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Et aussi
Avec le Mouvement de Libération de la Femme, et maintenant que près de 80% des mères de famille ont un emploi à plein temps selon l’INSEE, on en demande encore plus à ces messieurs. Ils doivent changer les couches, préparer les repas, acheter eux-mêmes les tartes aux pommes et participer à la kermesse de l’école. Dernièrement, un nouveau nom a même été donné à ces nouveaux-pères par une grande marque de cosmétiques : les « novo casual ».
Après le métrosexuel (David Beckham) qui tartinait son visage imberbe d’anti-rides à 150 € les 100 ml, puis l’über sexuel (Georges Clooney) qui se tartinait aussi d’anti rides mais ne se rasait plus en signe ostentatoire de virilité, place, donc, au novo casual. Les magazines people (plus de 500 000 exemplaires de Public vendus par semaine, et près de 400 000 de Closer) ont unanimement élu Patrick Dempsey, égérie de L’Oréal, pour incarner ce renouveau masculin. Son atout charme ? C’est un bon père de famille. Tout simplement.
« Patrick Dempsey qui pousse un caddie dans un supermarché, c’est novateur, ça fait vendre des magazines ! » affirme une journaliste spécialisée dans l’actualité des gens célèbres. Si vous et moi n’avons pas attendu que le Docteur Mamour de Grey’s Anatomy pousse un caddie pour aller faire nos courses en famille, ce qui est plus étonnant, c’est de constater que l’image du playboy option « une femme dans chaque port » ne fait plus recette. Et qu’on lui préfère celle d’un simple « marié, 2 enfants ». Aujourd’hui, les acteurs et les personnalités préfèrent valoriser et médiatiser leur quotidien le plus banal. « Avant, les gens voulaient lire des histoires de strass et de paillettes. Aujourd’hui et on le voit encore plus avec la crise, c’est le quotidien qui les intéresse. Savoir dans quelle école vont les enfants de Brad Pitt, si Jude Law a trouvé une nounou pour les siens, ou même voir Barack Obama jouer dans le jardin avec ses filles, est plus palpitant pour nos lecteurs que de savoir si Naomi Campbell a exigé une piscine de champagne dans sa loge. »
Caroline est caissière dans un magasin parisien depuis près de dix ans, et elle a remarqué que les pères de famille avaient une manière différente de consommer de celle des mères. « Rares sont ceux qui ont des listes de courses. Ils font à l’instinct. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas eux qui achètent en majorité des pizzas surgelées. Les pères qui passent par ma caisse déposent plutôt de la viande et des légumes sur le tapis. Même s’ils cèdent en général plus facilement aux demandes des enfants d’avoir un petit Kinder ou un paquet de bonbons devant l’entrée » Pour Caroline, une chose demeure : les pères regardent moins à la dépense que leur compagne.
Mais ce qui peut passer a priori pour une tendance légère a, en fait, une portée bien plus profonde. En mettant la paternité sur le devant de la scène, c’est tout le schéma familial qui se rééquilibre. Les demandes faites par l’association SOS Papa pour généraliser la garde partagée des enfants en cas de divorce par exemple, ont plus de poids si elles sont popularisées par des célébrités ou par les médias. Pour le bien de tous : dans un sondage BVA paru en janvier dernier, 81% des Français admettaient que si les pères consacraient plus de temps à l’éducation des enfants et aux tâches familiales, les femmes pourraient, elles, en consacrer plus à leur carrière.
L’Observatoire de la Responsabilité Sociétale en Entreprise a même édité un guide téléchargeable gratuitement, destiné à promouvoir la parentalité en entreprise… auprès des salariés masculins. Ce qui passe par des actions de communication, mais aussi et surtout par une augmentation de leur pouvoir d’achat : le congé paternité de 11 jours, pris par près de 70% des pères d’après le Ministère de l’Emploi, s’accompagne dans la plupart des cas d’une baisse de rémunération. Et si prendre une pause est bien accepté dans certains milieux aisés, ça reste encore difficile pour les pères qui occupent des postes plus précaires.
Loin de se laisser désespérer néanmoins, certains sont prêts à poser un congé parental de 3 ans : d’après le Credoc, en France, 10 000 pères seraient actuellement au foyer, ce qui représente… à peine 1% des 536 000 parents en congé parental, rappelait Nadine Morano au Figaro la semaine dernière. Et ces 10 000 pères seraient au top de la tendance, d’après notre journaliste people : « Matthew Mac Conaughey, lui aussi, a affirmé qu’il envisageait sérieusement de devenir père au foyer pour permettre à sa femme, top modèle Brésilien, de se consacrer à sa carrière ! »Des gens comme nous, on vous dit…
Marlène Schiappa
Pour aller plus loin






















Ça me semble bien peu payer une reprise de pouvoir des pères, pouvoir qui n’a rien de bien neuf d’ailleurs, les chiffres de la violence conjugale nous le rappellent tous les jours!
