Angleterre, Luxembourg, Qatar ou encore en Chine, plus rien n’arrête les jeunes Français en quête d’une meilleure vie professionnelle. Chômage, surqualification, conditions de travail médiocres, la France est loin d’être l’eldorado qu’elle fut jadis en matière de travail et la crise n’aide pas. Les suppressions de postes et les licenciements contraignent de jeunes diplômés à voguer vers de nouveaux horizons. Selon le registre mondial des Français établis hors de France, ils seraient 1.326.087 à avoir quitté l’hexagone. Les estimations fournies par les postes consulaires portent, elles, ce chiffre à environ 2,2millions d’expatriés. On trouve divers cas de figure, certains y vont pour leurs études, d’autres y trouvent de belles opportunités de carrières et bon nombre d’entre eux y vont à l’aventure : certains d’avoir plus de chances de trouver un emploi, en plus de l’enrichissement culturel et surtout le perfectionnement ou apprentissage d’une langue étrangère.
Ce fut le cas de Mirvet. Titulaire d’un bac+5 en ingénierie chimie organique, elle a accomplie quelques stages en France, notamment au CNRS mais a décidé de finir ses études à Glasgow. « J’ai répondu à une offre de stage dans un laboratoire d’Amiens, je n’ai jamais obtenu de réponse, un camarade au même CV répond à cette annonce, trois semaines plus tard il est engagé, j’ai trouvé une meilleure offre à l’étranger alors j’ai décidé de partir» elle maîtrise cinq langues et comme bon nombre de chercheurs en France elle a décidé de s’expatrier. « La recherche publique en France est moins motivante que la privée car elle dispose de beaucoup moins de moyens, mais ces secteurs étant pour la plupart bouchés on est nombreux dans ma promo à être parti à l’étranger pour une thèse ou un premier emploi » D’autant que dans ce secteur, les salaires français « sont médiocres, comparés aux salaires Nord-Américains mais aussi du Nord de l’Europe. De plus, les grandes universités américaines et certaines universités européennes sont plus capables que nous d’offrir de bonnes conditions de travail, au-delà du salaire. Beaucoup proposent un « package » c’est-à-dire, indépendamment du salaire, une surface de travail et de l’argent pour s’installer professionnellement et recruter du personnel. En France, peu de structures ont cette capacité.» avoue le Dr Alain Ficher chef du service d’immunologie-hématologie pédiatrique à l’hôpital Necker. En effet, un salaire annuel de chercheur en France est de l’ordre de 28000 €, alors qu’un salaire d’un chercheur dans le cadre du programme européen « people » sera de 33800€ pas an en début de carrière et pourra atteindre les 78000€ pour les plus expérimentés, pas étonnant que les domaines comme l’économie et la biologie voient 40% de leurs jeunes chercheurs partir à l’étranger.
Selon une étude établie par la MFE, les français établis à l’étranger perçoivent des salaires relativement élevés, 60,4% des expatriés interrogés déclarent gagner plus de 30 000 euros nets par an et 26,3% plus de 60 000 euros, comparé au 3,3 millions de smicards en France ça donne des envies d’évasion.
L’évasion c’est ce qui a motivé Farid, un bac +2 en poche il accumule les petits boulots précaires et fini par penser qu’il n’avait plus sa place ici « J’en avais marre de la France, je passais des heures dans le métro ou dans les bouchons pour faire du télémarketing et gagner un SMIC, je sais bien que c’est dur pour une majorité de personnes et que tout le monde vit ce train-train quotidien mais moi j’en pouvais plus de voir tous les matins les même têtes et le temps pourri. J’ai décidé de partir, n’importe où tant que je changeais d’air, alors j’ai opté pour le Moyen-Orient. Ayant moi-même une double nationalité c’était beaucoup plus facile pour moi car je parlais la langue, je suis d’abord parti en repérage deux semaines à Doha au Qatar. J’en ai profité pour postuler dans quelques agences de marketing comme ça pour tester, une fois revenu en France je n’ai eu que des réponses favorables, j’avais du mal à y croire, mais le plus épatant, c’est le logement que me paye mon entreprise ».Il est vrai que le Moyen-Orient est pour les français le nouvel eldorado, entre Dubaï et le Qatar, les émirats font l’unanimité surtout pour les français d’origine maghrébine qui sont, pour les émiratis, les nouvelles élites. Avec une culture arabe et un savoir faire occidental ce sont les profils les plus recherchés par les entrepreneurs du Golfe et pour ce faire ils y mettent les moyens, salaires bien plus élevés qu’en France, appartements de haut standing financés par les entreprises, soleil et sourire en prime, pas étonnant qu’ils séduisent autant d’expatriés !
