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Hier, à 21 heures, Valérie Pécresse inaugurait une cité U à Bobigny et annonçait à l’AFP avoir « dépassé les objectifs fixés ». Des objectifs qui font rire jaune le collectif Jeudi Noir (référence au journal d’annonces immobilières PAP, en kiosques tous les jeudis) Alors qu’on estime à 2,2 millions le nombre d’étudiants, l’offre de logements dédiée plafonne à 320 000 locations. Ce qui en laisse une majorité sous le seuil de pauvreté : d’après l’Observatoire de la vie étudiante, ils gagnent à peine plus de 500 € par mois en moyenne. Et avec l’augmentation des frais d’inscription en universités notamment (d’après le syndicat étudiant UNEF, + 27% en licence et +70% en master depuis 2001) le nombre d’étudiants SDF est exponentiel. Face à cette problématique, les membres de Jeudi Noir ont tout simplement appliqué eux-mêmes la loi de 1945 sur la réquisition des bâtiments vides, en en forçant un laissé vaquant depuis 6 ans par ses propriétaires.
Passage de la bonne Graine : ça ne s’invente pas ! Le lieu, dans le 11ème arrondissement de Paris, conduisent certains à parler de petite « prise de la Bastille » en raison de sa proximité avec la place du même nom. A mon arrivée, à 15 heures, une dizaine de jeunes -et moins jeunes – sont attablés. Des bribes de phrases parviennent jusqu’à l’entrée entre deux éclats de rire : « Les pommes de terre sont bio – J’ai lu une étude disant que le bio n’est pas meilleur que le non-bio – Oh, n’importe quoi ! – Dis nous que les lardons sont végétariens, aussi… » On rit, on parle fort, mais surtout : on travaille. D’ailleurs, le mini règlement intérieur le rappelle. « Au menu, travail, mousseux, sexe, travail, travail et travail ! »
« On fait deux fois mieux que Valérie Pécresse »
Yannick Comenge, un des piliers du réseau, chercheur en biologie, est venu avec sa fille de 13 mois. Porte-bébé sur le ventre, il me guide à travers les cuisines (deux plaques électriques, des éviers individuels et une tonne de boîte de conserves) et me présente « Manu » Manuel Domergue, une des têtes du collectif qui se veut « sans chef ». Dans le milieu (comprenez le milieu associatif, pas la mafia) il est connu pour être, avec quelques autres, à l’initiative des collectifs Génération Précaire ou Sauvons les riches qui s’était illustré en offrant à Jean Sarkozy un diplôme de « fils à papa ». « On a parlé de lui dans le Times la semaine dernière » précise son acolyte Yannick, non sans fierté.
Au premier étage, les fenêtres sont murées et le confort sommaire se résume à un matelas par terre. Le deuxième est plus aménagé : entre les fils électriques et le linge qui sèche dans les couloirs, je croise Bolewa, étudiant en licence de droit à la Sorbonne, qui occupe une des 66 chambres du bâtiment. Il a déposé un tapis , des partitions de Mozart et le dernier Anna Gavalda au pied de son lit. 15m2, une petite salle de bain privative, sa chambre n’a rien à envier aux « 30 studettes trouvées par Valérie Pécresse ». Ce qui amuse les étudiants : « Nous, sans moyen, on trouve 66 chambres en deux mois. Elle, avec le budget de Ministère et des années d’expérience, fait deux fois moins bien ! »
« Jeudi Noir cherche en permanence des locaux. On tourne, on cherche, on interroge les voisins, les commerçants… si l’immeuble parait inoccupé, on vérifie au cadastre, et banco : on force et on s’installe ! » explique Victor, 35 ans, technicien audiovisuel. L’immeuble de 7 étages a été racheté à La Poste par la société Adoma, qui a annoncé récemment vouloir le transformer en foyer pour travailleurs immigrés. « C’est le deal : ils ont un projet social, alors mi-novembre, on lève le camp » concède calmement Victor. « Je suis bien logé, mais ça n’a pas toujours été le cas. Quand j’ai cherché un appart pour la première fois, j’étais effaré par les garanties demandées, les ‘’3 fois le loyer’’ etc. D’où mon engagement pour le logement étudiant. »
