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Et aussi
D’emblée, sur certains stands, le lien avec la planète n’apparaît pas comme évident. Ainsi, l’Union Nationale des Associations de Familles est présente car, elle l’affirme, « sans les familles, rien de durable ». Sur certains stands, on nous explique que c’est la planète dans son ensemble qui a été considérée, et c’est pourquoi des organismes de formations ou des grandes écoles sont présentes : présenter leurs formations dans le domaine de l’écologie, mais aussi, de façon légèrement plus tirée par les cheveux, inciter chacun à « prendre en main sa carrière de façon responsable et durable ».
Le secours islamique a aussi réservé son stand. Question : « Quel est le rapport entre l’Islam et l’écologie ? » Le responsable me donne une carte postale calligraphiée sur laquelle est reproduite une phrase du Coran sur l’importance de l’eau. Plus prosaïquement, il explique que le Secours islamique organise de nombreuses actions dans les pays du Sud pour aider les habitants à avoir accès à l’eau. Ainsi, il me remet une petite bouteille d’eau de 25 cl en me précisant que, pour cette quantité, un enfant du Tchad doit parcourir à pied des dizaines de kilomètres.
L’eau est un thème central de ce salon, à chaque allée, on trouve au moins un stand sur le sujet. Outre la théorie, de manière très concrète, plusieurs sociétés ont placé en démonstration deux robinets, un classique et un régulant le débit, et proposent d’acheter sur place leurs mécanismes permettant de réduire l’écoulement et la perte des robinets et des douches. Une initiative dont on ne peut s’empêcher de sourire, quand on repense aux paroles de Corinne Lepage prononcées ici-même, sur Ecotidien, le mois dernier : « Il faut arrêter de dire aux gens de prendre des douches à la place des bains. » En effet, un visiteur fait remarquer que c’est un effort dérisoire, et demande à voix haute si ce n’est pas du gâchis d’utiliser des litres d’eau potable ici, pour la démonstration. Un autre lui désigne du doigt le système de récupération de l’eau, en affirmant que chaque petit geste compte.
Alors que Claire Keim, qui présente une émission sur Ushuaïa TV (partenaire du salon) sort d’une des deux salles de conférences où se tiennent tout le week-end des débats, des projections de films et des conférences, Erick Orsenna entame une remise de prix sous les applaudissements de la salle. Quelques guest stars se succèdent ainsi : le salon bénéficie de partenariats prestigieux tels que TF1 ou la Fondation Nicolas Hulot. On peut y découvrir en avant première toutes sortes de véhicules dits propres : voitures électriques, scooter électrique, et même vélo électrique. GDF-Suez propose également des solutions alternatives pour enrayer le réchauffement de la planète et, comme eux, plusieurs grandes entreprises françaises sont venues faire de la pédagogie.
Dans le fond, un stand suggère d’ouvrir un Plan d’épargne animal. « Vous avez 45 € à placer. Au lieu de les mettre sur un compte, vous les prêtez à un paysan d’Amérique du Sud. Il achète un cochon, ou une vache… Grâce à ce cochon, il prospère, acquiert d’autres cochons. » Un microcrédit de particulier à particulier, en somme, une mini-banque équitable. Les rapports Nord-Sud intéressent la quasi-totalité des visiteurs, qui ont tous un regard pour le « planisphère à l’envers » réalisé par un groupe de jeunes-gens. « Pourquoi l’Europe serait-elle au centre ? C’est arbitraire. Nous, nous avons mis l’Australie au Centre et les Etats-Unis au Sud ! »
Comme dans tous les salons, des groupes de lycéens déambulent, plus ou moins intéressés par les thématiques. Quelques uns soupirent, tandis que Yacine, 14 ans, venu des Yvelines, ose avouer à voix haute que la sortie lui plait : « Quand les hommes politiques parlent à la télé, on ne comprend rien… Mais ici c’est concret, c’est direct, ça me parle ! » Pour les accros au shopping, de nombreux exposants proposent de faire sur place ses achats écologiques : un saladier en bambou à 15 €, des coupelles à dessert en noix de coco pour 5 € l’une, un baume au Niaouli à 9 €, et des livres, des savons, des huiles essentielles, du pain biologique, le tout entre 2 et 10 €. Les gourmands pourront aussi tester sur place les crêpes bio, entre 3 € et 4 €, faites avec des ingrédients labellisés et « du Nutella bio » affirme-t-on (en fait, une pâte à tartiner noisette bio)
Au final, si le thème du salon pouvait paraitre légèrement sectaire au premier abord (qui d’entre vous n’a pas cru, en lisant le titre, que ce serait un salon d’altermondialistes venus du Larzac ou de dangereux bobos parisiens ?) l’entre-soi n’y a pas sa place. Ici, on s’interpelle de stand à stand pour s’inviter à découvrir les services, on parle planète, géologie, géographie, mais aussi produits bios, écolo, et on débat en toute quiétude et avec une étonnante ouverture : les labels sont-ils donnés trop facilement ? Doit-on être extrémiste du bio ? Le commerce équitable est-il un moyen de sauver le capitalisme ou le début d’un autre modèle économique ?
