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Et aussi
L’Independance Day, fête nationale américaine, a été célébrée partout dans le monde samedi dernier. L’American Dream, cette idée selon laquelle n’importe quel individu peut réussir grâce à son travail et sa détermination, est-elle toujours d’actualité ? Oui, pour les 10 millions de personnes qui remplissent chaque année une demande de carte verte, d’après le Department of State.
Les détracteurs du système américain rappellent que ce pays est à l’origine de la crise économique, que les enfants peuvent s’y procurer facilement des armes, que la sécurité sociale y est inexistante. « Comment peut-on rêver d’un pays fondé sur le génocide indien ? » demande Régis, qui est fier de ne jamais avoir mangé un Big Mac de sa vie et met un point d’honneur à ne pas regarder de séries américaines. Mais on peut rappeler que les Etats-Unis d’Amérique, c’est aussi le deuxième pays du monde à s’être doté d’une Constitution écrite (en 1787, elle a fait oublier la Constitution corse de 1755) et le seul pays qui y inscrit noir sur blanc le droit à « la recherche du bonheur ».
Le PIB des Etats-Unis représente ¼ du PIB mondial, soit plus de 14 milliards de Dollars, et les économistes affirment que si la Californie était un état indépendant, à lui seul, il serait la 6è puissance économique mondiale ! Avec 305 millions d’habitants et une natalité à près de 15%, les Américains ne sont pas en pénurie de travailleurs. Pourtant, chaque année, l’Etat organise sa propre immigration.
Si un demi million d’étudiants étrangers et 10 millions de clandestins résident sur le sol américain d’après le Département de la sécurité intérieure, il existe une façon plus pérenne de s’installer aux USA : obtenir une carte verte, qui permet à une personne et à sa famille (conjoint et enfants mineurs de 21 ans) de venir travailler aux Etats-Unis. Charlotte a 30 ans. Jeune mariée au chômage, elle aimerait aller y vivre. « La France est sclérosée » affirme-t-elle. « Ici, si vous n’avez pas fait une grande école de commerce, vous ne pouvez rien espérer. J’ai travaillé dans les assurances et j’ai attendu 5 ans une promotion, au moment où je pensais que j’allais enfin l’avoir, j’ai été licenciée. Entre-temps, j’ai vu tous les jeunes diplômés me passer devant.» Avec un mari commerçant, Charlotte s’estime étranglée par les impôts et les charges. Elle en est persuadée : aux Etats-Unis, ils auraient la belle vie.
Mais contrairement à l’adage, il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir ! Les demandes de cartes vertes sont extrêmement règlementées. Appelées « green cards » en référence à la couleur de l’imprimé initial, les cartes sont devenues blanches puis, depuis les attentats du 11 septembre 2001, ot été remplacées par des dossiers informatiques hyper-sécurisés, affirme le Département d’Etat.
La demande de carte verte est, en théorie, gratuite. Au pays du McCarthysme, où « socialisme » est un gros mot, on veut pourtant préserver l’égalité des chances en permettant à tous de déposer une demande. Tous les ans, une loterie géante permet donc à près de 55 000 étrangers de venir s’installer aux Etats-Unis. « Le but est de maintenir une diversité permanente » explique le site web officiel de la carte verte.
Malgré la gratuité, certains, comme Charlotte, n’hésitent pas à payer. « Je me suis inscrite sur un site web qui réalise les démarches pour moi. Je peux même gagner un billet d’avion pour aller aux USA si j’obtiens la carte verte ! » Une centaine de sites proposent ce type de services, facturés de 30 à 300 € pour les plus audacieux. Présentés comme des sites officiels, avec drapeau des Etats-Unis, hymne américain en fond sonore et textes légaux écrits en Anglais, ils promettent, comparatif à l’appui, d’augmenter les chances de gagner une carte verte. En réalité, il n’en est rien.
Il n’existe que 3 manières d’obtenir une carte verte outre cette fameuse loterie : Via un employeur justifiant qu’il n’a trouvé personne de plus compétent que vous aux Etats-Unis; en vous mariant avec un citoyen américain (voir le film Green Card avec Andie McDowell et Gérard Depardieu) ou en l’achetant directement : si vous avez 500 000 Dollars US à investir, vous pouvez vous l’offrir ! Et, en plus des cartes vertes, chaque année, 675 000 visas sont accordés, limités à 20 000 par pays.
