En 2009, entre 1 et 2 % des 820 000 naissances annuelles se font à domicile, en France, selon le Ciane (Collectif inter-associatif autour de la naissance). Ce choix, qui n’est plus l’apanage des hippies ou des mystiques, est celui de parents qui souhaitent un accouchement plus humain, plus respectueux, hors d’un système trop technique et médicalisé. L’Association nationale des sages-femmes libérales insiste sur la diversité des familles désireuses d’accoucher à domicile. Ce sont toutes les catégories socioprofessionnelles qui sont concernées, unies par ce refus d’accoucher dans des conditions classiques. Pour Caroline, maman de Mathis, 2 ans : « mettre mon enfant au monde dans les conditions hypermédicalisées et froides que proposent les maternités classiques m’était intolérable. J’ai choisi l’accouchement à domicile, et une sage-femme a accepté de me suivre. Il y avait une réelle harmonie entre le papa, la sage-femme, mon bébé et moi. »
De nombreuses femmes déclarent ainsi se sentir plus proches de leurs enfants, plus sereines, mais aussi paradoxalement… plus en sécurité ! Ce sont souvent des femmes traumatisées par un premier accouchement ou craignant l’accouchement en maternité : « Mon premier accouchement, sous péridurale a été un véritable cauchemar. J’avais le sentiment d’être un animal à l’abattoir, sans aucune attention de la part du personnel médical, avec, de plus, une épisiotomie qui ne m’a pas semblé indispensable », raconte Carine, qui a choisi l’AAD pour son deuxième enfant. Une naissance « sans violence » donnerait davantage au nourrisson l’envie d’exister, selon les défenseurs de l’accouchement à domicile. Il offrirait également un meilleur confort à la maman, qui peut choisir sa position. « Les épisiotomies sont rares, le cadre offrant à la mère plus de sérénité et permettant ainsi un relâchement du périnée », explique Agnès, une des rares sages-femmes françaises à pratiquer l’AAD.
L’argument principal en faveur de l’accouchement à domicile est l’hypermédicalisation de la grossesse, et ce, même quand elle n’est pas pathologique. Épisiotomies, césariennes, péridurales, autant de pratiques dont l’accroissement ne serait pas médicalement justifié. Le collectif « Naître chez soi » insiste sur le fait que cette surmédicalisation peut paradoxalement être à l’origine de complication.
Mais, comme le souligne le CNGOF (Collège national des gynécologues et des obstétriciens français), c’est grâce à la médicalisation des naissances que le taux de mortalité des femmes en couches et des nourrissons a baissé dans les pays riches. L’accouchement en maternité garantit davantage de sécurité qu’une naissance à la maison : « L’accouchement à domicile est totalement irresponsable. Non seulement la mère prend des risques pour sa santé, mais surtout elle met celle de son enfant en danger. Les urgences voient souvent arriver des cas extrêmes suites à des AAD », s’indigne Maryse, sage-femme en maternité. L’ACOG (American College of Obstetricians and Gynecologysts) désapprouve également ces pratiques : « Une surveillance continue de la mère et du fœtus est essentielle car de graves complications durant l’accouchement peuvent survenir avec peu ou sans signes précurseurs, même dans le cas de grossesses à bas risques. Dans certains de ces cas, la disponibilité de compétences et les interventions dans des conditions urgentes ou émergentes peut sauver la vie de la mère, du fœtus ou du nouveau-né et peut réduire la probabilité d’un résultat défavorable. »
Anne, 36 ans, a échappé à la mort en accouchant à l’hôpital : « Je voulais accoucher à domicile, mon mari a refusé. À la clinique, il a préféré la maternité de l’hôpital. Je lui en serai éternellement reconnaissante. Si nous avions opté pour l’accouchement à domicile, ma fille et moi ne serions plus de ce monde. » Hémorragies, asphyxie du nourrisson et autres complications sont des réalités ingérables hors d’une structure hospitalière. Ainsi, malgré l’aspect trop technique, impersonnel, de l’accouchement en maternité, le corps médical préconise la prudence, prioritaire lors de cet événement à risque qu’est l’accouchement. On ne peut en outre se baser sur les études démontrant que les AAD se déroulent statistiquement aussi bien que tout accouchement en maternité. En effet, les AAD ne concernent que des accouchements à très bas risques, les résultats sont de fait faussés.