1 appartement sur 10 inoccupé à Paris
Bolewa, lui, n’a pas les moyens de louer un studio. « Une chambre de bonne, c’est 500 € au moins, en région parisienne. Alors même avec une APL de 100 € – le maximum pour un étudiant- il faut encore trouver 400 €. Je ne vous parle pas de l’habillement. Je ne suis pas quelqu’un de la mode, mais il me faut bien un t-shirt, un pantalon, une paire de chaussures. Pour un homme, il n’existe pas de magasin bon marché, c’est rapidement 100 € même pendant les soldes. Plus de l’argent pour les transports, les repas, les livres. Donc il faut gagner a minima 800 € » presque l’équivalent d’un emploi à plein temps. « Impossible dans ces conditions de poursuivre des études ! » lâche l’étudiant, qui ne compte même pas dans son budget « une vie sociale ». « Soirée en boîte, bouteille de champagne et taxi ? – Ah non, ça je ne sais même pas ce que c’est, je ne connais pas ! » avoue le jeune homme qui se considère chanceux d’avoir « des amis à Paris chez qui se poser à droite, à gauche, entre deux logements. »
A Paris, d’après les membres du collectif, 1 appartement sur 10 serait inoccupé depuis un délai conséquent. Ils déplorent tous un désintérêt et un manque de volonté politique. Et si Christine Boutin les a reçus l’an dernier pour écouter leurs propositions, elle n’a plus jamais donné suite. « Par fierté… » suppose Victor.
Mais attention : Jeudi Noir, ce n’est pas l’auberge espagnole. Les étudiants croisés étaient plus absorbés par leurs livres que par le flirt. Pour bénéficier d’une chambre gratuite, il faut montrer patte blanche. Pas de garants demandés, mais une solide motivation : « En cas de procès, on doit pouvoir prouver que les étudiants sont dans le besoin et n’ont pas d’autre alternative que le squatt. » détaille Victor, qui anticipe toute action judiciaire. Avis aux étudiants désargentés : présentez-vous au 24, passage de la Bonne Graine, et demandez Manu. N’oubliez pas de ne pas amener votre dossier.
Voir la “cité U” en diaporama de photos:
Marlène Schiappa
Pour aller plus loin






















Merci pour votre commentaire. Il est vrai que beaucoup avaient dépassé l’âge d’étudier, mais doit-on être jeune pour soutenir les jeunes ?
Donc on ne devrait trouver que des femmes dans les mouvements paritaires et que des “minorités visibles” dans les mouvements anti-racistes…?
Ceci dit, j’ignore si ce sont des fils à papa, je ne les connais pas perso, mais même si c’était le cas, est-ce si grave…?
Voila enfin quelqu’un doué de raison quand on parle du prix des fringues. Je ne connaissais même pas Bruce et je ne suis jamais allé a Kiabi bien que je connaisse le slogan “la mode a petits prix”. Je n’avais d’ailleurs même pas pense aux fringues de Carrefour ou du sponsor de ce blog, M. Leclerc. Marlene vous parlez de Celio et ne pensez même pas a citer votre sponsor qui aurait une place légitime ici?
Marlene, vous qui dites que “j’ai trouve le bon filon”, vous auriez du me traiter plutôt de bourgeois avec mes C&A et mon Go sport, car je n’ai jamais acheté une seule fringue dans un supermarché, malgré le prix défiant toute concurrence!
Nbp74, avec tous les bons plans qu’on vous a donne aujourd’hui, vous savez quoi faire ce WE! J’attends de voir si vous continuerez ensuite dans votre argumentation :
“Par ailleurs, je vous confirme qu’il est tres difficile de trouver des vêtements bon marché pour hommes sauf effectivement dans des friperies à condition d’accepter de s’habiller TOUS les jours avec des vêtements usés…”.