Mais le pays qui résiste à l’envahissante crise reste celui reçoit le plus de ressortissants français sur ses terres, en effet la Chine ne cessent d’attirer les foules, et tous les reportages sur ses produits avariés n’y changeront rien, la croissance économique, y’a que ça qui compte. On estime qu’une centaine de jeunes français débarquent chaque mois à Shanghai dans l’espoir de trouver un emploi, continuer leurs études ou encore créer une entreprise. Les conditions sont tout de mêmes moins faciles, surtout pour trouver un logement « Trouver un logement de qualité avec une bonne connexion internet n’a pas été très évident, j’ai visité pas mal d’appartements j’en ai testé plusieurs aussi, jusqu’à ce que je trouve le bon ! J’ai ensuite commencé les cours ce qui a été un véritable plaisir même si le rythme est assez difficile, quasiment jamais de vacances et parfois cours le dimanche, mais ils sont d’une grande qualité. Je suis dans une faculté chinoise où différentes nationalités sont réunies c’est incroyablement enrichissant de côtoyer autant de personnes différentes et je ne regrette pas d’avoir choisi la Chine pour mes études. » nous confie Marie, étudiante à l’université du Wuhan.
Outre l’envie de voyager et de découvrir d’autres cultures, certains français considèrent que les conditions de vies en France les poussent vers la porte de sortie. Toujours selon l’étude de la MFE, le niveau de chômage élevé et surtout la difficulté de trouver un emploi pour les personnes diplômées sont les principales raisons poussant les français à s’expatrier, ajoutons à ça « la bureaucratie envahissante et les impositions trop lourdes » et voilà la recette magique pour faire fuir nos jeunes cerveaux…
Widad Ketfi
Pour aller plus loin


En France, c'est la crise et ils ne trouvent pas de jobs. Ils sont obligés de partir en Ecosse, en Chine, au Moyen-Orient pour trouver un emploi payé correctement ou monter leur entreprise. Reportage.




















ça fait trente ans que je vie labas et je n’ai pas de regret bien au contraire.
J’aime la France j’y passe mes vacances chaque année mais pour moi ma vie est maintenant ici. Plus de liberté une meilleure qualité de vie,un confort et il faut bien le reconnaitre que financierement pour le meme job nous sommes mieux payé et moins taxé ce qui nous donne un plus grand pouvoir d’achat.
Donc pour résumer si la vie est plus agréable et que nos diplomes sont mieux reconnus je ne vois pas pourquoi je devrais rester en France.