D’un point de vue pratique…. toutes les femmes ne sont pas autorisées à accoucher à domicile. Uniquement les grossesses dites eutociques (sans complication) pourront aboutir à un AAD. (Néanmoins, les pro-AAD comme ses détracteurs s’accordent à dire que l’on ne peut qualifier une grossesse véritablement d’eutocique qu’après l’accouchement.) Par crainte de poursuites juridiques pouvant émaner du corps hospitalier comme des patients, le nombre de sages-femmes libérales est très peu élevé (une soixantaine selon l’ANSFL, Association nationale des sages femmes libérales). Il serait inférieur aux familles candidates. Toutes les demandes ne sont donc pas satisfaites.
Quant au coût, il est variable. On peut dire qu’un accouchement à domicile est plus onéreux qu’en structure hospitalière, mais il reste accessible. Certaines sages-femmes ne demandent que le tarif conventionné (environ 650 euros si la sage-femme respecte les tarifs de la Sécurité sociale), tandis que d’autres opteront pour un « forfait » pouvant être de 1 000 ou 1 500 euros. Il faut vérifier en tous les cas qu’il comprend les modalités de transfert. Les sept consultations prénatales, les séances de préparation à l’accouchement, les suivis de couches sont remboursés intégralement. En revanche, les consultations supplémentaires, les visites à domiciles avec les indemnités kilométriques, les majorations, les nuits, dimanche et fête, creusent un écart par rapport à un suivi de grossesse classique. Un suivi de grossesse et un AAD (au minimum 650,34 euros) seront remboursés, mais la faiblesse des montants autorisés des consultations de suivi global (15,90 euros) et du remboursement de l’acte pour un accouchement (312 euros) poussent souvent les sages-femmes pratiquant l’AAD à demander des dépassements d’honoraires.
Juliette Speranza
Pour aller plus loin


Revendiqué comme une liberté fondamentale par la charte des droits de la parturiente (Journal officiel des communautés européennes, juillet 1988), l'accouchement à domicile (« AAD ») laisse le secteur médical sceptique. Écotidien fait le point.




















S’ils n’oubliaient pas que la naissance d’un enfant est un evenement important pour les parents
s’ils les traitaient autrement que comme des numéros sur un papier
…
alors peut-être qu’il y aurait moins d’AAD.
Et puis l’AAD représente un danger… certes alors peut-être faudrait-il simplement mieux l’encadrer et aider à ce qu’il se passe dans de meilleures conditions de sécurité.
Vous le signalez dans votre article, les parents qui choisissent ce mode d’accouchement le font parce qu’ils souhaitent plus d’humanité et moins d’actes médicaux… c’est bien qu’il y a une raison, ils ne sont pas fous ni illuminés, d’autant que leur nombre augmente chaque année.
Une maman qui n’aura certainement jamais d’autre enfant a cause d’un premier accouchement par césarienne.
En effet, on pourrait encadrer davantage l’AAD. Mais les mamans ne recherchent elles pas justement à ce que l’AAD préserve l’intimité de la naissance et garantisse un accouchement plus “naturel”?
rupture utérine…
procidence du cordon…
hémorragie de Benckiser
dystocie des épaules…
bradycardie d’expulsion…
hémorragie de la délivrance…
voilà quelques urgences vitales bien réelles, grossesses à bas risque comprises!
voilà pourquoi les maternités existent, diminuant considérablement la morbi-mortalité materno-infantile!
choisir sa maternité de manière éclairée et discuter avec l’équipe de ses souhaits pour la naissance semble bien plus raisonnable que de s’exposer à une prise en charge tardive des complications telles que celles citées plus haut, non?