Profitant de l’opacité du système, des hommes de loi ont décidé d’en faire, eux aussi, un business. Sur leurs sites web, certains avocats spécialistes du droit de l’immigration, ou en tout cas se présentant comme tels, affichent un gros logo « paiement par carte bancaire » et par téléphone. Nous en avons appelé un, qui demande dans un anglais approximatif de payer avant la délivrance de tout renseignement. La simple inscription est facturée 40 à 160 Dollars US, et cette somme sera « à compléter » par des honoraires importants en cas de tirage au sort.
Si la demande de Charlotte est refusée cette année, elle passera par l’un d’eux l’an prochain. « J’ai mis mes indemnités de licenciement de côté, il me reste 7500 €, j’entends bien les utiliser pour aller aux Etats-Unis par tous les moyens ! » Si vous avez réussi à remplir le dossier sans déborder dans les marges, à faire une photo numérique correspondant aux critères, que vous répondez à toutes les exigences et que vous avez été tiré au sort, vous pourrez enfin recevoir votre carte verte ! Après 5 ans de présence sur le territoire, il vous sera même possible de demander la nationalité américaine. En 2008, on recensait 117 000 Français aux Etats-Unis.
Marlène Schiappa
Pour aller plus loin






















Enfin plus sérieusement, quel est le réel intérêt de sa démarche? Le taux de chômage américain explose et comme tout autre pays, les diplômes passent avant le reste à l’embauche…
Plutôt que de quitter la France pour un échec professionnel (si l’on peut parler d’échec d’ailleurs), il serait plus intéressant d’essayer de créer sa propre société et de le faire soi même son “rêve américain” sans avoir à partir.
Avec 7500€, elle a un capital de départ intéressant, après sans idée, elle ira pas plus loin la bas qu’ici de toute façon. (Méchanceté gratuite ou triste réalité, je vous laisserais choisir)
Enfin encore une fois, ça ne sera que mon humble avis, et comme toujours excellent article
Je trouve cela très triste d’avoir à se sentir “obligé” de partir de son propre pays,
pour pouvoir trouver un emploi, une meilleure vie professionnelle,
alors qu’ici, si tout le monde faisait un peu d’efforts chacun de son côté,
on pourrait s’en sortir.
Mais bon, je comprend,
puisque, à force de vivre la méchanceté et les apriori des gens sur le chômage depuis 4 ans que j’y suis, je comprend que certains préfèrent partir plutôt que de continuer à supporter un système qui préfère l’agressivité et l’intolérance,
plutôt que, comme aux USA, l’encouragement, le travail au mérite, l’égalité des chances (même si eux aussi ont leurs problèmes, mes correspondantes me le disent, mais au moins, ils en ont conscience, et ne se la “pètent” pas, s’acceptent tels qu’ils sont avec leurs échecs et leurs réussites pour mieux rebondir ensuite, ce qui est tout de même une preuve de bon sens à la base).
Ils m’ont expliqué que quand les enfants vont à l’école, il leur est dit que chacun d’entre eux peut réussir, et peut prétendre à un bel avenir, ils les encouragent tout le temps, ils s’entraident, sont très solidaires, la communauté des artistes à N-Y est très solidaire et très solide, ils ne se laissent jamais tomber, quelles que soient leurs différences (même si eux aussi ils ont leurs problèmes, leurs propres imbéciles comme chez nous, ce qui ne représente pas la majorité bien entendu).
Ils se soutiennent moralement énormément, quand ils voient une personne aller mal, ils ne la laisse pas seule (contrairement à ici, ça dépend où, sans commentaire).
Ils font la vigie, il y a toujours quelqu’un pour veiller sur l’autre et c’est rassurant.
Nous, quand ma famille allait au plus mal à cause du chômage, et que des gens s’en sont aperçus sur internet avec mon blog, ce sont des américains que je ne connaissais pas du tout qui nous sont venus en aide (sans commentaires).
Alors que tout le monde connaissait notre situation ici (voisinage, organismes etc), ce sont des gens de l’autre bout de l’océan qui sont venus à notre secours.
C’est de cela, dont nous nous souviendrons pour toujours.
Ils ne nous ont pas jugés.
Ils ne se sont pas moqués de nous.
Ils ne nous ont pas dit “c’est bien fait pour vous” et bla et bla et bla.
Ils n’ont pas été intolérants ou peureux.
Ils n’ont pas eu peur d’attraper le chômage en nous aidant.
Ils n’ont pas eu peur d’attraper nos problèmes en nous aidant.