Das les faits, même si ses proportions demeurent très marginales, l’implication paternelle dans les tâches domestiques est devenu le nouvel alibi de la propagande pour la famille traditionnelle. J’imagine que les 99% de mères qui se tapent les tâches domestiques auxquelles est consacré le “congé” parental apprécieront à sa juste valeur cette statistique, dissimulée à la toute fin de l’article…
Vous êtes bien pessimiste “Benvoyons”
99% des mères se tapent seules les tâches domestiques ?
Je ne sais pas d’où vous sortez ce chiffre, j’ai entendu justement le contraire…
Et impliquer les pères dans l’éducaion de leurs enfants n’a rien de traditionnel…
Tout ne relève pas toujours de la théorie du complot !
Alex, quand vous aurez passé la plus grande partie de votre vie selon le shéma “elle dans la cuisine à faire la tarte aux pommes” et moi sur le canapé, quand vous vous rendrez compte que vos enfants n’ont de vous qu’une image de sévérité, alors vous vous sentirez bien seul, et vos valeurs d’antan vous auront bien avancé… Les mots “homme” et “tendre” mis côte à côte, ça ne fait pas un oxymore…
Et les agricultrices, elles restaient près du feu en attendant le retour du chamo ? Alors qu’on sait qu’elles ont toujour participer à tous les travaux, même labourer la terre.
Et dans les boutiques, les femmes attendaient que le mari vende ? Et sur les marchés ?
Et les industries, qui faisaient les tapis et autre textiles du XVIIè au XX è siècle ?
Non la seule chose qui a changé est que les femmes sont passées d’un travail non rémunéré à un travail salarié.
C’est le SALARIAT qui était nouveau !
(signé un homme, choqué d’avoir entendu sa mère demander à son mari de signer une autorisation pour ouvrir un compte bancaire durant les années 1970 en France).
Et l’esclavage aussi, d’ailleurs…
http://www.soslesmamans.com/topic1/index.html
Des mamans sont trainées dans la boue sans que personne ne s’en émeuve plus que ça. Parce qu’elles ont autre chose à faire que de faire pleurer dans les chaumières : elles doivent assumer leurs enfants et n’ont pas le temps de se faire la pub que se fait une certaine association plus misogyne que paternaliste.
Il serait bien que TOUTES les sources soient mentionnées afin que chacun puisse voir les deux côtés des choses.
Il n’y a pas que des papas qui souffrent, il y a aussi des mères, mais, apparemment, là, c’est normal!
C’est un article sur les pères, donc on parle des pères.
Quand on fait un sujet sur les mères, personne ne nous réclame de mettre des liens sur la paternité pour avoir “toutes les sources”
Je crois que personne ne peut nier les chiffres.
Dans l’immense majorité des cas les JAF accordent la garde à la mère en cas de divorce ou de séparation, les mères ne sont donc pas (encore une fois, dans la majorité des cas, il peut y avoir des exceptions) lésées à ce niveau-là !
Par ailleurs les mères ont le temps de “se faire de la pub” comme vous dites, tout autant que les pères, seulement les associations et réseau de mères sont plus nombreux (j’en sais quelque chose, j’en ai créé un) que ceux des pères.
Du coup, vous avez l’impression qu’on parle plus d’eux alors que non, tapez “maman” et “papa” sur un moteur de recherche, vous verrez que la paternité est souvent la grande oubliée de la parentalité. (ces propos n’engagent que moi, mais je vous les livre tout de même
)
En outre pour en avoir parlé avec des membres de SOS Papa, je me permets de noter une petite erreur sur votre site: vous indiquez que le monsieur qui a voulu faire tuer sa compagne pour récupérer la garde de ses enfants était un délégué de SOS Papa, or, c’est faux, il s’est fait passer pour tel mais ne l’a jamais été. Il vient d’ailleurs d’une région où il n’y a pas de délégation !
Je laisse votre lien en ligne dans votre commentaire, mais à cause de cette information qui peut être assimilée à de la diffamation contre l’association en question, je ne sais pas si la modération juridique en fera de même.
