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Et aussi
Parmi les 2,5 millions de personnes actuellement au chômage, dont 58 500 licenciés uniquement sur le mois dernier, beaucoup (de femmes, mais pas uniquement) vont renoncer dans un premier temps à la recherche d’un emploi pour s’occuper de leurs enfants. « Pendant les 5 premières années de mes filles, je rentrais après 21 heures et travaillais le week-end, pour rien finalement, puisque je viens d’être viré. » raconte Arnaud, ancien responsable RH, qui compte bien « profiter » de son récent chômage pour aller chercher ses enfants à la sortie de l’école. Dès que sa femme aura accouché de leur troisième, c’est lui qui restera à la maison pour s’occuper de toute la troupe, et économiser au passage les frais de garde « Si je n’avais pas été au chômage, cette idée ne me serait jamais venue à l’esprit. » se réjouit-il – pour l’instant.
La récession aurait même la faculté de ressouder les couples en dissolution : en février dernier, plusieurs journaux révélaient les cas de couples britanniques obligés de vivre sous le même toit, bien que fraîchement divorcés ; aucun d’eux ne trouvant de logement vaquant dans leur budget ! Au-delà des considérations purement financières, la remise en cause de notre modèle économique s’accompagne d’une remise en cause de notre mode de vie.
Les collègues passent mais ne restent pas, « il est loin, le temps de nos parents où l’entreprise était un cocon, comme une deuxième famille» d’après Nadia, et « il est difficile de garder des amis quand on n’est pas en mesure d’amener une bouteille ou de se payer un restau avec eux » déplore Hugo. Alors que la famille reste présente, qu’on le veuille ou non, dans les bons et dans les mauvais moments. Pour Evelyne Sullerot, sociologue de la famille, féministe, co-fondatrice du planning familial et présidente d’honneur de SOS Papa, la dévalorisation de la famille déboussole l’ensemble de la société. Dans son livre La crise de la famille, sorti en 2000, elle affirme que malgré les 70 000 couples parentaux qui divorcent chaque année en France, elle est la seule « donnée durable autour de laquelle la vie peut être centrée ». Alors, la famille serait-elle cette fameuse « valeur-refuge » tant recherchée par les spéculateurs ?
Marlène Schiappa
Pour aller plus loin






















A court terme, avec des oeillères, oui, c’est très mignon que les familles se réunissent (malgré elles)…. sinon, c’est un vrai retour en arrière où les différentes générations vivront sous le même toit. (Ou bien ils vont inventer un crédit sur plusieurs générations pour acheter la maison familiale ? -_- )
Avant tout, merci de bien vouloir respecter les termes de notre Charte (http://www.ecotidien.fr/charte/), et de ne pas utiliser des mots comme “stupide” dans vos commentaires sur Ecotidien, qui n’étayent en rien votre argumentation.
Concernant la logique du raisonnement, nous ne disons pas que c’est “bien” ou “mal” que les familles se rapprochent à cause de la crise, ni qu’il y ait un bénéfice pour ces familles, simplement nous relatons des faits, libre aux lecteurs de se faire un avis ou un autre sur le sujet.
Pour la partie “court terme”, vous noterez que vous et moi arrivons à la même conclusion (cf la phrase “il se réjouit- pour l’instant”) une raison de plus d’utiliser un vocabulaire pondéré.
Bonne journée à vous !
je vous lis depuis maintenant quelques temps.
Loin de moi l’idée de vous critiquer, n’y voyez donc rien de personnel, mais sincèrement, votre rubrique ressemble à s’y méprendre à un bureau des pleurs glorifié, en version moderne car en ligne.
Je ne parviens toujours pas à saisir le message qui doit transpirer de vos écrits, jour après jour. On ne fait qu’y sanctuariser la crise via des exemples flous, mais évocateur pour monsieur-tout-le-monde. En bref, si quelqu’un n’était pas encore convaincu que les gens étaient malheureux, fauchés, et tant qu’à faire laids à l’intérieur (la soi-disant étudiante qui en est ‘réduite’ à se prostituer TOUS LES SOIRS, ça c’était vraiment le pire torchon qui a été posté dans cette rubrique) et bien votre rubrique finit d’achever toute forme d’optimisme qui pourrait encore subsister dans notre société.
Oui la crise est grave et profonde, mais non les gens n’en sont pas réduits à réduire leur budget. Du moins cet effet est-il principalement psychlogique. Parce que mis à part celui qui se fait licencier, le salarié touche toujours le même salaire non??? Quant à la partie variable, elle ne touche certainement pas la majorité des salariés. Bref, votre rubrique, ma chère Marlène, semble vouloir faire comprendre aux gens qu’ils ont raison de ne plus rien dépenser.