Sinon sur un autre sujet je vais donner mon avis sur pourquoi il y a tant de logements vides sans location en France et a Paris en particulier. La loi protege a fond le locataire, en particulier quand celui-ci ne paye plus le loyer. Il est aussi difficile de virer un locataire facilement. Tout le monde me dira c’est normal, liberte, egalite, fraternite, etc…
Maintenant regardons quelques points de vue du proprio.
Vous avez un appartement et vous voulez le vendre quand la bonne opportunité se présentera, peut-être dans 2 mois, peut-être dans 10 ou dans 20. Le problème c’est que si quelqu’un est dans l’appartement au moment ou on souhaite vendre, ca coince pas mal… Donc pas mal de proprios décident de laisser leur apparts libres pour cette raison. Il y a d’autres propriétaires qui considèrent qu’entre les travaux a faire, les impôts, la gestion et les risques potentiels d’une location, c’est trop de tracas et préfèrent ne pas louer.
En ce qui concerne les cautions abusives, les propriétaires ne veulent prendre aucun risque d’impayés et de problemes. Il arrive souvent que le loyer de l’appart mis en location sert a rembourser les emprunts et les intérêts. Or si des impayés arrivent, le proprio doit payer de sa poche les mensualités. Avec les lois en France, le proprio peut devoir payer de sa poche 1 an de mensualité, se retrouvant a son tour lui-même dans une situation difficile.
Faisons un petit calcul d’explication.
M.X a un revenu de 2000 euros pour sa petite vie de famille, il vit plutot pas mal. Il a un appart qu’il loue 800 euros/mois, mes ce revenu va direct en banque pour rembourser l’emprunt qui a servi a achete l’appart. Du jour au lendemain, son locataire ne le paye plus, il doit donc regler de sa poche 800 euros par mois, il ne lui reste donc que 1200 euros pour faire vivre sa famille, ce qui fait un sacre trou inattendu. Et je ne parle pas des couts d’entretien de l’appart, le syndic, les impots, etc…
On comprend donc pourquoi, malheureusement, le proprio prend toutes les garanties possibles vu qu’il est en position de force.
A l’etranger ou je vis, les locations sont beaucoup plus souples. D’un cote il n’y a aucune histoire de caution, du moment qu’on paye le loyer d’avance plus un mois de caution, on peut vivre ou on veut. Par contre on se fait degager directement si on ne paye plus. Est-ce immorale? Je ne sais pas mais en tout cas pas de probleme de location ou de cautionnaire comme en France, tout le monde loue ses apparts et les gens sont libres de choisir l’appartement qu’ils veulent, et non l’appartement dont le proprietaire a accepte le dossier…
Quand je fessait mes études, le FAUX pauvre que j’étais galéré ! comme beaucoup. J’avais 39h de cours (BTS en Lycée c’est pas de tout repos même si a l’époque les 35h existaient déjà !) sans compter le temps des révisions, des rendues et d’autres rapports. Il y avait personne de ma promo qui pouvait travailler à côté dût a nos emplois du temps sur-booké. sauf certain chanceux qui avait un place de pion en internat.
Je bossais l’été pour remplir un peu plus ma bourse pour l’année. Ma mère , juste veuve, m’aidait à payer mon loyer. Heureusement qu’elle était là ! j’avais droit à la bourse et aux APL aussi. Contrairement a une idée reçu, ma cité U coutait aussi chère qu’un petit appartement en ville. Sans compté la bouffe, la mutuelle, la pass de bus … j’étais tout-juste à la fin du mois. donc je galéré mais je m’en sortait ! maintenant les temps ont changé, c’est encore plus dur.
Mais comment font ceux qui n’ont pas eu la même chance que moi ? qui sont seuls, handicapé ou autres difficultés ….
Durant mes divers stage que je devait faire pour ma Formation. Aucuns patrons ne m’ont filé une pièce ! pourtant j’en arrachait ! et le transport pour aller en entreprise ? qui le payait ? ces parons aurait put m’aider ! rien ! pas un sous ! a si une fois une casquette et un t-shirt … génial ! Comment voulez-vous qu’un étudiant aime le milieu du travail ?
Personne veux vous aider, juste bon a payer.