Je pense que partir chercher mieux à l’étranger est une chose naturelle qui motive les humains depuis l’origine des temps. L’agitation périodique mais récent des médias en France autour de ce fait traduit simplement la faiblesse de l’émigration française dans le passé. Cette faiblesse a plusieurs raisons dont une est la richesse de notre culture et son pendant ; notre conservatisme l’autre c’est probablement l’égalitarisme de héritage (renforcé par le code civil de Napoléon et qui ne pousse pas les cadets de famille à s’exiler ) et la dénatalité. Je suis privilégié par le système, j’ai un diplôme d’ingénieur, je n’ai jamais eu de problèmes pour trouver du travail en France. Après 15 ans à l’international, j’ai vécu 5 ans aux Philippines dans de très bonnes conditions, expatrié pour une grande société Française. Le retour a été dur c’est classique mais pas spécifiquement Français (parlez-en à des Japonais). Je ne suis pas le bon exemple de l’expatriation. Le bon exemple c’est celui qui va chercher à l’étranger une réussite qu’il ne trouve pas en France et c’est bon pour lui comme pour la France. Il faut accepter l’idée qu’un jeune Français d’origine d’Afrique du Nord souffrira moins de préjugés à Londres qu’à Paris et qu’à Londres il remplacera facilement un employé plus âgé poussé dehors et pourra être viré rapidement si il ne fait pas l’affaire (donc les employés vont l’embaucher avec plus de facilités). Il accumulera par ailleurs souvent un pécule pour sa retraite lui permettant de rebondir en cas de chômage.
Ça a le mérite en particulier de faire comprendre que ce que nous gagnons d’un côté en France (droit du travail, sécurité sociale pour tous, université gratuite etc..) nous le payons par ailleurs (marché de l’emploie figé, salaires laminés par les charges et les impôts, recherche pauvre dans des universités à vocation d’être pauvres etc..). Après il n’y a pas besoin de détester la France ou de l’adorer, il faut accepter l’idée que lorsqu’on est jeune, en bonne santé, sans enfants et sans un diplôme facile à vendre sur le marché Français avec l’envi de prendre des risques alors il vaut mieux aujourd’hui partir à l’étranger. Ceux qui s’en désolent doivent ou assumer les raisons objectives de ce départ ou accepter l’idée que le système Français nécéssitent certains ajustements.
il est vrai que nous ne sommes que des ingrats, que la france a nourri et torche eduque. pour m etre expatrie a mon compte (et non pas au travers d une entreprise francaise ….) apres avoir deja vecu dans 4 pays differents depuis dix ans je n ai aucune envie de rentrer en france. chaque pays propose son lot de miseres et de difficultes et d avantages et les autres pays d europe n ont rien a envier a la france.
en ce qui me concerne et ce que j en vois puisque je travaille plus ou moins avec la france c est toutes cette oligarchie toujours omni presente, pas prette a laisser sa place a du sang neuf, ce pays statique qui depuis 50 ans ne change pas et qui a toujours cette meme arrogance.
et oui j ai deserte comme certains le dise cette misere car je ne suis pas quelqu un de statique mais d entreprenant et entreprendre en france c est quasi impossible sans les bon contacts et blablabla. c est tellement plus facile a l etrange.
etant d origine immigree mes premiers pas dans le monde du travail m ont de suite decourage, j etais dans la case immigre, universitaire donc tres mal paye et pas considere du tout. donc NON je n ai AUCUNE HONTE a fuir se pays qui sous le pretexte de m avoir nourri et eduque n hesite pas a me marcher dessus et m exploiter.
ma mere m a eleve et nourri et paye mes etudes et maintenant que je vole de mes propres ailes elle continue a me soutenir sans rien demander en retour CETTE mere nouriciere, j attendai la meme chose de MON pays, MA patrie CETTE mere nouriciere. aujourd hui ma mere malgres les different que je puisse avoir peut toujours compter sur mon soutien. aujourd hui ma patrie n a meme pas interet a me demander un effort. plutot que d etre considere comme rien du tout dans son pays autant etre au moins qquechose ailleur.
la cour des compte a publie un rapport interessant sur les expats, qui part, ou, les raisons ……… c est exaustif mais ca fait honte a la france. je le conseille bonne lecture
qd aux donneurs de lecons continuer a mutualiser vos arguments pour les autres comme beaucoup le font en france sans se regarder.
un expat enfant d expat
je n ai vu aucun commentaire ou tres rare sur le mepris de la france par les expats. NE DEFORMEZ OU N INTERPRETEZ PAS ce qui n est PAS DIT. ce qui est meprise en france ce sont les donneurs de lecons chauvin et un pays ou la reussite perso n est pas possible. si la conscience collective change peut etre un jour rentrerai je.
