47%, et pourtant… d’après les différents organismes, les chiffres ne suivent pas. Si l’enthousiasme de certains s’est réfréné, ce n’est pas dû uniquement à la crise. Diverses affaires de détournement d’argent ou une absence de suivi de l’exploitation des dons auraient pu dissuader une partie des français de donner. Pour permettre aux français de « donner en confiance », 70 ONG ont adhéré à ce jour à une charte déontologique garantissant le respect de règles communes, permettant ainsi de garantir leur légitimité aux donateurs.
Les dons, ce sont aujourd’hui (et parmi tant d’autres) les haïtiens qui en ont grand besoin. Les dommages humains et matériels provoqués par le séisme du 12 Janvier constituent l’une des plus grosses urgences humanitaires de ces 10 derniers années. Selon le secrétaire général de l’ONU, 5 dollars par personne et par jour seraient nécessaires en Haïti.
Cependant, si les dons représentent, à l’échelle mondiale, plus de 334 millions de dollars, ils ne sont pas à la hauteur de la somme escomptée par l’ONU (575 millions de dollars, pour couvrir les besoins de 3 millions d’ haïtiens pendant six mois): “Malgré tous nos efforts, trop de gens n’ont pas reçu l’assistance dont ils ont besoin de manière urgente. Les priorités immédiates continuent d’être l’aide médicale, l’eau, l’assainissement, la nourriture et les abris, ainsi que le carburant et les équipements de transport pour soutenir l’opération de secours”, a déclaré Ban-Ki-Moon dans un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
Malgré une mobilisation et une médiatisation exceptionnelles, les chances de supplanter la générosité manifestée lors du Tsunami sont faibles. En effet, les dons récoltés par les ONG françaises étaient presque équivalents (328 millions) à ceux récoltés à l’échelle mondiale pour le séisme d’Haïti. Même si de nombreux dons devraient parvenir aux ONG dans les semaines à venir, les 13 milliards de dollars récoltés dans le monde en 2004 ont peu de chance d’être dépassés.
Est ce dû à l’excès de dons suite au Tsunami, poussant certaines ONG à appeler à « stopper les dons », ou encore à la crise? En tout cas, la confiance des donateurs a également été mise à mal ces dernières années. Pour prouver au public leur légitimité, les principales organisations sociales et humanitaire se sont dotées d’une charte les soumettant à un contrôle rigoureux et comportant des exigences de communication et de transparence financière.
Basée sur le droit du donateur de connaître l’utilisation de ses dons et le devoir de transparence de chaque association ou fondation, la charte fait appel à des contrôleurs indépendants, un « observatoire de la confiance » et à une commission d’agrément et de contrôle. Créé en 1989, le «Comité de la Charte du Don en Confiance» est une association loi 1901 qui donne un agrément aux associations et fondations afin que les donateurs puissent donner sans se soucier du devenir de leur argent. Aujourd’hui, près de 70 organisations y ont adhéré, dont la grande majorité des principales associations et fondations françaises, telles qu’ Action contre la faim , Handicap international, la Croix rouge ou encore la fondation de France. Les associations agréées représentent une forte partie (entre 60 et 75%) des dons versés en France à des grandes organisations.
Les organismes acceptent de se soumettre à des contrôles, et de respecter tous les engagements de la charte. Celle ci comporte quatre exigences fondamentales: fonctionnement statutaire et gestion désintéressée, rigueur de la gestion, qualité de la communication et des actions de collecte de fonds, et la transparence financière. Des exigences qui évoluent suivant l’émergence de nouveaux moyens de levée de fonds, tels qu’Internet. L’organisme pourra alors apposer sur ses documents la marque d’agrément de la charte. Ainsi les donateurs pourront aider en toute sérénité et en toute transparence.
Avant de faire un don, le Comité de la Charte rappelle des précautions indispensables: s’informer sur la direction de l’organisation, vérifier sa présence significative en France ainsi que l’existence d’un rapport annuel compréhensible, et bien sur, son agrément par le comité de la Charte.
Juliette Speranza
Pour faire des dons:
La Croix-Rouge. Chèques à Croix-Rouge française « Séisme Haïti », 75678 Paris Cedex 14, sur Internet au www.croix-rouge.fr, par SMS, envoyer le mot Haïti au 80222.
Médecins du monde. Chèques à Médecins du monde, Urgence Haïti, BP 100, 75018 Paris, sur Internet au www.medecinsdumonde.org.
