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A priori, aucun point commun entre Micha et Cédric. Micha 46 ans arrive en France en 1994, tout droit de Saint Petersbourg. De formation artistique classique, formé à l’Institut de Leningrad de théâtre, de musique et de cinéma. Cédric, qui signe Olce 33 ans est quant à lui est un pur produit de la région parisienne.
Tous deux témoignent d’un même cheminement vers la peinture : « J’avais des images dans la tête, des idées, des pensées… un besoin d’expression. J’ai ressenti le besoin de les exprimer sur toile, sur papier… de peindre », corrobore Micha. A cette époque, l’idée de rentrer dans une logique de commercialisation, de vivre de son art est encore bien loin des deux peintres. Combien une toile se vend-elle ? La question ne les effleure même pas.
Cette idée viendra par la suite, et s’installera progressivement. « Je peins un peu partout dès que j’ai une minute : à la maison, dans atelier, même dans la voiture si j’attends quelqu’un ou quelque choses je travail sur des esquisses, des essais, des brouillons.. J’ai toujours un cahier et un crayon avec moi. Je consacre ma vie à la peinture. La peinture me prend tout mon temps, en permanence. Il s’agit de travail préparatif des tableaux d’abord – matériaux, préparation des toiles, du bois. Travail sur les idées, recherches des inspirations, des expositions, l’imagination» affirme Micha.
Un de ses plus gros problèmes matériels est le manque de place : « Je n’ai pas d’atelier, donc quand je peins ça occupe tout mon espace vital. C’est pour ça qu’il m’est difficile de faire avancer mes peintures. J’ai un studio de 30 m2, ou la peinture occupe un espace considérable. »
Et si la passion aide à vivre, elle n’est cependant pas suffisante. Les deux artistes confessent qu’ils ont du s’inscrire dans un principe de réalité, et développer « une double vie professionnelle ». La peinture n’est pas réellement une activité rentable, c’est même plutôt, pour eux, un cout quotidien. Le matériel, la location d’ateliers, le temps passé… qui se chiffre à plusieurs centaines d’euros par mois.
Micha parvient tout de même à faire de la peinture son revenu principal. Mais une peinture quelque peu remaniée. « J’ai du adapter mon art aux commandes de mes clients. Au départ, je suis un artiste polyvalent axé sur le surréalisme. Mais il n’y a que très peu de marché pour le surréalisme en France. En plus encore depuis la crise. Donc je m’adapte. Je fais des copies de tableaux, je fais des aquarelles de Paris, des choses comme ça. Mais quelque part, dans ces cas là, c’est plus ma technique que véritablement mes créations que les gens achètent. Ensuite, pour payer le loyer, il y a quelques fois où j’ai du aller donner un coup de main sur des travaux de peintures sur des chantiers… Mais répondre à des commandes me permet aussi de me payer mon art. Ces tableaux, je les factures quelques dizaines d’euros, ou quelques centaines, en fonction du travail demandé. Mais tout ça fait que mes revenus sont très instables, très fluctuants, alors que mes dépenses sont fixes. Certains mois, je vais très bien gagner ma vie, puis s’ensuivent des périodes de disette. Il est parfois délicat de se projeter dans ces conditions ».
Cédric ne dément pas : « La question du loyer et du remplissage du frigo se pose aussi chez moi. J’ai la chance d’avoir pu rebondir après des études de japonais non abouties. Je suis actuellement webmaster, à 2400 euros net de salaire par mois, ce qui me permet largement de vivre et de financer mon art ». Car la question du financement de l’art se pose avec insistance.