Bon courage à vous quoi qu’il en soit !
Cet article raisonne un peu comme un espoir. L’espoir que la mutation de notre société, avec une plus grande implication moyenne des pères dans la vie familiale, et de ce fait leur capacité à assumer leurs enfants, soit enfin reconnue.
Je suis aussi en situation de divorce.
La résidence par alternance qui a été vécue durant les 6 premiers mois de la séparation s’est révélée tout à fait satisfaisante pour les enfants.
Mais la mère a décidé que cela lui créait une contrainte géographique et en conséquence et de façon unilatérale, elle a mis en scène unilatéralement un conflit entre les parents, et a ainsi obtenu la résidence exclusive en ONC (avant de s’éloigner juste après).
Cette technique est malheureusement tellement répandue qu’elle a été évoquée dans le rapport de mission parlementaire du 25/01/2006 (p.217). Mais il faut du temps avant que le législateur prenne en compte ces dérives et affine les lois en conséquence. Il faut aussi encore bien plus de temps à la Justice pour intégrer les textes en vigueur…
L’adoption du projet de loi n°1531 en cours de discussion à l’Assemblée (lui même issu d’une précédente tentative ayant échoué en 2004) représenterait un immense pas en avant, car il éviterait de placer de facto l’un des parents (la mère) au dessus de l’autre, et permettrait d’avoir dans une grande majorité des cas l’intérêt supérieur des enfants mieux défendu face aux aléas de choix de vie de leurs parents.
Pour ce qui est du titre… sachez que je suis davantage taquin que tatillon… Notez bien que ce qui m’a attiré vers votre article c’est surtout son titre… J’aimerai m’exprimer ici, davantage… mais mes propos risqueraient d’être orientés en direction de la justice, du divorce et des inégalités H/F et du sexisme. Même s’il y a un point commun avec le sujet des “nouveaux pères” (qui est dans la continuité du féminisme que j’approuve totalement et soutiens énergiquement), je choisi volontairement de ne pas dériver du sujet d’origine car ce serait abusif de ma part… Aussi je compte bien surveiller vos publications pour trouver le sujet adéquat qui me permettra (comme beaucoup… comme beaucoup de papas…) de m’exprimer et d’apporter de l’eau à votre fontaine.
Pour vous mettre l’eau à la bouche, je vous indique en “avant-première” le lien qui renvoie vers mon site : http://hercule.olympe-network.com/crbst_0.html#anchor-top
Je suis assez confiant dans la publication d’un article sur ce sujet, car en ce moment 4 projets de loi, entre autres… sur la définiton de la notion de famille post-divorce (projets 1531, 1611 + statut du tiers-parent), l’aliénation parentale (projet 1710) battent le pavé. Tous ces projets de loi sont imbriqués et pourtant aucun débat national ne semble engagé… Mais que font les journalistes !!!!
Cependant, le modèle unique n’existe pas. Chaque couple doit s’accommoder de son propre contexte et trouver les solutions qui lui permettent de vivre harmonieusement. En somme il ne s’agit pas d’une lutte opposant hommes et femmes, il s’agit d’une intelligence réciproque visant à vivre mieux ensemble.
La possibilité de travailler est formidable pour les femmes de la bourgeoisie car cela leur permet de s’extraire d’un milieu ennuyeux pour se consacrer a des métiers intéressants (avocate etc..). MAIS pour les femmes qui se retrouvent à accomplir des taches pénibles comme caissière, c’est la possibilité d’arrêter de travailler qui est intéressante.
Combat d’émancipation pour les unes, piège pour les autres.
Quant aux pères les modèles qu’on leur présente les conduisent à être une deuxième maman, d’où l’inconfort en couple, la perte de repères (les divorces) et les enfants-rois qui, comme dans votre article sur le shopping compulsif, restent chez leur parents et ne deviennent jamais adultes; car c’est dans la “lutte” contre l’autorité du père que l’enfant se construit et trouve la volonté de quitter le foyer parental.
