Cet article vous a plu ?
Partager cet article :
Et aussi
Dans l’inconscient collectif, une réunion Tupperware se passe dans une maison désuète où des ménagères s’extasient poliment sur des boîtes en plastique à 30 € les 3. Mais depuis quelques années, les réunions Tupperware, dont la marque a été créée en 1946, ont été déringardisées et même copiées ! Aujourd’hui, les jeunes femmes les plus tendance se retrouvent autour d’une coupe de champagne.
La tendance du « cocooning » y contribue amplement. D’après un récent sondage OpinionWay, plus de 30 % des Français préfèrent dépenser de l’argent pour leur maison que pour partir en vacances, et on ne compte plus les émissions ou les magazines consacrés à la cuisine, à la déco, au « fait maison ». Les cours de cuisine, de ménage ou d’organisation en tout genre rencontrent également un grand succès. En outre, dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus méfiants, acheter chez une amie un produit qu’elle nous recommande apparaît comme sécurisant – et ce, même si ladite amie est rémunérée pour cela.
Monique Caplot organise régulièrement des rencontres de ce type, elle est même responsable commerciale de la région parisienne sud. « Avant tout, on ne parle plus de réunions mais d’ateliers de cuisine » précise-t-elle. Aux États-Unis, on parle même de « Tupperware Party ». Un vocable qui a son importance : « Nos clientes apprennent et réalisent des menus en utilisant nos produits ; les réunions “ tasses de thé ” ont fait place à des ateliers au cours desquelles chacune, selon son désir, participe à l’exécution des recettes. C’est beaucoup plus convivial, ça se passe dans la bonne humeur et l’on peut déguster entre amies les recettes réalisées. »
Alors, les réunions – pardon, les ateliers de cuisine Tupperware – ne sont-ils plus ringards ? « C’est même tendance », affirme Jasmine, jeune femme vêtue d’une marinière et d’un jean slim qui organise régulièrement ce type d’ateliers. « Il y a souvent de la musique, on s’y amuse beaucoup. En fait, il faut connaître quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît l’organisatrice, si bien qu’on se retrouve dans un cercle d’amies élargi. » Monique Caplot confirme : « Selon les cas et l’heure, c’est : thé, café, jus de fruits, cidre ou champagne. Nos hôtesses savent recevoir leurs amies. Nous avons de plus en plus de jeunes femmes de 25, 30 ans, qui ont vu les réunions de leurs mères, ont trouvé ça ringard et finalement, se retrouvent dans une cuisine sans savoir quoi faire. » Les ateliers ne sont donc plus réservées aux clones de Caroline Ingalls : « J’ai 28 ans et suis célibataire, j’y vais avec ma sœur qui en a 25 et qui est chanteuse de rock de profession. Sur place, on rencontre tous les profils : un couple lesbien, une mamie, et même un quadra récemment divorcé qui fait ses premiers pas en cuisine. »
Mais Jasmine n’a pas découvert ces réunions par sa mère… « Au début, j’allais à des réunions de ce type chez une copine qui vendait des objets coquins. » Le principe des réunions Tupperware a fait ses preuves à tel point que des marques de lingerie, de cosmétiques, de produits ménagers ou même de sex toys s’inspirent du principe pour faire vendre leurs gammes à domicile par des « animatrices ». « J’ai trouvé le principe sympa et quand une collègue m’a dit au détour d’une conversation qu’elle faisait la même chose, mais avec des recettes de cuisine et des boîtes pour conserver ses dîners et en faire des déjeuners, ça m’a interpellée, je n’ai pas su que c’était une réunion Tupperware jusqu’à ce que j’y aille. D’ailleurs, je vais peut-être en organiser moi-même, quand je vois tout ce que ma collègue vend. »
L’organisation de ces événements est rétribuée : « La rémunération de 20 % sur les ventes réalisées est à la hauteur du temps que l’on veut consacrer à ce travail, de la formation (assurée gratuitement) qu’il est vivement recommandé de suivre afin de progresser. Selon ses ambitions, les revenus sont très variables, laissant à chacune (ou chacun) la possibilité de gérer son emploi du temps en travaillant à son rythme. », détaille Monique Caplot.
Seul bémol : les participantes peuvent parfois se sentir obligées d’acheter. Il s’avère délicat de venir chez quelqu’un boire, manger des mini-muffins, apprendre des recettes et repartir sans aucun dédommagement. « C’est vrai, j’achète toujours un petit quelque chose », affirme Jasmine. « Même si j’aurais pu trouver un objet similaire ailleurs, c’est ma façon de remercier la personne qui m’a reçue et qui s’est démenée pour nous faire passer un bon moment entre amies. » Chaque année, 400 000 ateliers culinaires ont lieu et une réunion Tupperware commence toutes les deux secondes quelque part dans le monde.