Action contre la faim. Chèques à Action contre la faim, Urgence Haïti, libre réponse 64731, 75681 Paris, sur Internet au www.actioncontrelafaim.org
Fondation de France. Chèques à Fondation de France, BP 22, 75008 Paris, sur Internet au www.fondationdefrance.org
Pour aller plus loin


Numéros surtaxés, concerts de charité... les appels à la générosité se multiplient auprès des français, qui ne sont pas les derniers à vouloir donner. Suite à la récente catastrophe en Haïti, 47% des français déclarent prévoir de faire des dons. Mais comment, à qui ?




















On pourrait parler aussi de la polémique autour du téléthon, et des appels cocurrents à la générosité pour de nombreuses causes. Peut-être nos dons sont-ils captés principalement par le téléthon et les retaus du coeur.
Plus structurellement, je me pose du problème de la solidarité individuelle vs. les aides des états.
Dans une situation de crise double, séisme en Haïti et crise économique partout ailleurs, on fait appel aux dons des particuliers.
Mais dans une situation de faillite possible du système àconomique, on injecte directement l’argent depuis les banques centrales.
Difficile de comprendre la priorité données aux banques, et leur autisme depuis, alors que la faim dans le monde et les réfugiés d’Haïti sont traités en dernière priorité.
Pourquoi pas alors une redistribution de l’impôt sur les bonus aux causes humanitaires?
Je préférerai que mon impôt aille en Haïti, plutôt que chez mon banquier qui de toutes façons s’est déjà largement servi sur mon compte.
Mais surtout, faison appel à la solidarité des états (l’aide des USA, par exemple) plutôt qu’à la générosité individuelle. L’aide est alors plus facile à controler, même si le gaspillage existe autant.
Toto
Je veux emettre une opinion concernant la reponse de Jocelyne. Ne te decourage pas, il y a en Haiti actuellement des Institutions Religieuses tres serieuses qui travaillent avec les pauvres et pour les pauvres. Il faudrait les eparpillees dans toutes les Villes de ce pays si l’on veut effectivement reconstruire ce Pays.
Désolé pour le cour d’histoire, mais pour moi je préfère aider sans qu’ on me le demande la petite vielle et le petit vieux au coin de ma rue qui aussi un jour mourrons sans que cela n’émeut personne et bien souvent seul sans personne ne leurs tiennent la main
dans notre société il y a toujours des indéliquats mais ils sont une minorité qu’il faut denoncer.
ne croyez pas que ce soit facile d’etre president d’une petite ong comme celle que j’ai crée avec des amis pour venir en aide aux plus démunis d’afrique.
notre ong se nomme ONG OTSHOA(ensemble avec l’afrique),pour mener nos actions nous avons besoin de financement et pour l’instant nous n’avons en compte que 250euros de dons.
vous pouvez voir sur google notre existance et la trace de nos projets.
alors si vous voulez des dons qui vont directement à ceux qui en ont besoins ,si vous voulez contribuer au développement de l’afrique francophone ,je vous livre le slogan de notre vice président:les aides d’aujourdh’ui à l’afrique sont nos emplois de demain.
MERCI A TOUS
HAITI JE M’EN FOUT!!
trop d’impots et de taxes à payer pour financer le social !!JE PAYE deja TROP pour les francais !!!
Pour ma part, ma Mairie et mon église ont fait un appel au don sous forme de colis de vivres, médicaments, matériels divers, et cela m’a fait plaisir d’apporter un carton rempli de choses dont la valeur est certainement supérieure à celle du don que j’aurais pu faire en argent. il suffit de vider ses placards pour voir qu’on dispose d’outillage, de matériel médical (béquilles, médicaments anti-douleurs, des produits d’hygiène, etc…).
L’argent, c’est vrai, je me dis qu’il va disparaitre et qu’il ne parviendra pas à ceux qui en ont besoin. On l’a encore vu récemment aux actualités à propos du bilan du Tsunami…
Un autre gros problème des dons aux associations ou ONG est qu’ils se revendent les adresses de leurs “bienfaiteurs”, et qu’ensuite on est assailli de courriers nous demandant de donner de l’argent à des dizaines d’associations ou ONG. C’est je crois l’une des premières raisons qui pousse les gens à ne plus rien donner.