j ai lu des choses avec des mots a 5 ou 6 syllabes sans queue ni tete critiquant le liberalisme et l europe ou il faut avoir bac +10 pour en comprendre le sens sur un blog cense toucher un large public. l europe et le liberalisme n y sont pour rien dans le comportement des politiques et des arrogant et des chauvins. c est comme cela depuis bien plus longtemps en france. ceux qui dise que l on part pour faire des menages et de la vaiselles se trompe c est tout l inverse et j ai de vrai propositions qui me font avancer personnellement.
par contre qd je vois ceux qui arrivent en france c est bien pour faire des menages et de la vaiselles
La France ne m’a pas nourri, ce sont mes parents qui, certes, avaient un certain patriotisme (pas malsain ni raciste) et qui m’ont enseigné que la France était un pays où, en travaillant, on pouvait s’en sortir. C’était vrai jusqu’au début des années 90 en ayant fait des études, on parvenait, pas à devenir riche, mais à louer un appartement et à vivre. Quand je suis arrivée sur le marché du travail en 1993, ça a été l’horreur. La crise, oui, elle était déjà là et j’ai l’impression qu’elle y est depuis, même s’il y a eu un mieux pendant quelques années. Donc, la crise, c’est tout une génération qui l’a connue (les 40 ans n’ont connu que ça). La crise = moins d’emplois, discrimination à l’embauche (université/grande école, homme/femme…), la crise aussi encourage les gens à être plus conservateurs, aigris, fermés de peur de perdre le peu qu’ils ont. Il en résulte que les gens essaient de pistonner leurs enfants, leurs cousins (quoi de plus normal!) étant donné qu’il n’y a pas de place pour tout le monde. Evidemment, le piston concerne aussi les grandes familles, les politiques…
Pour les autres, ceux qui ont des parents qui savent “copiner” pour vous aider à décrocher un emploi, en raison parfois d’une honnêteté intellectuelle (tu dois mériter ce que tu as et travailler dur pour y arriver) ou tout simplement pour d’autres raisons, il vous reste quoi : le gouffre…ou l’exil.
Je me souviens dans les années 80, à la foire de ma ville ou tout simplement devant un documentaire à la télé, mon père était fier des réalisations de son pays et on disait, à l’époque, que la France deviendrait de plus en plus riche et que l’avenir était bon pour la prochaine génération.
D’ailleurs les gens de la génération de mes parents ont souvent critiqué leurs enfants de ne pas trouver de travail (donc, de se bouger), car ils avaient toujours la même image de prospérité dans la tête.
Quand pour moi, l’expatriation est devenue une évidence, au début, mon père ne l’a pas compris (alors que ma mère l’a compris depuis longtemps), mais par la suite, il m’a dit que j’avais bien fait. J’imagine que, pour lui, pour les gens de sa génération, ça fait vraiment mal au coeur de voir leurs enfants, puis petits-enfants “obliger” de quitter la France pour pouvoir tout simplement se loger dignement ou vivre dignement avec un travail digne. C’est une véritable trahison que ce pays, en lequel ils croyaient ne puissent pas assurer un emploi, un avenir à leurs enfants et petits enfants.
C’est souvent, dans les aéroports, au moment de quitter votre famille en France pour rentrer chez vous, que vous vous en rendrez compte.
En lisant ces commentaires, je constate qu’il y a 75 % de commentaires provenant d’expatriés de longue date, exprimant leur joie et leur enthousiasme quand à leur expérience et leur vie hors de France.
Et 25% de commentaires de non-expatriés, français qui critiquent les 75% cités ci-dessus, critiquent leur manque d’objectivités, leur manque de patriotisme, ainsi que leur manque de… stupidité?
J’ai 31 ans, je pars bientôt a l’aventure en Australie, je n’ai pas d’attaches ici, un diplome mais pas de travail.
La France pour moi c’est quoi?
Je pourrai trouver un job grâce au piston, mais je suis trop intègre pour cela. Je veux être reconnu pour ma valeur…
En France, cela n’existe pas.