J’ai habité au Canada. Les étudiants travaillent car c’est dans la culture. Les patrons sont FLEXIBLE !!! ils comprennent très bien la situation de ces jeunes. Mais en France si tu n’es pas dispo … tu peux toujours courir pour avoir un Job !
C’est vraiment un coté de la France que j’aime le moins : un coté nous avons des étudiants coincés dans une situation complexe où chaque cas est différent. d’un autre bord des propriétaire qui demandent toujours plus de garanties (souvent c’est pas le loyer qui n’est pas accessible mais bien les conditions d’entré dans le logement) des patrons qui te demandent d’être toujours là, frais et dispo et les autres qui te traitent de feignasses ! de Faux pauvres ! fils à papa …. c’est toujours le même discours Un honte ! vraiment ! changez de disque ! on enterre la relève en France, ont ne s’en sortira pas !
Vous pensez peut être que c’est par plaisir qu’ils squattent ? juste pour inventer un mode de vie communautaire néo-hippies ? vous pensez quand même pas que c’est pour garder leurs compte en banque plein d’or qu’ils se mettent hors la loi ? demandez leur ! je pense qu’ils vous diront qu’ils préfèrent être dans un appartement propre et où ils peuvent payer un loyer décent. Sinon je ne pense pas qu’ils aient eu l’idée tout seul de faire de tels infractions !
Merci pour ce témoignage ! En effet, beaucoup d’étudiants sont SDF, squattent des foyers, des voitures, des amis…
Un logement vacant au sens de l’INSEE est un logement qui le jour de l’enquête de l’insee est inoccupé au sens large. Sont notamment considérés comme vacants les logements en vente, en location ou destinés à la destruction.
Par conséquent une bonne partie des logements vacants ne l’est que pour peux de temps.
Par ailleurs le taux de vacance sur Paris est, au dernier compte (1999) de 6.8% et non de 10% comme le prétend l’article.
Le taux idéal estimé de logement vacant est autour de 8%. Effectivement pour simplifier et un économiste l’expliquerais mieux que moi “ce qui est rare étant cher” il faut un minimum de logements libres afin de ne pas saturer le marché sinon il y a trop de demande et pas assez d’offre et les prix décollent.
En conclusion le marché sur Paris est notamment tendu à cause du manque des logements vacants.
Ce qui est assez dommage c’est qu’un collectif comme jeudi noir, pourtant supposé renseigné sur les questions d’habitat porte le débat sur un sujet stérile (occuper les logements vides) au lieux de s’impliquer dans la recherche de solutions pérennes et durables à un problème très réel et dont souffrent des milliers d’étudiants.
Merci pour ces chiffres et ces précisions !
Je ne me lancerais pas dans un débat politique mais je veux juste témoigner d’une époque (1993-98) avec des chiffres à la clef. J’ai été étudiant sur lyon et voici nos budget de l’époque:
Les charges:
- Loyer pour un 2 pièces en coloc 2 pers: 1500 fr /mois/pers => 250 €/ mois/pers environ
- Nourritures: 600 F soit 100 € /mois / pers
- Frais d’inscription annuel: 1200 F / an soit 200 € environ
- Divers (Elec, tel,…): 200 F/ mois soit 30 €/mois
Soit un total par personne d’environ 400/500 € / mois / pers
Les aides étaient les suivantes:
- APL: 700 F / mois / pers soit environ 75 €/ mois
- Bourse: 2300 F /mois soit: 375 € /mois
Soit un total de 450 €/mois
Ma mère me donnait environ 150 €/mois pour les a cotés + JOb d’été pendant 3 mois tous les étés qui me permettait d’avoir environ 15000F soit 2500 € pour le reste de l’année.
Et nous vivions certes pas dans le luxe mais nous vivions bien.
Il faudrait mettre ces chiffres à jour pour une bonne comparaison mais je n’ai pas le sentiment que les écarts soient si importants en terme de pouvoir d’achat hormis pour ceux qui effectivement ne peuvent se passer de télévision, de ipod, de sorties, de vetements à la mode….
