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Avec 1 000 emplois concernés et 20 % de la pêche déclarée, la France est le principal pays pêcheur de thon rouge, juste devant l’Espagne et l’Italie.
L’Inscription de cette pêche à l’annexe 1 de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), est une proposition qui ravit les ONG, les premières à avoir alerté les autorités et l’opinion publique.
En revanche sur les bords de la Méditerranée et à Sète en particulier, les patrons pêcheurs ne décolèrent pas. Leurs bateaux, pour la plupart flambant neufs, risquent de rester amarrés ou de partir à la casse.
Là où le débat se complique, c’est que tous les scientifiques ne parlent pas d’une même voix. Alors que certains tirent la sonnette d’alarme en invoquant 60% de diminution du stock de thon rouge, d’autres pensent que le pire est déjà dernière nous. C’est le cas d’Alain Fonteneau, chercheur à l’IRD, Institut de Recherches pour le Développement. Selon lui, le thon se reproduirait suffisamment pour continuer à être pêché et consommé.
Ces positions contradictoires de scientifiques offrent aux pêcheurs de nouveaux arguments pour se faire entendre. Bertrand Wendling, directeur de la Coopérative de Méditerranée compte bien les utiliser lors de la prochaine réunion de la CITES en mars prochain à Doha au Qatar.
Ecotidien: Le thon rouge est il une espèce menacée d’extinction ?
AF : Le thon rouge est une espèce qui vit longtemps, entre 30 et 40 ans. Tous les 10 ou 15 ans on observe une soudaine forte natalité. En 2005, c’est ce qui s’est produit. Cette natalité a coïncidé avec la mise en place de restriction de pêche. Du coup on se retrouve avec une population en âge de se reproduire. Pour sa sauvegarde, il suffirait d’appliquer scrupuleusement les recommandations 2009 de l’ICCAT( la commission responsable de la conservation du stock de thon rouge) : à savoir un total admissible de capture (TAC) fixé pour l’Union européenne à 12.406 tonnes avec des thons supérieurs à 30KG.
BW : Nous avons en notre possession des données scientifiques qui affirment que la situation du thon rouge n’est pas une situation d’extinction, contrairement aux dires des ONG. L’IFREMER a également rendu son évaluation du stock de thon rouge et il en ressort que la situation est en effet préoccupante. De nouvelles mesures de gestion et de restriction doivent être prises afin d’obtenir un rétablissement du stock d’ici 2013. L’ICCAT a suivi intégralement cette analyse et a formulé en novembre 2009 des quotas de pêches plus restrictifs, moins 40% pour la saison 2010. Des efforts que nous sommes prêts à faire puisque les scientifiques nous confirment que le stock est en bonne voie.
Ecotidien: Alors pourquoi inscrire le thon rouge à la liste des espèces menacées?
AF : Cette proposition me parait excessive et totalement incohérente. Cette décision était tout à fait justifiée il y a deux ans, elle ne l’est plus car des mesures drastiques ont été prises et fonctionnent. D’un point vue purement scientifique, on ne peut pas dire que le thon rouge est une espèce menacée, c’est de la « surprotection ». Il n’est pas le panda des mers. L’ICCAT a mis beaucoup d’années avant de réagir et de formuler des restrictions. Depuis 2008, elle fait de grandes avancées. Aujourd’hui, il semble que la machine s’est emballée et qu’on ne puisse plus l’arrêter.
BW : Nous payons les échecs de Copenhague. C’est une mesure purement politique et non environnementale. Le gouvernement laisse un délai de 18 mois avant l’application de cette interdiction de commerce international. Si cette période est respectée, nous allons l’employer à fournir des données scientifiques qui prouvent bien que le thon n’est pas menacé. Nous travaillons avec un comité de scientifiques indépendants. Nous pourrons aussi nous baser sur les derniers survols aériens réalisés par l’IFREMER courant 2009 qui montrent une progression du stock de thon rouge en méditerranée. Nous espérons qu’aucune décision hâtive ne sera prise en mars prochain par la CITES à Doha (Qatar). Ainsi toutes les nouvelles données sur l’évolution du stock seront formulées et une décision sereine pourra être prise en novembre 2010 à Paris lors de la prochaine réunion de l’ICCAT.
Ecotidien: Y a-t-il une trop forte capacité de pèche?
BW : A l’échelle mondiale, trop de bateaux ? Oui peut-être, mais pas à Sète.
Nous sommes une trentaine de thoniers-senneurs français en Méditerranée. La France c’est 1/6eme de la pêche mondiale et en Europe nous sommes le premier pays pêcheur. Nous respectons les quotas, on ne peut pas nous accuser de surexploitation de la ressource. En revanche juste à côté de nous des quotas confortables sont accordés à des pays extracommunautaires comme la Croatie ou la Turquie qui renouvellent leur flotte de bateaux et qui ont l’autorisation de pêcher des thons à partir de 6 kilos au lieu de 30 kilos en Europe.