Le suivi d’une grossesse par une seule et même sage-femme, l’étude des antécédents de la femme et la présence continue de cette même sage-femme au cours de l’accouchement prendre en charge précocément ces complications et d’évacuer rapidement la femme vers la structure hospitalière où elle a été suivi en parallèle.
Il faut perdre beaucoup de sang avant que le coeur accélère, puis que la tension baisse pour qu’une alarme sonne et il faut qu’une alarme sonne longtemps avant qu’une aide-soignante vienne l’éteindre….
Pour accoucher à domicile:
-Il faut avoir une grossesse normale (pas de décollement placentaire, pas de dystocie des épaules pas de procidence du cordon), sans ATCD pathologique (combien y a-t-il de rupture utérine lors d’un travail normal d’un utérus sain???).
-Il faut être suivi le dernier mois à l’hôpital et être à 30 min de cet hôpital.
Je vais vous donner d’autres vilains mots.
iatrogénie…
infection nosocomiale…
épisiotomie…
sondage vésical…
PS: Merci à tous les obstétriciens qui tous les jours et toutes les nuits sauvent des mamans et des bébés vraiment malades.
Le problème vient peut-être du fait de considérer dès le départ l’accouchement comme un “évènement à risque”… Le risque, c’est une probabilité, et une grande majorité des accouchements se déroule très bien, le risque est très faible… Les parents qui font le choix de l’AAD sont prêts à accepter ce risque, et à en assumer les conséquences. On nous répète bien assez souvent que nous sommes inconscients ! Et bien non, justement, c’est tout le contraire, nous sommes bien conscients des risques et nous sommes prêts à les assumer. Pour moi, accoucher dans de bonnes conditions, ce n’est pas accoucher sous péridurale avec 5 personnes autour de moi à m’examiner toutes les 5 minutes et sous monito ! Pour moi, accoucher dans de bonnes conditions, c’est être avec mon homme, ma sage-femme (que je connais et en qui j’ai confiance), en me sentant libre de mes mouvements et de donner naissance à mon bébé activement et non passivement, les pieds en l’air dans les étriers ! C’est moi qui accouche, et pas un gynéco qui me fait accoucher…
“On ne peut en outre se baser sur les études démontrant que les AAD se déroulent statistiquement aussi bien que tous accouchements en maternité. En effet, les AAD ne concernent que des accouchements à très bas risques, les résultats sont de fait faussés”
Je ne suis pas d’accord, en effet, aucune sage-femme n’acceptera de faire un AAD sur une grossesse à risque ! L’AAD est réservé aux grossesses “normales”, et il n’est en aucun cas question de le généraliser à toutes les grossesses ! Le combat pour l’autorisation de l’AAD ne concerne bien QUE les grossesses et les accouchements à très bas risque, il n’est pas question de se battre pour que toutes les femmes accouchent chez elles ! D’ailleurs, peu de femmes le souhaitent. Mais on aimerait que celles qui souhaitent accoucher chez elles puissent le faire. Non, un AAD n’est pas plus risqué qu’un accouchement en maternité, en totu cas pour un accouchement à bas risque, puisque c’est bien le seul qui est susceptible d’être concerné.
Je précise que je suis maman d’un petit garçon né à la maternité, je n’ai pas été traumatisée par mon premier accouchement qui s’est “bien” passé d’un point de vue médical. Je suis enceinte de mon second enfant et j’aurais souhaité accoucher chez moi si j’avais trouvé une sage-femme… Malheureusement aucun ne le fait dans ma région, ce sera donc a priori un accouchement en “maison de naissance”… en espérant que d’ici à ma 3e grossesse, la situation ait évolué concernant l’AAD…
La grossesse, comme le commentaire au dessus le précise, comprend bien des risques réels.
Vous écrivez que l’AAD est réservé aux grossesses dîtes “normales”, je l’ai mentionné dans mon article. Cependant, comme le disent de nombreux gynécologues, on ne peut qualifier une grossesse d’eutocique qu’après la naissance…
Je ne dis pas non plus qu’il faut interdire l’AAD, seulement qu’il faut être conscient qu’en cas de complication, il sera plus difficile de soigner la mère et l’enfant…
Leur job, c’est de savoir détecter les problèmes ou de les anticiper sans en créer d’autres. C’est là tout le problème.
