Cet article vous a plu ?
Partager cet article :
Et aussi
Ce phénomène ne connaît pas d’âge minimum, puisque d’après le Docteur Bernard Auriol, médecin psychiatre et psychanalyste, plus de 10% des enfants scolarisés se rongeraient les ongles (ce qu’on appelle « l’onychophagie »).
En 1967, Holmes et Rahe ont établi le « Social Readjustment Rating Scale », classement des situations les plus stressantes, permettant de mesurer votre taux de stress. Décès, divorce ou perte d’emploi sont parmi les facteurs les plus importants, mais les mariages, naissances, ou changement de situation au travail, font aussi partie du « top 20 ». En résumé, la vie est stressante !
Pour lutter contre le stress, on préconise de vivre dans une forêt de bambous sans consommer d’excitant et en s’abrogeant des contraintes de notre société. Au quotidien, pourtant, difficile de faire abstraction des sources d’angoisse du type « comment vais-je payer mon premier tiers provisionnel ? » « pourquoi n’ai-je toujours pas eu de promotion ? » ou « mais depuis quand ont-ils changé la recette de la sauce Big Mac ? »
Et si on n’agit pas contre le stress, c’est le stress qui agit contre nous. Les désagréments et les maladies psychosomatiques sont de plus en plus fréquents : des plaques d’eczéma aux difficultés respiratoires, en passant par les troubles de la digestion ou du sommeil, le stress est loin d’être un état passager inoffensif. En France, plus de 3 millions de personnes sont actuellement en dépression nerveuse et le nombre d’attaques de panique ou crises d’angoisse recensées est exponentiel.
Alors, comment lutter contre le stress ? Certains respirent de la menthe poivrée, d’autres concoctent des crèmes massantes à partir d’huiles essentielles, d’autres encore s’adonnent à l’acuponcture ou au sport.
Et vous, comment faites-vous ? Avez-vous une méthode particulière pour vous détendre ? Si non, comment faites-vous pour éviter d’être stressé ?
Marlène Schiappa
Pour aller plus loin






















Voilà un thème vraiment d’actualité. Je ne suis pas sur que la question quant à l’approche du stress ait à se poser de cette façon. Concrètement et à mon sens bien entendu, il n’y a pas vraiment de méthode pour être ou ne pas être stressé mais seulement pour diminuer les effets du stress ou moins les subir. Les massages, les huiles essentielles, la relaxation minute… c’est intéressant mais ce sont des palliatifs donc ponctuels qui soulagent et évitent surtout de s’attaquer aux vraies causes du problème.
C’est je pense d’abord une question de nature individuelle face aux stimuli provoquant ledit stress. Cette nature est probablement initiée par la façon dont nous avons été éduqués en plus de l’environnement dans lequel nous avons été élevés. S’ajoute aussi probablement à cela, la nature propre de chacun.
Une nature angoissée sera stressée mais vivra mieux les effets de ces angoisses avec quelques tuyaux.
De même pour la détente: avant d’apprendre à se détendre, encore faut il en voir envie.
Ces problématiques se posaient moins il y a 30 ans alors que le phénomène stress était connu. On y accordait moins d’importance et de facto, les situations d’auto persuasion étaient aussi moins fréquentes.
Je pense que la meilleure façon de diminuer son stress est d’apprendre à traiter, interpréter et appréhender les informations reçues par nos sens y compris celles susceptibles de générer du stress.
L’ignorance, la désinformation, la rumeur, la peur de l’inconnu ou de la différence sont des facteurs générant le stress parce que nous ne savons pas comment en face réagir autrement que par l’angoisse ou la panique.
Un salarié qui connait ses droits dans une entreprise est plus armé face au stress du harcèlement, de la discrimination ou du licenciement abusif que celui qui ignore totalement ses voies de recours.
La vie est de plus en plus stressante parce qu’elle de plus en plus orientée vers la sphère de l’ultra individuel comme facteur d’épanouissement personnel. Autrement dit, tout ce qui perturbe les objectifs de vie tourné vers soi devient facteur de stress.
Il est aussi intéressant quand le stress vient, d’essayer d’analyser les causes de ce stress en faisant un minimum d’introspection et surtout en ayant aussi un minimum d’humilité pour se remettre en question quelque soient les causes.
