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Et aussi
Pourtant en France, 1 foyer sur 3 a déjà acheté au moins un produit labellisé Fairtrade / Max Havelaar, rendus accessibles notamment grâce à la diffusion dans les supermarchés (2/3 des achats équitables s’y font) « Le bio et l’équitable sont parfaitement compatibles. » tempère Antoine Suberville, ancien responsable commercial d’Ethiquable, la coopérative de commerce équitable, et fondateur de Tout l’or du monde, un concept-store équitable Bruxellois. « Ils sont complémentaires. L’équitable a plus trait à la dimension sociale (l’éthique dans le commerce), les conditions de travail, de rémunération, la liberté syndicale…. Le bio est plus lié au respect de l’environnement, aux écosystèmes. Il existe déjà des critères environnementaux dans le Charte du Commerce Equitable »
En effet, cette charte dont les prémices ont été jetés à la fin des années 70, par la PFCE (Plate Forme pour le Commerce Equitable), définit comme équitables les produits dont la distribution favorise entre autre « une utilisation raisonnée des matières premières et des sources d’énergie, ainsi que leur renouvellement » et « le circuit le plus court entre producteurs et consommateurs »
Toutefois, si le commerce équitable inclut une notion écologique et biologique, pour Antoine Suberville, la réciproque n’est pas vérifiée : « Dans le sud de l’Espagne par exemple, on trouve de nombreuses plantations bio dans lesquelles travaillent et vivent des clandestins dans des conditions inhumaines ! » Lui qui a voyagé à travers l’Amérique du Sud avec sa compagne (elle-même présidente d’une association pour le respect des relations Nord-Sud) à la rencontre des petits paysans et producteurs de produits du commerce équitable, rappelle que le but premier de ce mode de commerce est de leur garantir un revenu décent.
Priscille Alvarez réplique, un brin protectionniste, que les paysans français ont eux aussi besoin d’un revenu décent, et invite les consommateurs à bien vérifier sur les étiquettes de la viande, des fruits et légumes, ou des fleurs par exemple, que ceux-ci ne proviennent pas de trop loin et qu’ils sont garantis sans OGM et sans produits chimiques « C’est le reflexe qu’il faut avoir pour les fruits et légumes qui poussent sous nos latitudes. » concède Antoine Suberville, qui ajoute : « Et si l’on veut consommer des produits exotiques (bananes, mangues) il vaut mieux les acheter en équitable. Il serait nécessaire de toujours associer ces deux démarches, bio et équitable » Les deux opposants signeraient presque l’armistice, et tombent au moins d’accord sur un point : la nécessité de ne pas être des consommateurs passifs, mais de devenir de véritables ” consom’acteurs “.
Marlène Schiappa
Pour aller plus loin






















Vous trouverez des produits écologiques, éthiques, notés selon les étapes importantes du cycle de vie : fabrication, utilisation et recyclage. Nous ne vendons rien mais tentons de réaliser une base de données de produits remarquables. Chaque fabricant peut référencer leurs produits, en saisissant un formulaire très précis. Le site est participatif, tout le monde peut joindre ses commentaires ou proposer des produits. Notre crédo : pour deux produits rendant le même service, toujours choisir le plus écologique….
Merci pour le lien.
Pour le faire connaître des internautes de Yahoo et d’Ecotidien, vous pouvez l’insérer sur Delicious avec le tag “Ecotidien”. Ainsi, il apparaitra dans la blogroll sur la droite de ce blog.
Donc sauvons ce tissu professionnel et social: achetons local aux agriculteurs/fermiers, qui peuvent garantir (avec ou sans le label bio ou équitable qui coutent cher et favorisent les gros investisseurs/capital) une conception noble de leurs productions.
C’est un amalgame terrible, voire même dangereux, ne sous estimez pas la valeur des mots : une tendance, comme une mode, c’est limité dans le temps, transitoire, et ça se change. Il n’en va pas de même avec le retour à l’agriculture normale (dite bio) et le fait de rémunerer des gens à l pour leur travail.