Monitoring en continu pour surveiller la fréquence cardiaque du bébé => la mère doit restée allongée, ce qui est une position défavorable pour le foetus, et à l’origine de souffrances foetales
Position allongée en cours de travail ou pendant l’expulsion => le bassin ne peut pas dans cette position s’ouvrir de manière optimale pour permettre au bébé de descendre
Péridurale => c’est au départ un médicament comme les autres avec des indications mais aussi des effets secondaires. Ces fameux effets secondaires dont on nous dit qu’ils ont été maîtrisés et qu’ils n’existent plus mais les études objectives montrent bien que sous péridurale, il y a plus de ralentissement de travail, plus de recours à la césarienne, plus de recours aux forceps/ventouses.
Temps => une SF a de nombreux accouchements à gérer en simultané, il ne faut pas que çà dure trop longtemps, allez hop, on perce les membranes, ou hop, on injecte de l’ocytocine pour accélérer tout çà. On aboutit là-aussi à des souffrances foetales et/ou des hémorragies de la délivrance (récepteurs à ocytocine saturés).
Et j’en oublie sûrement …
Et après tout çà, on entend : heureusement que j’ai accouché à l’hôpital, merci docteur.
le véritable problème est sans doute celui de l’humanité dans le hôpitaux…Et donc des effectifs de personnel, car on ne peut pas reprocher aux sages femmes et aux infirmiers d’être “expéditifs” après de trop nombreuses heures de garde…Pour eux, l’essentiel est que le bébé et la maman soient en vie et en bonne santé…Si ils avaient les moyens d’assurer un bien être moral en plus, je suis sûre que beaucoup le feraient…
Et si on veut vraiment comparer les risques, le mieux est peut-être de regarder les chiffres de morbidité dans les pays pratiquant l’AAD à plus grande échelle comme les pays-bas par exemple.
parceque malgrés la grande médicalisation des accouchements, la France n’est pas la mieux placé en terme de mortalité/morbidité périnatale.
D’ailleur le seul décés d’une mére en couche à ma maternité en 30 ans, c’est déroulé il y a 3 ans suite à une césarienne pratiqué sur une femme en pleine santé. Elle est morte parcequ’un césrienne c’est loin d’être une intervention ANODINE mais c’est tellement plus simple que de facilité l’accouchement en recherchant le respect de la physiologie.
A lire aussi: Etat de choc de P. Moreira… ca ferait réfléchir sur la sécurité des accouchements médicalisé…
Chaque couple a le droit de “choisir”…Dans la limite du raisonnable tout de même…Ce ne sont pas seulement leurs vies qui sont en jeu, mais celle d’un enfant qui n’est pas leur propriété…
Par ailleurs pouvez vous me communiquer vos chiffres sur la mortalité natale aux pays bas?
RENSEIGNEZ VOUS AiLLEUR QUE SUR CE GENRE DE TORCHONS !!!
l’accouchement à la maison est merveilleux !!!
Je connait la différence, et elle est énormes…c’est le grand Canyon…
L’accouchement à la maison n’est autorisé que pour des grosses à bas risque…
La Hollande le pratique en masse .avec amour et sans stress…
Cet articles est de la désinformation renseignez vous via n’importe quel moteur de recherche…
propagande: sens courant,1790: action exercée sur l’opinion pour l’amener à avoir certaines idées politiques et sociales, à soutenir une politique, un gouvernement, un représentant.
De la propagande? Il me semble pourtant avoir fait mon métier et traité sous plusieurs angles mon sujet.
De la désinformation? J’estime encore avoir fait mon métier et utilisé des informations solides et vérifiées.
Un torchon? Mais pourquoi y abîmez vous donc vos précieuses pupilles?