Le problème dans ce pays, c’est qu’on commence à connaître, et reconnaître, que dans les familles, les pères ne sont pas (plus ?) aussi absents qu’autrefois, ou qu’on veut bien le dire et/ou le faire croire…
Perso, je connais plein de couples unis où la coparentalité s’exerce au quotidien, et sans même forcément qu’il y ait toujours accord de points de vues… j’allais dire : heureusement d’ailleurs…
Mais problème : quand séparation il y a : le père n’existe plus (ou à peine…) dans une trop grande majorité des cas (et en tout cas déjà dans tous ceux où la mère ne souhaite pas qu’il continue d’exister…), y compris quand il revendique juste… de continuer de tenir son rôle… le rôle qu’il s’est choisi et qu’il entend bien continuer d’assumer, même si ce n’est que juste mais déjà à sa manière…
Alors, on entre effectivement dans une espèce de lutte de pouvoir…
…
Mais à toutes celles dont les poils se hérisseraient à la seule lecture du titre… je dirais : ne vous méprenez pas…
Il ne s’agit pas d’un pouvoir venant détrôner le vôtre…
Non…
Il s’agit juste de continuer de démontrer au quotidien que tout simplement, on peut continuer de s’occuper de nos enfants, tout comme vous…
Le pouvoir de celui qui peut…
Donc pas nécessairement de celui qui voudrait évincer l’autre…
D’ailleurs, vous pouvez toujours essayer de demander à un enfant lequel des deux il voudrait, lui, évincer…
QUI D’ENTRE VOUS PARVIENDRAIT A S’EPANOUIR EN AYANT DEUX MAISONS ET DES SACS SOUS LES BRAS? Même dans les cas ou cela se passe très bien, les enfants finissent par vouloir se poser et n’osent pas le dire, pris dans un terrible conflit de loyauté. Cela n’arrange personne de parler de cela. Mais qu’est-ce qui est vraiment bon pour un enfant? Il existe diverses manières de garder un lien fort avec les 2 parents, mais diviser un enfant en deux c’est égoïste et c’est le principe de la RA. J’ai suivi des enfants en RA sur de longues périodes, dans les familles où le dialogue est possible, ils finissent par faire un choix à l’adolescence. Sinon, ils se taisent et se plaignent par derrière et finissent par en vouloir à leurs parents! Ils “commencent à vivre vraiment” (ce n’est pas une phrase de moi!), lorsqu’ils partent faire des études et ont un appart à eux! Je n’ai connu AUCUN adolescent qui m’ai parlé positivement de la RA “ça arrangeait surtout mes parents.” Certains disent qu’ils n’en parleront jamais à leurs parents pour ne pas leur faire de peine.
Un bon pédopsy vous expliquera que selon l’âge de votre enfant, il aura plus ou moins besoin de sa mère ou de son père. Alors mettre un enfant de 6 mois en RA est une énorme erreur, à 8 ans il est logique qu’un petit garçon voit son papa très régulièrement, etc… Le site Lenfant dabord donne des pistes intéressantes pour une mise en place progressive d’une RA. Si on est intelligent et si on pense aux enfants avant de penser aux adultes, on cherche une solution évolutive dans le temps en rognant un peu son égo. Et surtout, on laisse les bébés se faire MATERNER et cela n’est pas du féminisme, c’est le gage d’un enfant qui grandira bien et sera un adulte équilibré. Tout est question de place et les hommes doivent la retrouver: la maman materne et les papas ouvrent les enfants à la société et posent les limites. Un bon père peut faire des câlins mais ne doit pas devenir une mère! Sinon, ce ne seront pas les hommes qui prendront le pouvoir, mais les enfants!
Enfance nous fait le témoignage empreint du pompage de Jacqueline Phelip sur les enfants qui ont 2 valises, et pourquoi pas 2 malles en osier à se trimbaler d’un domicile à l’autre!!
On est presque à 2 doigts de nous faire croire que ces enfants, nos enfants sont des ânes de transport de marchandises.
Enfance nous fait part de ses témoignages recus, mais recu de qui? Et aucunement de son propre vécu de la garde alternée. C’est toujours les récits de récits.
Question : avez vous vécu la garde alternée?
Connaissez-vous le respect d’un enfant envers son père et sa mère?
Connaissez-vous l’autorité parentale partagée entre un père et une mère?
La plus belle, est de nous parler du site de l’enfant d’abord; alors que ce site est un site négationniste de la garde alternée. Les critiques à l’égard du positionnement extrémiste de ce site se retrouve d’ailleurs aussi sur le web. Beaucoup d’internautes ont pu constater le caractere anti garde alternée, et anti père de son auteur.
“Un bon père peut faire des câlins mais ne doit pas devenir une mère!”
…
Pourquoi pas, Pétain qui donnerait des conseils pour être un bon francais.
A vous, les parents n’ont pas besoin de vos remarques pour être papa ou maman. Les parents qui s’organisent en garde alternée n’ont pas besoin de votre vision noire de la vie, pour comprendre et vivre la séparation de leur couple, tout en réussissant l’éducation de leur enfant. Ne vous en déplaises.