Question intéressante: est ce que tout un chacun a envie de se débarrasser de son stress (négatif) ? Paradoxalement, lutter contre son stress c’est aussi d’abord accepter que l’on est stressé et angoissé et accepter les causes de ces angoisses. Nous sommes courageux non pas parce que nous n’avons plus peur mais parce que nous sommes capable de dominer cette peur et de l’accepter. C’est angoissant comme processus. Peut être plus (car c’est un processus de fonds) que la pollution des angoisses quotidiennes… d‘ou ma question précédente….
Nicolas
Nicolas,
Vous pouvez nous donner votre mail à cette adresse: ecotidien@yahoo.fr
Merci !
Ayant lu vos deux messages sur le C.E et ce dernier, je me dis qu’ils ne sont pas anodins. Une réflexion si poussée sur le stress ne peut émaner que de quelqu’un qui a, peut-être, à gérer ( vilain mot) ce type de situations. Faire de l’introspection, soit! C’est un peu léger quand rien n’est dit sur les difficultés rencontrées par les employés, ouvriers, précaires au sein de l’entreprise. L’épanouissement personnel n’est certainement pas leur préoccupation majeure. Et la non prise en considération de la personne, vous en faites quoi? Et le temps non alloué aux débutants pour faire leurs premières armes: dès leur entrée dans l’entreprise, ils doivent être “autonomes”, “productifs” et “rentables”… parfaits pour un salaire de misère! De plus, lorsque vous devenez “une variable d’ajustement” , employé Kleenex, croyez-vous sincèrement que vos conseils – je cite: “Il est aussi intéressant quand le stress vient, d’essayer d’analyser les causes de ce stress en faisant un minimum d’introspection et surtout en ayant aussi un minimum d’humilité pour se remettre en question quelques en soient les causes.” – soient pertinents?
J’ai aussi du gérer le mien puisque les anglo-saxons ont “une certaine ignorance” du droit du travail français et n’ont aucune envie de s’y intéresser..
Les situations que vous décrivez à mon avis nécessitent d’abord une connaissance de ses droits et des conseils internes à l’entreprise pour els faire respecter et être appuyé.
L’introspection, c’est léger en apparence parce qu’abstrait en pratique mais ça permet de tenter de prendre le recul nécessaire à l’analyse de sa propre situation de stress afin de trouver les causes et les degrés de ses causes puis de tenter d’y apporter les réponses adéquates ou les aides nécessaires.
Ca me semble un préalable fondamental:
- La situation de précarité de l’emploi entraîne un stress quant au futur: Concrètement, il est intéressant d’analyser personnellement ce stress afin de ne pas attendre le bon vouloir des employeurs qui abusent de ces situations et rechercher rapidement toutes les solutions possibles de CDI. La rupture du CDD est possible s’il y a CDI en face.
- J’ai été aussi employé Kleenex puisqu’il a bien fallu commencer et j’ai menacé d’un prud’homme mon 1er employeur. J’avais 24 ans parce qu’il essayait d’abuser sur la période d’essai alors que la convention collective en prévoyait une bien moins longue. J’ai donc essayé de développer un réseau y compris en interne, utiliser les armes internes telles que le CE et le syndicat et je me suis documenté pour rééquilibrer la balance. Au final, j’ai quitté mon 1er emploi au bout d’un an parce qu’on est venu me chercher.
Autre point intéressant. il est d’autant facile à mon avis de s’épanouir au travail si on y arrive en vie privée. Si la structure travail n’encourage pas l’épanouissement, alors il faut je pense chercher ailleurs.
Il n’y a pas de recette miracle face au stress mais simplement un préparation à plus ou moins bien y faire face et plus ou moins bien pouvoir le combattre. Comme tout ennemi, il faut apprendre à le connaître et donc à mon avis à se connaître face au stress.
Je pense sincèrement qu’on trouve les armes de 1er niveau face au stress d’abord en soi. Ensuite il est clair qu’il faut avoir l’humilité de reconnaître et d’accepter toute aide disponible. Encore faut-il avoir ses moyens et les moyens de les détecter puis de les solliciter.
Ca n’est qu’un avis. Je ne suis ni psy, ni coach, ni diplômé sur le sujet. Il n’y a la qu’un compte rendu de vécu personnel avec les analyses de mes propres réactions et impressions.