Perso, j’ai accouché 2 fois à l’hôpital et je ne me suis sentie en aucun cas un numéro. Le personnel m’a laissé accoucher comme je voulais (pas les pieds dans les étriers…). J’ai eu une péridurale pour la 1ère mais pas pour la 2ème (pas le temps…). Et les sage-femmes, les infirmières prenaient le temps de m’expliquer, de discuter !
Et heureusement que j’étais à l’hôpital les 2 fois : hémorragie pour la 1ère et le placenta qui ne venait pas pour la 2ème. Malgré des grossesses idylliques…
Mais je comprends aussi les femmes qui choisissent l’AAD. Etre chez soi, dans un envirronnement réellement sécurisant et étant entourée uniquement du papa et la SF…
Chacun devrait être libre de ses choix.
Mais juste une chose, pour celles qui “prônent” l’AAD : la médicalisation des accouchements nous a permis d’augmenter notre espérance de vie ainsi que celle de nos bébés. Avant cela, combien de femmes mortes en couches ? de bébés mort-nés ?
merci pour votre commentaire. Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait que la médicalisation nous a permis d’augmenter notre espérance de vie.
D’autre part, c’est en effet un choix personnel, et il est considéré comme tel, sauf si la grossesse présente des risques. Car, comme je l’ai évoqué plus tôt, si il n’agit du choix des parents, c’est aussi la vie d’un enfant qui est en jeu…
Pourtant ma grossesse à été un long fleuve tranquille, comme quoi!
Arrêtons de dire qu’en maternité les femmes ne sont qu’un numéro et que l’accouchement est sur-médicalisé.
J’ai pu opter pour la position que je voulais pour l’accouchement. des solutions alternatives à la péridurale m’ont été proposées. J’ai eu affaire à une équipe jeune, dynamique, fière de son travail et qui plus est très bien formée sur l’allaitement, le bien-être du nourrisson…
merci pour votre commentaire.
Au vu des témoignages recueillis, je pense que certains accouchements sont en effet surmédicalisés, mais qu’il y a aussi d’excellentes équipes. Visiblement, vous avez eu cette chance. Mais comme vous le rappelez si bien, l’hôpital est là avant tout pour nous assurer la santé et…La vie.
je me doute bien que tous les personnels soignants à l’hopital ne sont pas des anges, mais je connais aussi leurs moyens de travail, et lorsqu’on est de garde sur garde sur garde… normal que ca ne facilite pas un certain nombre d’accouchements, pour des personnes qui auraient préféré un cadre moins stressant. Après, personnellement, je préfère un cadre médicalisé avec un bloc opératoire “à portée de main, au cas où”, rien que parce que dans ma famille, après des grossesses parfaitement en ordre, pas mal d’accouchements ont eu besoin d’un coup de pouce médicalisé.
Ensuite, il ne s’agit là que de MON avis personnel, et je respecte les gens qui veulent pouvoir accoucher en AAD. Si la préparation est bien amenée avant la grossesse, et que cela permet à certains couples de mieux vivre leur accouchement, pourquoi s’y opposer?
On dirait que dans ce débat, il n’y a que deux positions: d’un côté, soit on est à fond pour l’hopital et le tout-médicalisé, soit on est pour l’AAD… Je pense qu’il ne faut pas exagérer, et d’ailleurs des solutions intermédiaires existent (hélas pas toutes à porter de tout le monde, déjà par leur coût, et par la possibilité géographique). Certains maisons d’accouchement médicalisées sont véritablement très bien faites, avec la possibilité de choisir sa position lors de l’accouchement (couchée, à quatre pattes, assise…)
“L’importance de l’information” > mais comme vous dites, l’information est importante, encore faut-il savoir aller la chercher!