J’ai les yeux ouverts, ecarquillés, et je me casse et quoi que je trouve la ou je vais, j’espère ne jamais revenir dans ce pays de facho nazis, sionistes, debilo-psychorigide!
Il suffit de regarder l’état de nos polices selon le rapport d’amnéstie International pour essayer de comprendre ce qui ne va pas chez les Français.
La France est le deuxieme plus vieux pays du monde, et il n’a conservé son nom que grâce a sa force de caractère et à sa cruauté collective…C’est bien par la violence et les guerres sans pitiées que la France s’appelle encore la France…. Tous nos voisins ont changés sauf nous….
Alors bien des gorets maintenant hurlent encore, on a ça dans le sang… c génétique voyez-vous…
Ceux qui “fuient” ne pourront que trouver mieux ailleurs.
Ceux qui restent ont bien raison de rester!
Personellement, je fuie ceux qui restent ici!
Chacun sa vie, chacun son chemin……
maintenant comme beaucoup d’entre vous, adorez les déclarations à l’empote pièce, sans analyse ni réflexion, permettez que je vous en serve une à mon tour.
La France est un pays qui a établi des protections sociales à l’égard des plus démunis. cette réalité génère des règles du jeux lourdes, complexes et couteuses. Ces valeur méritent d’être certes réformées dans leur fonctionnement sinon dans leur principe. Mais pour l’heure, elles alourdissent la machine. Par conséquent Il devient individellement difficile d’être concurrentiel. seuls les plus couillus à tous les niveaux peuvent s’en sortir. Les autres vont ailleurs. C’est leur droit et leur vie, je n’aurais rien à redire. maintenant que certains de ceux là tentent de donner des leçons de libéralisme haineuses, simplement parce qu’il ont un pauvre petit job dans un lointain pays libéral exploiteur ou dans un autre pays en voie de développement où la misére est socialement dominante à ceux là et à ceux là seulement je dis qu’ils ne nous manque pas. Vous n’êtes tout simplement pas foutus de vous en sortir dans votre propre pays. vous êtes des mauvais.
Il y a quelques années j’étais en colère contre la France, je la trouvais peu dynamique etc… mais maintenant que j’ai passé tant d’années à l’etranger et que je suis revenu, je peux dire que oui j’aime ma France, celle qui m’a donné un avis social aiguisé et les étrangers que j’ai cotoyé l’aime aussi (malgrés ses râleurs et son mauvais temps)
Alors j’aimerais voir des français qui partent non par obligation mais qui cherchent l’aventure et qui reviennent avec un esprit positif envers leur pays d’origine ( ou pas d’origine d’ailleurs).
Je pense qu’il reste beaucoup de choses a faire en France et qu’on peut encore faire bouger et valoriser notre pays, notre patrimoine, en arrêtant de stigmatiser les “immigrés”, En amerique latine , 60 % de la population esst immigrés, ils ne connaisssent pas le sens de ce mots ( à part les indigènes et encore..).
en ce qui me concerne je n’ai plus envie de m’expatrier, je veux construire quelque chose ici!
je suis seul et gagne 1000€/mois.
Voici mes coûts:
-appart F1: 500€ (ttc)
-Véhicule: 200€, je sais pas comment je ferai quand il lachera…
-Nourriture: 250€
Reste 50€ que j’essaie de mettre de côté tous les mois, mais c’est rare que j’y arrive, car il faut bien que vive un peu.
Dans les année 80, j’étais déjà pas riche, mais avec 5000 balles/mois, je m’en sortais 10 fois mieux qu’aujourd’hui. J’aimerais partir à l’étranger, mais financièrement je ne peux pas.