Mais tours partant pour partager ou échanger sur le sujet.
Il y a toujours une partie de moi qui se réjouit de vivre des difficultés car je sais qu’une fois les difficulté passées ou surmontés je vivrais un mieux dans ma vie.
Un peu comme le proverbe cycliste qui dit : “Si la montée est dure, pense à la descente.”.
Dans la vie nous rencontrons de nombreuses difficultés, certains en vivent plus que d’autres. Mais savoir à quel point notre situation est plus difficile ou meilleure n’arrange rien. Pourtant nos difficultés nous obsèdent.
Et puis un jour, à force de se prendre la tête, on réalise que stresser est encore plus fatiguant que de vivre les difficultés. C’est à ce moment qu’on devient prêt à dépasser le stress.
J’ai une inspiration assez bouddhiste sur la vie et concernant le stress je crois qu’il y a tout un apprentissage à faire sur nos réactions fasse à nos propres émotions.
Cela commence par accepter l’omniprésence du stress et notre vulnérabilité au stress.
Le stress est inévitable car toute situation inconnue, tout changement, toute difficulté génère du stress. Souvent, la non-acceptation d’une situation nous fait beaucoup plus souffrir que la situation elle-même.
Notre société nous infantilise et nous peinons à apprendre ce qu’en psychologie on appelle “le principe de réalité” (accepter que tout ne se passe pas comme nos désirs) .
Les modèles sont des stars qui font leurs caprices d’enfant ou des ados sortis de la télé-réalité. Tandis que les personnes plus sages et plus âgées sont décrédibilisées lorsqu’elles ne sont ni riches, ni célèbres.
Accepter la situation stressante est pourtant une étape indispensable pour trouver des solutions. Il y a le temps des lamentations et le temps des solutions. L’énergie dépensée à se plaindre et autant d’énergie perdue pour trouver des solutions.
Un autre apprentissage nécessaire est celui de l’abandon du stress.
Abandonner son stress nécessite souvent de passer par une étape d’inconfort. Le changement et les situations inconnues génèrent du stress, abandonner un travail stressant pour en trouver un autre nécessite de passer par une étape d’incertitude (reconversion, chômage, perte de ses habitudes…). C’est souvent la peur de cette étape qui nous fait fuir le mieux.
Et puis le stress conditionne souvent nos réactions. Par exemple, nous devenons tendus à l’approche d’une personne difficile à supporter sans nous rendre compte que cette tension contribue à créer une communication désagréable, et à renforcer chez l’autre des comportements désagréables.
Souvent, nous refusons d’abandonner notre stress alors que nous sommes dans un environnement calme. Nous cherchons à décharger notre stress dans notre entourage où dans nos loisirs au lieu de vivre pleinement nos moments détente. Notre vie fini par devenir un enfer car nous laissons notre stress nous poursuivre et notre sommeil ou nos loisirs nous épuisent au lieu de nous reposer.
Abandonner la négativité de notre stress est pourtant indispensable pour nous permettre de respirer lors de nos moments de détente à la maison ou dans nos activités.
Mine de rien, nous nous habituons à nos malheurs qui nous stressent et sans acquérir un certain lâcher-prise sur nos soucis, nous y restons enchainés.
Gérard L.
Je suis aussi d’accord à 100% sur l’infantilisation des masses par notre mode vie.
Notre classe dirigeante a intérêt à nous maintenir dans un climat d’assistanat matériel, intellectuel et pyschologique tout en érigeant l’individualisme, les apparences et le superficiel comme facteur de réussite personnelle..
Le proverbe “aide toi, le ciel t’aidera” est plein de bon sens..mais s’aider c’est aussi savoir accepter d’être aidé sans honte et en bonne intelligence.
je suis coach professionnel et je me rends compte que le stress est croissant.
Pourtant des remèdes existent non pour faire disparaître le stress, mais pour apprendre à mieux le gérer.
Si cela vous intéresse, Vous pouvez télécharger gratuitement mon dernier document d’Autocoaching : comment enrichir sa vie avec moins de stress en page d’accueil du site Reussirzen (http://reussirzen.com)
et collecter des infos sur le blog http://reussirzen.blogspot.com/
Coincidence : je viens de poster un petit texte intitulé “Réduisez votre stress avec le savoir dire NON”
avec bienveillance
Guillaume Kac
La réussite est à la portée de tous.