C’est un amalgame terrible, voire même dangereux, ne sous estimez pas la valeur des mots : une tendance, comme une mode, c’est limité dans le temps, transitoire, et ça se change. Il n’en va pas de même avec le retour à l’agriculture normale (dite bio) et le fait de rémunérer des producteur, éleveur, cultivateur normalement pour leur travail. On devrait y songer plus en France, jusqu’il y a peu, les producteurs de lait vendaient leur production à perte, c’est encore le cas largement dans la filière porcine, pour ne citer qu’elle. Mais la viande reste chère et de mauvaise qualité en général, cherchez l’erreur.
Pas besoin d’aller au Pérou pour trouver des gens qui se sentent concernés par le simple fait d’être payé DECEMENT. Donc il ne s’agit pas d’un effet de mode, à moins de qualifier les grands mouvements sociaux de “manifestation à caractère culturel”.
Quand au bio, si cela n’est qu’une mode, alors autant se tirer une balle dans le pied tout de suite. Faire pousser ou élever des bêtes de manière biologique EST une démarche menée sur un long terme : il faut souvent plusieurs années avant de récupérer un champ largement pesticidé et tellement bien pourrit d’engrais que plus rien n’y pousse. Il faut des années pour développer ses réseaux, constituer un troupeau et apprendre à soigner ses bêtes sans antibiotiques, des années que des gens en France se démènent pour faire parler de la filière, pour expliquer la démarche, pour revendiquer la part humaine et le respect de l’outil de travail (la terre, l’animal) dans la production de nourriture, le tout dans une France où on ne jure que par la bonne bouffe mais où “l’industrie agro-alimentaire” bouffe toute la place… Et hop, on réduit ça à une tendance, intéressante, certes, mais transitoire.
Journaliste, faites très attention aux mots que vous employez, ils ont un sens précis pour les gens qui vous lisent, qu’ils s’en rendent compte ou non, ne devenez pas les acteurs de la mésinformation. Merci
Ce que vous dites est intéressant, pourtant, que ça nous plaise ou non, on ne peut nier qu’il y ait une mode bio !
Ou a minima, une tendance de consommation…
Après, en effet, on peut débattre de son bienfondé ou non, de son utilité ou non, mais la tendance est là.
Il y a 20 ans, seuls quelques rares personnes faisaient cette démarche de consommer autrement, aujourd’hui c’est plus répandu.
La tendance va-t-elle durer…? L’avenir le dira..
Pour moi il n’y a pas de “guerre” entre commerce equitable et agriculture biologique.
Le commerce equitable a une dimension economique supplementaire puisque son objectif est de mieux remunerer des producteurs ou artisans qu’ils ne le sont actuellement et de leur offrir de meilleures conditions sociales. Mais de nombreux produits du commerce equitable sont aussi bio!
Quant a dire que “les produits du commerce equitable pollueraient trop” parce qu’ils sont importes de loin, c est aussi tres simpliste. Le commerce equitable a commence par s’interesser a des produits comme le cafe, le the, le cacao, la banane. Ces produits ne “poussent” pas en Europe. Alors bien sur, ils viennent de loin. Et si le commerce equitable s’est interesse a ces produits avant tout, c est parce que ce sont dans les pays en voie de developpement qu’il a ete identifie qu’il y avait le plus d’injustice et que ce nouveau systeme d’echange pourrait changer les choses.
Mais on ne peut en aucun cas comparer ces produits aux tomates, carottes, et autres qui poussent en Europe, car cela n’a rien a voir.
En outre, il faut discerner deux courants du commerce equitable. Les associations/entreprises qui s’interessent majoritairement aux echanges Nord-Sud, et celles qui englobent aussi les echanges Nord-Nord. On parle plus souvent dans ce cas d’economie solidaire. Voir le site de minga.net.
Quant a se demander si c’est une tendance ou pas, je pense que le “commerce equitable” est effectivement “ne” ces quarante dernieres annees suite a l’augmentation des inegalites et des bas salaires pour les producteurs isoles (exploites par les intermediaires, “coyotes”, ou par de grandes entreprises de plus en plus puissantes) mais aussi suite a la prise de conscience de ces inegalites. Tout comme “l’agriculture biologique” est “nee” suite a l’evolution de l’agriculture allant vers de plus en plus de pesticides et d’OGM.