Ils ne nous ont pas donné de leçons de morale.
Ils se sont contentés d’être gentils, sympa,
de nous soutenir moralement,
de nous apporter de la douceur dans notre quotidien bien lourd,
de nous apporter un peu de meilleur dans notre vie,
un peu de sourire,
pour alléger notre peine…
Et si, ici,
au 3° millénaire,
il y a encore des gens qui trouvent ça “cool” d’être “méchants” pour se donner un “style”,
je peux assurer que ce sont ces gens, qui se trompent et qui sont nuls, et moi je refuse cette vie-là, je n’en veux pas (harcèlement moral subi suite à méchanceté et manque de respect répété dû suite à manque d’éducation).
Moi,
je préfère être respectée,
soutenue,
encouragée,
appréciée pour ce que je suis.
Quand j’appelle à l’aide,
ce sont les américains qui me répondent les premiers pour les mêmes questions posées ici.
Quand j’écris à quelqu’un pour demander un simple renseignement,
ce sont les américains qui répondent les premiers pour les mêmes questions posées ici.
Alors non, je ne vivrais pas aux USA,
seulement je me pose des questions…
Ma famille aussi…
Pourquoi là-bas les choses peuvent fonctionner en moins de 48h,
tout en respectant l’être humain,
même si eux aussi ont leurs problèmes comme tout le monde,
et ici non.
???
Mon ami vient d’avoir son CAP travaux paysagers en formation adultes (parce qu’il est impossible d’avoir un autre niveau supérieur de formation ici à moins de déménager, ce qui finit par devenir ridicule, faire plus de 2 à 3 heures de route pour 8h de formation, ça devient n’importe quoi,
quand il serait tellement plus simple de, par exemple, faire la théorie par internet par des cours par correspondance, et d’assurer les cours pratique avec des professionnels sur sites, dans des pôles pluridisciplinaires par exemple, en regroupement, à proximité des gens demandeurs de formation, cela en ferait, des économies, au niveau transport, non seulement au niveau essence, mais aussi en terme de fatigue, car un élève, quelque soit son âge, ou un employé, qui est fatigué pour du transport, est une personne non rentable, mais cela, les entreprises pour beaucoup ne le conçoivent pas ici, ce qui est une erreur de gestion/management énorme, qui relève du bon sens commun : autant faire fonctionner une voiture sans carburant quoi, cela fait plusieurs fois que je propose cette idée à plusieurs organismes depuis plus de 2 ans : sans réponse ce jour).
C’est sûr, c’est plus logique de faire déménager des demandeurs d’emploi en groupes à des centaines de kilomètres alors qu’ils n’ont pas d’argent pour vivre,
plutôt que de faire déplacer LE SEUL ENSEIGNANT SALARIE jusqu’à eux, qui lui aurait l’argent pour se payer le transport.
…
Mais bon, ma logique et celle des autres en même temps, ça fait 12…
Aux USA aussi, les produits de beaucoup de secteurs sont beaucoup moins chers qu’ici, alors que beaucoup de ces produits sont fabriqués aux USA justement, donc ce sont les mêmes marques (le transport par avion ne justifie pas à lui seul toutes ces hausses).
Parmi ces produits : loisirs créatifs (qui sont censés être de l’art populaire, dans populaire il y a peuple, mais le problème c’est que l’étiquette mentionne des prix de luxe, … et le luxe ne concerne que 10% de la population française, donc ces gens rateraient 90% de la population en termes de bénéfices/CA??? Ouaaaaaaaaaaaaaah!!! Quand même!!!).
Papèterie aussi, alimentation, couture, vêtements, etc…
Aux USA, eux au moins, ont compris que plus ils vendent des produits à des prix adaptés aux salaires des gens (bas prix donc mais de bonne qualité quand même), plus ils gagnent de l’argent. Alors qu’ici c’est le règle du snobisme à tout crin, ce qui fait que nous consommateurs on achète de moins en moins (cherchez l’erreur)…
Aux USA, ils sont pour l’entreprise individuelle.
Ici, quand vous osez dire que vous êtes autoentrepreneur, c’est :
refus de vente, refus d’informer, refus d’écoute, refus refus refus (trop nouveau…).
(pour le CESU, c’était pareil remarquez ici, dès que c’est nouveau, c’est la panique).
Aux USA, ils sont pour l’innovation (ouhlala, innovation, ici, très très gros mot).