En même temps, je vous comprends, il est certes plus facile d’inciter chacun à se plaindre de tous les maux de la terre, plutôt que les inciter à redoubler de force quand la situation devient difficile…
Dans l’attente de lire mieux
Cdt
C’est amusant que vous voyez un “bureau des pleurs” dans ce blog, alors que d’autres commentaires nous font le reproche d’être trop “positive attitude” voire parfois “bisounours”… comme quoi on ne peut pas plaire à tout le monde !
Je vous invite à consulter les archives de ce blog, des gens dynamiques, heureux, qui ont “la pêche”, il y en a pléthore sur Ecotidien, des entrepreneurs qui saisissent la crise par les cornes aux mariées “vertes” en passant par les étudiants qui travaillent pendant l’été, etc.
Pour ce qui est des effets de la crise, tout le monde n’est pas salarié, Simon, et quand bien même: presque 60 000 personnes qui se retrouvent au chômage le mois dernier, les intérimaires, free lance et entrepreneurs qui voient leurs contrats annulés, ou pas renouvelés, les salariés dont les salaires sont gelés, et le SMIC qui n’aura pas de “coup de pouce” pour la 2ème année consécutive…
Si tout va bien pour vous, on s’en réjouit, mais la récession a de réels impacts sur le quotidien et sur le budget de beaucoup de personnes.
Pour terminer, nous parlons ici de pouvoir d’achat, donc forcément, nous passons en revue les différents moyens de mieux consommer… ET d’économiser !
Bonne journée à vous.
lorsque j’étais enfant, ce sont mes oncles, tantes et grand-parents qui me gardée. Mon école primaire étant à proximité de l’habitation de mes grands-parents, je ne mangais jamais à la cantine. Encore aujourd’hui à plus de 20 ans, je continue à aller manger une fois par semaine chez ma grand-mère et vous pouvez me croire, elle est à chaque fois heureuse de me voir.
Lorsque mes parents voulaient un week end tranquille, je rejoingnais mes cousins dans leur famille (et vice-versa). Effectivement, j’ai la chance d’avoir une famille nombreuse (plus de 20 cousins de la même génération) mais je ne penses pas que la famille soit un refuse en temps de crise.
Les grands-parents ne sont pas que des gens qui ont envie de profiter de leur retraite tranquillement, ils aiment aussi voir leurs petits-enfants et enfants (même si aujourd’hui se sont des adultes)…
Si l’on ne peut même plus s’entraider en famille même en dehors de la crise, alors le terme famille n’a plus de sens.
Donc, effectivement, chez Marlène, je ne suis pas en accord avec votre article.
Le débat s’annonce d’ores et déjà passionné. Une chose est importante à mes yeux. La famille quoiqu’on en dise reste une valeur anti précarité. Anti précarité affective tout d’abord. Anti précarité financière ensuite par le coup de pouce qu’elle peut apporter dans les moments difficiles. Anti précarité psychologique aussi car, dans ces mêmes moments, indépendamment de tout aspect financier, un coup de téléphone des personnes qui vous aiment fait tellement de bien. Et on pourrait citer tant d’autres exemples.
Nous vivons peut être un tournant dans une société qui pourrait devoir éventuellement se trouver obligée de modifier ses habitudes de consommation au profit du partage, imposé ou consenti, avec d’autres nations moins bien loties.
En Thaïlande, il est fréquent de voir une grand mère, habitant chez un de ses enfants, s’occuper de ses petits-enfants pendant que les parents sont au travail. Dans ce pays c’est normal. En France c’est choquant. Et pourtant ne touche-t-on pas là la base de la solidarité tant vantée par les partis politiques de tous bords et qui se réduit bien souvent chez nous à une peau de chagrin, chacun vivant dans son petit univers égoïste.
Je ne fais pas l’apologie du regroupement familial transgénérationnel, mais si la crise peut nous faire redécouvrir les vertus de la famille, personnellement je ne suis pas contre.
André Malraux a dit un jour : le XXIième siècle sera spirituel ou ne sera pas.
Et si l’éducation à la spiritualité, à l’amour au sens le plus large, commençait par la chaleur de l’amour de la famille.
Ce n’est qu’une piste de réflexion.
merci encore à l’animatrice de proposer des sujets qui, pour certains d’entre eux en tout cas, nous obligent à réfléchir (si on le souhaite bien sûr).
Feichel
Piste de réflexion intéressante
Tout d’abord chère Marlène, je tiens à vous préciser que je n’ai pas pris le temps de lire votre chartre écotidien donc…(et je ne compte pas la lire) et de plus je n’ai pas pris de cours de journalisme ou autres donc merci de ne pas ouer sur les mots…..
Je tiens juste à vous dire que vos article me font un peu rire,”la crise profite elle aux familles”…vous êtes quand même un peu gonflé d’écrire un article comme celui ci avec la photo de mr Leclerc à coté…Peu être que la crise profite aux familles mais si c’est le cas, on peu dire un grand merci à mr Leclerc car il y est un peu pour quelque chose.
A2vec un peu d’honneteté, pourrait il dire de combien est son coeff sur les produits laitier?