Malgré tout, il suffit de lever les yeux au plafond pour mettre en balance les discours de certaines organisations présentes : apercevoir les centaines de néons, les escalators à l’entrée, les innombrables prospectus n’ayant pas l’air imprimés sur du papier recyclé, ou le coin cafétéria tenu par une célèbre chaîne de boulangerie (où le sandwich jambon-beurre coute tout de même la bagatelle de 4 € 80) distribuant très généreusement des milliers de serviettes en papier et de salades non-bio dans leur emballage plastique. Même au salon de la planète, il y a encore du travail.
Marlène Schiappa
Pour aller plus loin






















J’imagine, un peu des deux…
Ca m attriste tout ca…
On a tous a culpabiliser, que l’on prenne trop de bains à la place de douches ou que l’on achete un tee shirt fabriqué en Chine avec de l électricité plus que sale, du petrole pour le transporter et des conditions de travail vraiment limites.
Le shoping doit être banni de notre vie, on doit acheter par nécessité et non par envie ou par plaisir.
De toutes facons ce systeme capitaliste et materialiste pourri la planete, qu’elle se rechauffe de 2 ° en 100 ans au mieux et on finira à + 5° dans 200 ans…
Faut arrêter de rassurer les gens pasqu’on a peur de changer de vis et de mode de pensée.
Faites l’amour pas les magasins, il vaut mieux ne pas acheter qu’acheter un produit pseudo écolo….
Enfin désolé d’être sombre mais bonheur de vivre et plaisirs matérialiste n’ont rien à voir, et les intelligents comme les débiles n’ont plus le choix, il va falloir non seulement le comprendre, mais en plus le percevoir et l’appliquer…
Bonne journée et gardez le sourire grâce aux relations humaines…
La situation, sinon deseperée est en tous cas tres preocupante.
Je travaille dans le solaire, les pompes à chaleur, j ‘ai un diplome d’ingé en Energie renouvelable et je fais tous ce que je peux pour qu’on aille dans le bon sens.
Et franchement j’ai rien a prouver mais si on se rencontrais tu verrais que je ne suis pas du tout triste ou desesperé, je suis plutot un hyperactif pratiquement toujours de bonne humeur, j ai des tas d’amis, un groupe de musique, je fais du parapente et autres, bref loin d’etre deprime.
Cependant mon métier m’ammène à voir des gens investir 100 000 € pour mettre 50 m2 de photovoltaique sur le toit et une pompe a chaleur avec forage, ce qui est tres bien. Le gros Hic c’est qu’ils se promene avec un 4×4 qui consomme 12 Litres aux 100 km, ce qui annule en grande partie leur geste motivé. Il y en a qui chauffent leur piscine toute l’année à 28° et qui ont bonne conscience parce qu’ils le font avec une pompe à chaleur, bref la pub pour les 4×4, les belles voitures puissantes, les piscines et etc sont autants d’arguments qu’il faudrait considérablement réduire si on veut aller dans le bon sens.
Mais comme on le dit si bien : c’est pour se donner bonne conscience…
Ma conscience d’omme des pays riches ne peut être bonne quand à chaque fois que j achete un produit il à couté bien plus de pétrole qu’il n’en faudrait pour le produire raisonnablement et a enrichit des multinationnale et des actionnaires qui jouent avec le sort de l’humanité et de la planète pour pouvoir, eux aussi, avoir un gros 4×4.
c’est pour ca que les culpabiliser n’encourage peut etre pas les gens, mais ne pas le faire c’est les laisser continuer à agir bêtement.
De toutes maniere il n’y a à culpabiliser personne, si on réfléchit un peu sur notre position dans ce monde la culpabilité vient toute seule.
Alors faute d’être déprimés, battons nous mais soyons réalistes.
Merci de ta reponse