Aux USA, ils n’en ont rien à faire de travailler avec des gens qu’il ne connaissent pas du tout, qui viennent d’horizons sociaux différents, ils s’adaptent sans aucun problèmes, du moment que vous les respectez, que vous bossez, que vous êtes bien élevés, c’est tout ce qu’ils demandent.
Aux USA, ils sont ouverts d’esprit.
…
Alors oui ils ont leurs problèmes.
Oui ils ont leur gens pas malins comme chez nous.
En ce qui me concerne,
que doit-on penser d’entreprises qui,
ici,
après leur avoir envoyé moult candidatures
sur plusieurs années (de 1998 à 2009 avec périodes de chômage et périodes d’emploi),
ignorent des gens comme moi qui :
- un bac arts plastiques-littéraire
- ont un BTS action commerciale (avec environ 57% de taux de réussite),
d’un lycée de banlieue en zone ZEP,
- ont étudié le grec ancien pendant 2 ans
- ont le test probatoire de l’école du Louvre l’année où il n’y a eu que environ 50 et quelque % de réussite?
- ont un travail exposé dans un musée depuis l’an dernier,
- se font repéré par plusieurs musées depuis 2 à 3 ans environ,
- parle français, anglais, allemand,
- ont un Q.I. supérieur à 140,
- sont autodidacte dans un tas de domaines
(art, artisanat, informatique, internet, etc etc etc)…
et continuent de laisser des gens comme nous sans le sou,
sans emploi, sans accès à la formation professionnelle depuis 2005???
(donc sans accès au logement, ni au mariage, ni à la maternité, ni à la consommation…).
Alors qu’aux USA,
ils nous laisseraient notre chance sans discuter???
…
???
Mais eux, aux USA, leur idée, c’est d’ignorer ces gens pas malins, et de continuer sa route,
de se consacrer uniquement aux gens de valeur,
les gentils,
les intelligents,
les courtois,
les cools,
les travailleurs,
et d’encourager ceux qui ont envie de se battre pour s’en sortir.
Voilà,
j’ai essayé de retranscrire un “résumé” de ce que mes correspondants m’ont raconté depuis 3 ans environ.
J’espère leur avoir été fidèle.
Je leur dit MERCI.
Et comme on dit chez eux : “giant hugs, take care”.
(bises, prenez soin de vous).
La vie n’est idéale nulle part.
L’essentiel est le respect et l’altruisme, ainsi que l’écoute.
Sans ces valeurs, impossible d’avoir une vie stable et harmonieuse.
Bon ben j’y retourne,
je dois sortir de 4 ans de chômage sans ressources ici moi.
(ah, si vous savez comment et/où où rédiger les CGV (conditions générales de vente etc) pour autoentrepreneur (site de e-commerce) pour respecter la loi LCEN, avec un budget de demandeur d’emploi (0 euro donc) vous me faîtes signe svp, ça me rendrait beaucoup service!!! D’avance, merci!!!
Salut!!!
;oD
L’ACCRE: exonération d’une partie des charges durant un an renouvelable un an si l’URSSAF en donne l’accord.
Celle ci acquise, tu as le droit à des aides pour ton capital d’entreprise.
Ce n’est certes pas énorme, mais ça apporte toujours un peu.
Quand aux CGV, ça coute chère mais il y’a des avocats pour cela ( compter environs 300€) et toujours dans le cadre du chômages, il suffit des fois de demander à l’ANPE qui à surement des gens spécialisés ou du moins qui vous dira à qui vous adresser à moindre cout.
Je ne sais pas si cela peut vous aider, mais bon courage dans tout les cas.
je comprends bien votre post, pour avoir vécu moi-même au Canada, puis aux état unis pendant deux ans, pour y travailler. Si certains de vos propos correspondent parfaitement à la vision que j’ai eu sur place des choses, et des gens, par contre d’autres me paraissent bien trop idéalistes.
Bien sûr, comme n’importe quel pays et comme vous l’avez bien dit, les USA ont leurs avantages et leurs défauts, et des défauts, la France aussi n’en manque pas; néanmoins, j’y suis revenue, et pas pour rien.
Si la communauté artistique de NY se sert bien les coudes (vous la connaissez visiblement mieux que moi), il ne faut pas oublier que une particularité bien ancrée dans la mentalité américaine fait que si tout le monde à sa chance de réussite, on vous dira bien assez tôt: si tu ne fais pas d’argent, alors laisse tomber, tu n’es pas fait pour ça. Les résultats se chiffrent en monnaie sonnante et trébuchante, et seule la valeur du travail qui rapporte est réellement reconnue par la société. Jamais aux USA vous n’auriez été bien vue si vous aviez désiré créer sans travailler à côté, gagner vos sous de votre poche.