La realite, c’est que depuis la nuit des temps, les inegalites et l’exploitation de producteurs ayant moins d’1 ha de terrain (et encore!) et vivant isole existe. Mais nous n’avions pas forcement les moyens de changer la donne a une echelle mondiale. C’est ca qu’apporte le commerce equitable. Et de meme, il y a 100 ans, tout ce qu’on mangeait etait “bio”!!!! Nous n’avions pas besoin de ce concept “bio” pour differencier du “non-bio”.
Si vous souhaitez mieux comprendre le commerce equitable, je recommande particulierement:
Commerce inéquitable : Le roman noir des matières premières de Jean-Pierre Boris
L’aventure du commerce équitable de Nico Roozen et Frans van der Hoff
Le commerce sera équitable de Tristan Lecomte
Enfin, tout comme sur le site de ecocompare.com, n’hesitez pas a faire un tour sur le site de http://www.eco-sapiens.com
Le titre a pour but en effet de synthétiser le propos de l’article, alors en une ligne, il est fatalement réducteur
Sinon, dans ce que vous dites, vous rejoignez les propos tenus par les personnes interrogées dans l’article: mise en lumière des différences entre les deux “idéologies” et entre les deux modes de consommation, et propositions de synergies…
Merci pour vos liens et votre bibliographie, n’hésitez pas pour les faire connaitre à les insérer dans “delicious”, avec le tag Ecotidien: ils apparaitront ainsi automatiquement sur le blog, et chacun pourra les consulter à loisir.
Très bonne journée !
Anne
N’hésitez pas à le rajouter vous-même, le fait de tagger un lien “ecotidien” le fait apparaître ici-même
Bonne journée à vous aussi !
Ce que vous dites est intéressant, pourtant, que ça nous plaise ou non, on ne peut nier qu’il y ait une mode bio !
Ou a minima, une tendance de consommation…”
Salut Marlene, tu as raison et c’est bien ça le pire, c’est que “bien faire” est une tendance, une mode.
On nous a donc habitué (ce qui pour nous est “normal”) à consommer comme des porcs, sans se soucier le moins du monde de ce qu’il y a derrière chaque produit (la face cachée – ouvriers sous-payés, énergie grise pour la fabrication et le transport, déchets).
ce qui compte le plus pour les consommateurs : le prix et l’emballage, LOL donc il y a encore du travail.
Le principe du commerce équitable devrait être un principe fondateur de l’OMC, ah non, c’est vrai j’oubliais, c’est grâce à l’exploitation des autres que nous sommes devenus riches mais ??? notre développement (en gros le progrès) serait-il basé sur l’exploitation sans conditions des ressources naturelles et sociales des pays pauvres ? non, je ne peux y croire.
Si nous mangeons 2 viandes par jour (pour certains), c’est évidemment parce que d’autres n’en mangent pas sinon il n’y en aurait tout simplement pas assez.
Si on a assez d’essence pour habiter à 30 ou 40 km de son travail, et bien heureusement que la moitié de la planète n’a pas de voitures, sinon on ne pourrait pas.
Pour toutes les composantes de notre vie occidentale (transport, équipement, alimentation), tout cela est possible parce que les autres n’ont rien.
Est-ce que la planète entière pourrait vivre comme nous ? NON, il faudrait environ 3 planètes (équivalent à une “vie française moyenne”).
Conclusion : si c’est une mode dans les pays riches de “bien consommer”, ceci est dû au manque de connaissance (ou de bon sens) des consommateurs. D’autres diront “manque d’argent”, c’est alors nos standard d’équipements qui sont trop élevés (publicité, series TV).
C’est un vaste débat…
Mais doit-on rejeter le “bien consommer” des pays riches sous prétexte que c’est une mode ?
Après, en effet, on peut débattre de son bienfondé ou non, de son utilité ou non, mais la tendance est là.
Il y a 20 ans, seuls quelques rares personnes faisaient cette démarche de consommer autrement, aujourd’hui c’est plus répandu.
La tendance va-t-elle durer…? L’avenir le dira..”"”
Très chère Marlène,
merci d’avoir pris la peine de me répondre, et oui, je vais vous embêter encore un peu, je réfute : le bio n’est pas une tendance ni une mode, et la consommation équitable est une bataille de tous les jours, pour ceux qui produise (en France comme ailleurs) comme pour ceux qui se préoccupe de ce qu’ils achètent.
