créations j’ai préféré me faire déclarer en auto entrepreneur. ce statut a été créé pour les compléments de revenus et non pour en faire son activité principale car de toute manière au dessus d’un certain plafond on doit changer de statut.
et cela marche très bien pour moi, j’ai des commandes et je travaille beaucoup tout en étant présente pour la maisonnée.
je remercie Karine pour l’explication très claire .
et je ne fait pas concurrence aux artisans car c’est rare en France le crochet freeform ou forme libre pour les vêtements femme et pièces uniques
Bonjour Christine,
Merci pour votre commentaire.
Comment expliquez-vous que près de la moitié des autoentrepreneuts sont des chômeurs, des rmistes ou plus généralement sont dans des situations précaires. Pour la plupart d’entre eux c’est leur seul activité. Encore une fois, le statut en lui même est bon : gratuité, facile à créer, sans constitution de capital, bénéficier d’une deuxiéme activité….Dans mon article je pointe du doigt les employeurs qui détournent ce statut à des fins pas trés…catholiques.
Chaker
t
On peut écouter l’émission de radio de : “Culture de l’audace, goût de l’impossible : l’auto-entrepreneur” de “Là-bas si j’y suis” là : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1849
Bienvenue dans le monde merveilleux de l’auto-entrepreneur ! A l’occasion du Salon de l’entrepreneur 2010, qui ouvre ses portes demain au Salon des Congrès de Paris, retour dans le monde de l’audace, là où tout est possible… Car l’auto-entrepreneur c’est “une nouvelle chance, un nouveau départ”, comme le dit Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services.
D’autre part et qui n’a rien à voir :
”
… ce statut fait au moins 1) parlé de lui …
… 2) regarder l’éducation nationale …
… si nous ne voulons pas 3) laissé un quart monde …
… merci aux intervenants de soigner orthographe et grammaire…
”
Ne serait-ce pas plutôt : 1) parler 2) regardez 3) laisser ?
Salutations.
BB