Le plus drole, c’est que c’est la remarque d’une femme sur le transport des valises entre 2 domiciles, alors qu’une femme se balade entre les différents maisons avec une dizaine de sacs à main différents.
Enfance pense que la résidence alternée est néfaste aux enfants. C’est pour cette raison qu’il faudrait l’interdire et confier exclusivement la garde des enfants à la mère. Cependant, c’est dans ces cas qu’intervient la plus part du temps le syndrome d’aliénation parentale : La mère programme son enfant pour que celui ait une mauvaise image de son père (voir même qu’il le déteste). Ces cas d’aliénation parentale sont nombreux, et c’est pour cette raison qu’il existe une proposition de loi (proposition de loi 1710) visant à faire reconnaître par la justice ce préjudice qui est porté aux enfants… et tenez vous bien : la sanction invoqué par cette proposition de loi est la résidence alternée !!! Donc s’il faut interdire la résidence alternée parceque c’est néfaste aux enfants, pour quelle raison la met-on en place lorsque l’enfant va mal ?
Ce qui porte préjudice aux enfants c’est le comportement des parents et non pas la résidence alternée. Si un enfant en résidence alternée va mal, c’est que les parents sont en conflit et qu’ils se servent de l’enfant pour régler leurs conflits. Ce n’est pas pour cette raison qu’il faut sanctionner le principe de la résidence alternée. C’est le parent destructeur qui doit être sanctionné (ou les deux si les deux sont impliqués).
Je vous livre les avis des plus éminents spécialistes de la planète (nous sommes bien sur la même…?!) à propos de cette problématique. Vous pourrez en informer le site de l’enfant d’abord. Cela lui permettra d’évoluer et de sortir d’élargir son champ vision compressé à cause de ses oeillères :
Brunot Décoret – Psychologue indépendant – Chercheur Scientifique – Extrait d’une lettre envoyée à l’ensemble des députés par le psychologue Bruno Décoret lors de la demande d’interdiction de résidence alternée pour les jeunes enfants par quelques pédopsychiatres dogmatiques : « La fausse dénonciation de la résidence alternée semble venir plus d’une prise de position idéologique que d’une vraie défense de l’enfant. À partir de cas réels, mais isolés, et sans argumentaire scientifique, certains dénoncent ce qui les effraye, au mépris de l’intérêt général des enfants, des femmes et des hommes, et du principe d’égalité qui est un des fondements de notre République. ».
Edward KRUK – Professeur en Travail Social – Rapport de Décembre 2008 hébergé sur le site de l’université de GUELPH – Canada : « Selon une méta-analyse récente [Robert Bauserman - Docteur - Méta-analyse de 33 études] des grandes études nord-américaines où l’on a comparé les modalités de la garde physique exclusive et de la garde partagée, les enfants qui sont visés par la garde partagée s’en tirent beaucoup mieux dans toutes les évaluations qui sont faites de l’adaptation, par rapport aux enfants qui font l’objet d’une garde exclusive (Bauserman, 2002). M. Bauserman a comparé l’adaptation de l’enfant dans un cadre de garde physique partagée et de garde légale conjointe avec un cadre de garde exclusive (par la mère ou par le père), ainsi qu’avec un cadre familial intact; il a observé l’adaptation générale des enfants, les relations familiales, l’estime de soi, l’adaptation sur le plan comportemental et affectif, l’adaptation propre au divorce, ainsi que le degré et la nature des conflits entre les parents qui perdurent. À chaque mesure d’adaptation, les enfants qui se trouvaient dans un cadre de garde physique partagée avaient de meilleurs résultats que ceux qui étaient visés par une garde exclusive : [TRADUCTION] – Les enfants visés par des conditions de garde partagée avaient moins de troubles de comportement et de problèmes psychologiques, une plus grande estime de soi et de meilleurs résultats scolaires et relations familiales que les enfants visés par des conditions de garde exclusive – . Les résultats positifs de la garde partagée étaient également évidents parmi les couples vivant de graves conflits.
L’une des conclusions clés de la méga-analyse de Bauserman a été le constat imprévu d’une diminution des conflits entre les parents, dans les familles où les enfants font l’objet d’une garde partagée et d’une augmentation des conflits entre les parents, avec le temps, dans les familles où les enfants font l’objet d’une garde exclusive. Moins la mère ou le père se sent menacé de perdre son enfant et son rôle parental, moins il est probable qu’il y ait de la violence par la suite. ».