Je suis d’accord avec vous sur le fait que la césarienne est bien trop souvent perçue comme bénigne alors quelle peut avoir des conséquences dramatiques (rien que la mort, déjà! et aussi la perte de l’utérus, des hémorragies importantes…) et que les médecins ne savent pas tous redonner à cette intervention la notion de risque d’une telle intervention. Une de mes amies a des gros problèmes d’étroitesse de bassin, et son gynéco lui a annoncé que par conséquent, il était fortement probable qu’ils devraient effectuer une césarienne et qu’elle devait s’y préparer, Elle s’en réjouissait, car pour elle, césarienne = accouchement sans douleur, on l’anesthésie et hop! on fait tout le boulot pour elle! heureusement, son médecin lui a ôté cette idée de la tête en re-situant la césarienne dans son contexte…
Maintenant il faut arrêter de lancer la pierre au corps médical seul: combien de personnes n’en ont radicalement rien à faire de s’informer sur leur accouchement? Combien d’ailleurs, n’écoutent même pas les recommandations de leurs médecins car ils pensent mieux savoir que n’importe qui ? Combien ont des préjugés sur le corps médical et ne veulent rien laisser faire, persuadé que les médecins, les infirmières et les sages-femmes ne sont là que pour leur mentir et leur faire du mal (ce que reflète assez bien votre post…)
il faut savoir trouver une position en harmonie avec son ressenti (on n’aime pas forcément les hopitaux, c’est sûr!), ses capacités, et la sécurité.
J’ai accouché 2 fois à l’hôpital, la 1ère fois j’ai subi par manque d’information, la 2è fois j’ai négocié et ainsi évité une césarienne inutile.
On a vraiment un ressenti complètement opposé, car moi je vois plutôt des futurs parents s’en remettant entièrement au corps médical dont il ne faut surtout pas s’opposer car eux savent et pas nous.
Mais tant qu’il n’y a pas de pathologie, les parents sont aussi compétents et leur place doit leur être donnée quant aux choix des conditions de l’accouchement.
le premier accouchement 8H30 avant de pouvoir avoir la péridurale pour un accouchement de 16H30, le deuxième une heure seulement pour un accouchement de 10H00.
Verdict PERIDURALE = GENIAL
mon mari a vraiment vu la différence et quand j’ai parlé d’un deuxième enfant, il a été d’office rassuré pour le lancer.
donc en ce qui me concerne, vive l’accouchement sans douleur.
le personnel médical était à chaque fois humain, je n’ai rien à leur repprocher, au contraire, très professionnels et tout à l’hôpital est accessible en cas d’urgence !!!
Je suis un homme, je n’ai donc pas vécu cet évènement, cependant j’ai 8 enfants nés de la même mère (mon épouse) donc 8 accouchements, j’ai assisté à 7 d’entre eux dont 2 à domicile… y a pas photo!
n°1 née en 1978à DUBAI(émirats arabes unis) au rashid hospital (flambant neuf) avec un personnel médical (obstétricienne, sage-femme, infirmière…) indien… je n’ai pas assisté à l’accouchement (pays musulman) mais il semble que ce fut sans stress(la sage femme opérant seule) et sans souci pour une première naissance.
n°2 née en 1980 à LA FLECHE(72) là aussi, sage-femme et infirmière (pas de médecin) tout se passe bien.
n°3 né en 1981 à LA FLECHE(72) là aussi, sage-femme et infirmière (pas de médecin) tout se passe bien.
n°4 né en 1983 à LA FLECHE(72) là ce n’est plus la même histoire, le changement est radical; déjà pendant la grossesse, médecin généraliste et gynécologue semblent s’être donné le mot pour nous faire croire que cette naissance n’était pas souhaitable et qu’un avortement était vivement conseillé (4 ème enfant pour un jeune couple avec de petits revenus) face à notre détermination, la réponse fut terrible accouchement dans les pires conditions (sanglée, humiliée et réprimendée pendant tout le travail)… corrolaire : Mon épouse fut hébergé à l’hopital avec les candidates à l’IVG en chambre à 6 (elle dût signer une décharge pour échapper à cette incarcération et revenir à domicile) et le bébé maintenu en pédiatrie pendant plus d’un mois sans justification (autre que de le séparer de sa mère).
n°5 né en 1986 à CHATEAU DU LOIR(72)… Après la malheureuse expérience précédente(n°4) nous avons cherché et trouvé la dernière petite maternité du département qui pratiquait encore des accouchements traditionnels… que du bonnheur, j’ai les photos de cet évènement.