Cédric nous explique : « J’ai obligatoirement un budget mensuel pour peindre. La bombe coute 3 à 5 euros. Je ne sais même pas exactement, depuis 15 ans que j’en achète. Je ne regarde jamais le prix. Pour une peinture/journée, j’en achète peut-être 6 à 12, que je n’utilise pas entièrement. Je dois en vider 3 ou 4 complètement, et je réutilise les autres. Mais du coup par exemple je dois avoir genre 200, 300 bombes à la maison…Pour les toiles et l’acrylique (pinceaux etc.), ça coute quand même bonbon. Les toiles ça va de 20 à 150, voir 200 pour celles que j’utilise, encore que je n’en prenne pas de trop grandes pour pouvoir les peindre chez moi. Mon budget peinture peut donc atteindre plusieurs centaines d’euros / mois ». Pour Micha, la peinture représente aussi un coût : « J’ai souvent tendance à me diriger vers des matériaux assez chers. Non pas par snobisme, mais juste parce que les matériaux chers sont de meilleure qualité, résistent mieux au temps et produisent un meilleur rendu.
Un tube de 150 à 200 ml revient environ à 8 – 10 euros. Parfois plus cher, jusqu’à 15. Si on ajoute les pinceaux, qui coutent de 10 à 15 euros l’unité, plus les toiles ou les différents supports, on arrive vite à des couts de production unitaire de plusieurs dizaine, voir parfois sur de très grands formats, centaines d’euros. Et à ce stade, je n’ai pas encore passé une minute à peindre ! ».
Outre les prix des matériaux, d’autres facteurs impactent les prix de vente des œuvres. « Je fixe le prix en fonction du temps passé dessus, mais surtout de l’environnement de la vente, du public / acheteur concerné, de la notoriété de l’expo, de la galerie etc. Je ne suis pas encore connu par les galeristes ou tout au moins mon travail, donc pas de buzz, donc pas de renommée ni de revenus » explique Cédric. Pour Micha, le calcul s’établit sur les mêmes bases : « Mes prix sont fixés en fonction des matériaux, de tous les à côtés qui ont pu être nécessaires, tels que la location d’un atelier. Ensuite, j’essaie d’estimer la quantité de travail nécessaire, tels que la précision requise, ou encore le nombre de touches au centimètre carré ». En dehors du circuit des paillettes de la FIAC et des galeries de la Place des Vosges, difficile de se faire connaître et reconnaître. Cédric détaille : « Je ne suis pas encore connu par les galeristes ou tout au moins mon travail. Mais j’ai quand même vendu quelques prestations (déco, devantures etc.), et mes premières toiles entre 100 euros (pour un pote) et 300euros… J’ai aussi participé à quelques expositions collectives, en 2008, et j’espère bien me faire repérer pour organiser un jour ma première exposition solo. Mais à ce stade, la peinture représente un coût, et non une source de revenus pour moi. Même si j’y consacre une partie de ma vie ».
Pour vendre, il faut être connu. Pour être connu, il faut vendre… Au-delà du talent, c’est donc bien une lecture en terme de capital sociaux et culturels qui entre en jeu. Micha mise sur son relationnel et sur la vitrine offerte par son site Internet « J’essaie de construire une renommée en m’appuyant sur mon site Internet, quelques expo permanentes et des expositions personnelles. J’essaie de travailler sur le développement du réseau, par exemple en étant membuxe de l’Union des Artistes Russes de Paris ». Mêmes maux, mêmes remèdes, pour Cédric : « Je me fais connaître en peignant depuis 15 ans, par les gens du milieu. Internet permet de diffuser sa production au monde entier, et les réseaux (Myspace…) permettent de toucher directement les gens intéressés, et font exploser la notoriété quand la qualité y est. Cela permet de faire des contacts, de lancer des collaborations ».
