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Immobilier: Une fois n’est pas coutume, les experts sont d’accord. Fin 2009, début 2010, c’est le bon moment pour investir dans la pierre. Mais pour eux, me direz-vous, c’est toujours le bon moment ! « En tant que chasseur d’appartements, je me place exclusivement du côté des acheteurs. » vous répondra Thibaut Chanel, expert immobilier, chasseur d’appartements et de maisons célèbre depuis sa participation à l’émission « Recherche appartement ou maison » sur M6, qui expose son point de vue : « Contrairement aux agences immobilières, je ne suis pas là pour « vendre » mais bel et bien pour « trouver » l’appartement ou la maison idéale aux personnes désireuses d’acheter. Il m’apparaît donc que le moment est assez propice à l’achat. »
William Legrand, responsable communication du célèbre groupe Particulier à particulier qui édite le site pap.fr, est d’accord : « Ceux qui ont la possibilité d’acheter en ce moment bénéficient de conditions de marché particulièrement favorables : les prix immobiliers se sont nettement repliés par rapport à la fin de l’année 2007 (environ -6 % pour les appartements et – 10 % pour les maisons) et les taux de crédit sont historiquement bas, en moyenne inférieur à 4 %. » Il précise que les avantages fiscaux non négligeables, avec la déduction des intérêts d’emprunt, devraient achever de convaincre les plus réticents. Et Thibaut Chanel de souligner : « Les pouvoirs publics ont mis en place des incitations fiscales importantes pour relancer la machine comme par exemple la déductibilité des intérêts d’emprunt, mais aussi la réduction d’impôt relatif à la loi Scellier ou encore l’élargissement du prêt à taux zéro. »
Mais ce « bon moment » ne devrait pas durer éternellement. En effet, les “accédants à la propriété” bien renseignés ont déjà commencé leurs recherches « Une annonce sur pap.fr reste en moyenne 12 semaines pour la vente d’un appartement, et 15 semaines pour la vente d’une maison. » explique William Legrand. « Nous avons fait rentrer un appartement à vendre le samedi, 6000 € le mètre carré, quartier chic mais rien d’exceptionnel. Appel et visite d’un acheteur potentiel le jour même, vente conclue le lundi matin sans même une tentative de négociation du prix ! » raconte un agent immobilier des Hauts de Seine, lui-même épaté de la rapidité rare des acheteurs à se décider. A force de répéter que les prix du marché dégringolent, les futurs propriétaires s’en persuadent et se ruent sur un achat rapide, même si ce n’est pas toujours une bonne affaire.
Chez PAP, William Legrand constate lui aussi que les acheteurs sont déjà de retour : « Dans le neuf, sur le premier semestre, les ventes ont augmenté de 10 % sur un an selon la Fédération des promoteurs constructeurs (FCP), et cette hausse devrait se confirmer sur l’ensemble de l’année. Le dispositif de défiscalisation Scellier et le doublement du prêt à taux zéro ont effectivement contribué à relancer l’activité. » Si l’ancien stagne, (500 000 transactions sur l’ancien cette année sur PAP contre 750 000 en moyenne par an, entre 2002 et 2007) c’est aussi parce que les acheteurs sont plus exigeants. « Ils veulent du neuf, du bon état, des prestations, bref que l’investissement apporte une plus-value. Si c’est pour quitter un F4 avec balcon en location à 1200 € et arriver dans un F3 à 1600 € et un crédit en plus, ce n’est pas la peine, les acheteurs abandonneront rapidement » note encore l’agent immobilier, qui remarque une demande croissante de constructions écologiques. « Des panneaux photovoltaïques, des pommeaux de douche économiques, des doubles vitrages sont des demandes récurrentes, y compris en ville, qu’on n’avait pas avant. »
Et l’achat aussi voit émerger de nouveaux comportements de la part des consommateurs : exit l’agence traditionnelle. Les particuliers aiment de plus en plus à traiter entre eux, ce qui permet d’économiser 6% du prix de vente en moyenne, soir l’équivalent des frais d’agence, calcule William Legrand, soulignant qu’en cette période de recherche du pouvoir d’achat, ce bonus est non négligeable. « C’est sans doute pourquoi pap.fr vient de battre un nouveau record d’audience, avec 8 713 432 visiteurs au mois de septembre 2009, en augmentation de + 13 % par rapport au même mois de l’année précédente ! » se réjouit-il. Thibaut Chanel, dont le métier est encore méconnu en France, estime qu’il « s’inscrit parfaitement dans le contexte actuel. Cette tendance à la hausse que j’observe chaque jour, s’explique notamment par le fait que l’approche proposée par les chasseurs via un service personnalisé, avec un fort accompagnement répond à une réelle demande. » Ainsi, pour lui, c’est « encore et toujours le moment d’acheter, et ce même si des échos peuvent diverger et n’encouragent pas à la recherche forcément » Sans se prétendre magicien, il affirme pouvoir dénicher le « bon bien » qui correspondra à la bonne personne.
