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Avec le boom du secteur des services à la personne, 300000 postes créés en 3 ans (Source: Agence nationale des services à la personne), les organismes dédiés aux services ménagers se multiplient. Pour le plus grand bonheur de celles (et ceux) qui rêvent d’une femme de ménage à domicile ! Ecotidien vous dit tout…
Entre son boulot et ses trois enfants, Florence, 35 ans, n’a plus vraiment le temps de vaquer aux tâches ménagères. Du coup, entre le tas de poussière et le linge qui s’accumule, elle envisage sérieusement d’employer une femme de ménage. Une voire deux heures par semaine. Chargée de communication, elle touche un salaire plutôt correct, aux alentours de 1700 euros net. Son compagnon, lui, tourne autour de 2500 euros. Mais entre le loyer et les frais mensuels incompressibles, elle ne souhaite pas dépenser tout son salaire dans ce service. «C’est vrai qu’une aide ménagère me serait d’une grande aide. «En même temps, je ne veux pas y consacrer tout mon argent…», lance t-elle, le ton sceptique. Et ça tombe bien, Florence dispose de chèques Chèque Emploi Service Universel (CESU). Mis en place en 2006, ils sont censés faciliter l’accès aux services à la personne. La somme touchée par l’employé est calculée en fonction des revenus de son foyer. Qu’ils soient déclaratifs ou préfinancés par votre entreprise, les CESU c’est un peu les tickets resto des services à la personne. Libre à vous de les utiliser pour le ménage, la garde d’enfants…Alors, ce petit coup de pouce de 250 euro, Florence en fera bon usage. «C’est vrai que l’octroi des CESU me pousse à engager quelqu’un pour entretenir la maison. Je suis vraiment dépassée ! , confie t-elle.
Les CESU, ce n’est pas un crédit illimité. Florence le sait bien. Elle a déjà commencé à se renseigner autour d’elle pour trouver sa fée du logis. Au meilleur prix. «Certaines de mes amies ont une femme de ménage.» Bouche à oreille ou web, aujourd’hui, trouver une femme de ménage, c’est plutôt un jeu d’enfant. «J’ai regardé un peu sur Internet, il y a pas mal d’offres intéressantes. Maintenant, il va falloir trouver le meilleur compromis entre un prix accessible et un entretien de qualité.»
Avec la loi de 2006 destinée à promouvoir les services à la personne, le secteur a vu apparaître quantité d’enseignes proposant aide à l’entretien et au repassage, autre bête noire des maniaques du ménage. Selon l’Agence nationale des services à la personne, pas moins de 20000 organismes agrées « services à la personne» ont vu le jour depuis 2005.
Et dans le secteur, il y en a pour tous les goûts et les prix, surtout. C’est vrai que beaucoup de CSP+ ne se posent pas trop de questions quand il s’agit d’employer une femme de ménage. Franck Perraud a fondé Houservices, une société de services à la personne à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). « Le client type est plutôt cadre CSP+ soucieux de se décharger du ménage et du repassage, célibataire, en famille ou en couple.» Côté sous, il faut compter 21 euros avant réductions d’impôts pour des prestations régulières, 24 euros lorsque c’est occasionnel. Neuilly sur Seine, Levallois, Courbevoie, Asnières ou Paris 17e, le cœur de cible est certes privilégié. Pour cette raison, Franck Perraud est aux petits soins avec ses clientes. L’une d’elles se réjouit: audit de satisfaction réalisé par ses soins, suivi du contact personnalisé avec le client par téléphone et par mail, intervenantes expérimentées, elle se dit prête à payer un peu plus pour avoir un tel service. Et avec des options telles que le ménage fait la veille de votre retour d’un voyage, tout est fait pour satisfaire cette clientèle exigeante, dont les demandes se rapprochent plus de la conciergerie personnelle. Un concept qui amène Franck Perraud à être invité au prochain salon des Entrepreneurs, cette semaine à Paris, pour intervenir dans le cadre d’une conférence sur les services à la personne. Pour autant, on assiste depuis 2006 à une démocratisation de ce type de prestation.