Donc tout cela pour dire que je n’ai pas l’impression que le débat autour du pouvoir d’achat (entre costume et compagnie) soit vraiment productif car je n’ai pas l’impression que les moyens aient tant changer que cela (compte tenu des différentes discussions précédentes). Non la vrai question est celle de l’accessibilité et la je pense que les politiques devraient intervenir car les conditions d’entrée au logement deviennent complètement délirantes et je ne pense pas qu’elles se justifient par le taux d’impayé des agences de location. J’ai vraiment l’impression que les agences ne cessent de justifier leur rémunération (voir rente de situation) auprés des propriétaires en agitant le drapeau rouge des impayés. Pour information, je gagne trés bien ma vie à présent, j’ai 34 ans (cela fait donc 11 ans que je travaille) et j’ai récemment pris un appartement sur Paris dans le cadre d’un changement de contrat. Compte tenu des garanties demandées par les agences (3 mois de loyers, garants,…), il a fallu que je demande à un ami qui avait un salaire de plus de 100k€/an pour qu’il se porte garant. Heureusement que j’ai cet ami car sinon, je ne sais pas comment j’aurais fait. Et la effectivement je me demande vraiment comment est-il possible que les politiques autorisent ce type de situation. Je ne sais pas et c’est a mon avis la qu’il faut agir et il faudrait mieux réglementer les conditions des contrats de location ou peut-être créer un fond de solidarité (de l’état ou privé) qui se porterait garant pour ceux qui n’ont pas les moyens. Enfin bref, le pb est que l’action de cette asscoiation c’est trés bien mais je rejoins néanmoins les quelques commentaires sur le côté trés bobo de la démarche. Squatter des batiments n’est pas la solution mais certainement un cris d’alarme mais cette démarche me uniquement structurée autour d’une réaction crise d’adolescent, trés 68arde et pas forcément responsable. Il ferait mieux de faire un diagnostic objectif des problèmes et de proposer des changements de lois. Enfin bon, au plaisir de lire vos réactions.
Malheureusement, on est au coeur du problème: le pouvoir d’achat…
Que les propriétaires soient radins, grincheux et bornés n’est pas le problème, ils ont le droit d’être comme ils veulent
Si j’ai bien compris, Jeudi Noir squatte des bâtiments réellement inoccupés depuis plusieurs années (6 ans dans ce cas !) pour trouver des solutions temporaires.
Vous avez raison sur les départs à l’étranger en tout cas, on en parlait ici même le mois dernier…
ng75 > votre réflexion est intéressante,. Hélas par rapport aux chiffres que vous donnez, les prix ont largement augmenté.
Les charges:
- Loyer pour un 2 pièces en coloc 2 pers: 1500 fr /mois/pers => 250 €/ mois/pers environ (ca ok je pense qu’on peut se loger en coloc, hors Pars pour ce prix là. Moi en Cité U pourrie, j’arrivais à me loger pour 150 euros environ par mois, il fallait juste pas avoir trop peur des cafards et des douches collectives!)
- Nourritures: 600 F soit 100 € /mois / pers (largement raisonnable, on peut même baisser à 50 euros/ mois si on se passe de viande)
- Frais d’inscription annuel: 1200 F / an soit 200 € environ > là par contre non pas du tout: vous étiez bousier d’après ce que vous dites plus bas, et les boursiers d’aujourd’hui ne paient pas leurs frais d’inscription à la fac. Pour ceux qui paient, ca commence à 400 euros et passé le niveau licence, on arrive entre 600 et 800 euros pour une école publique.
- Divers (Elec, tel,…): 200 F/ mois soit 30 €/mois > pareil, l’électricité aujourd’hui pour un F1 il faut compter déjà 30 euros par mois, si on ajoute le telephone, on est plutôt autour des 50 euros par mois ( 60 avec internet haut débit)
Soit un total par personne d’environ 400/500 € / mois / pers
Il faudrait ajouter:
- les cartes de transport ( de 30 euros à 80 en fonction d’où vous habitez)
- soyons généreux, disons 30 euros / mois pour rentrer de temps en temps à la maison…. perso je fsais mes études à 500 kms de chez moi
- quand on habite loin il faut pouvoir laver son linge, disons 15 euros de lavomatic / mois
Sans compter les dépenses occasionnelles: acheter des livres, quelques vêtements, et aussi de quoi cuisiner (micro ondes, plaques électriques, casseroles… on est pas tous équipés avant de partir de chez soit!)