n°6 né en 1988 à domicile assisté du médecin de famille, l’idéal… (pas de stress, pas de suite de couche) la vie suit son cours presque comme si de rien n’était!
n°7 née en 1993à domicile assisté d’une sage-femme spécialisée dans les accouchement à domicile : encore plus sécurisé, le “MUST”… (il y aurait beaucoup à dire à ce sujet tant cette sage-femme à été l’objet d’une guerre ouverte de la part du corps médical… elle a fini par abandonner son métier faute de pouvoir lutter)!
n°8 née en 1996 à SAUMUR(49)… la catastrophe; hopital tout neuf, personnel incompétent(ils ne connaissaient même pas le code pour ouvrir les portes) 2 gynécologues, 2 sage-femmes, 3 infirmières, 2 aides-soignantes… et le pire fut évité d’extrême justesse : 2 tours de cordon autour du cou… après avoir fracturé les portes d’accès au bloc… naissance “in extremis”… merci mon Dieu !
Après cette épreuve,il n’y a pas eu de n° 9…. évidemment !
PS. J’ai plusieurs cas de décès tragique à l’hopital (CHU d’ANGERS) dans mon entourage que je peux relater à la demande… c’est une honte!
RE.PS. un accouchement à domicile (dans les années 90) était remboursé 800 F par la cpam (facturé +/- 3000 F par le médecin ou la sage-femme… dans les cas que j’ai vécu); quand le coût moyen d’un accouchement en milieu hospitalier coutait +/- 15000 F remboursé à 100%.
J’habite au Pays-Bas où l’on considère la grossesse comme un état de bien-être et non pas une maladie.
On est suivi par une sage-femme (qui a une formation plus poussée qu’en France) et si la grossesse est à risque alors un gynéco-obstétricien vous suit.
Avec la sage-femme on choisit où on veut accoucher et ici on ne stresse pas.
Je ne connais pas les statistiques mais je ne crois pas qu’aux Pays-Bas il y ait plus d’accouchements problématiques qu’ailleurs.
Je suis enceinte de 3 mois et je peux faire du vélo, manger ce que je veux (sauf viande crûe et fromages au lait frais), je peux avoir un chat, je n’ai pas fait de test toxoplasmose (ni mon amie au Danemark: ils disent que c’est inutile et que c’est juste pour l’argent), de même qu’on ne fait de frottis que tous les 5 ans (même raison évoquée quand je demande : Mais pourquoi en France…..?): l’argent/ les lobbies…
Ca les fait rire en fait ici…
Je n’ai pas d’opinion tranchée, l’hôpital peut rassurer tout comme il peut angoisser…
Eh puis oui, donner la vie peut entrainer la mort…c’est quelque chose qu’on n’évoque plus ou pas car c’est tabou.
Tout comme un tas de choses par rapport à la grossesse et l’enfantement…
C’est comme ça.
Vous vivez aux Pays-Bas, et pouvez faire du vélo, mangez du fromage (a pate cuite), avoir un chat…
Non mais sérieux, je vis au Vietnam, et ma femme était encore son scooter 1 mois avant l’accouchement dans les rues de Saigon, et a toujours partager un morceau de bon reblochon au lait cru importé de France…
Alors peut être que les hollandais rigolent des français comme vous dites, mais sachez que les nous Français au Vietnam, nous rions des Hollandais !
Par contre, mais c’est peut être un tort, je trouve l’accouchement à la maison, vraiment trop risqué, a moins bien sûr, d’avoir un hôpital à moins de 5 minutes de chez soi, en cas de problèmes…
Bav
Si j’ai été agressive ou désobligeante envers la nation de la France, alors mes plus plates excuses….
Je pense que l’important est que chaque maman puisse garder sa liberté de choisir la manière dont elle veut accoucher.
Les faits nous prouvent que hôpital ou AAD, les deux sont possible et surtout souhaitable ! Il faudrait je pense, soutenir et améliorer ces deux formes d’accouchement, parallèlement.
Chaque accouchement est une histoire différente qui se respecte.
