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Et aussi
C’est une épée de Damoclès pour 500 000 ménages en situation d’impayé. Au delà, la fondation Abbé Pierre parlait l’an dernier d’1 million 800 000 personnes rencontrant des difficultés à payer leur loyer chaque mois.
Jean-Michel et Agnès, couple de quinquagénaires, sont dans ce cas. Elle est contrôleuse des impôts et lui est employé de mairie en banlieue parisienne. Jean-Michel touche 1600 € net par mois et Agnès, 1900 €. Leur loyer de 1100 € pour un grand deux-pièces dans un quartier populaire de Paris serait abordable s’ils n’avaient pas plusieurs crédits en cours de remboursement: “350 pour un prêt à la consommation, 200 pour un prêt contracté il y a deux ans pour partir en vacances, et 250 pour un crédit revolving pris au moment de l’emménagement..” calcule Agnès. Pour faire face à leurs créanciers, ils n’ont pas payé un loyer, puis un deuxième, puis un troisième… “Nous sommes aujourd’hui à 5 loyers d’arriéré” confie Jean-Michel, un peu gêné. Il sait que dans trois semaines, c’est la porte.
Exceptionnellement, leur propriétaire, une dame de 75 ans, a accepté de répondre à quelques questions. Elle ne culpabilise pas de mettre le couple à la porte, arguant qu’elle-même a des frais: avec l’argent du loyer, elle finance les études de son petit-fils. “Je comprends la détresse de ces personnes, mais je ne peux pas les loger gracieusement. Je ne suis pas une agence immobilière et encore moins un bailleur social…”
En 2009, Christine Boutin avait proposé qu’il n’y ait plus d’expulsion sans relogement. Un vœux pieu qui n’a jamais été suivi d’effet. “Nous allons faire traîner l’expulsion…” projette Agnès, qui connaît un peu les procédures pour avoir été déjà deux fois sous le coup d’une expulsion. “Il faut déjà des mises en demeures, et ensuite un jugement… ça va nous amener en avril ou en mai. On avisera à ce moment là.” Au pire, elle imagine prendre un crédit revolving pour payer les loyers de retard qui se sont accumulés.
Sarah, locataire également, est dans une situation plus inconfortable. Etudiante à Nantes, ses parents ne participent pas du tout à ses frais. Elle a travaillé plusieurs mois dans une agence d’intérim, mais les missions se font de plus en pus rares. Elle a du en refuser certaines en périodes d’examens, et depuis, l’agence rechigne à lui en confier de nouvelles. “Mon petit studio de 13 mètres 2 coute 300 € par mois, j’ai trois mois de retard que je n’arrive pas à combler. J’ai déjà reçu mon arrêté d’expulsion mais la procédure a été stoppée en novembre. Avec la fin de la trêve hivernale, je sais que je suis dehors le 15 mars; J’irai chez une amie dans un premier temps… mais après… dans 15 jours, je suis officiellement SDF.”
Après, elle ne sait pas où aller. Au mois de mars, non seulement la trêve hivernale prend fin, mais les associations d’aide à l’hébergement sont pour la plupart fermées, comme les foyers d’accueil pour SDF qui sont paradoxalement moins mobilisés qu’en hiver. Dans un marché de l’immobilier de plus en plus tendu, il est difficile de trouver un logement en urgence si on ne peut pas présenter de quittances de loyer à jour. Pour ceux qui sont en grande difficulté et sur le point de se retrouver sans toit, quelques alternatives existent : l’association Droit au Logement recommande de faire des demandes d’hébergement d’urgence ou de contester les expulsions abusives.
Si le locataire et le propriétaire sont de bonne foi et souhaitent trouver une solution, il est possible de mettre en place un dossier de surendettement auprès de la Banque de France, qui trouvera une solution de remboursement échelonné. Enfin, depuis 2009, le numéro azur 0810 001 505 a été mis en place par la fondation Abbé Pierre : il apporte soutien et conseils aux personnes en situation de crise du logement. Ironie ou signe que la situation se banalise, un site de rencontres a même développé une rubrique « locataires expulsés » pour leur permettre de se mettre en couple et de se soutenir dans cette épreuve !
Marlène Schiappa
Pour aller plus loin






















Pour autant, je n’ai pas de tv écran plat, une petite voiture, et ne pars pas à crédit.