Aussi, vous parlez de diplômes, de formations: mais auriez vous pu accéder à ces même diplômes aux USA? Ici en France, j’ai obtenu un diplôme d’ingénieur, d’une bonne école publique, qui me permet de travailler pour un bon salaire, sans avoir jamais rien à payer pour les études ou des frais de scolarité véritablement maigres; aux USA, le même diplôme m’aurait couté au bas mot 60 000 euros, que je n’aurai jamais pu avoir. Conséquences: la grande majorité de mes collègues étaient issus de milieux aisés, limite petit bourgeois je dirais, 0 mixité sociale, ethnique donc n’en parlons pas: nous étions le gratin du gratin, point final. Si en France l’égalité des chances scolaires est encore fortement à travailler, aux USA elle est limite à inventer, et ce ne sont pas les 3-4 bourses distribuées de ci delà qui y changent quelque chose. Au bas mot, votre BTS vous aurait couté 15000 dollars, auriez vous pu financer ce diplome?
Et quid de la prise en charge de votre santé, gros point noir aux USA, que j’ai eu la “chance” de voir de près car je travaille dans la recherche informatique appliquée au biomédical. C’est à 90% par dégout de ce système de santé répugnant des USA que je suis rentrée en France, car c’était insupportable de voir des gens mourir par défaut de paiement d’opérations cardiaques cr les cœurs artificiels étaient hors de prix et non couverts par la plupart des assurances. 300 000 dollars, ou bien votre vie, a vous de choisir, en sachant que si jamais vous y passez, vous laissez votre dette à vos enfants.
Là où je vous rejoins, c’est sur la mentalité: les américains de nord sont globalement chaleureux, et encore plus au Canada, n’hésitent pas à vous renseigner avec le sourire, et à vous rendre service avec une spontanéité épatante. Beaucoup moins de distance entre les gens, adieu cette froideur qui colle à la peau des Français, cette distance entre deux gens qui se croisent dans la rue! Ayant été élevée à la campagne, au milieu de gens non méfiants et chaleureux, je me suis toujours sentie comme une E.T. dans les grandes villes en France: regards fuyants, personne n’aide personne, intolérable, et là dessus j’ai été comblée aux USA.
Mais tout cela n’a pas suffit à valoriser à mes yeux un systeme pourri de l’intérieur et basé sur la réussite personnelle, et en somme toute très élitiste sur le niveau de vie, des écarts sociaux qui sont des gouffres béants, et j’ai préféré rentrer en France, bien décidée à améliorer ce qui ne va pas dans mon pays. Je travaille aujourd’hui pour une somme ridicule comparée à celle que je touchais aux USA, mais qui est plus que correcte pour vivre en France, pour l’amélioration du service public qu’ hélas on cherche de plus en plus à casser, et en espérant qu’un jour les français seront plus chaleureux!!
Pour votre soucis de CGV, je ne peux hélas vous aider, tout ce que je sais c’est que pour etre bien protégée vous devrez les faire relire par un avocat et je ne sais comment avoir cette relecture à titre gratuit. Sinon, si vous vendez des reproductions de vos oeuvres, vous pouvez peut etre passer par des plateformes génériques type deviantart?
bien à vous, et bon courage (je sais ce que c’est, j’ai un auteur de BD à la maison!)
Mylène
Vous pouvez vendre vos œuvres sans passer par une structure de E-Commerce. Vous montez un site galerie et laisser simplement un moyen de vous contacter pour les gens intéressé. J’ai une amie qui fait ça depuis quelque temps et ça marche plutôt bien sans avoir a payer de prestataire pour les paiements.
Bon courage Audrey
Quant au raccourci que fait Charlotte il me semble un peu rapide. Elle n’a pas fait de grande école DONC elle n’a pas eu de promotion et a été virée ? Mouai … mon expérience me montrerait plutôt que le diplôme sert fortement au début pour entrer dans une boîte, mais une fois qu’on y est je pense que les compétences dont on fait preuve dans son boulot comptent pour plus de 99%.