Alors tout lâcher pour se lancer dans le pari d’une vie d’artiste ? Cédric apporte une réponse toute en retenue : « Oui j’aimerais vivre de la peinture, mais c’est un métier à part entière, qui demande énormément d’efforts, de communication notamment, pour vraiment déclencher le truc. Savoir communiquer, savoir se vendre, c’est au-delà de la stricte compétence du peintre, et c’est pourtant un élément déclencheur. Ensuite, une fois démarré, il ne faut jamais s’arrêter et évoluer sans cesse dans son travail. C’est un pari risqué. Ceux qui commencent à percer ont d’abord bien galéré avant de gagner de l’argent. » Au-delà, Cédric / Olce ne se fait pas d’illusion : « Même les plus connus ont des revenus très aléatoires qui ne protègent pas toujours des périodes de galère… »
Ange Santenard
Pour aller plus loin






















je confirme, c’est galère…
mon site artistique au passage http://www.nikel-stephane.com
dans la page contact, il y a un mail, vous pouvez me laisser vos impressions, merci
Merci pour l’adresse
Travaillant moi-même “proche” de l’art (artisanat d’art, en quelque sorte), je confirme qu’il faut être super-ambivalent. Non seulement faut-il être un excellent artiste, car la concurrence est rude, mais également un excellent commercial. Il faut donc être bien au dessus de la moyenne dans au moins deux domaines, tandis qu’on a appris qu’un seule: son art.
Des fois, c’est d’autant plus enrageant quand on voit que des gens qui travaillent dans d’autres domaines gagnent très bien leur vie en étant médiocres dans un seul domaine.
Puis il y a les concours pour se faire un nom, ce qui est en soi une grande foutaise. L’art est par définition un domaine de pure subjectivité, il ne peut donc y avoir un jugement objectif sur un travail d’artiste, ou tout au plus sur l’aspect technique.
S’ensuit que très souvent ces concours sont téléphonés à fond: les jurés attribuent les prix à leurs élèves ou leurs amis… comme ça, l’académisme (du moment) à toutes les chances de l’emporter sur l’originalité…
A coté de ça, il y a effectivement le côté purement artisanal. Copier des oeuvres, ce n’est pas de l’art, et ça finit certainement par rendre fou quelqu’un qui aspire à extérioriser sur une toile ce qu’il à à l’intérieur de lui (rarement des couchers de soleil sur Notre Dame de Paris…
On en revient une fois de plus aux problèmes de base de la société de consommation: Les gens qui auraient quelques centaines d’euros à dépenser pour un plaisir au terme large, que font ils ? Vont-ils chercher dans des expositions ou sur internet l’oeuvre d’un artiste avec lequel ils se découvriront une affinité d’âme, une oeuvre qui non seulement ornera leur lieu de vie, mais en plus nourrira leur esprit, une oeuvre unique, l’enfant de l’esprit et du savoir-faire d’un artiste…. ou vont-ils mettre ces quelques centaines d’euros dans un produit de masse quelconque, bon pour la poubelle au bout de quelques années qu’on leur à fait désirer par tous les moyens mais dont il n’ont aucun besoin. Tant que la société ne change pas, la galère des artistes n’est pas prête à finir…
Une dernière chose: Heureusement qu’il y a internet et des expos associatives, car la voracité et l’élitisme de nombreux galéristes ne contribuent pas non plus à l’épanouissement de l’art.
L’art et le beau sont des notions tellement subjectives, quasi philosophiques, qu’il faut parfois prendre du recul par rapport aux décisionnaires.
Et il arrive, comme partout, que les galeristes soient plus motivés par leurs chèques que par les oeuvres d’arts qu’ils défendent.
Je développe avec des collaborateurs un projet de site internet innovant de financement participatif de projets artistiques dans les arts visuels.
Il se veut une alternative communautaire et complémentaires aux modes de financement des projets artistiques.
Il replacera l’artiste et ses projets de création au coeur du modèle économique.
Tout se passera dans une stratégie gagnant-gagnant, redonnant vigueur au mécénat et à nos bons vieux commanditaires.
Ici pas d’intérêts financiers gangrenant le marché de l’art, mais des contreparties en nature ( multiples, tirages photos dédicacés, master-class, invitations aux vernissages ou aux inaugurations.)
Nicolas Dehorter
Super idée. mais quel en sera le modèle économique ?
Les bonnes opportunités ne sont pas nécessairement offertes aux meilleurs.
De plus, dans un monde en crise les prix des toiles sont souvent rédhibitoires.
Contrairement à la musique, la peinture n’est pas vitale et les gens n’ont pas nécessairement l’envie et le besoin d’investir ne serait-ce que 100 € dans une œuvre dont il ne comprenne pas le subtile message ou la finalité.