La toile, notamment, a vu apparaître une course aux services à la personne, offrant des tarifs accessibles. Le discount du ménage en somme. Eric Charpentier l’a bien compris. Ce Toulousain de 35 ans a créé «dWého», un site de services à la personne. A 17 Euros l’heure de ménage avant réduction d’impôts, il avoue volontiers «vouloir rendre accessible le service ménage.» A l’écouter, employer une femme de ménage ne serait plus un luxe réservé à quelques « happy few ». « A raison de deux heures de ménage par semaine, on dépense maximum 60 euros par mois après déduction d’impôts, soit un budget téléphonie ou internet», explique t-il. Suffisant pour voir briller sols et sanitaires ? Il nous assure que oui… à vous de vérifier. Surprenant, le profil type de son client est «plutôt un jeune, internaute et petit consommateur » dont quelques étudiants. Lui qui revendique un tarif compétitif a installé un comparateur de prix sur son site, où il se positionne comme moins cher que ses concurrents, quitte à s’attirer leurs foudres… mais aussi la réticence de quelques personnes qui se demandent, avec un tarif aussi bas, s’il reste vraiment de quoi vivre à la femme de ménage.
NB CESU, le Chèque emploi service universel est en vigueur depuis le 1er janvier 2006 dans le cadre de la politique conduite pour favoriser les services à la personne (plan de développement des services à la personne – loi n° 2005-841 du 26/07/2005)
Nadia Moulaï
Pour aller plus loin






















-je ne repasse plus : économie d’énergie moins de réchauffement moins de dépense,
-je fais de moins en moins le ménage : ça évite d’une aprt les sensibilisations aux produits ménagers, d’autre part ça évite l’hygiénisme forcené qui nous prive de contact avec les microbes, ce qui est désormais bien démontré comme facteur de risque de maladie autoimmune.
Bref, le titre de cet article était plus audacieux que le contenu!
“femme de ménage”…
“aide menagère”, “personnel d’entretient”, “personne chargée du ménage”, j’en sais rien, mais pourquoi FEMME de ménage?
Si les mots structurent la pensée, on n’est pas encore sorti(e)s de l’auberge …
C’est simplement que (en tout cas pour les particuliers), je n’ai jamais vu un homme de ménage, et si tu regardes un tant soit peu les petites annonces et ben tu n’en verras pas …
C’est aussi très sexiste de parler de maçon et pas de maçonne non ? Mais comme les maçonnes ne courent pas les rues …
Y’a un moment aussi où il faut arrêter avec le politiquement correct, vouloir à tout prix dire “technicien de surface” parce que “femme de ménage” c’est réducteur je suis désolé moi je trouve ça ridicule.
Cela dit, “personnel d’entretien” ou “personne chargée du ménage” est affreusement dépersonnalisant ! Le remède est encore pire.
Pour “aide ménagère”, je comprends le mot comme “aide [à la] ménagère”, donc ce serait une fausse solution ; de toute façon, pour un homme il faudrait dire *un aide ménager*.
J’ai vu aussi plus bas “domestique”, mais ça me paraît un peu péjoratif de nos jours.
Alors, que reste-t-il ? “Employé de maison” ? Ou alors, osons le néologisme “ménagiste” qui a l’avantage d’être neutre (qui peux déterminer le sexe des garagistes ?)
Tout cela est vraiment fait pour créer encore plus de précarité pour le bien être des classes supérieurs.
effectivement, dans ce cas-là, on peut dépenser 300 € par mois pour une aide ménagère… avec 1 000 € de moins par mois (ce qui est mon cas et je m’estime déjà pas mal pourvue par rapport à la situation moyenne) c’est déjà beaucoup plus difficile (surtout si on veut s’acheter un appart).
bon allez, j’avoue, je suis un peu déçue par cet article qui d’après son titre me semblait plus écologique. je pensais plus à un article sur les méfaits de l’hygiènisme à outrance que prônent les grandes marques de nettoyants (qui promettent une élimination de 99,9 % des microbes et bactéries, qui incitent à une utilisation quotidienne, etc) et qui se traduit dans les faits par un développement incontrôlé des allergies.
autre argument fallacieux je trouve, c’est l’argument réduction d’impôts… la réduction d’impôts ne s’applique qu’un an après la dépense… ce qui n’est accessible encore une fois à mon avis qu’à des gens relativement aisés, car cela revient quand même à avancer de l’argent à l’administration des impôts et tout le monde ne peut pas se permettre de laisser de l’argent “dans la nature” pendant un an…
donc un article intéressant si on a de l’argent (et déprimant si l’on est à la recherche d’un emploi quand on voit comme tout est fait pour tirer sur les prix, au détriment des employés).
je suis un peu perplexe face à la présentation des CESU. Les CESU permettent d’employer un salarié légalement, en payant les charges et en lui offrant une protection légale et sociale. En échange, l’Etat accorde un avoir fiscal à l’employeur.