Donc chère Charlotte on ne se connait pas, mais sans connaitre davantage le dossier je pense que tu devrais te remettre en question avant d’accuser la “France” … oui c’est plus facile d’accuser autrui plutôt que d’avouer son incompétence, mais je trouve qu’elle a bon dos parfois la “France sclérosée” …
Je suis depuis 20 dans la même entreprise française. Je n’ai que le bac et le niveau DEUG, je n’ai pas pu avoir mon DEUG d’anglais à l’époque à cause de problème d’audition qui m’ont fait rater l’UV de phonétique – elle était éliminatoire !
Ayant besoin d’argent et perdu assez de temps, je me suis rabattue sur une formation courte d’informatique qui m’a coûtée à l’époque environ 4 500 euros, un crédit étudiant sur 3 ans ! Mais j’ai eu des jobs et ensuite, j’ai été “placée” grâce à une boite de prestation, dans ma boîte actuelle. Et mes compétences ont fait le reste, je n’ai qu’un bac offciellement, mais tout de même le salaire d’un ingénieur débutant…Oui, je sais après 20 ans de boîte, mais je ne suis pas ingénieur, j’ai fait des formations internes au fur et à mesure – qui ne sont pas reconnues ailleurs par contre…Bref, mon parcours est sûrement très classique, mais archaïque : je suis “coincée” dans ma boîte, aucune autre ne voudra de moi et préfèrera un diplômé à compétences égales…
Pour en revenir au sujet des USA, oui la SANTE est le problème numéro un. Pourtant, comment expliquez vous qu’il y ait si peu d’émigrés américains qui viennent en France…Ca reste un mystère pour moi. En effet, ceux qui viennent chez nous sont plutôt aisés!
Mais je vais vous dire un secret : mon amoureux est américain, et au lieu de me proposer de venir aux USA avec lui, il souhaite venir s’installer en France !!!! Donc, la roue tourne. Et la, je peux vous dire que même en m’épousant, l’élu de mon coeur va entrer dans un parcours du combattant qui va s’avérer plein d’embûches ! Même américain, un immigré reste un immigré ! Alors, jamais de french dream non plus?
Sans vouloir vous vexer, car je ne crois pas que vous vouliez en venir là, lorsque vous dites “Même américain, un immigré reste un immigré!” n’est-ce pas là quelque chose de normal? Pourquoi un Africain devrait il avoir plus de difficultés qu’un Américain à venir s’installer sur notre sol? De plus, soyons honnêtes: Même si les démarches restent pénibles – ce que je regrette de tout cœur avec vous – elles restent plus aisées lorsqu’on a un bon passeport américain, rien que par la bienveillance avec laquelle le dossier est traité par rapport à celui d’un Africain.
Pour le fait que la France attire peu d’Américains, je pense qu’on peut le justifier ainsi :
- les salaires feront devenir vert de peur tout américain qui se respecte s’il ne fait pas attention au niveau de vie, surtout s’il est diplômé. Personnellement, j’ai divisé mon salaire presque en 10 en revenant en France.
- La langue! en France, dans une boite implantée en France, on parle français! et si nous ne sommes pas doués en anglais, que dire du niveau de langues étrangères des américains. La plupart d’ailleurs sont très très choqués de voir qu’en France, très peu de monde parle anglais, et qu’on exige d’eux dans une grande société qu’ils parlent le français. Très rébarbatif pour un peuple qui considère que l’anglais est de toute façon mondial, et qu’on a qu’à s’adapter à cela. (en même temps, le niveau d’anglais en France est clairement consternant, ça en est limite honteux :p )
- Enfin, les Américains ne sont globalement pas très portés sur le fait de venir travailler en Europe. Beaucoup pensent – et peut être à raison – que de toutes façons, les USA étant le pays n°1 économiquement au monde, ils ne trouveront pas mieux dans la vieille Europe.
Voilà globalement les impressions que m’ont laissé mes amis américains pendant ces deux ans, bien sûr ce n’est qu’un ressenti personnel.
Bon courage dans vos démarches pour votre compagnon, j’espère qu’il appréciera la France !
