Vous connaissez forcément Sophie Kune, cette femme pétillante et télégénique (dans les émissions “Panique à… ” sur M6, c’était elle) à la tête d’une agence de conseil en image. Précurseur des blogs, son parcours est donné en exemple par tous les livres abordant les problématiques des blogs et du web, où elle est une référence.
Mais au-delà, Sophie Kune a créé une communauté d’un nouveau genre… Sur le site “Parle avec elles”, (en clin d’oeil au film d’Almodovar qui symbolise entre autres pour elle, “la reconstruction”), elle fédère les femmes atteintes du cancer du sein et leur entourage. Si le cancer du sein est malheureusement responsable de plus de 11 000 décès chaque année en France, il n’en reste pas moins vrai qu’on peut en guérir certaines formes. Et que peu de marques ou de médias s’adressent aux femmes qui combattent quotidiennement leur maladie, ou à leur entourage… Le dépistage, le plan cancer 2, les cosmétiques comme thérapie: Sophie Kune nous présente sa vision des choses. Entretien.
Ecotidien – Bonjour Sophie Kune et merci de répondre à nos questions. Pourquoi avoir voulu créer un site tel que Parle avec elles ? Un besoin, une envie, une demande…?
Sophie Kune: C’est tout cela à la fois. Elle a naturellement trouvé sa place en mon esprit car elle est selon moi la suite logique du blog « femmes avant tout » que j’anime depuis bientôt 3 ans. Mais à la différence d’un blog, elle permet à tous les membres d’une communauté d’échanger de façon encore plus intime et plus intense.« Parle Avec Elles » est un vrai réseau social où chaque membre inscrit peut, s’il le souhaite, écrire un article, prendre part aux discussions du forum, envoyer une photo ou une vidéo, etc. Les membres se parlent librement, échangent aisément et lancent eux-mêmes leur propre sujet.
Mon but au travers de cette nouvelle plate-forme est d’aider les femmes atteintes par le cancer du sein, leur entourage et toutes personnes sensibilisées à communiquer simplement, mais surtout ensemble. Ainsi, associations, patients, fournisseurs de perruques peuvent se rencontrer. Chacune y va aussi de sa propre astuce (comme le fait de boire du thé au gingembre pour éviter les nausées) ou de sa bonne adresse.
Ecotidien: – Quelles est l’accueil qui lui a été réservé, quelles réactions avez-vous reçues de la part des femmes ? Notamment lors de la “chaîne rose” ?
Sophie Kune: Des réactions positives, émouvantes, au delà de toute attente. Aussi curieux que cela puisse paraître, Parle avec Elles est un lieu de vie et nous partageons bien souvent de sacrées crises de fous rires virtuels. En réalité, nous sommes très soudées. La preuve en est que le dessin qui me représente est un portrait que vient de m’offrir Charlotte, un membre incontournable de notre petite famille.

Ecotidien: – Et combien de personnes font partie de cette petite famille ?
Sophie Kune: Aujourd’hui, nous comptons 150 membres.
Ecotidien: – Vous êtes vous déjà rencontrées “en vrai” ?
Sophie Kune: Oui, une rencontre en “vrai” a déjà eu lieu le 19 juin et peut-être y en aura t-il d’autres en 2010…
Ecotidien: Le site s’adresse aussi à l’entourage des femmes atteintes du cancer. En quoi est-ce important de parler à leur entourage ? Trouvez-vous que l’entourage soit négligé dans la prise en charge des cancers du sein ?
Sophie Kune: L’entourage ne sait souvent pas parler aux femmes atteintes par le cancer du sein et c’est la raison pour laquelle l’entourage est évoqué. Il faut penser que la patiente se retrouve face à de nombreuses questions tout comme son entourage et que bien souvent, il est très difficile de dire les choses…
Ecotidien: Le plan cancer 2 est lancé cette semaine, quel est votre avis dessus ?
Sophie Kune: Mon avis est très tranché : le dépistage obligatoire doit commencer à 35 ans, coûte que coûte.
Il faut continuer à sensibiliser, ne pas lâcher l’effort car une femme sur huit est touchée par le cancer du sein.
Il ne faut surtout pas mettre cette réalité de côté.
De plus, les inégalités sociales représentent bien souvent un frein au fait de pouvoir mettre toutes les chances de son côté face à la maladie. Il est primordial d’en parler voir de remédier à ce réel problème.
Ecotidien: Vous animez aussi plusieurs blogs sur le conseil en image, la beauté… et notamment “femmes avant tout” qui propose de “mieux vivre sa féminité dans la maladie”. Pour vous, prendre soin de son apparence, c’est une thérapie ? Ca aide les femmes ?
Sophie Kune: Mais bien entendu. Une femme qui passe par la masmectomie, la perte de cheveux, la perte de cils et de sourcils, la peau qui se ternit, voit son apparence changer. Mais pour autant a-t-elle envie que tout le monde sache ce qu’elle est entrain de vivre?
Elle doit pouvoir continuer à vivre sa féminité le mieux possible et savoir qu’il existe des astuces, des produits, de la lingerie qui devrait lui permettre de passer ce cap si difficile.
Ecotidien: Un message pour les femmes qui combattent actuellement un cancer et qui nous lisent ?
Sophie Kune: Courage les filles ! courage…
illustration: droits réservés Charlotte
Pour aller plus loin