Il n’y a pas de débat à avoir sur le bien fondé ou l’utilité de ces deux pratiques : c’est juste du bon sens.
En fait, de la manière dont ont convenu d’en parler les médias (difficile de penser autre chose : le ton et les champs lexicaux utilisés sont souvent les mêmes, d’où ma réaction) est un arrangement avec le réel : ce qui relève du droit commun des peuples, du bon sens le plus basique devient une tendance, et parce qu’on en parle depuis peu, on l’appelle mode, ET UNE MODE PASSE TOUJOURS, mais c’est prendre le problème à l’envers.
Le monde entier est plein d’éleveurs et de cultivateurs bio, depuis des millénaires à nos jours (d’où la non légitimité du mot mode), puisque biologique ne veut jamais que dire : sans saloperies ajoutées.
Par exemple mes grands parents mangeaient bio et équitable il y a 50 ans, mais à l’époque on parlait juste de récolter les légumes au jardin et d’échanger des carottes contre un poule du voisin.
En temps que personnage semi publique qui relaie de l’information, en temps qu’écrivain ou journaliste, en temps que personne qui connait le poids et la valeur/symbole très forte des mots, par pitié, prenez plus de recul. Le simple fait d’assimiler ce retour de préoccupation à la base ( = la manière de produire sa nourriture, la rémunération du travail) à une mode, de manière systématique dans les médias, à la tv comme sur un blog très fréquenté, c’est créer la mode. Même si je respecte ce que vous dites et justement parce que je le lis et que je le respecte : vous participez ainsi à l’arnaque qui se prépare quand l’effet de mode sera passée, ou déclarée passée (ce qui revient au même).
Ce n’est pas innocent du tout, pire : ce n’est pas très original.
Vous n’embêtez personne, les commentaires sont faits pour que vous donniez votre avis
Heureusement ou malheureusement, à vous de le dire, la conso dite verte, ce n’est pas du bon sens pour tout le monde.
Pour les mêmes raisons que vous si j’ai bien compris (agacement de la couverture médiatique, rejet des “modes” ou du marketing, conviction intime que ça ne sert à rien, etc) des personnes refusent de consommer des produits bio ou équitables: c’est leur choix, on ne peut pas leur dire qu’elles manquent de bon sens !
Sur la façon d’aborder ces sujets, comme vous le savez sans doute, Ecotidien est un blog consacré au pouvoir d’achat et à la consommation, il va donc de soi que nous allons traiter des problématiques écologiques, bio ou équitables avec un angle “conso”.
Pour le côté “mode” de ces façons de consommer, vous avez raison, une mode passe toujours. Sur une “courbe de hype” la consommation responsable semble être à son apogée, donc il n’est pas impossible que l’affection que les consommateurs lui portent soit prochainement reportée sur autre chose… d’ailleurs dans nos liens nous vous proposons de lire une tribune “anti-Yann Arthus Bertrand” publiée dans Libération.
Donc si on suit ce raisonnement, si le développement durable devient grand public et donc conformiste, qui nous dit que les personnes qui se targuent d’anti-conformisme ne vont pas rejeter ce mode de consommation, juste par principe, et que la prochaine “mode” ne sera pas d’être anti-bio et équitable…?
j’ai proposé mon titre “the earth is your mother” comme titre
phare de l’écologie europeenne…un titre écris et composé par un artiste au rmi …quelle belle revanche ce serait qu’ un artiste rejeté du système musical puisse faire la nique aux producteurs blazés par le pouvoir qu’ils ont….de pouvoir je n’en ai point et cela me convient car meme si ma vie n’est pas facile je reste un créateur fier de son travail qui meme s’il n’est pas reconnu a le mérite d’etre au service de la création intelligente et non dirigée par le scow bizzness.. …venez écouter”the earth is your mother” réalisé chez moi sans moyens un ordinateur un clavier et un micro…..composition arrangement mixage interprétation tout y est ….alors participez et défendez la terre et en meme temp un artiste qui se bat…au rmi oui mais pas encore dans le trou jost andré…. http://myspace.com/inox1
Toutefois il me semble que Haeckel, disciple de Darwin, et inventeur du mot “écologie”, la définissait bien dans ses recherches comme l’étude des rapports entre l’un et l’autre. Mais il est possible que des définitions très très légèrement différentes s’y soient greffées.