Alors, pour vous, est-ce le moment d’acheter ? En tout cas, c’est le moment de vendre pour les 1 048 632 personnes qui ont déposé leur bien sur seloger.com et les 438 905 qui ont fait de même dans le réseau FNAIM. Il ne reste plus qu’à convaincre votre banquier, à lui faire lire cet article accompagné d’une étude Empruntis relayée par le journal économique La Tribune d’hier, qui affirme qu’ “après de très fortes baisses au mois de septembre, et au tout début du mois d’octobre, les barèmes se stabilisent en novembre.“ On parle donc d’un taux de 4% en moyenne l’emprunt sur 20 ans, pour un bien moyen de 52,7 m2 pour 323 996 €. A vos calculettes !
Pour aller plus loin





















Si je suis votre raisonnement, je devrais être content d’acheter quasiment au sommet de la bulle, sous le simple prétexte que les prix ont commencé à baisser.
Si les prix actuels, ceux qui font que les français deviennent moins facilement propriétaires que leurs parents, ceux qui demandent à une famille de s’endetter pour 25 ou 30 ans pour acquérir un logement décent, vous semblent en adéquation avec la situation financière du français moyen, alors OK. Mais je ne partage pas ce point de vue.
Soyons réalistes, le pouvoir d’achat moyen des français, à l’instar de celui des nations occidentales, n’est pas sur une pente ascendante. Le niveau de prix ne peut rester aussi élevé alors même que le chômage est parti pour croitre et durer, alors même que la richesse se concentre de plus en plus, modèle anglo-saxon oblige.
Pour ce qui est des avantages fiscaux, ce ne peut être qu’une incitation, pas une raison. Ce ne sont pas ces avantages qui changent complètement la donne financière pour le français moyen et son avenir financier à moyen terme.
Bien cordialement.
Patrick
Vous avez raison à 100% dans votre raisonnement !
Mais que préconisez-vous, du coup ? Attendre que l’immobilier retrouve ses prix des années 60…?
Faut il vendre maintenant ( donc bonne plus value donc rachat avec 1 apport + important et un tx de crédit moindre) ou attendre que les prix baissent encore (apport – important du coup mais moins d’emprunt du coup aussi)?
J’n'y connait rien donc…………
Tout dépend de votre situation personnelle, je me garderai bien de vous conseiller mais je ne doute pas que les lecteurs d’Ecotidien sauront vous orienter
Valerie: les prix ne baisseront guere plus…il faut surtout profiter des taux de banques extremement bas!!
Taux bas = endettement moindre = plus d’emprunt
Le seul probleme que vous allez rencontrer sera le temps que prendra la vente…+ 4 mois
Avec ces taux bas, eviter le credit relais
Bonne chance
Merci pour votre analyse !
Voilà, il n’a pas fallut attendre longtemps Valérie
Oui c’est le moment d’acheter car le pouvoir d’achat immobilier n’a jamais été aussi favorable.
Pouvez vous argumenter votre réponse affirmant que le pouvoir d’achat immobilier n’a jamais été aussi favorable?
Et sur quelle base car si on considère les deux dernières années je suis d’accord mais sur une plus longue échéance c’est toujours hors de prix!
Personnellement je me base principalement sur le graphique de Friggit qui fait le ratio du prix du mètre carré moyen avec le revenu des français.
Si vous me répondez que les taux sont bas, et j’en conviendrai également, je préfère acheter un bien à 150k euros à 8% que un bien à 300 k euros à 4%.
De plus comme l’a rappelé un autre intervenant, vous n’achèteriez pas une voiture d’occasion plus chère car les taux sont bas!
Un investissement immobilier ne doit se faire que dans une fourchette de 120 (excellent) à 180 mois de loyer!