Alors les leçons de morale des mecs qui vénèrent un système pourri jusqu’à l’os, un système qui laisse crever les gens dehors, un système où les riches n’arrêtent pas de s’enrichir et les pauvres de s’appauvrir, ils peuvent bien se les carrer…
Quand les premiers europeens sont arrives a l’Ile Maurice ils y ont trouves un drole d’oiseau incapable de voler: le dodo. C’etait une proie facile, les hommes et les chiens les ont chasses, les rats ont devore les nids et en quelques annees le dodo avait disparu. Les ancetres du dodo etaient arrives en volant mais ont ensuite evolues ainsi car ils sont restes isoles pendant des milliers d’annees, sans predateurs ni contact avec l’exterieur. Les habitants d’un pays qui refuseraient tout contact avec l’exterieur finiraient par connaitre le destin tragique du dodo. La vraie question est de savoir si les Francais sont des dodos en puissance, refusant tout apport exterieur et toute evolution jusqu’a s’eteindre ou si au contraire les Francais peuvent evoluer et rendre a leur pays la place qui fut la sienne.
Mon diplome d’ingenieur en poche, j’ai prefere l’expatriation, en Afrique, non pas par interet financier mais non plus pour fuir un pays sans perspective d’avenir mais simplement pour fuir la vie exhaltante du trouffion (certains lecteurs se reconnaitront surement dans cette demarche). Apres deux ans, en 91, je suis rentre riche d’une experience humaine, culturelle et meme professionnelle que je pensais etre un veritable atout. Il n’en etait rien, certes le marche du travail s’etait beaucoup deteriore, mais pendant pres d’un an, j’ai du essayer de convaincre des recruteurs obtus qu’une experience a l’etranger, fusse-t-elle en Afrique est un plus. A l’epoque ce n’etait pas a la mode et maintenant a peine plus, j’ai pu le constater encore recemment. Il ne fait aucun doute que mes collegues anglo-saxons ou asiatiques n’ont pas vecu ce genre de situation. J’ai finalement trouve mon premier job dans une pme de province, la ou il existe encore une certain pragmatisme et un peu d’ouverture d’esprit. Apres sept ans quand l’occasion c’est representee, je suis parti de nouveau, avec femme et enfants. A mon pot de depart personne ne m’a demande si je partais pour l’argent ou pour l’aventure mais beaucoup m’ont dit qu’ils n’auraient pas eu le courage de tout quitter. C’est peut etre la le probleme de nos jeunes, notre systeme educatif n’encourage ni le gout du risque ni l’initiative, etre fonctionnaire voila la voie royale. J’ai alors passe 5 ans dans un pays d’Afrique francophone avec pas mal d’expatries francais, raleurs, venus pour le salaire et rien d’autre. Le systeme finit par les eliminer et les renvoyer chez eux. C’est une bonne chose, ils n’apportent rien, mais quelle image de l’expatriation donnent-ils? Celle de l’exploiteur cupide qui s’est tue en vain a essayer de mener a bien sa “mission civilisatrice”, inutile d’esperer qu’ils apportent quoi que soit a la France en retour. Je suis ensuite parti pour un pays anglophone. Pour l’opportunite, si rare, la reputation du niveau de langue des francais n’aide pas (mais ne pas s’y tromper j’ai rencontre beaucoup d’anglophones expatries ne parlant qu’anglais et tant qu’il s’agit de pratique professionnelle on s’en tire toujours, j’ai travaille ici sur un projet avec 10 nationalites). Je suis ici depuis 5 ans et en prevision du retour (sans echeance bien definie)j’ai tente quelques entretiens d’embauche en France. Bien sur, l’experience aidant, c’est plus facile mais l’expat est encore vu avec defiance. Ce que j’ai vraiment appris en Afrique; c’est a former et a faire confiance a ceux qu’on a formes. Les qualifications sont rares, l’experience manque, mais avec patience et ecoute on peut faire aussi bien qu’ailleurs. Et que demandent nos collaborateurs? Aller voir ailleurs justement, voir comment on fait ailleurs, comment on peut chercher des idees pour progresser ici. En France, difficile de vendre un profil technique aussi teinte ressources humaines, c’est suspect (mais il y surement des recruteurs plus ouverts que la moyenne). Alors difficile aujourd’hui de rentrer. Ma fille est toujours scolarisee ici, en Anglais, et la difference de vision des choses est frappante quand pour les vacances elle retrouve ses anciens amis en France. Ce n’est pas un jugement de valeur, simplement ici on lui apprend a apprendre, a avoir l’esprit ouvert au lieu de lui bourrer le crane avec des connaissnces dont un infime pourcentage lui servira. Mes 2 fils sont en Europe et chacun tente de monter sa boite, l’un a Londres, l’autre a Toulouse. Les 2 font face a pas mal d’obstacles, pas les memes. Qui s’en sortira le mieux? Difficile a dire, une chose est sure, leur passage a l’exterieur leur a apporte un plus inestimable et aucun doute qu’ils arriveront a en transmettre une partie. Finalement le plus embetant avec l’expat c’est que les clavier d’ordinateur n’ont pas d’accent…..