C’est dur, parfois, mais je n’ai jamais eu de soucis avec les propriétaires chez qui j’ai loué (ce sont les agences qui ont toujours refusé de me louer quoique ce soit, ou loin de mon travail dans des conditions difficles. Je considère que le job l’est assez, déjà…
En province, pas de soucis non plus. Je paie régulièrement. Je ne fais pas d’achats inconsidérés.
Par contre, je suis choquée par un couple ayant 3500 rueos / mois, et qui vont faire traîner les choses.
Tous les propriétaires ne sont pas des nantis, et tous les logements ne sont pas déplorables.
Il faut avoir du temps devant soi pour louer (tout le monde n’a pas cette possibilité), et de la chance aussi…
Je plainds tellement les étudiants… Et les smicards (en ne l’étant pas, c’est déjà rude, et aucune aide quelconque… Juste bonne à payer et trimer!)
Drôle de politique!
bonsoir
je peux comprendre des propriétaires qui investissent dans des biens (enfin ceux qui veulent bien le faire !) et qui attendent en retour une retribution. Mais il ne faut pas oublier, que beaucoup de personnes dont je fais parti comme une majorité de français, nous devons travailler pour vivre mais aussi pour s’équiper. Je pense a ce propriétaire qui s’insurge contreune personne faisant un crédit pour un vehicule alors qu’il ne maye pas de loyer, soit ! mais s’est il demandé si cette personne n’ayant pas de véhicule ne pouvait pas aller travailler ? on pourrait tous se critiquer, proprios, lmocatiares… mais il n’empeches pas moins qu’il faut trouver des solutions car une majorité de personnes en France est locataire. Aussi il faudrait peut être une harmonisation des prix car ur un F2 dans un quartier populaire de Paris, même si c’est Paris, c’est cher et innaceptable ! alors je peux comprendre qu’on s’endette pour aller en vacances! travailler pour s’offrir des pates a bouffer toute une vie sans profiter au moins une fois de quelques chose depassant l’ordinaire, autant se flinguer. Aussi certains proprietaires ne devraient peut être pas oublier qu’ils vivent au crochet des locataires et que si demain il y a une catastrophe de quelque nature qu’elle soit, ils ne seront rien. bonne soirée a tous malgré ce coup de gueule !
Par contre, je comprends plus le cas de l’étudiante qui elle n’as pas vraiment beaucoup de solutions si personne ne l’appuie financièrement.
il faut par contre juger les proprietaire qui loue a des prix effarant est qui profitent du systeme surtout sur paris
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Se loger n’est pas un luxe, c’est une NECESSITE. Le montant des loyers est un véritable racket
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1000% d’accord avec vous, c’est une honte il faut que sa s’arrête
Nous devons être honnêtes, l’argent que vous avez gagné est à vous…tout simplement.
Depuis une dizaine d’années le prix des travaux ont explosé, contacter des artisans pour refaire un appartement et vous verrez la douloureuse. Il faut se poser les questions pourquoi de nombreux propriétaires ne veulent pas louer leurs biens ? Si louer un appartement est aussi rentable que cela, pourquoi l’état n’en construit-il pas en quantité ?
Un début de solution ? Pourquoi aucun boulanger ne vend sa baguette à 15 euro ? Ce qui fait un prix c’est la concurrence. Le jour ou il n’y aura plus de boulanger sur terre, on reparlera du prix de la baguette. Pour les loyers c’est la même chose, moins il y a d’appartements à louer et plus le prix du loyer augmente…vous le saviez ? Oui, alors il faut le dire….
La seule vraie question si vous souhaitez réellement aider les locataires est comment mettre plus d’appartements sur le marché pour faire baisser les loyers ? Si vous répondez à cette question alors la crise du logement est résolue…et tout le monde devient gentil !
A part Besancenot je ne sais pas qui va dire aue quand on a 3500 euros par mois il est normal de ne pas payer son loyer a une perosnne de 75 ans
Mr Leclerc est il au courant que l on profère de telles anneries
Si on se considère responsable pour voter, on doit se considérer responsable pour payer.
Jeune, j’ai vécu huit ans dans un 9 m², sans douche, sans eau chaude et sans toilette.
Je n’en suis pas mort et n’avais qu’une idée en tête : travailler pour m’en sortir, sans rien demander aux autres : j’aurai eu trop honte!
Alors tous ces petits irresponsables de la vie qui viennent bouffer aux guichets des surendettés, je leur dit qu’avant de dépenser un centime, on doit d’abord commencer par le gagner, même si on a faim : j’ai eu faim moi aussi, mais j’avais trop d’honneur pour m’endetter.J’aurai préférer crever que de devoir!