10€ dans un poster chez IKEA c’est suffisant pour la majorité des gens.
votre dernière phrase “un poster à 10 eu chez Ikea” m’a malheureusement bien fait sourire !
C’est vrai, c’est déplorable, mais un poster chez Ikéa c’est le must que beaucoup puissent s’offrir.
Comment accuser le public de méconnaitre l’art si de but en blanc on leur vend des toiles à 1000 eu ..?
Je crois que ce qui manque au artistes , c’est le côté ” commercial” “com” “savoir se vendre”
C’est pas evident je pense
Oui, et on ne peut pas être bon partout.
Il existe quelques agents d’artistes mais souvent les agents exigent que les artites aient déjà vendu de toiles:/
Vivre avec un artiste c’est accepter que la personne soit différente, ils ont une maniere de voire la vie différente, tout en couleur, en forme…Ils se sentent trés vite étoufer quant ils sont en phase d’inspiration et si il n’arrive pas exprimer leur ressentie ils sont triste et encore plus frusté lorsqu’ils n’ont retire pas de bénéfice car les factures sont bien la et réelles…ne pas en vivre c’est être forcé d’avoir une autre activité souvent bien éloigner leur centre d’interêt.Je souhaite bon courage à tous les artistes en espérant qu’ils trouveront leur épanouissement à travers leurs créations.
L’art de l’amour, consommé sans modération et exclusivement avec de l’eau fraiche sans ogm, serait-il plus rentable que l’art tout court ?
Une question hautement “philosophisue” qui en aucun cas ne peut éluder les difficultés auxquelles sont confrontées les arrangeurs improblables du sens et de l’émotion.
Excercice hautement périlleux qui parfois débouche sur l’extase, donc… l’Amour !
Le héros, Tchartkov, est pauvre et ne peut continuer à peindre faute de moyens. Une nuit, un tableau mystérieux de sa chambre révèle dans son cadre une pile de pièces d’or. Son cœur balance entre perfectionner son art en suivant des cours, puis devenir un artiste accompli, et utiliser son talent en l’état pour ce que l’on peut attendre de lui.
De mon point de vue, si on entend par “vivre de son art” exercer librement (sans autre contrainte que celle que l’on se fixe), c’est quasi impossible, à moins d’un mécène (Gogol en avait),ou de richesse personnelle. Il vient toujours le moment ou l’on doit se “corrompre” en ne faisant plus ce qui nous inspire, mais ce qui peut se vendre.
Autre obstacle = Finalement bien peu de gens (et surtout pas les critiques) comprennent et ressentent l’art. Malheureusement ce sont les producteurs , managers exécutifs et tutti quanti qui font la météo du paysage artistique.
Je déplore que ce que l’on nous propose n’ai rien à voir avec l’art
On nous sert de la soupe en musique (surtout en France), des clichés au cinéma, Parfois bien fait au demeurant, mais de l’art pour autant? (Ce “pauvre” Philippe Nicolic était il un réel chanteur? N’a t-il pas plutôt pris la place d’un artiste confirmé?Tout compte fait; la question se pose, car il correspondait aussi au ce que les gens voulaient acheter/consommer.)
Bref, dans les domaines qui les concernent, les vrais artistes n’ont même pas leur place.
Car l’art et l’argent ne vont pas bien ensemble, difficile d’en vivre; du moins il me semble.