Mylène
tant de reves datant des annees 50….
a propos du peuple americain…tres chaleureux et adorant les francais..c’est indeniable.j’ai eu l’occasion de m’en rendre compte sur place a de nombreuses reprises… jusque a une certaine limiite… si tu n’a pas de pognon,tu n’est rien…
quand a y emigrer.si tu n’a pas bac +5 minimum,ce n’est meme pas la peine d’esperer. des caissieres a wallmart,il y en a deja plein. avec un salaire tout juste suffisant pour te nourire..et ne compte pas sur les complement “francais ” pour y pallier,il n’y a pas de cmu,de securite de l’emploi (CDI),d’allocations chomage,logements,familiales,de securite sociale et de caisse de retraite.rien de rien… sauf si tu a les moyens… la mutuelle de base coute pres de 800 $ par mois pour un jeune couple sans enfants.une simple consultation pour une angine m’a coute pres de 155 euros (j’ai bien dit euros) et moitié moins pour les medicaments.heureusement,ma mutuelle et la secu on en rembourse une partie a mon retour en france.les conges payes sont limites a 15 jours par ans sous reserve d’une certaine anciennete,si tu est vire c’est sur l’heure et sans indemnites…
la nourriture est bon marché aux states..sauf pour les produits frais,une simple pomme se vend 4 $ dans les supermarchés.les vetements sont de basse facture car made in china…mais des que tu veut augmenter la qualite..c’est presque deux fois plus cher que chez nous.
ouvrir un commerce aux states???lol…c’est tellement protegé que un ami boulanger et patissier s’y est casse les dents….il faut tout simplement prouver que tu ne “pique ” pas le boulot d’un americain,a tes frais,et c’est chose quasi impossible..ca a ete meme renforce depuis la crise.les nationaux sont prioritaires
enfin le boulot d’artiste est tres mal vu la bas… vedette du show bizz?? ok bienvenue,peintre,sculteur ou autres passent pour des faignasses et sont indesirables,pas neccessaires a l’economie americaine… c’est leur point de vue..hein….
Quand a une vie heureuse quelque soit ton origine,ca c’est dans les films…demande aux millions de chicanos (mexicains) cantonnes dans les basses besognes ou aux affros americans ce que ils en pensent..j’ai vu des homeless (sdf) de plus de 80 ans dans la rue,dont une femme en chaise roulante de 96 ans faire la manche pour manger… choquant,choquant car en france la solidarite jouerait.. pas aux states..
le peuple americain nous envie notre systeme de sante,de retraite et de solidarité pour les sans emplois.je le repete,c’est un peuple merveilleux et extremement acceuillant,tres chaleureux,tres serviable,quand tu va depenser ton fric chez eux…lol.et j’y retournerais avec plaisir,mais en tant que touriste!!!! vivre dans un endroit ou y passer des vacances..ce n’est pas la meme chose… dommage que un tableau idealiste ,quasiment surreel ai ete brosse dans ce post… veni vidi,partit….;-)))
moi, j ai pris le choix de la quitter, malgre que je sais que je n aurai pas de retraite, car pas assez cotisé.
mais je prefere une vie calme, paisible, avec des voisins respectueux, des gens qui vous croisent et qui vous sourient et qui vous disent bonjour.
Malgre que je parle pas tres bien l’anglais, on arrive toujours a se comprendre car le peuple americain est aimant, compréhensible.
De l’enfant au vieillard, l’americain est respectueux. C’est une question de dignité et d’éducation.
J’en avais marre de me faire agresser verbalement, dans les bus de france
Avoir ma voiture rayée.
L’Etat français aide et prend ensuite par diverses taxes.
La vie est trop chère en france.
Aux States, il y a des clinics free (gratuites) pour les pauvres (immigrés mexicains vont dans ces clinics, et ils ne sont pas morts !)
Les eglises donnent à mangés et vous pouvez partir avec un repas pour seulement $1 (to go)
L’essence est moitié moins cher qu’en france car le gouvernement francais vous taxe un max ! 1 gallon =3 litres 78 pour $2.45 !
Ici, il y a un seul peuple (blanc, black, mexicains) pour un seul drapeau .
En france, c’est une honte que les immigrés crachent sur l’hymne national et sur le drapeau. C’est pour cela qu’il y a autant de haine.
Les collabos du front national marseille (sécurité DPS) avec la police pour arrêter les tous petits ‘malfrats’,( moi je dirais les pauvres personnes qui essayent de s’en sortir)L
La police en civile, ripoux, qui vous controle, et qui vous volent votre argent liquide.
Toujours la police en civils (marseille) qui taxent les putes de l’Est du boulevard le jarret, $ 50 par filles et par nuit !
Et les avocats, qui vous demande un max de fric, avant meme de commencer à monter un dossier. Aux states c’est à la commission, à la réussite !
J’en avait marre de voir tout cela sous mon nez, sans pouvoir rien faire.
Il fait bon vivre aux States, mais par contre, c vrai, ils ne veulent pas de musulmans.