Bien sur ca n’a pas ete tous les jours facile, rien ne l’est et on doit faire face a des challenges partout ou on vit. Aucun pays n’est parfait, il faut peser le pour et le contre, mais en ce qui me concerne le choix etait facile. J’ai travaille tres dur, j’ai eu des moments difficiles, et si c’etait a refaire je referais la meme chose.
Je vis a present dans un etat de semi-retraite en Grece, une toute autre culture que celle de la France et des US, avec son lot d’obstacles, mais tout bien pese, ma moitie et moi y sommes tres heureux. Nous ne revenons en France qu’une fois par an pour voir notre famille, et plus ca va et moins nous y restons longtemps. Ma belle-fille n’a qu’une hate, c’est de terminer ses etudes en France pour venir s’installer avec nous. Elle en a marre des petits boulots mal payes avec un BAC + 3, d’etre exploitee par des patrons sans scrupules, etc.
Je suis choqué par le discours de certains expat et choqué par le discours de ceux qui les critiquent. Les expats ont fait des choix, parfois difficiles, pour eux ça marche ou pas, c’est facile ou pas. Ils ne sont pas critiquables de vouloir tenter leur chance et réussir. Par contre les entendre vomir sur la France, même moi qui ne tire aucune fierté de ma nationalité, ça me choque. Certains sont partis en gardant pourtant le mauvais coté de l’esprit français.
pour info ces 3 petits grands mots furent érigés durant le joug et l’engoument des colonies Françaises… Et d’ailleurs tous les expats savent mieux que n’importe quel Français sédentaire que notre réputation “d’arogant grande gueule” nous a largement précedé et ce, sous toutes les latitudes du monde…Alors si nous pouvons être Libres; egaux, et fraternels, et bien soit que cela le soit a Moscou; a Dakar; ou a Sanghaï, et a commencer par Paris aussi. La France s’est voulu Colonialiste; puis Européene; il serait tant quelle comprenne qu’avec ou sans nous les Expats; la mondialisation est déja faite depuis Mathusalem, il ne reste au fond que notre économie qui ne s’y intègre ..inutile d’évoquer le pourquoi de ce retard, nombre de commentaires plus haut l’on déja bien expliquer. Soyez fiers d’être qui vous êtes là ou vous êtes et pour ce qui est de notre force a nous les Français, ne vous voilé pas la face… le reste du monde n’a qu’a nous entendre pour savoir qui nous sommes et d’ou nous venons, car enfin ce n’est pas d’hier que l’exode a commencer, et si vous vous croyez Français a 100% c’est que vous n’etes que des ignards n’ayant probablement jamais établi votre propre arbre génialogique sur plusieurs sciècles..faites le et on reparlera de la France aux Français.
par contre liberte egalite fraternite ne sont que des mots dans notre constitution mais pas des actions reelles sur le terrain.
en bon fils d immigre j ai tjrs eu moin de liberte, les exemple sont nombreux et la liste est trop longue et par consequent l egalite n etait pas au rdv non plus ce fut d autant plus vrai des que j ai commencer a chercher du travail. quand a la fraternite c est la chose la plus vrai j etait beaucoup plus frere avec les autres immigre qu avec les francais “de souche”