Et le pain ,fait avec de la farine de “merde” bourée d’améliorants à 25€ les 100kg (contre 70€ dans l’artisanat),et les rayons boucherie charcuteries, véritables poule aux oeufs d’or pour eux….et j’en passe….
Bref, en tant qu’ancien chef de rayon de la grande distri, je sais un peu de quoi je parle.
Donc je vous remercierais de bien vouloir changer votre sponsor .
Cordialement
Participer à une communauté sans même vouloir prendre le temps d’en lire les règles de base, c’est tout de même dommage.
Ca vous aurait par exemple permis de trouver les réponses aux questions que vous posez dans votre commentaire…
quelque chose me chiffonne en lisant votre article. Il ne s agit pas de la premiere crise financiere en France, cependant elle aurait des effets qui ne seraient pas apparus dans les precedentes?
Les jeunes chomeurs se sont toujours tournes vers leur parent pour des repas gratuit, ou un toit. Les gens avec un budget plus limite se sont toujours arranges des vancances en famille. Le parent qui se retrouve au chomage est pret a faire temporairement la nounou. Rien de bien nouveau….
Mais des que la crise sera passe, tout redeviendra comme avant….
La situation de notre societe est triste. La famille devrait etre le centre de notre vie. On s en rend compte dans les periode difficile, mais il suffira d une embellie et tout sera oublie.
Enfin une phrase m a assez choque:
« il est difficile de garder des amis quand on n’est pas en mesure d’amener une bouteille ou de se payer un restau avec eux »
Le Monsieur en question se rend il compte qu il n a pas vraiment d amis dans ce cas? Et que meme s il ne peut pas payer un resto, il y a toujours d autres moyens de se rencontrer entre amis sans trop depenser.
A mon avis, cette phrase est la plus vraie et represente le mieux notre societe. Et je resumerais votre article ainsi: Tant qu on a de l argent a depenser, on a des amis et une “vraie” vie. On se tourne vers sa famille seulement lorsqu on est sans le sou et sans autre solution.
Vivant en Espagne depuis quelques années, je constate que, malgrè l’absence quasi totale de RMI et des prestations chomage dont la durée est plus courte, il y a beaucoup moins de SDF et aussi beaucoup moins de maisons de retraite.
Ici la culture (pour combien de temps ?), c’est soit de garder la personne agée avec soi, soit que les enfants payent une personne pour que les vieux restent chez eux.
Quant aux jeunes, je connais de nombreux Tanguy.
Bonne soirée
S’agit-il d’un retour en arrière lorsque l’on s’appuie sur des valeurs sûres et éprouvées ? Je pense que non.
Un rapprochement familial n’implique pas forcément le partage d’un même toit, chose pour laquelle je ne suis pas partisan. Chacun doit garder son indépendance, mais fortifier les liens familiaux aide à traverser bien des difficultés.
Merci encore d’avoir partagé cet article.
Si vous pensez que la crise rapproche les familles,raisonnez donc à l’envers et dites-vous que cela veut dire qu’a contrario toutes les aides “étatiques” comme le les allocations familiales, le RMI, le RSA, etc. qui permettent aux gens démunis de prendre un peu d’autonomie, sont des politiques anti familiales parce que justement elles prémunissent (quelque peu) contre les difficultés de la vie et la crise.
Alors vive la crise….?
Cro-Magnon était plus solidaire que nous car il devait compiler avec la nature.
Maîtres de nos vies à l’individualisme exacerbé nous pensons ne plus avoir besoin de la nature ou des autres.
La force du capitalisme c’est l’instrumentalisation de l’égoïsme.
Égoïsme qui a été érigé en système avec, au sommet, son consortium de banques au service d’une minorité s’abreuvant d’un crédit indispensable au bon fonctionnement de l’économie. Économie tronquée des aspects sociaux et écologiques pour l’assouvissement insatiable, maximal, court terme et unique du sommet : une « corpo-cratie »
- du monde pétrochimique pour l’alimentation, le transport et le logement ;
- de l’agrobusiness et les biotechnologies pour l’alimentation et le transport ;
- de l’industrie textile, minière et pétrolière pour les infrastructures (routes, bâtiments, automobile) ;
- des médias pour garder le tempo de l’égo ;
- due narcotrafic, des jeux et des divertissements pour ne pas trop penser ;
- et enfin du complexe militaro-industriel pour continuer à exploiter ressources humaines et naturelles et pour juguler tous mouvements de grogne et/ou de solidarité.
Le capitalisme tolère la solidarité dans la mesure où elle assure sa survie. Sinon, la solidarité est le « Ben Laden » du capitalisme.
« Viens m’aider ! Celui qui fit comprendre à son semblable le sens des mots est le fondateur inconnu de toutes les sociétés humaines » [Jacques Duboin]
http://ploutopia.over-blog.com/pages/Une_Autre_Societe-445057.html
Nate