Je cherche la petite bete mais bon il faut se rendre à l’évidence, quand vous allez étudier loin, ca revient quand même cher. Et vous aviez la chance d’etre boursier à un niveau assez élevé, mais cette chance n’est pas offerte à tout le monde, et des fois pour les classes moyennes (ou pour les enfants de parents en profession libérale, comme moi) c’est très difficile .
Je ne suis pas morte de faim non plus, j’ai même réussi parfois à faire la fete avec des paquets de chips pas cher, je n’ai jamais mis sur mes fesses un jean de marque, et j’ai fait mes études dans des endroits au final pas encore trop trop onéreux (Reims / Compiègne / Amiens). par contre je pense qu’à Paris avec les mêmes revenus, j’aurais du soit trouver une place en cité U (en tant que non boursière l’aurais-je seulement eue??) soit.. je sais pas, faire un pret peut etre. Ou me lancer dans des squats \o/
Georges > je comprends la position d’un loueur, mais trop c’est trop. Normalement les loueurs souscrivent une assurance en cas de mauvais payeurs; de plus, ne faut il pas etre un minimum raisonnable? Lorsque l’on loue à un étudiant, demander que ses parents se portent garant me semble plutôt normal: aucun revenu (ou ridicules) etc…
Mais à quelqu’un qui gagne sa vie et qui a un contrat?
Sans compter tous les proprios qui refusent les banques et les organismes qui se portent garants??
Pour reprendre mon cas de cette année, comme je vous l’ai dit j’ai la chance de gagner un très bon salaire en province: je touche 1960 euros par mois, net, hors primes. Plus que mes parents n’ont jamais gagné, et il s’agit de ma première année de travail. Je ne dis pas cela pour me pavaner, juste pour faire un constat: j’ai la chance d’avoir pu finir mes études et d’avoir un très bon job.
Mon appartement, à Caen, est un F2 très simple, loué à 560 euros charges comprises. Je peux donc payer presque 4 fois ce loyer!!! Malgré cela, on m’a demandé DEUX garants qui gagneraient à eux deux trois fois le loyer mensuel. Résultat: comme je l’ai dit plus haut, ma mère et mon oncle se sont portés garants. Alors que, chacun séparé, je gagne plus qu’eux…. et que ma banque s’était portée garant.
Concernant mes anciens logements, pour mon père qui était en profession libérale, ca a été un vrai bal de papier: on nous a complétement fliqués, on a du ressortir des fois jusqu’à 3 ans en arrière les comptes de l’entreprise. Alors que la banque de ma mère était OK pour faire un papier pour montrer que mes parents avaient toujours honoré leurs paiements à temps et qu’en cas de coup dur ils pourraient payer ne cassant une de leurs assurances. Rien à faire!
Le cas le plus criant est celui d’une amie à moi qui était fachée avec sa famille (son père ne voulait pas la laisser faire des études) et qui est partie de chez elle pour aller étudier. Elle bossait au mc do pour payer ses études, et ca a été une véritable galère pour trouver un appartement, n’ayant pas de famille pour se porter garant. Ce sont mes parents qui ont du se porter garants pour elle, après multiples lettres et explications. Or, je ne pense pas qu’elle soit seule dans ce cas (parents qui ne veulent pas ou ne peuvent pas se porter garants, faute d’argent) alors qu’elle était salariée, en CDI en plus.
Donc voilà, à chaque chose sa mesure, et en matière de frais d’agence / de versement d’acompte / de demande de garants la situation d’aujourd’hui est sans queue ni tete.
Décidément… vous êtes le 3è à conseiller de quitter la France. Devrait-on s’inquiéter ?
Je suis en train de vous lire et écrire du canada, précisent de Montréal.
Si vous me permettait, j’étais moi aussi, étudiant en France, A Lyon, et même dans les années 1990–> 1998 ce n’étais pas facile, MAIS, ca me paressait pas aussi difficile que ce que je lis maintenant…Il faut absolument dire que je travaillais comme un malade, 15 h par jour des fois et pas vraiment de fins de semaines libres.