Donc, pour le faire baisser un peu (hehehe
Bon, trève de conneries.
Je dois vous avouer que mon approche de la vie est en fait beaucoup plus animale que spirituelle. Le stress est propre à toute forme de vie à peu près évoluée. Du stress pour se nourrir, pour se protéger, pour s’accoupler, etc.
La nature est faite de sorte que la vie doit lutter pour subsister, elle se trouve tout le temps en situation de concurrence, d’harcelement, de menace. Notre organisme a à sa dispoition toute une batterie d’hormones pour faire réagir notre corps à ces stimulations.
Le stress est naturel, il fait partie de la vie. Il n’est ni possible de le combattre, ni de l’éviter. Ni possible, ni souhaitable d’ailleurs. On pourra aussi peu vivre sans stress que sans nourriture.
Quand, dans une situation de stress, une poussée hormonale nous accélère le pouls, nous dilate les pupilles, nous empêche de dormir, il n’est d’aucune utilité de se poser sur son derrière pour faire une scéance de sophrologie. Ce sera prétendre qu’on est plus malin que la nature. Autant prendre directement la fuite (comme, pour revenir à un cas concret, changer de boulot). Ca, ou alors montrer les dents. Réajuster la hiérarchie.
On sera, entre nous, entre êtres humains, toujours la proie de quelqu’un d’autre et le prédateur de quelqu’un d’autre. Le méchant patron qui contourne le droit du travail n’est qu’un autre maillon dans la chaîne. Il en prend pour son compte également, je vous assure.
Il est en fait un rêve (ou un cauchemar) que de prétendre qu’une société à l’abri de besoins matériels (et encore, cet abri est bien relatif), pourrait idéalement vivre sans stress, le vieux rêve du bonheur pour tout le monde, tout le temps…
Désolé, on n’a pas le logiciel pour cela.
Pour finir: Si vous me permettez d’échanger le mot stress par le mot peur, notion très proche, mais moins complexe, plus vicérale dans le sens ou je la comprends:
Arretez de vous faire peur à tourner autour de vos peurs. Si vous avez peur, au départ, c’est déjà pour quelque chose, et ça sert à quelque chose. La peur renferme des énergies et des solutions, ne gaspillez pas cette énergie à auto-alimenter la peur !
miaaaaaaaaaoooouuuuu…..rrrrr….raaaaaaaaaaaaaaaaaaaahou
Je suis tout a fait d’accord avec Benoit II.
C’est l’existence même de professions que la vôtre que je qualifie “d’auto-alimenter la peur en tournant autour”. Vous êtes de ce genre de parasite qui se repaît des pires abcès de la société, tout en les faisant grandir avec vos déjections. Vivement que l’on se rend compte de votre inutilité !
la solution de balancer la télé me semble inadaptée. ce n’est pas la télé qui nous stresse mais tous ces nouveaux gadgets qui nous pourrissent la vie parce qu’on ne sait pas s’en servir pour se faciliter la vie… le téléphone portable est pratique si l’on sait laisser sa messagerie filtrer les appels et nous laisser une marge d’intimité, sinon le côté, il faut toujours être joignable tout le temps partout nous bouffe la vie.
et effectiviment notre société est devenue anxiogène avec ses critères de perfection exacerbés : il faut être perfomant avant d’avoir eu le temps d’apprendre, tout doit toujours être fait dans l’urgence. comment ne pas être stressé.
cependant et même si je pense qu’une partie de notre stress vient d’une société d’hyper consommation qui devra s’achever si l’on ne veut pas disparaitre, je pense que le stress tel qu’on le connait aujourd’hui est intimement lié à nos sociétés prospères, où les gens ont moins à lutter pour leur survie et plus de temps pour “se regarder le nombril” mélé d’individualisme égoîste. les gens étant centrés sur eux mêmes, ils se posent beaucoup de question et ont donc une plus grande conscience de tout ce qui ne va pas dans leur vie tout en n’ayant ni la volonté ni la force de chercher à changer ce qui ne leur plait pas.
Laurie, c’est une belle description de la logique pathogène de notre société moderne.
Je trouve que nous travaillons beaucoup trop. Mais dans la logique des sociétés si nous travaillons moins nous produisons moins, nous rapportons moins…
Nous nous tuons au travail pour entretenir un système qui fini à coup de crises par détruire nos sociétés.