Je ne suis pas riche mais je n’ai aucune pitié pour les irresponsables.
J’ai beaucoup de crédits en cours, que je gère parfaitement, et il m’arrive de ne pas partir en vacances parce que je n’en ai pas les myens !!
Je n’ai pas d’écran plat (tant que mon téléviseur fonctionne, je le garde ; je n’ai pas de truc dernier cri.. je me contente de ce que j’ai et je considère que je vis bien !!
Ce couple a un comportement scandaleux et il serait souhaitable qu’ils connaissent la rue pour réaliser à quel point ils sont lamentables !! Je ne les plains pas, et je les blâme !
mais bon l’humain a tellement la soif de l’or que même ces parents ils les mettraient dehors pour une poignés de dollard,mon histoire et véritable et je suis sur le cul,
mais comme je connais le dicton:
—l’homme est un loup pour l’homme———-????
il y a t’il au moin une personne ou un journaliste qui veut bien d’énnoncer cela a la lumière de la population francaise,je veus bien nourrire un journal pour faire bouger les lois carc’est le peuple qui vote et moi par dessus le marché mais je vote mes convictions,moi,je fais partie des pauvres d’argent et riche du coeur,l’argent n’est pas maître de l’humain il faut remettre les pandules à l’heure,
—HELP,A UN JOURNALISTE PLEIN DE BONNE VOLONTE ???–
Exemple : Prix du M² à l’achat sur paris en immobilier souvent constaté 6500 euros.
En gros un 10m² coute 65 000 euros (hors frais de notaires 8% que je compterais pas dans ces calculs).
En gros cela fait 406.25 euros de mensualités de remboursements sur 20 ans.
A cela il faut ajouter la CSG, les impots (entre 15 et 30 % des revenus annuels), assurance, frais d’agence (8%), charges de copropriété
Concretement une personne achete un 10m² à crédit, le met en location elle a pas d’autre choix que de le louer à au moins 500 euros par mois et meme à ce montant elle est en déficit.
J’ai justement fait cette opération et j’ai un locataire mauvais payeur.
Donc messieurs qui vous insurgez contre les propriétaire, à votre avis le vrai probléme n’est-il pas plutot :
le prix du m² à l’achat qui entraine à la hausse le prix du m² en locatif ?
n’est ce pas le niveau d’imposition qui hausse le prix de l’immobilier ?
Le % élevé de l’assurance qui mutualise les risques car trop de mauvais payeurs existent ?
Peut être pas assez d’aides de l’état pour les petits salaires ?
Ou bien le fait que meme en étant en position financiere délicate beaucoup de gens préferent vivre au dessus de leurs moyens ?
Et de ces deux fonctionnaires d’Etat, voici l’exemple :
“Jean-Michel touche 1600 € net par mois et Agnès, 1900 €.”
De vrais démunis, quoi.
“Leur loyer de 1100 € pour un grand deux-pièces dans un quartier populaire de Paris serait abordable s’ils n’avaient pas plusieurs crédits en cours de remboursement: “350 pour un prêt à la consommation, 200 pour un prêt contracté il y a deux ans pour partir en vacances, et 250 pour un crédit revolving pris au moment de l’emménagement..” calcule Agnès.”
C’est leur loyer qui n’est pas abordable, pas eux qui sont inconscients..
“Pour faire face à leurs créanciers, ils n’ont pas payé un loyer, puis un deuxième, puis un troisième…”
On craint d’avoir à connaitre ces fameux créanciers dont les crocs acérés raient certainement le sol :
“Leur propriétaire, une dame de 75 ans (…), ne culpabilise pas de mettre le couple à la porte, arguant qu’elle-même a des frais.”
Y’a vraiment des ronds de cuir qui n’ont aucun scrupule, des frais pour un appartement qu’on loue ?
Ah mais on va pas la laisser faire la vieille peau :
“Nous allons faire traîner l’expulsion…” projette Agnès, qui connaît un peu les procédures pour avoir été déjà deux fois sous le coup d’une expulsion. “Il faut déjà des mises en demeures, et ensuite un jugement… ça va nous amener en avril ou en mai. On avisera à ce moment là.”
Heureusement qu’une contrôleuse des Impôts et un employé de Mairie sont là pour montrer l’exemple Républicain à tous les malheureux des beaux quartiers de Paris dans leur situation.
Bravo pour cet exemple qui représente très bien le problème des mal logés en France….