Ce qui compte c’est que tout le monde soit heureux, en santé et se sente en sécurité !
Moi j’ai choisi un AAD car je le souhaitais à ce moment là, et que ma grossesse “sans risque” me le permettait. L’accouchement s’est très bien passé. J’ai été très bien suivie.
Mais peut-être que pour le prochain bébé, je devrai (ou choisira) d’aller à l’hôpital, ou dans une maison d’accouchement ?
Pourquoi vouloir tout généraliser ? Pourquoi devrions-nous accoucher toutes de la même manière ?
Ce qui est sur, c’est qu’il n’y a rien de pire pour une femme qui accouche, que de lui imposer quoi que ce soit. Elle a besoin de de se fier un minimum à son instinct. Que se soit à l’hôpital ou ailleurs…
Mais, comme le souligne le CNGOF (collège national des gynécologues et des obstétriciens français), c’est grâce à la médicalisation des naissances que le taux de mortalité des femmes en couches et des nourrissons a baissé dans les pays riches. : faux, c’est suite à la création après guerre des maternités de proximité que le taux de mortalité a baissé, depuis leurs suppression au “profit” des CH il augmente au contraire.
D’un point de vue pratique…. toutes les femmes ne sont pas autorisées à accoucher à domicile. : faut-il une autorisation pour accoucher ? qui la donne? corrollaire : faut-il une autorisation pour concevoir un enfant ? qui la donne ?
- On peut dire qu’un accouchement à domicile est plus onéreux qu’en structure hospitalière: faux il est beaucoup moins onéreux… mais il est très peu remboursé.
- tout à l’hôpital est accessible en cas d’urgence : faux,(par exemple pas dans la nuit du 31/12 au 01/01) en cas d’urgence mieux vaut être annoncé de l’extérieur, la prise en charge a de meilleur chance d’être appropriée (annoncée et suivi par le/les(SAMU/POMPIERS).
pour contester les arguments du CNGOF, des chiffres et des sources me semblent indispensables!
“D’un point de vue pratique…. toutes les femmes ne sont pas autorisées à accoucher à domicile. : faut-il une autorisation pour accoucher ? qui la donne? corrollaire : faut-il une autorisation pour concevoir un enfant ? qui la donne ?”
pour concevoir un enfant, non, je vous rassure, il ne faut pas d’autorisation!
en revanche, les grossesses non eutociques qui peuvent se conclure par des complications, donc, pour contrôler cela, oui, il faut une autorisation médicale pour pratiquer l’AAD. Comme je l’ai dit dans de nombreuses réponses: IL NE S’AGIT PAS DE VOTRE VIE!
Ce n’est pas parce que c’est votre enfant que vous avez le droit de le faire naître dans de conditions à risques!
“On peut dire qu’un accouchement à domicile est plus onéreux qu’en structure hospitalière: faux il est beaucoup moins onéreux… mais il est très peu remboursé”
je me suis bien renseignée sur les tarifs des sages femmes libérales avant d’écrire ceci…j’attends vos chiffres…
“tout à l’hôpital est accessible en cas d’urgence : faux,(par exemple pas dans la nuit du 31/12 au 01/01) en cas d’urgence mieux vaut être annoncé de l’extérieur, la prise en charge a de meilleur chance d’être appropriée (annoncée et suivi par le/les(SAMU/POMPIERS).”
Ce n’est pas l’avis des femmes qui ont été transférées de cliniques privées ou de leur domicile à l’hopital…
D’autre part je pense que nos amis du secteur médical seront ravis d’apprendre que les hôpitaux ferment le 31 décembre…
Bon, l’AAD: encore une mauvaise solution à un vrai problème.
Si l’hôpital n’est pas toujours au top concernant les contacts humains et la prise en charge en général, pourquoi fuir et se réfugier à la maison, plutôt que d’améliorer l’hôpital ? Une prise en charge humaine, une bonne formation du personnel soignant à l’écoute des patients, etc… et on aura à la fois la sécurité et la prise en charge humaine à l’hôpital. Reste à faire bouger le mammouth…