Nous scarifions le présent en vue de profiter de la vie à l’heure de la retraite. Le problème c’est que nous n’y arrivons pas toujours vivant et en bonne santé. Et notre sacrifice aura été vain.
A salaire équivalent nos horaires devraient être réduits pour que nous puissions avoir du temps pour nos activités, pour notre entourage et pour récupérer. Ou alors nous devrions avoir 5 semaines de congès en plus quitte à ne pas avoir de retraite (puisqu’on a le temps d’en profiter tout le long de notre vie).
Cette idée semble loufoque avec la logique économique actuelle mais si on y réfléchi un peut il y a beaucoup d’avantage :
1) Moins de stress et donc un travail plus efficace,
2) Plus de temps et donc plus de dépenses (l’économie en profite),
3) De l’embauche pour compenser la diminution du temps de travail,
4) Moins de mal-être et donc moins de conflits sociaux,
…
Enfin c’est juste une piste de réflexion.
Gérard L.
Il faut prendre du recul avec notre société. Nous avons centré nos vies autour de la valeur travail : il faut travailler toujours plus pour gagner plus, pour le dépenser dans des futilités. Le lieu de travail est l’un des endroits où tous les coups les plus bas sont permis au nom de la compétitivité oubliant la compassion pourtant signe d’une société moderne.
On peut recentrer nos vies autour de la famille. Passer du temps avec ses enfants est autrement plus enrichissant que chercher à gagner quelques deniers de plus au détriment de ces derniers.
J’ai occupé un poste d’encadrement pendant un an, où j’ai bossé entre 50 et 60H par semaine. Je gagnais bien ma vie et pourtant je n’étais pas heureux, je n’avais plus de temps à consacrer à ma famille et à moi-même. Il y avait un côté aliénant dans ce job. Je n’avais plus le temps de nourrir mon intellect J’avais un niveau de stress qui me rendait irritable. La naissance de ma fille a été un déclic qui m’a fait voir la vie autrement.
Maintenant je travaille pour le salaire minimum à 35H. Peut-être aurais-je l’occasion de gagner mieux ma vie mais pour l’instant ça ne me préoccupe pas. J’ai banni tout le superflu et je ne m’en porte pas plus mal, au contraire.
J’ai trouvé mon remède au stress.
Je souscris à ce que vous écrivez concernant les gens qui n’ont pas la force de se remettre en question. Seraient-ils les seuls à devoir se remettre en cause alors que toute la société leur renvoie leur mal -être et leur souffrance à la figure. De plus j’ajouterai que tout le monde n’a pas les mots suffisants pour traduire son stress et ses difficultés. Etre capable d’exprimer les raisons de son stress n’est pas à la portée de tout un chacun. Une nouvelle fois, c’est l’apanage de ceux qui manient la langue, les concepts et qui détiennent les informations essentielles concernant le monde du travail.
Le stress est lié à l’ignorance, au manque d’outils d’analyse et à la méconnaissance des lois de l’entreprise. Combien de personnes peuvent vraiment mettre des mots sur toute cette souffrance? Quand vous avez la tête sous l’eau au quotidien, comment faites-vous? Notre société semble s’accommoder fort bien du fait qu’elle laisse “sur le bord de la route” des personnes de plus en plus nombreuses sans le recours à un conseil, à une aide, n’étant pas intégrées dans le monde des grandes entreprises où même là cela semble difficile, voire impossible. C’est le chacun pour soi généralisé et tant pis pour les plus fragiles. A titre d’information: de nombreux jeunes éprouvent des difficultés à lire un texte simple.
Pour information: Statistiques émanant de la journée nationale de préparation à la défense datant de mars 2009 :
*20,9% ont le profil 1 (compréhension très déficiente, ces jeunes ne disposent pas de mécanismes efficaces de traitement des mots écrits).
•31,37% ont le profil 2 (déficit de compréhension sans doute lié à un niveau lexical très faible).
Statistiques qui m’interpellent au plus haut point. Il se trouvera beaucoup d’”experts” à relativiser ces chiffres. Cela demande beaucoup d’humilité comme le préconisait Nicolas ci-dessus et pas uniquement dans la gestion de son stress personnel !