Aujourd’hui (ou plutôt au plus haut de la bulle) les gens ont acheté à 250 voire 300 mois de loyer!
Au plaisir de vous lire
Maintenant ou plus tard, cela ne change pas grand chose : car si vous vendez plus cher dans un an ou plus, vous achèterez également plus cher (et réciproquement si les prix ont baissé d’ici là. Si les taux d’intérêts restent bas, les prix risquent de monter, alors que s’ils augmentent, le marché va stagner voire baisser.
L’essentiel est donc surtout de vendre à un prix correct et d’acheter également à un prix correct. Mais il est difficile de faire 2 bons coups en même temps…
La meilleure option, à mon avis, est de vendre d’abord, et de se ménager plusiuers mois, si l’acquéreur est OK entre la signature du compromis et la vente pour pouvoir chercher et trouver dans ce laps de temps le bien immobilier de vos rêves au meilleur prix.
d’accord avec Jacky… il faut vendre mais cela prendra du temps…il y a cependant une confusion entre l’estimation du bien qu’une agence peut vous faire et le prix de marche souvent plus bas…En clair, vendez car vous pouvez en tirer X,000 mais en realite l’agence fera des propositions plus basses aux potentiels acheteurs. Valerie, restez ferme avec votre agence sur la marge de negotiation…je dirais meme que le prix ferme en ce moment (si vous n’etes pas presse de vendre) est une chose positive. Restez dans le prix de marche et ne baissez pas.
le vrai bon moment pour acheter, ce sera quand l’immobilier sera un truc has been, ringard comme entre 1996 et 1998. Alors dit comme ca ca parait impensable, et pourtant… lorsque tout le monde aura dans son entourage quelqu’un qui a fait une moins-value en revandant son logement, ca va en refroidir plus d’un , notamment tous le jeunes de prêts a s’endetter au taquet sur 30 ans pour acheter un F2 qui sera trop petit lorsque madame sera enceinte… (J’en profite pour rappeler qu’en 2002, la part des acheteurs de 20-25 ans était marginale voire inexistante, alors qu’en 2007 elle était de plus de 20%)Alors clairement ca va encore demander 2 ou 3 ans au minimum, mais ca finira par arriver, quoiqu’en disent les agents immobiliers. “Les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel”, le marché immobilier est un marché cyclique, mais les cycles sont plus longs qu’en bourse, comme je le disais dans mon précédent post la dernière baisse à duré 7 ans, alors que les prix n’étaient pas montés aussi haut… En conclusion, il est urgent d’attendre que les prix reviennent à des niveaux raisonnables.
En effet, dit comme ça,”l’immobilier has been”, ça semble cocasse mais après tout pourquoi pas ?
Merci en tout cas d’avoir pris le temps de répondre, c’est toujours intéressant pour moi comme pour les lecteurs d’avoir des points de vue argumentés et variés.
Au passage, je remarque que vos camarades du forum Harware sont beaucoup plus aimables en messages privés que sur le forum
bonjour
si vous avez décidé de vendre, n’hésitez pas ! fixez votre prix de vente en combinant une estimation de deux agences immo et de votre notaire.
Je négocie des prets immo, je suis courtier. N’ayez pas peur du relais revente (relais) le taux est bas également en ce moment et donc fixé pour une période de 12 à 24 mois avec des différés possibles selon les banques. Vous avez donc le temps de vendre à un prix qui vous convient.
Bonne journée
Merci pour votre commentaire. Sur les prêts relais, c’est vrai que certains restent prudents, on en parlera d’ailleurs dans le prochain sujet !
Simplement attendre que les prix aient atteint un niveau adapté, celui où les gens peuvent se payer, sans s’endetter sur une vie entière, un logement décent.
Combien de temps cela prendra t’il ? Je n’en sais rien. Il me semble juste clair que nous sommes actuellement dans une phase de rééquilibrage des économies, entre des pays industrialisés qui vivent au-delà de leurs moyens, et des pays en voie de développement dont le pouvoir d’achat des citoyens est en croissance très rapide. Autrement dit, la richesse se déplace vers ces pays en croissance.
Par suite, la stagnation, voire la baisse, du revenu moyen des français induira obligatoirement une baisse de la valeur de l’immobilier en France. Quand les prix seront-ils en adéquation avec le pouvoir d’achat réel des français : 1 an ? 2 ans ? 5 ans ? Qui sait ?