Marlène Schiappa
Pour aller plus loin





















Voila un super conseil écotidien
Mais il faut bien vérifier qu’on ne va pas à une réunion sex toys.
Et en plus, ça vous donne un argument de drague supplémentaire: “je suis un gentleman et j’apprends à cuisiner pour régaler ma future compagne”
Entre deux coupes de champagne dégustées dans une atmosphère bon enfant , les papilles se régalent et les langues se délient. Big brother s’adapte à tout; après les lugubres boîtes en plastique de jadis et leur mutisme… la flamboyance d’une gastronomie pour tous au service de la défense “démocratique” contre les abus de la malbouffe.
Humour…?
Salut les filles
n’importe koi vous confondez sex shop et conservation, voir cuisson maintenant
Ma mere organisait des reunions à la maison, on se sauvait avec mon père, j’ai 50 ans et c’etait des apres midi sympas pour les femmes à la maison. en plus de tres bons produits. J’ai touhours des boîtes c’est inusable
En fait, j’imagine que c’était de l’humour…
Tupperware,Avon,chandelle party-lite etc….. ce sont des associations pyramidales déguisées.Pour réussir a gagner une somme raisonnable il faudras que tu organise des réunions en écoeurant tes amis(es)qui vont se sentir mal al’aise de ne pas venir a ta réunion et ensuite se sentir obliger d’acheter des articles a un prix démesurés pour de simple boite que tu peus trouver n’importe ou a un prix dérisoire.Tu vas engraisser toutes celles qui sont au dessus de toi dans la pyramide et avant que tu fasse du cash tu va être découragée.Mais leur lavage de cerveau est trés au point pour te faire embarquer dans leur secte.Ils ont trouvé le plus beau filon commercial pour vendre leurs objets avec un cout de merchandising ridicule ,vous êtes leurs fonds de commerce et eux ramassent les $$$$$$ sans avoir ouvert un seul magasin et créé aucuns emploi dans les endroits de ventes. Réveillez vous un peu,ouvrez les yeux, ou bien continuez a vous faire manger la laine sur le dos.
Michel Delbecchi
merci pour votre commentaire
A mon humble avis, on ne peut pas qualifier Tupperware d’association pyramidale. Une organisation pyramidale, c’est une arnaque et c’est interdit en France ! Il s’agit de demander de l’argent à un grand nombre de personnes qui vont eux-mêmes demander de l’argent à un grand nombre de personnes… sans rien en retour, un peu à la Madoff mais avec une équipe.
Alors que les réunions Tupperware, vous avez quelque chose en retour: des boîtes. Vous ne croyez pas ?
Votre article mélange un peu tout, et sème le trouble dans les esprits. Ainsi décrit, cela ne donne vraiment pas envie et pourtant de plus en plus de personnes, et des jeunes, s’y retrouvent.
Les personnes qui invitent leurs ami(e)s à participer à un at’elier Savoir Faire Tupperware ne sont pas payées, elles sont remerciées pour leur participation et gagnent des cadeaux, des produits Tupperware.
Pour ce qui est de l’assimilation à une secte, Tupperware paye ses conseillères culinaires et les monitrices (qui sont salariées, donc création d’emploi), alors qu’une secte prend l’argent de ses “disciples”.
Il est vrai que les boites Tupperware sont plus chères que dans les supermarchés, mais la qualité à un prix, garantie 10 ans, vous les gardez facilement 20 à 30 ans..
Tupperware à beaucoup évolué, la gamme s’est élargie, il y a tout pour faire la cuisine en passant par le congélateur, le four, le micro-ondes et même une batterie de cuisine … Les conseillères et monitrices qui animent ces ateliers, démontrent les produits, donne des conseils, le tout dans une ambiance familiale. Ces cours de cuisine sont gratuits.
Regardez sur le site officiel, les promotions actuelles, croissants party, chaussons party … De la cuisine conviviale, de quoi préparer les fêtes en faisant l’économie du traiteur …
Merci d’apporter votre expérience.
Avant tout, mon article n’est pas fait pour donner envie, ce n’est pas une pub pour Typperware
il relate simplement la tendance de ce retour;
Et j’insiste bien comme vous le dites sur le fait que les participantes sont désormais plus jeunes…
A aucun moment je n’affirme que c’est une secte, je ne l’ai d’ailleurs pas lu non plus dans les commentaires…?
A très bientôt
bonne fin de week-end à tous
Elle n’avait qu’un vélomoteur pour tout ces deplacement !!!
Bravo