Je viens de lire votre article et je n’ai pu résister à l’envie de donner mon petit avis … De mon coté, je pense que c’est un faux débat que cela soit « bio ou équitable » ou « bio et équitable » : les deux démarches sont des démarches de DÉVELOPPEMENT DURABLE (et c’est le principal).
Il n’y a pas de guerre et il n’y a pas une démarche mieux qu’une autre puisque les finalités ne sont pas les mêmes … Le bio met en avant l’environnement et le commerce équitable une juste rémunération des producteurs du Sud.
Après tout est une question de positionnement pour que le consommateur s’y repère dans le flot d’informations qu’il retrouve sur le conditionnement. Le bio met en avant la protection de l’environnement et le commerce équitable le coté social.
Il est intéressant de confronter les deux démarches pour mieux comprendre ce qui les différencie et pour les faire évoluer l’une vers l’autre (introduction de critères environnementaux pour le commerce équitable et des critères sociaux pour le Bio) : D’ailleurs instinctivement c’est ce qui se produit actuellement (ou s’est déjà produit). Dans votre article vous parlez de « circuit le plus court entre producteurs et consommateurs » pour le commerce équitable. La multiplication des AMAP un peu partout en France en est la preuve. Ces associations qui proposent au consommateur des paniers de fruits et légumes bio en s’approvisionnant directement chez le producteur du coin sans passer par des distributeurs intermédiaires démontrent qu’au-delà des critères environnementaux, des critères sociaux (justes rémunérations des producteurs locaux) sont également pris en compte dans le Bio…
Par ailleurs, vous rappelez qu’ « Il existe déjà des critères environnementaux dans le Charte du Commerce Equitable ». Cette année, la semaine du commerce équitable a mis fortement l’accent sur l’environnement. Bref, le coté plutôt positif de l’histoire est qu’au final, chaque démarche qu’elle soit bio ou équitable inspire l’autre vers plus de développement durable !.
On parle des produits bio et des produits issus du commerce équitable ; cela étant il y également les produits recyclés. Et là encore la démarche est une démarche de DEVELOPPEMENT DURABLE comme pour le bio ou l’équitable : les matières recyclées utilisées pour ces produits favorisent l’environnement et souvent des critères sociaux rentrent en compte : il ne s’agit pas de juste rémunération mais plutôt d’insertion professionnelle ou de solidarité (cf. EMMAUS, La Fédération Envie)…
C’est pourquoi chez ETHIKD’O (le 1er chèque cadeau éthique et multi-enseignes créé en septembre dernier) nos partenaires sont soit des enseignes qui vendent des produits bio soit des produits issus du commerce équitable, soit des produits recyclés ! Le principal est qu’ils aient tous une même éthique en ayant une démarche de développement durable…
Ségolène d’ETHIKD’O !
Vous avez bien fait de donner votre avis, merci pour cette contribution au débat !
De plus, si l’impact environnemental de la production en bio est assez faible, il reste néanmoins, en plus du transport, l’impact de l’emballage. Une cuisse de poulet emballée dans un sachet sous vide, placé dans un carton, entouré de film plastique, peut être bio. Mais cela fait beaucoup d’emballage. Idem pour une tisane en sachet, donc chaque sachet à en plus son propre emballage plastique, le tout placé dans une boite en carton, entourée d’un sac plastique. Idem aussi pour les nombreux produits présentés “pré-tranché” avec 4 tranche sous un gros blister plastique.
Et même si ces emballages sont souvent bio-dégradables, cela reste du sur-emballage inutile.