AF : Il faut réduire la flottille! Il y a trois fois trop de bateaux en méditerranée, les pays doivent s’engager à les casser. Seuls 10% des bateaux existants suffiraient pour atteindre le quota de 12 000 t /an. Il y a en effet une surcapacité de pêche.
Ecotidien: Quelles seraient les conséquences pour la pêche française ?
BW : Nous aurions toujours la possibilité de pêcher le thon rouge avec les quotas imposés par l’ICCAT. La nouveauté, c’est que nous ne pourrons plus l’exporter. Notre pêche devra alimenter uniquement le marché français. C’est tout de même la mort de notre activité car 80% de notre production va à l’export, dont la grande majorité au Japon. On a une trentaine de senneurs et des centaines de bateaux côtiers qui pêchent à la palangre ou à la canne. Ce sont environ 500 marins et 1300 emplois indirects qui sont menacés sans compter la flottille en atlantique.
AF : Pour le scientifique, c’est une mesure excessive, mais qui ne fera pas de mal, au contraire. Pour le pêcheur, c’est un drame économique. De leur point de vue c’est normal qu’ils trouvent cela injustifié puisqu’il n’y a pas de menaces de conservation à court terme.
Ecotidien: En France, consomme-t-on du thon rouge ?
BW : Très peu. Le marché national n’est pas intéressé par notre production de thons de plus de 30KG. Au Japon nous les vendons bien. Les poissons de grande taille sont très gras et appréciés pour les sushis et sashimis haut de gamme. Les français sont plutôt amateurs de petits poissons. Aucun développement de marché n’est envisageable d’autant plus qu’il y a une grande pression sur le consommateur. Une pression telle que c’est toute la filière du thon qui paye les frais. Les gens font un amalgame et se retrouvent à baisser leur consommation de thon en général. C’est totalement fou ! Comparons avec les champignons, si demain il y avait un souci avec les girolles, cela reviendrait à dire que tous les champignons sont interdits de consommation. Il y a autant d’espèces de thons, que de variétés de champignons.
On est dans la paranoïa.
AF : Non, quasiment pas. Mais pour le consommateur il peut y avoir confusion. On trouve effectivement du thon à chair rouge sur les étals mais ce sont des poissons tropicaux. Il existe plusieurs espèces de thons à chair rouge tels que l’albacore, l’obèse ou le patudo.
Alham Noussair
Pour aller plus loin






















cet article tous comme ceux de chaque ecotidien sont à mourrir d’ennui
Lis autre chose et ne viens pas faire le pédant devant un article qui mérite beaucoup mieux
que d’être qualifié d’ennuyeux
Bonjour,
Au lieu d’envoyer des scientifiques faire des analyses approximatives sur la volumétrie des Stocks, que les Etats collaborent à la mise en place d’élevage en pleine mer.
Puis ôtent leurs mains de dedans pour laisser l’éleveur vendre son poisson et rembourser tranquillement l’aide de l’état. Une fois que le propriétaire ou les propriétaires commencent à faire du bénéfice.
Et de par leur travail qu’il rejette 1 ou 2% de leur élevage pour refaire les stocks plus rapidement. Et surtout, garantir la diversité des gênes en permettant aux éleveurs de prélever des spécimens sauvages pour poursuivre leur exploitation toujours pour des fins génétique.
Voila c’est une idée elle vaut ce qu’elle vaut.
Mais dire quelque chose ici ou uriner dans un violon pour le faire fonctionner, C’est la même chose
Ou pour être plus contemporain dixit Brice de Nice “c’est comme le H de Hawaï ca sert a rien”"
Bisous à tous
et bonne fin de journée
Alors l’histoire de la préférence des Français pour les poissons de petite taille et l’amalgame qui en découle …. c’est du pipeau.
Depuis bien longtemps, et c’est un fait connu et reconnu, la quasi totalité de notre quota de pêche est exportée au Japon car c’est un marché plus lucratif (c’est ce que confirme d’ailleurs l’article) … alors pourquoi vendre à moindre coût en France ?
Il faut arrêter de prendre les consommateurs pour des idiots !
je viens ici préciser qu’en effet, ce sont les japonais, les amateurs de thon rouge, mais je pense que ce sont eux les pilleurs de la mer car il faut le savoir, ils ont tellement peur de manquer, qu’ils stockent en permanence le thon ( je l’ai lu sur un article très sérieux il y a peu)
Ils possèdent dans d’immenses congélateurs plusieurs milliers de tonnes de thon rouge d’avance…..C’est quoi ça! Dites-moi
Quand à nos quotas, que la loi soit la même pour tout le monde, l’Europe oui si tout le monde doit fournir les mêmes efforts, il y a ceux qui qui ne peuvent pêcher qu’ au dessus de 30 kgs et ceux qui pêchent dans la même mer et qui ont droit à 6 kgs! Arrêtons les injustices et nos pêcheurs auront bien moins mal au coeur….Pourquoi est-ce que le thon à prendre ne pèserait-il pas environ 15 kgs ?( et pour tout le monde)
Et, la construction très basique et académique, avec d’un coté les thons rouges de méditerranée (et pas d’ailleurs) et de l’autre les pecheurs de Setes (et pas d’ailleurs).