MAIS, encore une fois, je trouve que c’est plus difficile maintenant et il ne faut surtout pas céder aux proprios, ni au système aveugle de commerce sans âme, ni au système que Srko, que Dieu tout puissant nous en protège, est en train d’installer en France, a mon gout, comme un 2 ieme système américain, :travail pour des miettes pour survire ou creve comme un chien rien de plus.. ET pour les étudiants, bin, il y en trop, alors on essaie de les pousser a abandonner et travailler pour garnir les poches des patrons.
Merci de me lire et désolé pour les accents faute de clavier.
Donc au lieu de jeter la pierre aux méchants propriétaires, il faudrait peut-être se pencher sur tous les bâtiments publiques laissés à l’abandon (anciennes gendarmeries par exemple). L’Etat pourrait les céder avec obligation à l’acquéreur de réaliser des logements sociaux ou étudiants. Il récupérerait de l’argent et réglerait qq problèmes
j’ai jamais compris le systeme des APL, souvent les simulation ne sont pas concordant avec ce qu’on touche vraiment, aussi pour gagné plus d’APL je dois bosser un peu à mi temps.
Je dois vivre en banlieue environ à 1h de ma fac.(c chiant et fatiguant probleme de transport etc..)
Actuellement je paie un loyer de 170 euros pour 20m2 avec APL(loyer normal 360 avec 190 euro d’APL, avant kan je bossé pas c t ke de 100 euros)
je dois payer 30 euros par moi d’électricité, 30 euros pour internet +tel, 20euro mobile
la bouffe environ 100euros, (j’ai pas le temp de manger au RU)
Cependant je paye 500 euros pour les transport zone 1 à 4 par an
Heureusement, j’ai 430 euros avec mes parent environ 100 euros de paie d’étudiant en medecine(qu’on perçoit partir de la 4eme années et 200 à 300 euros en faisant des remplacement d’aide soignant à l’hopital.
mais il faut savoir qu’il y a un emploi du temp chargé avec stage le matin cour l’aprem gardes et astreinte le samedi dans tout ça faut trouver le temp de travailler.
je viens d’apprendre que je dois payer la taxe d’ordures ménagère
je trouve ke le gouvernement n’aide pas assez les étudiants, mon constat est qu’on est étudiant pour apprendre. Il faut trouver des solutions:
des logements en proche banlieue(j’ai des container comme studio tres interessant)
des département qui payent la moitié du passe imagine r
plus de RU
plus de résidence Universitaire etc
Me revoilà! Alors je suis allée “visiter” deux magasins CELIO, l’un dans ma ville et l’autre à Genève qui est à 15 minutes de chez moi et où l’on peut trouver de bonnes affaires. Je vous confirme que pour habiller un jeune homme convenablement et le moins cher possible, il faudra : chemise 29,00 € + pantalon 45,00 € + gilet ou pull 33,00 € = 107 € auquels il y a lieu d’ajouter les chaussures, les sous-vêtemens, se nourir, la santé, le loyer, les charges et étudier dans de bonnes conditions… Par contre en tant que maman de deux étudiantes l’une à Bordeaux et l’autre à Lyon, je peux vous donner mes chiffres en tenant compte que mes filles font du baby sitting dans la mesure du possible tous les soirs : loyer 580,00 € pour l’une et 460,00 pour l’autre, charges 400 € pour deux, en moyenne 100 € pour se nourir par semaine et pour deux donc un budget mensuel entre 1.500,00 et 1.700,00 €. Je leur laisse s’habiller, payer leur transport et leurs besoins et ENVIES avec ce qu’elles gagnent. Mon époux et moi on a juste la chance de travailler sur Genève donc un bon salaire et heureusement pour nos enfants qui n’ont pas d’APL car nous avons préféré les garder à notre charge. beaucoup de leurs amis n’ont pas cette chance mais j’ai aussi la chance d’avoir des enfants altruistes qui avec d’autres camarades, tendent la main.