Donc l’opposition “bio” Vs “éthique” sur le plan environnemental n’est pas si évident que cela. Sauf à dire on achète en bio en circuit court, c’est à dire directement chez le producteur local. Sous réserver bien sur qu’il existe. L’avantage de cette approche, c’est qu’à défaut de producteur local en bio, on peut malgré tout acheter en non-bio, puisque cela économise au moins les transports.
je trouve assez étrange de distinguer équitaple et bio et rapport nord-nord et nord-sud. D’une manière générale les pbs environnementaux et sociaux sont étroitement liés. Ils sont liés au productivisme pour faire court. La bio s’est développée dans le années 70 avec cette idée qu’il fallait revenir à des rapports plus simple plus en harmonieux entre la nature et l’homme mais aussi plus juste entre les hommes. Cette dissociation entre équité et bio est relativement récente. Elle est est lié à l’oportunisme économique. La bio devient un marché intéressant, il y a de l’argent à faire. Ll’aborder d’une manière productiviste(ce qui commence à se developper de plus en plus) fait ou va faire retomber dans les même travers. Personnellement j’essaie aussi d’aller chez des producteurs bio dans mon secteur, mais je vais faire mes courses uniquement dans des magasins biocoop. On peut trouver un ensemble de critiques surement bien fondé sur ce réseau, mais voila je ne connais pas d’autres réseau qui soit aussi exigeant au niveau de la qualité environnementale et sociale de ses produits. Ils ont une charte équitable, payer le juste prix “ensemble pour plus de sens”. Je suis étonné que vous n’en parliez pas et qu’il n’y ai aucun commentaires à ce sujet. Vous auriez pu parler aussi de la consom’action qui est une notion qui relie équitable et bio
http://www.biocoop.fr/biocoop-un-engagement-ethique.php
David
Considérez vous la sauvegarde de l’espèce humaine comme un phénomène de mode ?
Si c’est le cas, permettez moi de vous dire que vous n’avez pas compris le message que des films comme “Home”, ou “nos enfant nous accuserons” ont voulu faire passer.
Notre mode de vie est en train de détruire notre écosystème, et la conséquence direct de la perte de cet écosystème seras la mise en péril de l’espèce humaine (est-ce un bien ou un mal, ça c’est un autre débat…)
Vouloir changer notre mode de consommation afin de protéger l’espèce humaine de son extinction n’as rien d’un phénomène de mode mais relève plutôt d’une prise de conscience de la gravité de la situation actuelle.
J’ose espérer que le “bio” n’est pas un phénomène de mode et que l’on ne considéreras pas que manger “bio” c’est être conformiste (peut on considérer que respirer c’est être conformiste simplement parce que tout le monde le fait ? ).
De plus je suis étonné que l’on puisse faire du bio et médire sur le commerce équitable, car le problème du carburant utilisé pour importer du café “équitable” et un faux problème, ce n’est pas le fait d’acheter du café dont on sait qu’il permet de faire vivre son producteur qui est un problème, mais le fait de consommer du café (équitable ou pas) alors que c’est une plante qui ne pousse pas sous notre climat (enfin au rythme ou vont les choses peut être qu’en 2050 notre climat auras suffisamment changé pour que l’on puisse avoir du café local ! lol) mais combien de français serait prêt a ne plus boire de café ???
De même critiquer le bio parce que quelques fermes bio espagnoles abusent de la situation des sans-papiers c’est mettre des oeillères car l’abus des exploitant espagnols ne concerne pas que le bio, loin de là, en plus comme la fait remarqué Ségolène, nous avons en France des structure comme les AMAP qui se veulent a la fois écologiques et sociales.
Donc ce n’est pas le bio ou le commerce équitable qui peuvent être critiquable mais le fait de consommer des produits dont nous savons qu’ils sont dangereux pour notre environnement ou qui ne permettent pas a ceux qui les produisent d’en vivre décemment…
Je suis donc en total accord avec votre conclusion, nous devons apprendre a consommer intelligemment…
La consommation bio n’est pas l’apanage des “bourgeois-bohèmes” : de plus en plus de mères de familles ne sont pas dans une logique de mode mais dans une logique de protection sanitaire : marre de manger des pesticides à gogo. Quand on s’informe sérieusement sur les modes de production, on ne réduit pas le bio à une mode bobo : c’est scientifique, le bio est moins nuisible à la santé que les produits traités.
Et c’est le fait que l’on soit de plus en plus informé sur les méthodes de productions agricoles et leurs dangers qui fait que le bio progresse. Ce n’est pas une mode, c’est une prise de conscience qui s’opère.
Pour vous, ça veut dire quoi bobo ?