La forme est donc classique et le fond se présente en analyse duale: les thons et le pecheurs.
La vrai question ne se pose pas en ces termes: devrait t’il y avoir assez de thons rouges en Méditerranée pour permettre à nos pecheurs de pécher?
Mais, plutot en ceux_ci: pourquoi a t’on saccager les ressources de la mer pour le bien de l’humanité toute puissance et émanente.
Il n’y a pas besoin de remonter à Cousteau pour s’en apercevoir et le savoir; pas la peine non plus de voir le prix du poisson sur les étalages et la rareté de certaines espèces pour ouvrir les yeux, il n’a pas besoin de demander aux pecheurs (à la ligne) des prises de peches cotières qui diminuent, ni des autochtones de la pollution qui augmente.
Tout argument peut etre et doit etre contredit sous la force de lobbies et celui des pecheurs de thons de Setes en fait partis.
Il y a quelques années à Agde (connu pour son camp de nudistes aussi) était organisé une compétition de peche aux gros et ils étaient un spectacle de voir les bateaux retourner au port avec ses géants des mers capturés: des bestioles de plus de 250kg.
Je parle des années 70. Aujourd’hui, le concours n’existe plus… Mademoiselle, parlez moi des courants marins et maritimes comme argument, appelez moi quelques scientifiques qui parlerons de cyclicité sexuelles, et autres phénomènes, puisque tout se mesure ici en these, antithèse et synthèse et aillez peur de vous engager et de dire les vérités.
Je vous souhaite bonne plage d’Agde cet été, quoi qu’il ne soit.
C’est bon pour une chaîne de production ou un élevage industriel à la limite
Il y a déjà une dérive dans la façon d’appréhender la ressource
Mais bon, faut payer les traites ! compliqué l’écologie
Tip : « quand la population sera stabilisée » c’est mieux
c’est un écosystème et pas votre chose !
Moi aussi, j’ai connu les années 70 et je les regrette amèrement …. Le pillage de la planète est un fait avéré auquel il faut remédier mais à qui la faute ? Certainement pas au simple quidam qui, lui aussi, subit cette injustice … et qui, sans doute, ne peut même pas se payer de vacances à Agde vu la difficulté de vivre en 2010.
sujet déjà abordé sur ce site il y a quelques semaines, non?
Et je ne vous parle pas des retombées économiques.. imaginez des zones réservées dans chaque commune en fonction du nombre de ses habitants pour cultiver fruits et légumes en quantité suffisante pour tous, exploitée par le paysan du coin, vendu par la fermière, livrée par un étudiant, recettes réalisées et concoctées par des retraités heureux de se retrouver en pleine forme et heureux de partager…
Voilà mon paradigme !
allez, moi qui adorait manger japonais et en particulier le thon rouge, j’avais les yeux biens fermés, les oreilles bien bouchées et même mon odorat était pollué.
On ne pourra pas dire à nos enfants qu’on ne savait pas…
Je ne prétends pa user de l’orthographe, des verbes et de la conjugaison comme toi, et m’excusant de te tutoyer mais ton mail précédent nous rapproche, mais donner son avis de nos jours est un pouvoir qu’il faut savoir comprendre et utiliser.
Tu me parles des courants marins, mais je ne parle que du débat et le coeur du débat: la prédation de l’homme sur la nature qui non content de piller, pollue et fait ce qu’il veut à la hauteur de ses principes capitalistiques.
Tu me parles d’appeler Viviane par son prénom, mais tous les 2 n’avons pas garder les ” animaux du salon de l’agriculture” ensemble.
Tu me parles de calme alors qu’on place ce débat avec d’un coté les pécheurs et de l’autre la faune sauvage.
Tu te trompes d’accusé sous pretexe de ressentir de l’ennervement, alors que Mademoiselle Viviane en plaçant le débat au niveau politico-economique joue un jeu dangereux dont nous les simples citoyens payeront les conséquences.
Je m’ennerve, et les politiques ne t’énervent t’ils pas, eux qui nous méprisent.
Pour éviter toute accusation, je vous souhaite toutes et tous de ne pas aller prendre de vacances sur Agde: c’est cher, pret du bassin de Thau qui est une stagnation puante, et plein de touristes pas du tout éco-citoyens…
Allez, ma petite Isabella, un clin d’oeil/
bravo pour le thon rouge ! mais a quand l`interdiction des con rouges ? deja Vendetta ne sera pas a l`antenne samedi soir car sur Canal + y a la nuit des cons ! c`est deja ca ! gege
Pas de critique juste obsrever.