On peut avoir un avis sur la profession de coach. Certains sont des charlatans, d’autres des professionnels compétents. Le coaching est aussi vieux que le monde. Il est issu de la maïeutique socratique : l’art du questionnement. Simplement, il a été cantonné d’abord dans la sphère sportive (il s’agit plus d’un motivateur et est connu sous le nom d’entraineur), puis dans la sphère industrielle (pour atteindre des objectifs de vente par exemple), et progressivement il s’étend à la sphère privée : le life coaching. d’abord en Amérique du Nord, puis en Europe. La peur et le stress n’ont rien à voir. Il ne s’agit pas d’éliminer le stress mais de le gérer. Quant à votre remarque “Vous êtes de ce genre de parasite qui se repaît des pires abcès de la société, tout en les faisant grandir avec vos déjections. ” je vous laisse respirer la merde que vous avez remué. C’est un bon anti-stress. Sans rancune.
Mais dans quel monde vivez vous ? Croyez vous vraiment que le stress soit le privilège des intellectuellement démunis ? Croyez-vous que celui qui à les moyens d’analyser sa situation subit pour autant moins de stress ? Et, d’abord, pourquoi cette diabolisation du stress ? (voir mon commentaire de l’autre jour).
Je répète, le stress est une réaction viscérale, hormonale – savoir expliquer les raisons de son stress a à peu près la même utilité que d’expliquer les raisons de son amour… exercice bien futile qui ne change rien à la situation donné. Au lieu de tourner au tour du pot, on devrait davantage écouter sa réaction immédiate, qui est souvent d’une sagesse bien plus profonde qu’une défense désamorcé par des heures d’analyse.
Vince parle plus haut des sans-culottes, de la révolution française. Pourquoi cela a-t-il pu fonctionner ? Parce que les gens étaient confrontés à une menace existentielle, ils avaient faim ! Croyez-vous qu’ils ont passé beaucoup de temps à analyser leur situation ?
Je sais que c’est tabou d’en parler, mais dans de nombreuses situations de stress, de contraintes, d’injustices subis, notre âme, notre anima animale, voudrait mordre. Ou taper. Mais déjà c’est interdit, puis c’est plus tellement dans les moeurs, et puis on calcule, on se dit: mais non, c’est le patron, je n’ai pas le droit de me rebiffer, je pourrais perdre mon emploi… je préfère que ma rage me ronge plutôt que de l’afficher, de la tourner contre sa VRAIE cible…
On vend notre dignité et notre droit à la légitime défense pour les soi-disant confort et sécurité de nos petits derrières.
Et puis ou voulez vous en venir à victimiser sans cesse “les pauvres exploités du système” ? A un assistant généralisé ? Du “coaching” pour tout le monde ? Comme vous l’écrivez vous-même, plus on renvoie cet image de “ratés” aux gens en difficultés (difficultés qui bien souvent se résument à des besoins matérielles tout à fait relatives, voir carricaturales, du genre: rien à bouffer mais une télé écran plat au salon) plus on leur enlèvera les outils (ou l’envie !) à s’en sortir sans aide. Je suis sûr que, si vous continuez dans cette lancé, les gens ne vont même plus être capable d’aller aux chiottes tout seuls ! Tiens, allez au tiers monde coacher les gens pour qu’il puissent analyser leur faim et la mort de leurs enfants. Je suis sûr que vous les ferez bien rire !
Il y a des exploités ? Mais c’est dans la nature humaine d’exploiter, de construire des hiérarchies ! Au lieu de vous lamenter, réfléchissez seulement deux secondes qui vous exploitez, vous ! Je suis sûr que vous trouverez !
Attention, je ne dis pas que tout est très bien comme ça se passe actuellement ! Mais le fonctionnement actuel, le modèle basé sur le succès matériel à quand même le consentement d’une vaste majorité. Ou croyez-vous à une théorie du complot ? Que c’est quelques méchants dans l’ombre qui nous veulent du mal, qui veulent tout le bien pour eux ? C’est à cause d’eux que vous rêvez d’une (plus) belle bagnole ? C’est à cause d’eux que vous voulez faire des vacances au ski ? Vous abandonnés donc le libre arbitre ?
Excusez moi, mais si on est vraiment descendus si bas, si les hommes ont troqué le libre arbitre contre la vie de mouton, désolé, mais qu’on les mène donc à l’abattoir !