Bien sûr, il y aura toujours des gens souhaitant acheter principalement pour se loger et ne plus avoir le sentiment de jeter l’argent par les fenêtres en payant un loyer. Mais les primo-accédants ne sont pas très nombreux, et les statistiques désastreuses concernant l’emploi des jeunes ne plaident pas pour un retour massif de tels acheteurs, vous ne croyez pas ?
Patrick
Merci à vous d’avoir répondu, comme je le disais à Pierre-Yves plus haut, c’est toujours constructif d’échanger sur les différents points de vue de chacun !
Sur les primo-accédants “jeunes”, ce que je crois surtout c’est que beaucoup n’ont même pas dans l’idée d’acheter un appartement tellement ce n’est pas abordable, en tout cas en région parisienne.
Parce que hors statistiques, il y a surtout une “précarisation” générale, et un nombre croissant d’intérimaires; d’autoentrepreneurs ou d’entrepreneurs qui auraient été, il y a 20 ans, salariés mais voient aujourd’hui leurs prestations externalisées. Ce qui a des avantages, mais l’inconvénient de ne pas pouvoir demander de crédit immobilier à sa banque. L’âge moyen d’un premier achat est passé récemment au-dessus de 30 ans d’ailleurs. (ce qui est cohérent avec l’âge moyen du premier enfant, 29 ans pour les femmes)
Quant à savoir à quel moment le prix de l’immo à l’achat sera cohérent avec le pouvoir d’achat, même les experts sont en désaccord entre eux, alors je me garderai bien de faire des pronostics !
Très bonne journée à vous
Dans ma situation actuelle (déjà propriétaire de ma résidence principale et propriétaire de quelques autres biens), il n’y a pas d’urgence.
Mais c’est clair que d’autres doivent supporter le poids d’un loyer, et ce n’est pas agréable. Est-ce cependant une raison pour céder aux sirènes des professionnels de l’immobilier ?
(Au sujet du risque d’hyper-inflation mentionné par un autre lecteur, qui me semble probable dans un second temps, je conseille d’investir dans l’or, chacun à son rythme – pièces, voire lingots pour les plus aisés).
BONJOUR
JE VOUDRAIS SAVOIR SI REELLEMENT , LA CRISE IMMOBILIERE TOUCHE TOUS LES PAYS ?
J’AI POUR RAISON DE SANTE , UNE SUPERBE VILLA AVEC PISCINE , 340 M2 EN BORD DE MER A VENDRE AU MAROC A SAFI
ELLE ETAIT ESTIMEE A 320000 EUROS !
NOUS L’AVONS BAISSEE A 295000 EUROS
LES VISITEURS DEMANDENT UNE NOUVELLE BAISSE VU LA CRISE !
JE CROIS QUE CE SONT DES MARCHADS DE TAPIS QUI PROFITENT DE LA SITUATION !
DOIS – JE ATTENDRE POUR VENDRE ?
MERCI !
Clairement, au Maroc les prix sont plus bas. ce sera l’objet d’un prochain sujet
Juste par curiosité, vous l’aviez acheté combien et en quelle année?
Le marché immobilier continuera de chuter parce que le chômage ne diminue pas, la consommation stagne, et les banques ne prêtent plus qu’aux tres riches.
Vers 2012, ca devrait être mieux.
Faute de trouver vous mettez en avant le fait d’aller investir à l’étranger! A rien ni comprendre. Maroc, Allemagne (Berlin),…cela concerne qui? Donc je trouve pas à me loger ici en France alors je quitte mon pays pour trouver par exemple un 100 m2 à 100.000 euro…des exemples comme celui-ci sans même aller à l’étranger on les trouve chez nous, en province, voire en banlieue…je comprends pas cette invitation même si vous dites que c’est de notoriété publique! On quitte tout pour avoir un toit! Son boulot, sa famille, ses amis…! étonnant! Non Paris ou pas Paris il est tout a fait possible de se loger. Il faut être déterminer, patient, et savoir faire des concessions. Paris, Londres, New-York, Milan, Genève…voilà des villes comparables qui pour certaines sont bien plus chers que Paris…Alors même si le prix Goncourt vie à Berlin, pour des raisons totalement éloignées et un peu floues du prix de l’immobilier à Paris je ne vois pas ce que vient faire un tel argument…d’autant que comme toute ville il faut aimer vivre en Allemagne et de surcroît à Berlin!…Plus près de nous Tours, Vendôme, Strasbourg,…
Meilleures salutations.