Pr ma part, je crois ke si l’Amérique connaît autant d’immigration sè kelle sé la rentabiliser à son propre compte et également parce qu’elle vit de ce qu’elle sait si bien faire : faire rêver…
En général, les gens ont instinctivement tendance à chercher un pays, une terre idéale…
A d’autres époques, ce fut la le Royaume-Uni, la France, l’Empire arabe…
Chaque pays connaît son heure de gloire ms ki s’arrète tjrs un jr…
Demin, se sera peu tètre la Chine… Ki sé ?
ms se kil faut bien comprendre, sè ke les USA st actuellement un pays élitiste… basé sur la réussite individuelle et la compétition et ki ne reconnaît ke cela…
Ensuite, les USA, pays d’innovation ? Si on veut…
Prenons un ex. : les USA ont été pionniers dans les mouvements de libération gay à la fin des années 60…
L’Europe a suivi quelques années plus tare…
Quelle est la situation aujourdui ?
Eh bien, il me semble ke l’Europe a nettement plus d’avance sur les USA concernant les droits des gay ainsi que l’acceptation des homos par la société dans son ensemble… et ce, malgré de fortes disparités entre pays européens…
Dc, mon sentiment est que les USA st généralement champions pr ce qui est de lancer des idées nouvelles ms nettement plus a la traine kan til sagit de les appliqué…
En gros , sè le règne du provisoire…
Alrs qu’en Europe, il me semble kon va plus lentement ms kon revient nettement moins en arrière, contrairement aux US…
Et je crois aussi ke les peuples européens ont acquis une certaine sagesse à la suite de leur longue, brillante et tragique Histoire…
Contrairement aux US, ki st un pays jeune et ki, a mon avis, manque de cette sagesse que confère l’Histoire…
Et la puissance fait aussi naître la tentation d’en abuser…
On sait ce qui l’en na couté a l’Europe… et accessoirement au monde par la suite…
Enfin, et c’est la une considération purement personnelle, je né aucune estime pr un pays ki nassure pas a TOUS ses concitoyens un minimum vital permettant de vivre hors de la précarité et ki, de surcroit, provoque des guerres avc des pays étrangers…
J’y ai effectué une formation, trois fois moins chère qu’en France pour des qualifications équivalentes, 30 000 Euros au lieu de 90 000 euros. Et 80% de ce que j’ai dépensé pour cette formation me sera reversé sous forme de remboursement d’impôts.
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Maintenant que je travaille, mes impôts sur le revenu sont prélevés à la source, à un niveau bien moindre qu’en France.
Comme tout le monde en Colombie Brittannique, je paie un montant faible, fixe et obligatoire chaque mois pour le Medical Services Plan, je ne paie donc pas quand je vais consulter mon médecin ou un des spécialistes auxquels il me réfère, ni pour une urgence.
Si je perds mon job, je suis aidé, temporairement.
Il y a du travail peu qualifié disponible partout pour qui veut travailler.
La progression où je bosse se fait au mérite, à la compétence, pas au diplôme ou à l’ancienneté. La plupart des personnes n’ont pas de diplôme particulier. Le patron qui a créé la boîte il y a 6 ans après avoir travaillé comme enseignant, n’a pas de diplôme qui rentre dans le domaine de l’entreprise.
Personne ne se prend le bec pour savoir si le dimanche doit être férié. Les commerces sont tous ouverts ce jour-là, le supermarché est même ouvert de 8h à 22h 7 jours sur 7, même les jours “fériés” comme le 1er juillet, fête nationale ici.
Il n’y a pas de grève à tout bout de champ.
Les services administratifs sont centralisés en un guichet unique, où la personne a une vraie notion de service et d’efficacité. Presque tout est disponible aussi sur internet, sur des sites conçus sur le même modèle, sans fioritures.
Le système politique a ici une transparence nettement au-dessus du système français.
Les finances publiques sont suffisamment saines pour se permettre un déficit seulement lorsque c’est nécessaire, et pas en permanence.
Entreprendre, embaucher, licencier, est plus facile ici, tout le monde est plus dynamique.
Il n’y a pas la paranoïa et la criminalité présente dans certains coins des USA, les gens ont ici une attitude positive vis-à-vis de leur police (oui, les tuniques rouges
Les chinois, eurasiens, indiens d’Inde, iraniens, et les autres, travaillent ici ensemble, se mélangent, sans former de ghettos.
Retourner en France? En touriste, à la rigueur. Pour la famille et les amis, ils préfèrent venir nous voir ici.