Et merci à vous de relayer le portrait pour nous
- Les salles de spectacles non subventionnées sont désertées par le public
- Les salles de spectacle subventionnées aussi, mais elles peuvent payer l’artiste
- La musique est devenue un bien de consommation gratuit
- Les gens manquent de curiosité et ne s’intéressent en majorité qu’à ce qui passe à la tv, c’est à dire le pire qui peut exister
- Tout le monde se met à faire de la musique et au final il y a une baisse de qualité et le public est dégouté
puis plein d’autres raisons…
En gros il faut garder la foi et être fort….très fort…(surtout dans une société ou l’art passe pour un hobby et non un métier)
c’est vrai que les posters chez ikea font du tort aux artistes et il faudrait “éduquer” les gens, leur donner “envie” d’acquerir des toiles, en fait il faut democratiser l’art, le decloisonner des galeries parisiennes car encore beaucoup pensent que l’on a rien à moins de 5000 euros, je suis pour l’art partout,le delocaliser de Paris et des galeries, il y a des artistes dans toutes les villes, on devrait trouver des toiles chez les les commercants, les centres commerciaux, les ecoles,les mairies ….mais aussi un art accessible car qui peut s’offrir aujourd’hui une toile à 1000 euros, pas moi en tout cas, je n’achète que des toiles à 100/150 euros faute de budget plus consequent, je tiens à preciser que je suis sans emploi (j’ai travaillé longtemps dans la communication, tiens tiens,…), en couple avec 2 enfants, ce week end je vais au salon Art Shopping à Paris, qui connaît ??
Ses peintures représentaient le pays a son état sauvage, ou a des périodes de son évolution. Bien sur, il a trouvé acheteur, puisque tout les gens qu’il fréquentait aiment le pays et l’histoire.
Imaginez un tableau des frégates hollandaises qui accostent les plages encore désertes de l’ile Maurice, regorgeant de plantes endémique, de dodos, d’oiseaux qui ont aujourd’hui disparu…
Je vous raconte cette anecdote puisqu’elle ma permis de comprendre une chose: Un artiste n’est rien si il/elle est déconnecté de ce qu’il/elle aime. Ayez une passion pour un sujet, apprenez le, fouillez dans les livres d’histoire sur le sujet, son évolution etc. Et créez une peinture, un objet qui transcende le temps, ce n’est que mon humble avis, mais a sa retraite, il vendait 1 toile a 1,000 euros et les gens s’émerveillent tous devant la précision historique et artistique.
Bien sur qu’il y a un futur pour l’artiste, mais seulement pour ceux qui nos prennent par nos émotions. Choisissez vos cibles pour vendre une toile. N’oubliez pas, votre ouevre est unique. Et bonne continuation a vous
Mais c’est notre choix et je continue de penser qu’ j’ai choisi la meilleure part. J’ai pu le faire parce que j’ai trouvé un job de “portraitiste” en écriture et que j’ai eu un peu d’argent, suite à un procès gagné contre un employeur abusif. Pour ceux qui sont dans une autre configuration, c’est très difficile – j’en rencontre beaucoup dans mon travail de journaliste. Ils ont tous le même discours : le monde de l’art actuel ne nous convient pas. Il ne convient qu’à quelques-uns qui se font un fric monstrueux grâce à la connerie de l’élite de ce siècle qui prend des vessies pour des lanternes. Les feux de naufrageurs pour des phares de haute mer.
Je suis justement entrain d’accompagner dans l’écriture un tourneur sur bois qui a rédigé un essai sur l’art. Quand il sera bien avancé, je le mentionnerai sur mon blog
lui n’a pas Internet.
Je dirai que tout depend de nos besoins !
A nous de faire le trie face à cette sur-consommation ! et ouiii ! ^^
Bcp d’innutile dans ce monde complexe.
A toi de vivre en harmonie avec toi mm et en toute simplicité.
C’est sur que si tu achette la derniere voiture, ou le dernier truc a la mode, ta interet a vendre c sur !!!
On n’attend pas le bec ouvert comme bcp de salariés au 35h.
On doit aller le chercher ce boulot, cette vente, cette expo, ce concert…
Pour moi il faut cultiver 3 cordes à son arc:
- l’artistique
- la technique
- la production
sans oublier le TTC. travail, talent, chance !!
Bonne continuation et longue route à vous tous !
C’est l’art qui sauvera peut ‘etre un jour cette planette.
Alors pense avec ton coeur toi aussi.
“Vie tes reves, ne les reves pas.”
Carpe Diem.
= Ré v/s Mi =
http://www.myspace.com/dodoremi