A l'occasion du Plan Cancer 2, Ecotidien rencontre Sophie Kune, fondatrice de "Parle avec elles".




















Mes demoiselles, mes dames,
soyez toujours égales à vous meme. Soyez fières de votre anatomie,de votre féminité, de votre charme,
Nous,les hommes, aimons les femmes qui se font belles
par leur sourire, leur douceur, leur manière de marcher, de parler, de nous regarder,…
Je vous demande de rester femme, et de vous comporter en tant que telle.
je vous parlerai de moi, de ma femme, de nos trente cinq ans de vie commune pleines d’amour, de tracasseries de temps à autres, des moments de reconciliation après une dispute, ce qui augmente mon désire de la prendre et de la chèrire, de la gater autant que je peux.
Cordialement.
BOnjour,
Rien à voir avec le dossier mais il m’est impossible de répondre au dossier “les coiffeurs low cost”.
J’aimerais bien savoir pourquoi… et désolée de venir ici mais c’est le seul moyen que j’ai pour vous contacter :-/
Sinon merci pour les infos ci-dessus, je connais quelqu’un qui a le cancer du sein et je m’en vais de suite lui filer le lien.
Bonne journée !
J’ai subi deux mastectomies… la première en 2003, la seconde en 2006.
J’ai écrit comment j’ai vécu mon premier cancer…avec l’entourage…comment je l’ai vécu.
je me suis fait prendre en photos aussi. Je trouve que pour que le tabou cesse, il faut aussi regarder la réalité en face… un dessin “minimise” ce qu’est une vraie “apparence”.
Je me tiens à la disposition des personnes de cette association. Si elles le désirent.
lorsque mes amis ont appris mon cancer ils ont en 1er eu l’air inquiets.. j’ai essayé de ne pas me plonger dans le descriptif des soins et du quotidien, de même j’ai essayer le plus possible de rester à mon poste professionnel afin de ne pas me sentir isolée et ne pas voir de pitié dans le regard des autres…
mais.. hélas devrais je dire et honte à moi.. mon cancer se soigne… je ne suis donc pas encore considérée mourante.. alors tous m’ont tourné le dos sans culpabilité et sans même s’apercevoir de mon mal être, de ma douleur, de mes peurs, mes angoisses…
il fallait apperement que soit je soit en phase terminale afin de leur laisser libre cours à leurs pitiée et commentaires..
soit.. que je soit la femme/amie dispo, agréable, cordiale que tous le monde souhaite!
Merci de ne pas oublier que heureusement certains cancers se soignent, et qu’ils ne sont pas non plus l’équivalent d’un simple rhume!
merci de ne pas oublier la douleur et la peur de simples “tuméreuses” en chimio medicamenteuse.. qui passent elles aussi par des moment extrêmement difficils et que.. l’on ignore dans la plus parfaite indifference générale!!
pardonnez ma colère
Non seulement la souffrance est intérieure…mais soignement cachée au niveau des cicatrices…on s’efforce de garder une “apparence normale”… mais elle n’est qu’ “apparente”… et bien que le cancer soit enrayé…nous savons toutes que nous ne serons jamais déclarées “guéries”…
car…médicalement parlant : on ne guérit pas d’un cancer…
Je trouve cela scandaleux également.
Courage à toutes.
Je vous attends sur “parle avec elles”.
Très belle journée.