Françoise Labbé – Pédopsychiatre – Psychanalyste – Belgique – Mensuel Divorce 1 : « Subordonner le choix d’un hébergement alterné à l’absence de conflits entre les parents n’est pas acceptable. Cet argument, souvent utilisé par les parents ou les juges pour refuser une demande de garde alternée, ne pourrait que renforcer la relation trop fusionnelle entre un des parents et l’enfant, et confirmer le « déni » de l’existence de l’autre parent. ».
Daniel Paquette – Chercheur à l’IRDS – Centre Jeunesse de Montréal – Institut universitaire – Québec : « L’enfant a tout autant besoin de son père que de sa mère, mais pour des raisons différentes ! En conclusion, pour avoir réponse à leurs nombreux besoins, les enfants ont tout intérêt à pouvoir maintenir un contact étroit avec les figures d’attachement paternelle et maternelle tout au long de leur développement, afin de se préparer le mieux possible à la vie d’enfant, d’adolescent et plus tard d’adulte. ».
Claude Jolicoeur – Pédopsychiatre – Auteur – Professeur Adjoint et Professeur de Clinique à l’Université de Montréal – Québec : « La garde partagée est un droit fondamental qui devrait s’imposer d’emblée, à moins d’incompétence avérée de l’un des parents. Car chaque parent doit apprendre à devenir compétent, par un contact régulier et constant avec le bambin. Aucune lecture, aucun manuel ne dicteront jamais la conduite à suivre, dans l’éducation familiale, où la créativité, la motivation, le dévouement font cause commune et évoluent dans le temps, selon les situations. Quand certains conseillers familiaux tonitruent sur les complexes maternels du père qui demande une équivalence temporelle avec sa progéniture, l’on croit revenir au Moyen Âge de la psychologie tribale. Ils s’appuient sur des perversions des théories de l’attachement, établissant la mère en pôle unique, comme chez les animaux. Un centre hospitalier portera le nom extravagant de “Centre mère-enfant”, comme si le père n’était que l’étranger, à l’exemple de ces tributs des Mosos chinois, où le père ne faisait qu’arroser la mère, une seule nuit de son passage sans nul droit ultérieur. À l’évidence, l’on semble négliger que chaque enfant aura un tortueux périple dans les vingt premières années de sa vie où ses besoins seront multiformes et les protections jamais assez grandes. L’on ne peut nier que la mère a un instinct indiscutable dans les soins primaires de son rejeton, mais parfois une discipline plus discutable, alors que le contraire prévaut pour le père, fort en discipline, mais plus faible en instinct. Le garçon rebelle doit parfois craindre et c’est un peu dans le ton de la voix, l’attitude plus agressive et impulsive du père qu’il rencontre la limite ultime. ».
D’une manière générale, n’hésitez pas à vous documenter. Vous apprendrez beaucoup et vous vous affranchirez des croyances qui sont les votres, car dans les sciences molles la réalité ne prend forme qu’au delà de ce que l’on peut voir.
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Pour vous débattre de la sorte, vous devez être un papa aimant à qui on n’accorde pas la place qu’il mérite et j’en suis désolée pour vous. J’espère que cela va s’arranger.
Apparemment, mon mail n’était pas clair. A vrai dire, le titre de l’article, vous en conviendrez, peut amener à choquer et cela sans être féministe. Mme Schiappa est une femme brillante, elle savait bien que hommes comme femmes, avec un titre pareil, nous allions le lire et que cela provoquerait des réactions.
Je ne suis pas contre la RA, je pense simplement qu’elle peut être réfléchie autrement, avec une période de la vie plus chez la maman et une autre période de la vie de l’enfant plus chez papa (tout en gardant un lien avec l’autre parent , avec un we sur deux et le mercredi par exemple).
Lorsque je dis que les hommes doivent garder leur place de père et non devenir des mères, suis-je si loin de vos références qui insistent bien sur ce qu’apporte chacun des parents? Lorsque l’un des parents prend la place de l’autre, il le diminue dans son rôle et cela peut être aussi la source même des conflits. Que pensez-vous des mères qui prétendent pouvoir se débrouiller seule avec leur enfant sans l’autorité du père? Au même titre, que croyez-vous qu’elles pensent d’un homme qui prétend pouvoir apporter tout ce qu’une mère apporte à un enfant? Je dispose de sources qui appuient mes propos… mais bon… L’objectif de mon mail était simplement de faire un petit retour sur ce que disent les enfants de ma petite sphère professionnelle qui vivent la RA. Je n’ai rien contre les papas… au contraire!