Par exemple, l’employeur rémunère son employé 20 € de l’heure. Il paie en plus 6 € de charges à l’URSSAF. Et il a un avoir fiscal de 50 % du total, soit (20+6)*50%=13€. Un employé payé 20 € ne coûte en fait que 13 € à l’employeur. Peut être que dans cet article, l’employeur de Florence lui fournit 250 € de CESU prépayés, mais ça c’est une autre histoire.
Je suis également surpris de lire “Les CESU, ce n’est pas un crédit illimité.” Je ne vois pas le rapport entre CESU et crédit ???
Etant moi-meme employeur d’une femme de ménage dans le cadre des CESU, je peux vous dire que la somme touchée par l’employée est un taux horaire fixe, déterminé par les 2 parties !!!
Et un autre point: prendre une femme de ménage pour 1 h de ménage par semaine… elle va faire quoi en 1 heure ??? certainement pas ménage+repassage !!! ou alors vous habitez seul dans un studio, mais avec 3 enfants, j’imagine dans une maison de 100 m2, à moins de 4 heures par semaine minimum, vous révez…..
C’est bien , le patronnat a réussi à bien faire avaler les couleuvres …..
L’auteur parle bien des CESU donnés par l’employeur . Avec le montant de ces chèques on paie, à l’entreprise qui emploi le personnel, l’intégralité de la prestation, à savoir , les charges salariales et patronales .
En gros pour 17€ on paie 10€ de charges salariales et 7€ de charges patronales .
Ensuite on obtient la réduction des impots.
Si vous payez en direct quelqu’un en CESU, vous ne paierez que les charges salariales et ensuite ferez votre déclaration à l’URSAFF .
C’est un choix de vie et de dépense.
Chacun ses priorités, pour certains c’est leur cigarette, pour moi c’est m’accorder un peu de temps libre plutôt que de faire le ménage.
“Une heure de prestation équivaut à 1 Titre-Service, soit 7,50€. Sur chaque Titre-Service vous bénéficiez d’une déduction fiscale de 30%. Ainsi, une heure de prestation nette d’impôt revient à 5,25€.”
L’intervention de l’etat est plus grande.
A ce prix la, ce devient interessant. On hesite a se laisser tenter…
“-je ne repasse plus : économie d’énergie moins de réchauffement moins de dépense,”
Laisses-moi deviner, tu occupes un boulot de merde où les premières impressions ne sont pas importantes. Parles pour toi, y’a des gens qui doivent repasser leurs vêtements de manière à avoir une présentation acceptable, tu sais le genre de boulot pour les gens scolarisés qui font des sacrifices pour atteindre une meilleure qualité de vie. Toute cette mentalité écologiste depuis 5 ans environ devient une caricature et s’éloigne des vrais problèmes : la dépendance aux énergies fossiles et la production de matières non-recyclables. Mais la gauche “hippie” s’est emparée de ce sujet et maintenant on doit vivre comme des gens de pays sous-développés pour avoir présenter avec notre égo une moralité ô si noble.
Pas de repassage, pas de machine pour sécher le linge, je m’en porte très bien et suis fier de contribuer par la même occasion à mon niveau à diminuer un peu la consommation d’électricité, n’en déplaise à Asbnrt.
Moi j’ai juste envie de savoir pourquoi arrêter de faire le ménage?
J’ai pas envie de vivre dans une porcherie et je pense que 99% des gens pensent comme moi…
Mais ca n’engage que moi c’est vrai
Bonne journee
Plaignez-vous pauvres petits Francais et venez donc faire un tour au Royaume Uni ou les petits salaires sont vraimrent petits, le cout de la vie eleve et une femme de menage tres difficile a s’offrir meme en gagnant plutot bien sa vie…
Et pourtant, il y a bcp moins de debats de classes sociales stupides et bornes ici et moins de victimisation des uns et des autres. Ouf, ca fait du bien….
Ce qu’on n’a pas non plus, ce sont les accents dans le texte… Sorry…
Faites un effort: le ménage, faîtes-le vous-même! (A moins que “créer de l’emploi” précaire au SMIC ne soit une activité caritative ?)
Enfin, je rebondis sur la remarque de Mélanie qui souligne la fâcheuse connotation sexiste de l’expression “femme de ménage”. Je propose de revenir au terme de “domestique”, qui n’a pas cet inconvénient. Ha! Madame! Existe-t-il encore des domestiques honnêtes de nos jours ?